Boulevard René-Lévesque

Le report des travaux complémentaires du boulevard René-Lévesque, s’ils apparaissent décevants pour les uns, permettra de constater les faiblesses techniques dans sa construction. Et d’éviter pareilles erreurs.

Au total, ce boulevard ne confirme pas les avantages qu’on lui disait à l’origine, comme l’allègement et la fluidité de la circulation, le dégagement du boulevard Bourque et de la route 220 du côté de Saint-Élie. Voici pourquoi.

La fluidité anticipée n’est pas là. La configuration même du boulevard, en effet, à une voie de chaque côté, la vitesse réduite imposée de 30 à 50 km est moindre que celle du boulevard Bourque. Ajoutez à cela ces ronds-points petits et rétrécis, et ces nombreuses traverses piétonnières réservées donnant sur les résidences latérales du quartier.

Enfin, la planification même du plan d’urbanisme (blocs alignés d’appartements à haute densité d’occupation, la présence d’une école, un mobilier urbain épais [clôtures] masquant la visibilité de la circulation des ronds-points, tout cela empêche la fluidité de la circulation automobile, pourtant objectif initial du projet de départ. Seuls les cyclistes et les marcheurs semblent y trouver leur compte sur l’allée du terre-plein central... jusqu’où moment où ils devront « débarquer » de ce piège à souris central.

Décevant résultat, au final. Le boulevard René-Lévesque, hélas, ne semble pas avoir répondu aux attentes et préoccupations du départ. Les avenues De Portland, Bourque, Galt et autres me semblent encore autrement plus efficaces... malgré leur âge avancé.

Yvon Côté
Ancien conseiller municipal de Rock Forest [1978-88] Sherbrooke