Il est décevant que malgré l’élection de quatre candidats de la CAQ, Gilles Bélanger (Orford), Geneviève Hébert (Saint-François), André Bachand (Richmond) et François Jacques (Mégantic), l’Estrie n’ait pas au moins un représentant au conseil des ministres.

Bravo, mais…

ÉDITORIAL / L’Estrie demeure un peu sur sa faim à la suite de l’annonce de la composition du conseil des ministres du nouveau gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ).

Il faut bien sûr saluer l’accession de la nouvelle députée de Brome-Missisquoi, Isabelle Charest, au poste de ministre des Loisirs et du Sport, et de son collègue de Granby, François Bonnardel, un vieux routier de la CAQ, à celui de ministre de Transports et de ministre responsable de l’Estrie.

Toutefois, aucune des circonscriptions caquistes de la région, Orford, Richmond, Saint-François et Mégantic, ne sera représentée au conseil des ministres. Sherbrooke est représentée par la députée solidaire Christine Labrie.

Une situation qui tranche nettement avec les années Charest, où l’Estrie avait de gros canons au sein du conseil des ministres, notamment Monique Gagnon-Tremblay (Saint-François) qui a occupé des fonctions très importantes, et Yvon Vallières (Richmond), qui a représenté la région pendant plus de 30 ans, entre autres comme ministre de l’Agriculture.

Et celles du gouvernement Couillard, avec le député libéral Luc Fortin, ministre de la Famille et ministre responsable de la région de l’Estrie.

Il faut toutefois faire la part des choses : Brome-Missisquoi et Granby, qui font partie de la région administrative de la Montérégie, sont des circonscriptions voisines de l’Estrie et on peut penser que tant Mme Charest que M. Bonnardel seront sensibles aux besoins et aux priorités de l’Estrie.

De plus, le nouveau ministre Bonnardel a réitéré hier, en entrevue à La Tribune, son intention d’inclure Granby à la région administrative de l’Estrie, ce qui changerait la donne et ferait en sorte que notre région serait représentée au conseil des ministres.

Granby, après tout, a beaucoup en commun avec l’Estrie et est sur le territoire du CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

À M. Bonnardel, donc, de livrer la marchandise.

Choisir un conseil des ministres n’est pas une mince affaire. Le chef de la CAQ, François Legault, avait l’embarras du choix avec 74 députés élus pour 26 postes à pourvoir.

Outre la répartition régionale et la parité femmes-hommes (le cabinet caquiste compte un nombre égal de femmes et d’hommes, une première dans l’histoire du Québec), le premier ministre devait aussi tenir compte de l’expérience politique et professionnelle de ses députés.

Mais pour l’heure, il est décevant que malgré l’élection de quatre candidats de la CAQ, Gilles Bélanger (Orford), Geneviève Hébert (Saint-François), André Bachand (Richmond) et François Jacques (Mégantic), l’Estrie n’ait pas au moins un représentant au conseil des ministres.

Si certains choix s’imposaient d’eux-mêmes, notamment Sonia Lebel (Champlain) à la Justice, Danielle McCann (Sanguinet) à la Santé, Jean-François Roberge (Chambly) à l’Éducation ou encore Simon Jolin Barrette (Borduas) à l’Immigration, il fallait aussi donner la chance à ceux et celles avec moins d’expérience.

On s’étonne donc que Gilles Bélanger, un homme d’affaires connu et apprécié dans son milieu, ou encore André Bachand, qui possède une grande expérience politique, n’aient pas été retenus.

Tout comme Geneviève Hébert et François Jacques, ils devront maintenant défendre les intérêts de la région en tant que simples députés. 

On peut ne pas être d’accord avec tous les choix de François Legault, mais il faut rappeler que la CAQ forme le gouvernement pour la première fois de sa courte histoire.

Il faut donc donner la chance au coureur.

Une femme d’exception

La Ville de Sherbrooke poserait un très beau geste en nommant une place publique ou un immeuble en l’honneur de la militante Suzanne Thériault, comme le demande le conseiller municipal Pierre Avard.

Mme Thériault, décédée le 12 octobre à l’âge de 60 ans, a consacré sa vie à la défense des personnes démunies et de la justice sociale, notamment les droits des locataires.