Depuis quelques mois, plusieurs manifestations en lien avec mesures d'austérité prises par le gouvernement se déroulent à travers le Québec.

A-t-on les moyens de refuser l'austérité?

Drôle de paradoxe dans le quotidien La Tribune du 13 mars. À quelques pages d'intervalle, je vois une photo de manifestants, principalement issus des milieux de l'enseignement et des centres de la petite enfance, qui disent NON à l'austérité puis, plus loin, un article coiffé du titre suivant : «L'endettement des ménages atteint un nouveau sommet». Il est là le problème; on vit au-dessus de nos moyens et nos bons gouvernements ont géré la province de cette façon depuis de trop nombreuses années! Il faut que ça cesse; il faut maintenant penser aux générations qui vont suivre.
Aussi, je rage quand j'entends mon fils me raconter que des enseignants du Cégep qu'il fréquente profitent des heures de classe pour encourager les élèves à descendre dans la rue pour dire NON à l'austérité. Je ne suis pas certain que mon fils, comme plusieurs autres étudiants, saisisse complètement les enjeux réels de ces mobilisations. Attention étudiants : vos profs vous demandent de les appuyer dans leur lutte pour le maintien des leurs «acquis», mais ils ne se soucient guère de ce qu'ils vont laisser aux générations futures, dont la vôtre!
Accepter l'austérité maintenant (faire face à nos responsabilités), c'est de s'assurer une prospérité à plus long terme et de démontrer un souci pour ce qui sera légué aux générations futures.
Yves Bellefleur
Sherbrooke