Pendant les 45 jours de campagne électorale, on a trop peu parlé des arts et de la culture.

Beaucoup de questions sur la culture

Au lendemain des élections municipales qui ont couronné Steve Lussier à la mairie de Sherbrooke, revenons sur une des promesses du nouvel élu, celle de consacrer 500 000 $ supplémentaires pour les artistes et créateurs à Sherbrooke.

En gros titre d’un article paru dans ces pages à la veille des élections, ce montant pouvait sembler non négligeable aux yeux d’un lecteur non averti, mais sur quatre ans, il atteint à peine l’indice des prix à la consommation de deux pour cent, visé en 2016 par la Banque du Canada.    

Puisé d’une fable de La Fontaine, « Le rat et l’huître », tel est pris qui croyait prendre. Car la question du développement des arts et de la culture dans une ville d’envergure comme la nôtre s’avère plus complexe qu’il n’y paraît. Bien au-delà du financement, cette question en réfère plutôt à une vision d’ensemble et à la volonté politique. Et comme enjeu, il ne s’agit surtout pas d’offrir à des musiciens de se produire dans des centres commerciaux !  

N’empêche que l’intention du nouveau maire nous a ravis, même si elle rencontre ses limites. Pendant les 45 jours de campagne, on a en effet trop peu parlé des arts et de la culture pour nous convaincre de laisser courir. Et pourtant ce vecteur économique est à la solde des villes intelligentes du 21e siècle, tel que l’UNESCO l’invoque, à travers ses conventions sur la sauvegarde et la promotion du patrimoine culturel et naturel, sur les industries culturelles et créatives et sur ses objectifs du développement durable.  

Lorsqu’il y aura plus d’artistes et de travailleurs culturels assis autour de la table du conseil municipal, le sujet, peut-être, suscitera une plus grande compréhension, fera l’objet d’une meilleure reconnaissance, et il pourra sans doute élever le débat plus haut que l’asphalte, le béton et le déneigement.

Bien sûr, les Sherbrookoises et les Sherbrookois auront une nouvelle salle intermédiaire, mais qu’en sera-t-il du financement récurrent des centres culturels d’arrondissement qui constituent des lieux de proximité favorisant l’accès aux arts et à la culture ? Qu’en sera-t-il du programme d’aide au fonctionnement des organismes culturels reconnus par la ville ?   Qu’en sera-t-il du programme « artistes à l’école » ou celui du soutien aux artistes de la relève et aux talents émergents ? Que dire aussi des points de service en lecture dans les arrondissements ? Des fêtes de quartiers et des événements récréotouristiques dont plusieurs sont souvent animés par le milieu culturel ?

Avec l’intention de déposer un moratoire, même de courte durée, qu’en sera-t-il enfin de la revitalisation du centre-ville ? Une revitalisation au cœur de laquelle nous souhaitons un pôle culturel et un quartier de spectacles où seraient regroupés des résidences d’artistes, des services mutualisés et de hautes technologies, des lieux d’accueil, d’exposition, de rencontres, de réseautage.

Rappelons que pour les artistes, travailleurs culturels et artisans professionnels, dont le revenu annuel moyen est de 21 500 $, la culture agit tel un phare dans la cité. Elle se déploie non seulement comme un étendard de sens, d’identité, de valeurs, d’enracinement, mais elle rayonne à la manière d’un catalyseur de créativité et d’innovations. Quatrième pilier du développement durable suivant l’Agenda 21 de la Culture, cette dernière nourrit la démocratie, favorise le dialogue et participe au renouvellement de la société.  
À la veille de brasser les cartes, donnons ainsi la chance au coureur et encourageons-le à lire avec transparence la nouvelle politique culturelle de la ville, adoptée au printemps 2016 devant un bon parterre d’artistes et de travailleurs culturels d’ici. Et sur le métier, vingt fois remettons notre ouvrage !

Sylvie L. Bergeron, Présidente du Conseil de la culture de l’Estrie

Que se passe-t-il avec le Phoenix  ?

(...) Le Phoenix de Sherbrooke a connu depuis sa naissance six années de vaches maigres. Des choix au repêchage manqués et de mauvais échanges ont été des causes importantes de cette situation. Quand on regarde les autres organisations de la ligue, on se rend compte qu’un entraîneur expérimenté n’a pas de prix. 

Comment expliquer que des équipes se développent mieux et plus rapidement que la nôtre dans le cycle de trois ?

Les équipes de Moncton et Québec ne sont que quelques exemples d’équipes qui sont au même stade de développement que le Phœnix, mais qui sont toutes en avant du Phœnix dans le classement des équipes. 

Pourtant, on a une équipe pleine de potentiel, des joueurs qui veulent et qui donnent malgré tout un bon spectacle, mais avec peu de victoires. 

Bien que le directeur général de l’équipe ait accompli de la bonne besogne en regarnissant la banque de choix au repêchage pour les prochaines années, il lui reste à trouver un meilleur entraîneur, un gardien no 1 plus fiable et plus régulier et à développer un jeune gardien pour l’avenir. Or, à la fin de l’année, Mario Durocher, un entraîneur sherbrookois et très expérimenté termine son contrat avec l’équipe de Val d’Or. Va-t-on laisser passer cette occasion en or ? Sinon, il y a Félix Potvin à Magog qui obtient d’excellents résultats avec ses Cantonniers...

Cette année, le Phoenix se doit de terminer dans le top 8 avant qu’il ne soit trop tard. Ça prend des victoires et ça presse ! Sinon, une ambiance négative s’installera dans l’équipe et les joueurs ne seront plus motivés. Par la suite, les joueurs repêchés ne voudront plus venir dans l’équipe. Enfin, les assistances diminueront, et ce sera la fin du junior à Sherbrooke. Encore une fois...

Serge Gingras, Sherbrooke

Moins banal qu’on le croit

Une situation nous a été rapportée par les médias concernant une mauvaise expérience vécue par une dame lors d’une visite, le 25 octobre 2017, à l’un de nos quatre centres de prélèvement de Sherbrooke. Plusieurs personnes ont également réagi à cette histoire sur les réseaux sociaux. Au-delà de l’interprétation des faits, certaines informations véhiculées méritent d’être clarifiées au bénéfice de la population.

Chacun des centres de prélèvement a une heure de fermeture définie. Depuis peu, une note est apposée sur la porte des centres pour informer les usagers qu’il se peut que nous cessions d’attribuer des numéros si l’achalandage est trop important en fin de journée. 

Une saine gestion de la salle d’attente est mise en place afin de permettre à notre personnel de terminer leur journée de travail à l’heure prévue. Les gestionnaires souhaitent éviter les heures supplémentaires pour la santé et le bien-être de leurs équipes. Et lorsque les heures supplémentaires sont nécessaires, je peux vous assurer qu’en tout temps, le personnel est rémunéré pour ces heures travaillées. 

Les techniciennes de laboratoire doivent appliquer des processus de travail rigoureux. Donner un petit pot à un usager peut sembler bien anodin, mais constitue un acte clinique. On doit valider l’identité de la personne avec la prescription médicale, saisir les données dans le dossier de l’usager, identifier l’échantillon et, surtout, communiquer les consignes pour assurer la validité de l’échantillon. Le temps requis pour réaliser ces étapes varie selon type de prélèvement, mais seuls les professionnels de la santé peuvent en juger. 

Toute situation portée à notre attention nous amène à réviser nos façons de faire et à évaluer la possibilité de mettre en place des alternatives qui pourraient mieux répondre aux attentes des usagers. S’adresser au commissaire aux plaintes et à la qualité est encore la meilleure façon d’exprimer des suggestions d’amélioration ou de communiquer son insatisfaction. Les technologistes médicales répondent à plus de 200 000 visites d’usagers par année. Merci aux équipes d’offrir des services de qualité et sécuritaires à la population.

Karine Duchaineau, directrice adjointe, suivi des opérations, à la direction des services multidisciplinaire