Charette dans le champ

Raccourci ou propos conscient, le ministre de l’Environnement Benoit Charette en a surpris plusieurs en qualifiant le troisième lien de «développement durable» lors d’une mêlée de presse.

Ce terme, utilisé pour la première fois en 1987 dans un rapport de l’Organisation des Nations unies, se dit «d’un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs». Le texte en précise le sens. L’Association française de normalisation édicte pour sa part qu’ainsi «les composantes de l’écosystème et leurs fonctions sont préservées pour les générations présentes et futures». À la lumière du sens à donner à ce terme, on devrait s’abstenir de l’utiliser pour le troisième lien, surtout de la part d’un ministre de l’environnement. 

Par ailleurs, vous soulignez que «tous les acteurs économiques de l’Est-du-Québec vont vous dire que c’est un élément indispensable pour leur développement économique», comme si un petit trente kilomètres de moins via le troisième lien était essentiel à la survie de ces populations. Difficile à soutenir, monsieur le ministre. Le troisième lien n’est ni à Rivière-du-Loup ni à Rimouski. Le champ, deux fois plutôt qu’une!

Richard Gagné, Sainte-Pétronille

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MANIFESTATIONS ET VUS

Des milliers de jeunes sont descendus dans la rue le 27 septembre pour entre autres demander à nos gouvernants de passer des lois visant à diminuer les gaz à effet de serre. Mais ont-ils pensé à demander à leurs parents de changer leurs VUS ou camionnettes pour des véhicules moins énergivores, car on n’a jamais vu autant de ces véhicules sur nos routes.

Michel Barras, Lévis