Agrile du frêne : la Ville doit s’ajuster

À la dernière séance du conseil municipal, le citoyen Philippe Lebel est venu conscientiser les élu(e)s des impacts des choix faits par la Ville pour combattre l’agrile du frêne. Actuellement, si je comprends bien les directives émises, les propriétaires doivent attendre que leurs frênes soient malades et une fois à ce stade, ils devront les faire abattre, à leurs frais. Outre un traitement qui peut (potentiellement) aider, rien d’autre ne peut être fait.

J’ai un frêne sur mon terrain qui a tout au plus 5 ans. De par sa grosseur, je pourrais le couper moi-même et replanter un autre arbre. Or, je n’ai pas le droit de le faire en fonction du règlement de zonage et d’autant que j’ai enregistré mon frêne sur le site de la Ville, je m’expose à plus de 600$ d’amende si je procède à un abattage illégal, que l’on pourrait toutefois qualifier de préventif. Il faut voir, tel que la Ville nous en informe sur son site web, que l’agrile a déjà ravagé plus de 100 millions de frênes en Amérique du Nord depuis 2002, est apparu à Montréal en 2011 et pour l’instant, rien n’indique que cette progression diminuera.

En ce sens, à l’instar de plusieurs autres propriétaires, je crois que la Ville devrait considérer des assouplissements à son règlement et à des ajustements dans ce dossier, tel qu’argumenté par M. Lebel. Je termine sur une anecdote : le frêne que nous avons sur notre terrain, il nous a été offert lors d’une activité au Musée des sciences et de la nature pour commémorer la naissance de notre fille, en 2012. Un beau cadeau, malheureusement empoisonné...

Vincent Beaucher, Sherbrooke

Où est la demande pour un ratio acceptable?

Je ne suis pas du milieu de la santé, mais j’aimerais bien comprendre. Depuis la sortie d’Émilie Ricard, tous les syndicats ont pris la balle au bond et rejettent la faute sur le gouvernement. Toutefois, il y a lieu de se questionner sérieusement lorsqu’on lit l’opinion de Jeff Begley, président de la FSSS-CSN.

Il fait mention de cinq points dont il aimerait échanger avec le ministre de la Santé : le taux d’assurance-salaire, les fusions de services interétablissements ou interrégionaux, le regroupement des administrations du CHUM et de Sainte-Justine, les difficultés d’attraction et de rétention, d’accès aux postes et les impacts sur la charge de travail et l’orientation ministérielle sur la planification de la main-d’œuvre en soins infirmiers.

C’est sûrement moi qui ne comprends pas, mais où est la principale requête que l’on entend sur toutes les tribunes publiques : le ratio patient/intervenant? [...] qu’ont fait tous ces syndicats pour bien représenter leurs membres? Oui, ils ont très bien veillé à leurs intérêts, mais je ne suis pas sûr qu’ils ont si bien veillé à leur santé… Mesdames, Messieurs qui nous offrez toujours d’excellents services de santé quels intérêts vos syndicats ont-ils vraiment à cœur?

Denis Veilleux, Westbury