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Excuses pour les pensionnats autochtones: question de langage et question de fond

Michel Lebel
Entrelacs
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POINT DE VUE / Plusieurs, dont Justin Trudeau, voudraient que l’Église catholique et le Pape présentent des excuses pour ce qui s’est passé dans les pensionnats autochtones. Il y a ici un problème de langage. Le mot «excuses», il me semble, va à la surface des choses et peut être vu comme un acte de facilité, voire un expédient politique. 

L’Église veut aller beaucoup plus loin, en parlant de pardon, de compassion, de douleur et de réconciliation.

Évidemment, rien ne l’empêche de parler aussi d’excuses, l’Église étant de ce monde, de notre humanité commune. Mais je le répète, l’Église a le devoir d’aller beaucoup plus loin. À cet égard, celle-ci doit être totalement transparente, ouvrant tous ses livres et archives. Toute la lumière possible doit être faite sur ces bien tristes événements. En toute objectivité et dans un grand désir de réconciliation. Le pardon sera alors envisageable; ce sera à ce moment la victoire de l’amour vrai.