Le père Emmet Johns, mieux connu sous le nom de Pops

Des adieux à un grand homme

Adieu Pops, vous nous manquerez.

Un grand humaniste vient de nous quitter. Un homme qui avait choisi d’aider les plus démunis des démunis. Les sans-abri. Ceux qui vivent d’heure en heure, surtout des jeunes, mais aussi des plus âgés.

Il ne jugeait personne, il essayait à l’aide de café et de hot-dogs d’offrir un peu de réconfort et d’écoute à ceux qui avaient tellement besoin. Un peu de dignité dans des vies tristes à pleurer.

Je me souviens qu’un jour il avait déclaré que les chiens qui souvent accompagnaient les jeunes sans-abri devaient eux aussi être bien traités, car ils étaient souvent leurs seuls compagnons. C’est ainsi que le père Emmet Johns a ouvert les portes et les cœurs de plusieurs vétérinaires qui gratuitement ont traité ces compagnons.

Pops a aussi multiplié les services à ceux qu’il appelait ses enfants. Pops était prêtre, mais jamais il ne prêchait : il agissait, donnait l’exemple... C’est beaucoup d’aimer ces laissés-pour-compte sans condition. 

Pops est décédé, mais autour de son implication plusieurs services aux jeunes démunis ont pris sa relève. Pops vous étiez un grand monsieur, un homme d’exception, un héros, mais surtout vous avez représenté ce que l’homme peut donner de mieux soit la compassion. Merci de cette vie qui fut la vôtre, M. Pops.

Jean Chenay, Sherbrooke

Gratitude et abandon

Une nouvelle année commence (...)

Météo record. Changements climatiques. Plusieurs tweets de Donald Trump, dont celui sur son bouton nucléaire, plus gros et plus puissant que celui de la Corée du Nord. Le peuple iranien est dans la rue. Les défis sont plus grands et redoutables que jamais. Et nos responsables politiques, pas toujours à la hauteur.

À l’aube de cette année, deux mots surgissent : gratitude et abandon.

Gratitude : je suis vivant; nous participons, une journée de plus, à cette aventure qu’est la vie, grande, belle, et tragique à la fois. Abandon : j’ai ma part à faire, avec les forces et les limites qui sont les miennes, mon grain de sable dans un univers qui me dépassera toujours.

Gratitude et abandon : ce sont les deux mots que je (me) propose pour 2018. Chaque matin.

Dominique Boisvert, maire de Scotstown