Depuis des siècles, nos ancêtres ont pris pour acquis le bon air pur de la planète, l’ont respiré à pleins poumons, sans se préoccuper du fait que, peut-être, à un moment donné, ce si bon air pourrait se polluer à un rythme imprévu.
Depuis des siècles, nos ancêtres ont pris pour acquis le bon air pur de la planète, l’ont respiré à pleins poumons, sans se préoccuper du fait que, peut-être, à un moment donné, ce si bon air pourrait se polluer à un rythme imprévu.

Crise de l'agriculture

POINT DE VUE / Il serait peut-être urgent d’établir un parallèle entre ces changements climatiques de la planète et les abandons progressifs de l’agriculture partout dans le monde.

Depuis des siècles, nos ancêtres ont pris pour acquis le bon air pur de la planète, l’ont respiré à pleins poumons, sans se préoccuper du fait que, peut-être, à un moment donné, ce si bon air pourrait se polluer à un rythme imprévu.

De même, depuis des siècles, nos ancêtres ont pris pour acquis les bons fruits, les bons légumes, les ont savourés à pleines dents sans se préoccuper du fait que peut-être, un moment donné, ils pourraient venir à manquer globalement.

Dans le monde agricole, l’arrivée de l’électricité a sorti de la grande noirceur, a remplacé les chandelles, le Ford à pédales a fait rêver de grands espaces, la télévision a élargi les visions du monde.

L’habitant a voulu se déniaiser comme ses cousins de la ville. Il s’est dit : « Ben, j’serais-tu assez fou d’aller vendre mes œufs avec ma vieille picouille de jument quand je pourrais justement aller en acheter en ville avec l’argent de la factory, me faire servir un hot chicken au restaurant, une Dow à l’hôtel. Gagner un bon salaire steady avec toutes sortes d’avantages, etc. »

Les habitants ont démarré toutes sortes d’entreprises à crédit en pensant que ça serait bien mieux! Des garages avec toutes sortes de gadgets dedans. La senteur du gaz est plus payante à endurer que celle de la merde. N’importe quoi pour fuir l’ouvrage à la sueur de leur front, 24 heures sur 24 parfois.

Tout plus facile et illusoire…? Avec des boutons!

Avec un accès de plus en plus facile aux méthodes contraceptives, les femmes elles ont dit : « Ben coudonc, j’serais-tu assez folle de faire de la “main d’œuvre” chaque année pour peupler la planète? Y paraît qu’en ville, y’a des hommes roses et parfumés. S’il m’arrive d’avoir un enfant et qu’il veut le faire manger à ma place, il n’aura pas besoin de lait de vache, il prendra du lait en poudre. S’il veut le faire garder pour aller jouer au golf ou faire du ski, il demandera à un autre homme au salaire minimum. Si ça le tanne, il demandera du chômage. »

Et la cerise sur le sundae de la Révolution tranquille a été quand l’instruction de base, du moins, est devenue gratuite pour les jeunes garçons et filles. Wow! Avec un minimum de talent, tout le monde a foutu le camp en ville. Fini la traite des vaches! Le ramassage de patates! C’était des notaires, des avocats (avocates), psychologues, psychiatres, politiciens, comptables, professeurs d’université, boss de factory (shop).

Et voilà le hic!

C’est qu’avec tout ce monde plus intellectuel que manuel, qui a pu, dans certains cas, obtenir trop facilement un diplôme dans des professions à pitons ; se pourrait-il un moment donné qu’on se retrouve avec un trop plein de gens savants ou faux intellectuels au profit de la classe ordinaire (payeurs de services) qui eux, ces gens ordinaires en majorité, n’aspirent qu’à satisfaire leurs besoins essentiels de la vie (logement modeste, nourriture saine et mangeable) ainsi que ceux de leurs enfants (génération future).

Aidons la planète à survivre!

Aidons l’agriculture à survivre!

Des gestes concrets.

Lesquels? Un peu plus de positif dans les médias pour commencer.


Mireille Fortin-Landry
Ex-fermière
Sherbrooke