Cheik Mohammad Salah

Des propos inacceptables

J'ai été profondément choqué par l'entrevue de l'imam de Sherbrooke, Cheik Mohammad Salah, jeudi dans La Tribune. À savoir ce qu'il pense de la condamnation de Raïf Badawi à 1000 coups de fouet, il s'est contenté de répondre : « Je n'ai rien à dire ». Et sur le plan humain? « Je n'ai vraiment rien à dire...». J'en conclus que, selon le proverbe, « qui ne dit mot consent ».
Ses propos sont totalement inacceptables, méprisants pour l'individu concerné, et montrent un profond rejet de la liberté d'expression et une approbation des méthodes barbares pour réprimander le blogueur Raïf Badawi, qui a simplement exprimé son opinion ouvertement. Moi qui croyais que les musulmans étaient ouverts d'esprit, des gens évolués, capables de compassion. Me serais-je trompé?
Si les propos de l'iman représentent vraiment la pensée de la communauté musulmane, désolé, mais vous venez tous de prendre une dégringolade dans mon estime et le respect que je vous porte.
J'espère que de nombreux musulmans s'empresseront de se dissocier des propos de leur imam, à défaut, nous croirons qu'ils sont indifférents à Raïf Badawi, pour qui tant de gens à travers le monde investissent temps et énergie pour dénoncer le traitement injuste, cruel et inhumain qui lui est infligé.
Robert Joyal,
Sherbrooke