L’attaque s’est produite dans une église grecque orthodoxe de Karak, à environ 180 kilomètres au sud de la capitale, Amman.
Les images diffusées par la télévision d’État jordanienne montrent deux hommes armés, qui semblent tenir des pistolets, s’approchant de l’église et tirant des coups de feu.
Un troisième homme, qui semble tenir un fusil semi-automatique, apparaît ensuite et ouvre le feu, puis tous les trois se précipitent vers l’église.
Un communiqué du gouvernement a indiqué que l’attaque avait été «perpétrée par des assaillants non identifiés», sans préciser si des tireurs avaient été capturés ou tués. Il a ajouté que «l’enquête avançait à plein régime».
Karak abrite une minorité chrétienne. En 2016, des hommes armés avaient tendu une embuscade à la police lors d’une série d’attaques à Karak, notamment dans un château des Croisés très prisé des touristes, tuant dix personnes, dont sept policiers, et en blessant des dizaines d’autres. Les forces de sécurité jordaniennes avaient abattu ces assaillants après un long bras de fer.
Le directeur de la sécurité publique jordanienne, le général de division Obeidallah Maaytah, a mentionné lors d’une conférence de presse que 27 des blessés de l’attaque de vendredi étaient toujours soignés.
Le roi Abdallah II a précisé sur X que la Jordanie «répondra à l’acte terroriste qui a visé Karak par les sanctions les plus sévères» et a présenté ses «plus sincères condoléances aux familles des martyrs, ainsi que nos vœux de prompt rétablissement aux blessés».
Le président libanais Joseph Aoun et le ministère syrien des Affaires étrangères ont publié des communiqués dénonçant l’«attaque terroriste» et présentant leurs condoléances aux familles des victimes et au peuple jordanien.
Le ministre irakien des Affaires étrangères, Fuad Hussein, a appelé son homologue jordanien et «a affirmé la solidarité de l’Irak avec la Jordanie face au terrorisme», a indiqué le bureau de M. Hussein dans un communiqué.
