Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, a noté que Bombardier, avec son avion CSeries, devait composer avec des concurrents féroces, Boeing et Airbus.

Bombardier : opération séduction

Tout le monde en parle, pour parodier le titre d'une émission connue, et j'ai hâte d'entendre « la question qui tue » que posera Guy A. Lepage quand il invitera des cadres de Bombardier à son émission.
Lors du dernier week-end, le président et chef de la direction de Bombardier, M. Alain Bellemare, s'est offert une tournée de tout ce qui s'appelle « médias » dans notre beau coin de pays.
Mais, faut-il nous prendre pour des valises pour nous faire avaler une semblable couleuvre? On ne versera pas « maintenant » des augmentations aux cadres supérieurs. Messieurs, il faudra attendre avant de changer de voiture ou de déménager la piscine creusée dans votre résidence tertiaire. Une dame issue d'un milieu universitaire a commenté la situation en affirmant que ces gens de la « haute » ne vivaient pas dans notre monde, mais plutôt sur une autre planète.
Le plus éloquent dans ce discours, c'est que les augmentations seront versées seulement si la performance est atteinte. Qui pensera et sera encore là pour mesurer ces résultats? Au salaire auquel M. Bellemare est rémunéré, il peut bien se payer ces excuses et ce mea culpa.
J'ai aussi entendu dire que Bombardier n'avait pas le choix de recruter des cadres « super brillants » exigeant des salaires faramineux pendant que des milliers de travailleurs se faisaient mettre à la porte.
Nous prend-on pour des ignorants? À ce que l'on sache, M. Pierre Beaudoin, président du conseil d'administration, est là depuis fort longtemps et on recherche de « super brillants dirigeants surpayés » afin de redresser la situation financière de Bombardier. Sous les règles d'un gros bon sens, tout le monde s'entend pour dire que personne ne devrait se voir octroyer un salaire scandaleux dans le présent contexte. En terminant, je demanderais à monsieur Yves Michaud, le « Robin des banques », de changer de dossier et de se pencher sur le cas de Bombardier.
Robert Gagné, Canton-de-Hatley