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L’origine des couvre-feux

La Tribune
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Le mot couvre-feu est un mot français d’origine médiévale, « curfew » est d’ailleurs son anglicisation. « On parle de 1066, pour vous donner une date », explique Évelyne Ferron, chargée de cours en histoire à l’Université de Sherbrooke.

Mme Ferron explique que ce mot désignait, littéralement, le fait de « couvrir le feu ». À l’époque, les feux de foyer servaient aussi d’éclairage, ce qui augmentait le risque d’incendie. 

« On sait que sous Guillaume le Conquérant, du côté de l’Angleterre, on demandait de couvrir le feu après 20 h pour éviter que les gens ne s’endorment et qu’il en résulte des incendies ». 

D’ailleurs, il existait également des cloches de couvre-feu qui « servaient à alerter lorsqu’il y avait un incendie pour s’assurer que les gens se réfugient chez eux ou, en tout cas, soient alertés »

Évidemment, de nos jours le mot est plutôt utilisé comme une alerte, lorsque l’on veut que les gens rentrent chez eux avant une certaine heure. « L’objectif du couvre-feu est de s’assurer que les gens soient en sécurité à l’intérieur pour permettre à ceux qui doivent combattre des incendies majeurs, faire face aux contrecoups d’une tempête ou à des rebellions dans les rues puissent faire leur travail », explique Mme Ferron. « Essentiellement, c’est donc devenu un outil politique pour permettre aux autorités de travailler quand il y a un problème majeur et que la population doit être en sécurité », ajoute-t-elle. Coralie Beaumont