Expérience coopérative

Le discours relatif aux nouveaux défis du Groupe Capitales Médias et les commentaires du journaliste Gérald Fillion durant le téléjournal du 19 novembre au sujet des coopératives ont éveillé mon côté « coopérant de longue date ». M. Fillion a mentionné le fait que le modèle coopératif, même s’il existe depuis longtemps, n’est pas autant connu qu’on pourrait l’imaginer. Le modèle coopératif traditionnel, où une communauté se regroupe pour obtenir des services (financiers, forestiers, agricoles, etc.) ou pour créer de l’emploi (coopérative de travail) ont en effet de l’âge mais ce qui est relativement nouveau, de façon plus précise, ce qui a vu le jour en juin 1997, c’est la coopérative de solidarité, soit une coopérative regroupant plusieurs catégories de membres (usagers, travailleurs et de soutien).

Un jour, j’ai illustré la coopérative avec l’acronyme ARCS. Premièrement l’image de l’arc reflète bien une façon dynamique de lancer une entreprise. Une façon, pour un groupe d’individus, de cibler un ou plusieurs objectifs communs. L’arc peut être très simple ou très sophistiqué, au même titre que trois personnes ou plusieurs centaines, voire des milliers peuvent constituer une coopérative.

Dans ARCS on retrouve le A pour l’appartenance, le R pour la responsabilisation, le C pour la communication et le S pour la solidarité. Ce sont tous des piliers de la coopération.

Avec le temps, avec mon vécu, j’ai associé plusieurs autres significations au C!  

Le C pour communication, concertation, collaboration certes mais aussi le C pour complémentarité, complicité, convergence. S’ajoutent au cours des années, le C pour congruence, constance, compétence et complexité.  

Monsieur Fillion a mentionné qu’il est vrai que c’est plus long de prendre une décision en coop mais quand elle est prise, elle est solide. J’ajoute que plus la coopérative est complexe, plus c’est long de prendre la ou les bonnes décisions. Pour reprendre l’image de l’arc, il faut s’assurer que l’on choisisse la bonne direction pour atteindre les cibles communes, les cibles désirées! Beaux défis! Quand tout le monde se tient, ça peut aller très loin!

Permettez-moi de dire, en terminant, que je trouve très intéressant que les médias choisissent le modèle coopératif. Cela ne pourra qu’être positif pour faire en sorte que la formule coopérative soit encore mieux connue de la population, des promoteurs et de partenaires potentiels, voire même de certaines instances gouvernementales. 


Bernard Beaupré

Sherbrooke, Membre de l’ordre du Mérite Coopératif