Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Les masques provenant spécifiquement de l’Hôtel-Dieu et de l’Université de Sherbrooke seront collectés puis redirigés vers le Centre d’innovation minière de la MRC des Sources où ils seront convertis en un composite compact puis acheminés vers des entreprises de valorisation de matières.
Les masques provenant spécifiquement de l’Hôtel-Dieu et de l’Université de Sherbrooke seront collectés puis redirigés vers le Centre d’innovation minière de la MRC des Sources où ils seront convertis en un composite compact puis acheminés vers des entreprises de valorisation de matières.

Des milliers de masques chirurgicaux éviteront le dépotoir

Sabrina Lavoie
Sabrina Lavoie
La Tribune
Article réservé aux abonnés
Des milliers de masques chirurgicaux éviteront le chemin du dépotoir grâce à un projet pilote développé par le CIUSSS de l’Estrie-CHUS en partenariat avec l’Université de Sherbrooke (UdeS) et les entreprises estriennes CRB Innovations et MGA Environnement.

« Le contexte actuel lié à la COVID-19 a certainement mis en lumière des préoccupations environnementales concernant l’augmentation en termes de volume de l’utilisation de masques chirurgicaux, mais également l’utilisation très grandissante d’équipements de protection individuelle (ÉPI) jetables et à usage unique », indique Manon Larivière, directrice des services techniques du CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

Pour répondre à cet enjeu, et ce dès les prochaines semaines, les masques provenant spécifiquement de l’Hôtel-Dieu de Sherbrooke et de l’UdeS seront collectés puis redirigés vers le Centre d’innovation minière de la MRC des Sources (CIMMS 3) où ils seront convertis en un composite valorisable composé majoritairement de biomasses forestières.

Les équipements installés à Val-des-Sources pour ce faire, d’une valeur d’environ 300 000 $, permettront ensuite aux entreprises CRB Innovations et MGA Environnement d’acheminer les composites sous forme de rondelles compactes à d’autres clients qui assureront à leur tour la valorisation énergétique (électricité, chaleur, vapeur) ou la valorisation de matière des résidus de masque.

« Cette première étape est importante, car elle va nous permettre de consolider la démarche définie avec les partenaires. Elle prépare de façon graduelle le déploiement du projet qui permettra ultérieurement à l’ensemble des établissements du CIUSSS de l’Estrie-CHUS de participer à cette récupération qui s’élargira jusqu’à la collecte des ÉPI », ajoute Mme Larivière.

Si les résultats obtenus répondent aux attentes des instigateurs du projet, l’offre pourrait s’étendre à d’autres institutions au cours des prochains mois, dont les centres de services scolaires de la région, qui devront alors débourser des frais semblables à ceux prévus pour l’enfouissement des masques.

Recherche et innovation

Reconnue pour sa saine gestion des matières résiduelles, l’Université de Sherbrooke a tenu à s’intégrer et à soutenir l’initiative du CIUSSS de l’Estrie-CHUS sur le plan de la recherche. L’institution amasse par ailleurs ses masques usés depuis le mois d’octobre en vue de participer à ce projet.

« À l’UdeS, comme dans les hôpitaux, nous utilisons en ce moment une quantité astronomique de masques de procédure en plus des équipements de laboratoire qui s’en vont parfois directement à l’enfouissement. Nous avons un taux de détournement qui va au-delà de 70 %, mais ce type de projet collaboratif nous permettra d’atteindre notre objectif zéro déchet », avance Patrice Cordeau, vice-recteur adjoint au développement durable à l’UdeS.

Une entente de recherche avec des professeurs de la faculté de génie viendra également bonifier ce partenariat afin de rendre les plastiques usés hétérogènes compatibles avec une valorisation acceptable d’un point de vue environnemental et social.