Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.

C’est l’iniquité qui étouffe la démocratie

Point de vue
Point de vue
La Tribune
Article réservé aux abonnés
J’ai lu attentivement la chronique de M. Mickaël Bergeron du 30 mars intitulé « Une démocratie étouffée par la partisannerie » et j’aimerais réagir à la situation actuelle concernant la possibilité d’avoir un colistier ou une colistière. Le 5 mars 2018, j’ai déposé un rapport au conseil municipal suite à mon expérience d’agent officiel pour la conseillère municipale Annie Godbout.

Ce rapport contenait six recommandations dont celle de la possibilité d’avoir un(e) colistier (ère). Voici un extrait : « La loi permet aux gens de postuler à la mairie tout en gardant une ouverture à un poste de conseiller ou conseillère en ayant un colistier dans toutes les villes ayant 100 000 habitants et plus. Nous croyons que la Ville de Sherbrooke devrait se doter de ce droit. Cela permettrait sans doute une vie démocratique accrue en améliorant les possibilités pour les candidatures à la mairie de pouvoir malgré tout siéger au conseil municipal en cas de défaite. Par contre, la loi présente encore un cas de deux poids, deux mesures en permettant cette possibilité uniquement pour les membres d’un parti politique. Il nous apparaît important de le permettre également pour les candidatures indépendantes. Nous sommes conscients que cela exige donc, là encore, une modification de la LERM. »

Malheureusement, aucun membre du présent conseil n’a donné suite à mes propositions en général, encore moins à celle du, ou de la, colistier (ère). Pourtant, il y aurait tellement d’intérêts à faire cette modification à la loi. De plus, pourquoi ne pas en profiter pour aller plus loin en proposant que le ou la colistier (ère) soit âgé(e) de 35 ans et moins ou avoir un équilibre homme/femme entre les deux? On pourrait ainsi se donner des moyens d’avoir non seulement plusieurs candidatures intéressantes à la mairie, mais favoriser en plus une certaine diversité!

Bref, cette alternative devrait être accessible à tout le monde, pas uniquement les partis politiques. Ce n’est pas la partisannerie qui étouffe la démocratie, c’est plutôt l’iniquité... J’espère que l’élection de novembre 2021 sera la dernière sans ce principe à Sherbrooke. Car au-delà de la crainte d’avoir plusieurs candidatures à la mairie, je crains davantage le fait de ne pas avoir les meilleures candidatures et surtout la perte possible d’expertise. Pour cela, il faudra que les membres du prochain conseil municipal osent rapidement entamer les procédures pour amender la loi.

Olivier Audet
Citoyen de la ville de Sherbrooke