Accord de Paris : le Canada loin du compte

J’ignore s’il existe encore des citoyens, ici et là, pour croire que l’on atteindra les timides objectifs de l’Accord de Paris visant à limiter le réchauffement planétaire en dessous de 2°C.

J’imagine qu’ils doivent se faire très rares! Les émissions de gaz à effet de serre (GES), responsables du réchauffement climatique, commencent un peu à fléchir au Canada, mais de façon tellement dérisoire qu’il est même gênant d’en parler. Y croire de quelque façon que ce soit, relèverait vraisemblablement d’un acte de foi.

Les chiffres que le Canada a récemment fournis aux Nations unies indiquent que le pays a produit 704 millions de tonnes de GES en 2016. C’est dans les faits un changement si minime que, comme le mentionne le groupe Environmental Defence, « ça ne vaut même pas la peine d’en parler ».

Que puis-je faire comme citoyen pour contribuer à renverser la situation et faire en sorte que l’on adopte les mesures nécessaires pour atteindre ces objectifs? La réponse est simple : pratiquement rien! Il faudrait être d’une incroyable naïveté pour croire que des citoyens dans une « démocratie participative » aient un quelconque pouvoir citoyen, surtout contre les forces de l’argent représentées, dans le présent cas, par les multinationales du pétrole sale.

Bruno Marquis
Gatineau

Plaidoyer pour un cours d’eau

Voici que le beau temps semble vouloir s’installer, il était temps.

L’autre matin, j’ai profité du soleil pour faire le tour du lac des Nations, une belle randonnée, et gratuite, ce qui n’est pas rien.

À cette période de l’année, l’eau de la rivière est propre, les canards y pataugent avec bonheur et pour notre plaisir. Je vais profiter de l’occasion pour m’adresser aux responsables de ce que nous appelions autrefois la Corporation de gestion CHARMES et qui maintenant a été avalé par Destination Sherbrooke.  

Je crois que plusieurs citoyens de Sherbrooke, sixième ville en importance au Québec, souhaitent qu’au début juin les algues ne s’installent pas partout autour du lac des Nations.

(...) Je crois que tout payeur de taxes doit s’attendre que les professionnels, biologistes, ingénieurs et autres intervenants puissent rendre cet équipement récréatif le plus propre possible et que la baignade ne soit plus jamais remise en question. Rappelons-nous qu’à Londres, des gens réussissent à profiter de la Tamise pour la baignade et la pêche. Il est normal que nous croyions qu’il est possible de nettoyer la rivière Magog.

Jean Chenay
Sherbrooke