Malheureusement, nous constatons tous que la situation de notre chère planète ne s’améliore pas malgré toutes les connaissances que nous possédons maintenant relativement aux effets de nos actions, principalement sur notre climat.

En action le Jour de la Terre et tous les jours

Ce lundi 22 avril, le Jour de la Terre sera un moment privilégié pour s’arrêter et réfléchir à notre mode de vie.

Malheureusement, nous constatons tous que la situation de notre chère planète ne s’améliore pas malgré toutes les connaissances que nous possédons maintenant relativement aux effets de nos actions, principalement sur notre climat. Bien que les pays se réunissent et parviennent à rédiger et signer des accords comme celui de Paris, nous observons des aberrations de comportements comme individus et sociétés.

Certains faits sont troublants au moment où se crée un consensus relatif à la nécessité et à l’urgence d’agir. En voici quelques-uns. L’Organisation mondiale pour la protection de l’environnement souligne que la production mondiale de barils de pétrole a atteint un record de 100 millions de barils par jour en 2018, soit 7 millions de barils quotidiennement de plus qu’en 2014. Un rapport du Programme des Nations Unies pour l’Environnement relève d’une part que collectivement, les membres du G20 sont en voie d’atteindre leurs cibles d’émission de gaz à effet de serre (GES), mais d’autre part que le Canada ne semble pas être en mesure de le faire. L’inventaire du gouvernement québécois des émissions de gaz à effet de serre indique un accroissement ces deux dernières années. Bien que le secteur industriel ait réussi à réduire ses émissions de gaz à effet de serre, les GES émis par le transport routier ont augmenté principalement par un accroissement du parc automobile, une augmentation de la puissance, du poids et des accessoires des véhicules ainsi qu’une augmentation du kilométrage parcouru. Statistique Canada relève plus de 17 millions de passagers embarqués et débarqués en 2017 à l’aéroport de Montréal, représentant une augmentation de près de 10 % en un an. Au moment où plusieurs citoyens tentent de réduire leur production de déchets apparaissent des entreprises offrant des boites de repas avec tout l’emballage que ceci nécessite et des consommateurs se laissant tenter par cette manœuvre commerciale. Plus que jamais, l’idée que nous devons aller au-delà de l’objectif d’accroissement et réduire notre consommation de ressources demeure impopulaire, mais essentielle.

La connaissance du phénomène du réchauffement climatique a plus de 20 ans. Nous sommes cette génération qui porte cette responsabilité d’agir maintenant. Nous ne pouvons léguer cette obligation à ceux qui nous suivent parce qu’il sera trop tard. Ils ne pourront revenir sur nos actions et inactions d’aujourd’hui. Ces millions de barils de pétrole utilisés quotidiennement doivent demeurer dans le sol. Des jeunes ont compris et font la grève de l’école pour tenter de réveiller les dirigeants. Une jeune fille en particulier a compris. Il s’agit de Greta Thunberg, une jeune Suédoise de 16 ans qui fait la grève de l’école devant le parlement suédois depuis l’automne 2018. Pour elle, les actions doivent suivre les paroles : elle n’achète que ce qui est nécessaire, elle est devenue végane et elle ne prend jamais l’avion. Pourquoi n’agissons-nous pas tous comme elle? Elle nous dit avec grande sagacité : « Vous dites aimer vos enfants plus que tout, mais vous leur volez leur futur. » Nous aimons nos enfants, mais nous leur volons leur futur. Pour quelle raison? Elle nous demande d’agir maintenant devant cette crise. Nous pouvons agir. Mais qu’est-ce qui nous empêche d’agir? Comment se fait-il que nous soyons tristes en voyant Notre-Dame de Paris en feu, mais indifférents devant la sixième grande extinction que nos comportements provoquent?

Ce phénomène de changement climatique diffère des autres difficultés auxquelles les humains ont fait face. Par exemple, le problème des pluies acides a été réglé par les gouvernements et les industries. Dans ce cas-ci, nous devons tous agir. Cette jeune adolescente déterminée voit cette crise et ne comprend pas pourquoi nous ne prenons pas cette menace au sérieux. Elle nous demande d’agir maintenant. Estimer notre empreinte écologique peut être un point de départ pour déterminer quelle action entreprendre. C’est notre responsabilité à chacun d’accroitre notre conscience avec détermination et sagesse, de passer de cette consommation excessive à une justice climatique. 

En ce beau printemps si attendu, apprécions un coucher de soleil, apprécions le chant des oiseaux, apprécions la beauté de la nature, apprécions notre humanité, apprécions chaque action que nous entreprenons avec sagesse. Nous vivons un temps heureux où nous avons la lucidité de voir les changements à apporter et où nous avons encore les moyens et le temps de les réaliser, bien que le temps presse. Comme nous le rappelle Greta Thunberg : « Quand on commence à agir, l’espoir est partout. » Particulièrement en ce Jour de la Terre, réenchantons notre Humanité par l’Action bienveillante.

Lucie Laramée

Spécialiste en environnement

Atelier – L’Estrie, je l’aime verte!