Continuer d'avancer... et de ne pas reculer

POINT DE VUE / En juillet dernier, le ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration, Simon Jolin-Barrette, suspendait temporairement le programme de l’expérience québécoise (PEQ). Reviendra-t-il sur sa décision prévue pour novembre ou bien la maintiendra-t-il?

Le programme de l’expérience québécoise offre une voie rapide pour les étudiantes et étudiants étrangers d’accéder à la résidence permanente. À la différence du programme régulier de sélection des travailleurs qualifiés, le PEQ n’utilise aucun système de pointage. Demandant d’être installé au Québec, de maîtriser le français et de répondre à un ensemble d’autres conditions, cette voie rapide permettait d’obtenir le certificat de sélection du Québec (CSQ) en une vingtaine de jours ouvrables. Selon les mots de monsieur Jolin-Barrette, « Il est maintenant requis de resserrer les exigences au PEQ et de mettre en place une gestion de la demande visant à limiter le volume de demandes reçues ». 

Il est aussi le temps de rouvrir ce programme, apprécié de toutes et tous. 

Les candidats sélectionnés par le PEQ doivent maîtriser le français, vivre en terre québécoise depuis plusieurs années et avoir été diplômés d’un établissement d’enseignement postsecondaire. Il s’agit, au regard de l’objectif d’intégration, des meilleurs candidats possible. Jeunes, travaillants, vivants au Québec et de surcroît diplômés, le ministre ne pourrait rêver mieux que les candidats et candidates optant pour le PEQ. 

Étudiants, citoyens, organismes communautaires et universités demandent la réouverture et le maintien du PEQ. Dans une lettre adressée au ministre de l’Immigration Simon Jolin-Barrette, le recteur de l’Université de Sherbrooke et président du Bureau de coopération interuniversitaire affirme que « La suspension temporaire du PEQ porte déjà atteinte à la crédibilité de nos établissements universitaires; nous avons reçu plusieurs signaux à cet égard au cours des dernières semaines. »

Que ce soit pour maximiser la rétention et l’intégration réussie, rétablir la crédibilité du Québec en Immigration, rouvrir le PEQ serait le bon choix à prendre, Monsieur Jolin-Barrette. 

Eli Dubois
Politologue
Sherbrooke