Des excuses peut-être ?

Présenter des excuses n’est pas une marque de faiblesse. Par contre, porter des accusations fausses expose le côté sombre de sa personnalité.

Est-ce que ça vous rappelle quelque chose, les armes de destruction massive? [George] W. Bush n’a jamais cessé de marteler cette affirmation pour justifier l’invasion de l’Irak. Même après que le pays ait été mis à sac, que des dizaines de milliers de personnes aient perdu la vie, il s’accrochait à sa version pour se justifier.

À une autre échelle, mais avec le même mode de fonctionnement, Chantal Lessard, commissaire adjointe aux plaintes du CIUSSS, a forgé un scénario catastrophe avec comme conséquence qu’un drame humain s’est produit à la résidence Sawyerville. Nous avons fourni toutes les preuves démontrant que son histoire est fausse et basée sur de simples suspicions non fondées, mais il est trop tard. Le drame humain a eu lieu. Même la police qu’elle a appelée en renfort pour étayer sa théorie n’aurait pas retenu celle-ci.

Jamais il n’y a eu de dépenses dépassant 1000 $ facturées aux résidents, mais ça frappe l’imaginaire du lecteur que de l’affirmer. À la toute fin de l’article de monsieur (Luc) Larochelle (dans La Tribune du 1er décembre), il est clairement démontré que madame Lessard s’est contredite.

Je comprends très bien que les patrons et collègues de madame Lessard aient préféré croire ce qu’elle affirmait plutôt que les propriétaires de la résidence, mais à la lumière de ce que les faits nous révèlent aujourd’hui, n’y a-t-il pas matière à se questionner sur la réelle intention de celle-ci? Se questionner sur la mesure des conséquences provoquées par l’égarement de leur collègue.

Un drame humain laisse toujours des traces indélébiles. Les résidents ne s’en remettront jamais complètement. Les propriétaires viennent de voir leur fonds de pension s’envoler en fumée. Le village a perdu ses bâtisseurs.

Mesdames et Messieurs du CIUSSS, cessez donc de tenter de justifier cette action en vous accrochant à des allégations que vous savez maintenant non fondées.

Le minimum serait que vous vous excusiez auprès des personnes que vous avez blessées.

Les résidents se trouvent appauvris à la suite de votre décision parce qu’ils ont dû assumer les dépenses de déménagement, l’indemnité de départ précipité sans parler de l’augmentation de loyer que plusieurs doivent maintenant assumer.

Le temps est venu pour vous de réparer en soutenant positivement le groupe de personnes qui travaillent à relancer la résidence de leur village. Une nouvelle demande d’accréditation sera déposée incessamment par ce groupe.

SVP, accompagnez-les plutôt que de les sanctionner sous prétexte qu’il y a des virgules à la mauvaise place.

Rapprochez-vous de la population.

Demandez à vos inspecteurs de se mettre à l’écoute des partenaires privés et d’évoluer avec eux plutôt que de les confronter.

Demandez-leur d’écouter ce que les intervenants du CLSC local ont à dire de la collaboration plutôt que de sanctionner les fautes de frappe.  

Alain Parenteau
Directeur de l’ex-résidence Sawyerville