Déplacement d’élèves : des impacts importants pour les familles

Je suis contre le transfert des élèves de Bury qui fréquentent présentement l’école du Parchemin d’East Angus vers l’école St-Paul de Scotstown, comme rapporté dans l’article publié dans La Tribune « Des écoliers de Bury déplacés vers Scotstown? »

La Commission scolaire des Hauts-Cantons, après l’analyse de quelques scénarios, souhaite transférer une soixantaine d’élèves de Bury.

Objectivement, qui peut être contre des faits? C’est facile de s’en tenir à des chiffres lorsqu’on ne regarde pas plus loin. L’école du Parchemin d’East Angus est pleine. L’école Saint-Paul de Scotstown n’a qu’une vingtaine d’élèves et ceux de Bury sont l’opportunité de rentabiliser une école qui a parfois besoin de la contribution financière de la CSHC.

Subjectivement, qui va avoir à vivre avec les conséquences? Parents et municipalité. Je suis très consciente qu’il n’est question que de parents mécontents pour plusieurs. Nous ne valons pas tout l’argent qu’il y a en jeu dans le cas où les élèves de Bury restaient à East Angus. C’est d’un agrandissement dont l’école aurait besoin. L’école de Scotstown est dans le sens inverse de nos vies.

L’école d’East Angus est sur notre chemin lorsque nous allons travailler, faire des courses, allons à des rendez-vous, des activités parascolaires, des urgences.

La municipalité de Bury, nous l’avons choisie... Cela veut aussi dire avec sa proximité avec East Angus et le fait que nos enfants fréquentent l’école du Parchemin avec tous les services, professionnels, programmes qui y sont accessibles.

La municipalité a beaucoup à perdre de ce changement. Depuis plusieurs années, de nouvelles familles francophones viennent s’y établir, de jeunes familles avec plusieurs enfants. Nous allons à East Angus, car notre école de village est anglophone. Nous ne pouvons y aller à cause de la loi 101.

Alors que le gouvernement dit travailler à développer les régions et à y améliorer les services et que la municipalité de Bury voulait justement se doter d’un plan de développement en 2018, ce transfert va vraisemblablement aider à dévitaliser notre municipalité. Déjà, des familles se questionnent sur la pertinence de rester à Bury ou sont déçues de venir tout juste de s’y établir.

Le fait de devoir aller à contresens de tout pour aller à l’école, c’est comme si on nous enlevait notre école de village. C’est autour d’une école que tout se développe. Bury a beaucoup à perdre. Qui viendra s’installer à Bury alors que nous n’y avons pas d’école de village et qu’on veut nous transférer plus loin?

Annie Duhaime
Représentante d’un groupe
de parents s’opposant
au transfert d’élèves
Bury