Encore le Costco!

Lors de la séance du conseil municipal du lundi 12 juin, la question du Costco est revenue hanter le maire Bernard Sévigny. Encore une fois, des gens sont venus lui reprocher d'avoir voté pour le déménagement de ce détaillant à grande surface sur le plateau Saint-Joseph.
Bien entendu, je ne suis pas un admirateur du maire de Sherbrooke. Par le passé, je l'ai critiqué sur bien des sujets et je continuerai à le faire. Or, même en politique, il faut faire preuve d'honnêteté. Que pouvait faire le maire devant une décision d'affaires? Pouvait-il faire un acte de majesté afin de pousser les gens de Costco à venir s'établir dans l'Est? La réponse est non. Prétendre le contraire n'est pas seulement malhonnête, c'est aussi démontrer une certaine forme d'ignorance de la situation géographique de l'Est qui, malheureusement, désavantage notre quartier sur le plan commercial. 
Il y a presque 10 ans, j'ai travaillé afin d'implanter le Centre de foires dans l'Est. Malgré tous les efforts déployés, nous avons perdu. Comment pouvions-nous lutter contre une implantation à proximité de l'autoroute? À la suite du vote à l'hôtel de ville, c'est avec douleur que j'ai pris la mesure de l'échec et de la réalité qui se dressait devant nous. Et la réalité est la suivante : les propriétaires de grandes surfaces choisiront toujours l'autoroute principale à la secondaire qui y mène. Les grandes surfaces dans l'Est, c'est terminé et cela depuis presque 10 ans. Maintenant que le constat est dressé, que pouvons-nous faire pour favoriser le développement de notre quartier? Comment pouvons-nous composer avec la réalité qui est désormais la nôtre? 
J'estime qu'il faut maintenant regarder en avant et miser sur nos forces : planifier le développement résidentiel; encourager le secteur médical et de la recherche; travailler à la protection de nos espaces verts ainsi qu'à la conservation de notre tissu commercial. La nostalgie, qui est un sentiment humain puisqu'il nous arrive tous d'y succomber, n'a malheureusement pas sa place dans le développement social et économique de notre quartier.
Pascal Cyr, Sherbrooke