Allumer une étoile de Noël

J’aimerais écrire une douce histoire de Noël pour égayer votre cœur, avec des anecdotes festives plus belles les unes que les autres. Mais je suis habitée d’une toute autre histoire de Noël, c’est-à-dire celle où tous ne célèbrent pas la période des fêtes dans l’harmonie, l’abondance, la joie d’être en famille et le plaisir.

Loin de moi l’idée d’être pessimiste. Cependant, je tiens à évoquer l’entière réalité du temps des fêtes où certaines personnes vivent un contexte plutôt difficile : les personnes qui passeront un premier Noël en deuil d’une personne qui les a quittées, les personnes qui seront au cœur d’une famille conflictuelle, celles pour qui Noël rime avec solitude, celles qui sont malades ou qui attendent un diagnostic inquiétant, celles qui subissent une violence injustifiée, celles qui sont rejetées parce qu’elles sont différentes, celles qui cherchent à garder espoir à travers leurs épreuves, ou encore celles qui sont immigrantes et déracinées de leur pays, etc.

Bien sûr, je ne peux énumérer toutes les situations qui peuvent rendre Noël difficile à vivre, mais je choisis délibérément de ne pas les garder sous silence ni hors de vue. Vous en connaissez sûrement pour qui le simple fait d’être exposés à la musique et aux décorations de Noël représente une épreuve en soi, les plongeant dans la tristesse, l’angoisse et certains souvenirs douloureux. On les entend parfois exprimer « J’ai hâte que les fêtes soient passées ». Non vraiment, en réalité, le temps des fêtes n’est pas une fête dans toutes les maisons et dans tous les cœurs.

Alors sans culpabiliser qui que ce soit, je dépose la question qui me taraude depuis plusieurs semaines. Comment serait-il possible de vivre davantage reliés les uns aux autres pour soutenir ceux qui en ont besoin en ce temps des fêtes? Moi, comment puis-je contribuer à ce que Noël soit lumineux pour plus de personnes?

Je ne suis pas naïve, je sais que nous sommes tous confrontés à nos limites humaines : limites de nos énergies et de notre disponibilité. Nous ne pouvons pas nécessairement soutenir toutes les personnes qui pourraient en avoir besoin même si notre cœur le voulait. Il est si légitime de nous respecter dans nos limites et nos besoins. Ne sommes-nous pas les premiers responsables de prendre soin de nous-mêmes?

Néanmoins, j’ai en mémoire une affirmation saisissante du chanteur Enrico Macias que j’avais entendu lors d’une entrevue : « Si chaque personne dans le monde aide une autre personne à ses côtés, la moitié de l’humanité serait déjà sauvée ».

Pour ma part, peut-être puis-je simplement commencer en partageant cette réflexion avec le plus grand nombre de personnes possible plutôt que de la garder dans mon ordinateur? Oui, pourquoi pas?

J’ai confiance. Chaque lecteur, lectrice pourra sans doute ressentir ses propres intuitions ajustées à sa réalité pour allumer une étoile de Noël dans le ciel de quelqu’un.

Je vous souhaite un temps des fêtes solidaire et fraternel.

Diane Plante, formatrice PRH
Sherbrooke