Fouilli dans le bac vert

J’ai été blessé par le message de madame Sépahsatari, directrice générale de Récup Estrie, paru dans La Tribune de samedi dernier où elle dit qu’il y a encore au moins deux messages sur le contenu des bacs verts qui ne passent pas dans la population, soit les sacs de plastique et autres menus objets.

J’aimerais bien savoir où est disponible une brochure ou feuillet qui indique chaque article à placer dans le bac vert. 

Voilà des années que je me fends en quatre pour respecter intégralement les directives à propos des trois bacs en ma possession, mais j’en apprends toujours un peu plus, à la pièce, surtout dans La Tribune. Mais jamais la Ville ne passe de courts messages à la radio, à la télé à cet effet. JAMAIS de courtes émissions ou d’annonces d’intérêt public télévisées pour nous informer le plus adéquatement possible. 

Des émissions de rénovations, des pubs d’autos, des séances de détente, ça pullule. Mais l’environnement, c’est pas assez important pour y consacrer des messages structurés qui finiraient par constituer un tout complet et harmonieux et instructif. Alors que l’on prétend vouloir atteindre zéro déchet, ce sont les citoyens qui font le travail des institutions : pensons au verre.  

Et voilà que madame Sépahsatari m’apprend que je dois mettre aux déchets attaches de pain, coupures de papiers, tout comme j’ai appris la semaine dernière, il était temps après environ dix ans, que je devais mettre dans le bac noir les couvercles de petits yogourts que je suis évertué depuis des années à bien laver. Elle mentionne qu’il faut ensacher les sacs de plastique, mais elle ne mentionne pas qu’il faille faire un nœud dans chaque sac avant de l’ensacher. Cela veut-il dire que cette dernière procédure n’est plus nécessaire?

En résumé, la Ville de Sherbrooke a grandement manqué à sa tâche d’éclairer adéquatement ses citoyens.


Serge-André Lapierre

Sherbrooke