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Les élèves du primaire seront finalement de retour en classe le 11 janvier, comme les élèves du secondaire.
Les élèves du primaire seront finalement de retour en classe le 11 janvier, comme les élèves du secondaire.

L’école à la maison plus longue au primaire

Isabelle Pion
Isabelle Pion
La Tribune
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Les élèves partiront avec tout ce qu’il faut pour la maison mercredi, assure le directeur général du Centre de services scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSSRS), Christian Provencher. L’annonce du gouvernement Legault vient ajouter deux jours à la maison pour les élèves du primaire du CSSRS. Par ailleurs, la possibilité de tenir des activités sportives avec huit personnes a fait sourciller le directeur général du Collège Mont Saint-Anne, Olivier Audet, qui plaide pour le retour du sport en milieu scolaire sur différentes tribunes.

Le premier ministre François Legault a annoncé au cours du point de presse mardi que les élèves du primaire seraient à la maison jusqu’au 11 janvier, à l’instar des plus grands du secondaire. La situation demeure difficile dans les écoles. 

Lundi, a-t-il précisé, 181 classes ont dû être fermées à travers toute la province, de sorte que 1503 classes sont fermées à l’échelle du Québec. 

« Il est temps que les vacances arrivent », a lancé le premier ministre.

Au début novembre, dans un bilan tracé depuis la rentrée scolaire, soit principalement septembre et octobre, le CSSRS recensait alors 51 élèves déclarés positifs. La situation a évolué depuis. Mardi, le CSSRS recensait 65 cas actifs de COVID-19, dans 21 établissements. Il compte également 38 classes fermées. 

Dans les écoles du CSSRS, les enfants du primaire devaient être de retour à l’école les 7 et 8 janvier; les apprentissages se dérouleront donc de la maison à la suite de l’annonce de mardi. 

« Habituellement, quand les enseignants envoient du matériel, il y en a toujours en masse et il y en a même plus. Moi-même, comme enseignant, je voulais être sûr qu’ils ne manquent de rien. Je ne suis pas inquiet, les enfants auront du matériel pour meubler ces deux journées. »

Services de garde d'urgence

L’organisation a pris la décision d’ouvrir les services de garde d’urgence réservés aux travailleurs essentiels dans l’ensemble de ses établissements.

Cette décision est basée sur la sécurité, note M. Provencher. « On a pris la décision d’ouvrir dans tous les bâtiments, dès jeudi de cette semaine. Ça varie entre un et trois groupes (...) On est ouvert partout : on ne voulait pas de concentration de grands groupes d’enfants », fait-il valoir.  

« On souhaite que ce congé-là améliore la situation et qu’à notre retour en janvier, tous nos élèves soient présents. Je souhaite que tout le monde mette l’épaule à la roue, toute la population, et qu’à notre retour en janvier, on puisse reprendre une vie normale au niveau des établissements. »

Aux yeux du président du Syndicat de l’enseignement de l’Estrie (SEE-CSQ), Richard Bergevin, l’ajout des journées à la maison est réalisable, mais représente un plus grand défi pour le préscolaire. « Pour le préscolaire, ce n’est jamais une bonne nouvelle d’être à distance, mais dans les conditions sanitaires que l’on connaît, ça se comprend », note-t-il en ajoutant que l’annonce ne laissera pas beaucoup de temps aux enseignants pour s’ajuster avant que les enfants ne quittent pour la maison jusqu’au 11 janvier. L’annonce de mardi représente deux journées de plus à la maison pour les élèves des Hauts-Cantons et quatre jours à des Sommet.

Christian Provencher

Les sports réclamés 

Alors que les jeunes en sont à leur dernière journée en présentiel mercredi, Olivier Audet dit constater leur besoin de bouger.

« Je suis content pour les jeunes. Ils vont pouvoir bouger. Je ne peux pas être déçu de ça. J’espère juste qu’à partir du 11 janvier, on fera confiance aux écoles (...) On va permettre des regroupements de huit personnes avec un coach, alors que ce qu’on essaie de travailler en ce moment, c’est de dire qu’on pourrait à tout le moins faire des pratiques de 1-1, avec un jeune et un coach, et on ne nous permet pas de faire ça. Et là, on le permet à huit, en même temps qu’on met plus de restrictions parce que le nombre de cas monte », dit-il en se disant conscient que la tâche des autorités publiques n’est pas facile. 

À l’instar de M. Provencher, Olivier Audet s’attend à avoir plus de détails mercredi. 

« C’est la dernière semaine et on a jamais vus les élèves comme ça en décembre. Je ne leur reproche pas, ça fait un mois qu’ils ne peuvent pas bouger. Ça me choque parce que je trouve ça incohérent, mais je me réjouis qu’ils puissent bouger pendant le temps des Fêtes », note Olivier Audet.