Défaillance de la démocratie municipale

Ce n’est pas donné à tous d’avoir une rhétorique de diplomate. Cependant, il faut aller au-delà du choix de certains mots pour réaliser que certaines idées peuvent améliorer notre Ville.

Les questionnements et énoncés d’idées sont nécessaires et souhaités pour faire avancer notre société.  

Je suis terriblement et profondément inquiet lorsqu’un citoyen engagé dans notre démocratie municipale, comme Pascal Cyr, reçoit par huissier un document lui indiquant qu’il ne peut plus venir à l’hôtel de ville. 

Je ne suis pas toujours d’accord avec les idées de M. Cyr, mais je demeure convaincu de sa pleine contribution à notre démocratie municipale. 

C’est en débattant et en échangeant nos idées que nous améliorons la démocratie et non pas en faisant taire les citoyens qui ne font pas l’affaire du conseil actuel.

Nous sommes presque dans la dictature municipale. Nous limitons les débats et les idées au conseil municipal. Nous limitons le temps des citoyens au conseil. Nous exigeons d’eux un comportement sans vraiment être clair sur les exigences. 

Possiblement, la situation aurait pu être abordée en prévenant M. Cyr que le choix de certains mots n’est pas admissible pour le conseil municipal actuel. Malheureusement, le choix de le bannir de l’hôtel de ville a été fait sans aucun avertissement ou en lui demandant de se clarifier. Qui sera le prochain? Moi? Vous? 

Raymond Gaudreault
Sherbrooke


Frais informatiques à l’UdeS : on se moque de nous

Nous apprenons que les frais relatifs à l’implantation d’un nouveau système informatique devant desservir l’Université de Sherbrooke viennent de passer de 33 millions à 65 millions. Pincez-moi quelqu’un! Nous parlons ici d’une université financée par des deniers publics. C’est vous et moi qui allons défrayer le coût d`une telle dépense.

Nous sommes en présence de gens qui gèrent une de nos institutions de haut savoir. Comment une telle erreur a-t-elle pu se produire? 

(...)  Il n`y a vraiment rien de trop beau pour la classe aisée.

Je trouve tout à fait scandaleuse cette situation. Des millions de gens doivent calculer chaque sous dépensé afin de simplement passer les débuts de mois. Si l’un ou l’une d`entre nous fait une erreur de 20 $ sur sa déclaration d’impôt, il recevra un avis et mieux vaut pour lui de régler ses finances le plus rapidement possible. Mais des professionnels gagnants très adéquatement leur vie peuvent se tromper de plus de 30 M$ et personne ne porte le blâme.

Cette situation est pitoyable, inacceptable et ridicule.

Les responsables de l`Université de Sherbrooke doivent cesser de nous prendre pour des imbéciles.

Jean Chenay
Sherbrooke