Bravo les Brofsédois : un super-monstre toponymique!

Il y a près de 15 ans, le 28 août 2003, je titrais « Un monstre toponymique », une lettre aux lecteurs de La Tribune en faisant référence au nom que la nouvelle ville venait de choisir pour l’arrondissement de Rock Forest—Saint-Élie—Deauville.

D’après le résultat de la consultation mentionné dans La Tribune le 15 mai dernier, je constate que depuis toutes ces années rien n’a changé dans les mentalités pour former cette nouvelle ville, chacun demeurant nostalgique d’une époque révolue et se raccrochant au passé plutôt qu’à l’avenir. 

Je ne suis donc pas surpris que les élus de l’arrondissement no 1 aient tout simplement suggéré (entre autres bien sûr) un nom d’arrondissement formé d’un plus gros amalgame d’anciennes municipalités, ménageant la susceptibilité des électeurs de chacune. On se retrouve maintenant avec le super-monstre toponymique Brompton—Rock Forest—Saint-Élie—Deauville, dont personne ne prononcera jamais le nom complet dans une conversation et encore moins aux conseils municipal et d’arrondissement. 

C’est la raison pour laquelle je propose le surnom en deux syllabes de BRoFSÉD pour que les Brofsédois n’aient pas à constamment buter sur le nom de leur arrondissement dans leurs conversations.

Jean-Marie Dubois
Géographe et professeur émérite
Université de Sherbrooke