Consulter, pour quoi faire?

À l'invitation de la Ville de Sherbrooke, j'ai assisté à la séance d'information et de consultation (sic) sur le Plan directeur d'aménagement de la rue King Ouest, qui s'est tenue le 30 août dernier en soirée au bureau de l'arrondissement de Jacques-Cartier.
Je ne crois pas avoir de parti pris en affirmant que la majorité des interventions des citoyens présents ont porté sur la nécessité d'inclure dans le plan d'aménagement une piste cyclable utilitaire sur la rue King Ouest. J'ai été, pour ma part, impressionnée par la qualité des interventions formulées de façon respectueuse et fondées sur des faits et une expérience de marcheurs, de cyclistes et d'automobilistes qui empruntent régulièrement la rue King. En fin de soirée, la conseillère municipale, Chantal L'Espérance, n'a pu faire autrement que de reconnaître les ajustements au plan réclamés par les citoyens.
Or, mardi matin, je lis dans La Tribune que le conseil municipal (y compris ceux qui étaient présents à la soirée de consultation [resic]) a rejeté du revers de la main la demande d'une piste cyclable sur la rue King Ouest. Trop cher, trop compliqué, pas nécessaire.
Les temps changent, ce que semble nier le conseil municipal. Les villes auront de plus en plus une responsabilité à l'égard de la santé et de la qualité de vie de leurs citoyens. Le transport actif est un choix de santé et contribue à un environnement sain.
Puisque le conseil municipal force les citoyens de Sherbrooke à s'exprimer uniquement en formulant des questions, voici celles que je pose aujourd'hui : pourquoi consulter si c'est pour faire fi des opinions exprimées? S'agissait-il encore une fois d'un simple exercice de relations publiques?
L'attitude cavalière du conseil municipal m'insulte profondément et me met en colère. Je n'ai d'accointance avec aucun candidat ni parti politique. Toutefois, soyez assurés que j'ai bien l'intention d'exprimer cette colère aux prochaines élections municipales du mois de novembre.
Silvie Bernier
Sherbrooke
Sherbrooke est méconnaissable
L'étalement urbain fait que la ville de Sherbrooke est méconnaissable depuis 20 ans. Et pourtant, on disait que Sherbrooke était une ville verte dans les années 1990, c'était le slogan officiel! Il faudrait revoir certains projets de développement, comme cette station d'essence inutile près du parc du mont Bellevue, alors qu'il en existe trois autres dans un périmètre de cinq kilomètres.
Éric Melanson
Sherbrooke