Comment mettre fin aux tueries ?

Seulement depuis ma naissance, il y a eu de nombreuses tueries au Québec : celle de Denis Lortie à l'Assemblée nationale en 1984, celle de Marc Lépine à la Polytechnique en 1986, celle de Valery Fabrikant à Concordia en 1992, celle de Kimveer Gill à Dawson en 2006, celle de Richard Bain au Métropolis en 2012 et celle d'Alexandre Bissonnette à la mosquée de Québec en 2017. Et j'en oublie peut-être.
Comment expliquer autant de massacres dans une société aussi pacifique que la nôtre ? Chacun de ces drames est unique en son genre à certains égards évidemment. Mais ce pourrait-il qu'ils aient en partie des causes communes ou proches ? Un mélange variable de haine, de problèmes de santé mentale, d'accès trop facile à des armes à feu ou d'insuffisance de moyens en matière de justice et de sécurité publique ? Pour que plus jamais une tuerie ne survienne au Québec, ne devrait-on s'attaquer à toutes ces causes possibles ?
Même si la liberté d'expression doit être la plus grande possible dans une société démocratique, est-ce normal que des méfaits motivés par de la haine antimusulmane soient punis par une simple amende ? Est-ce normal qu'un personne souffrant de problèmes de santé mentale doive parfois attendre des semaines, voire des mois, avant d'avoir accès à l'aide d'un professionnel ? La Loi sur l'immatriculation des armes à feu suffit-elle à compenser pour l'abolition du registre fédéral des armes à feu ? Pourquoi le Québec consacre-t-il une moins grande part de son budget à la justice et la sécurité publique que la plupart des autres provinces ou États d'Amérique du Nord ?
Autant de questions qui, espérons-le, trouverons des réponses rapidement et, surtout, mèneront à des solutions concrètes pour que plus jamais une tuerie comme celle de Québec ne survienne. Plus jamais.
Guillaume Rousseau, Sherbrooke