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Alex Boisvert-Lacroix participera aux épreuves de 500 m lors de deux tranches de coupe du monde, ainsi qu’au Championnat mondial de patinage de vitesse longue piste, dans la bulle aux Pays-Bas
Alex Boisvert-Lacroix participera aux épreuves de 500 m lors de deux tranches de coupe du monde, ainsi qu’au Championnat mondial de patinage de vitesse longue piste, dans la bulle aux Pays-Bas

Alex Boisvert-Lacroix dans la bulle aux Pays-Bas

Sébastien Lajoie
Sébastien Lajoie
La Tribune
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À l’instar de la NHL et de la NBA l’an dernier, les meilleurs patineurs de vitesse longue piste au monde se retrouveront dans une bulle sanitaire, à compter de cette fin de semaine aux Pays-Bas, pour la présentation de deux tranches de la coupe du monde, suivies de la présentation des Championnats du monde. Et le Sherbrookois Alex Boisvert-Lacroix y sera.

Celui qui amorce l’année avec l’objectif bien précis de participer aux Jeux olympiques de Beijing, en 2022, ne pouvait tout simplement pas passer à côté de l'occasion de participer, enfin, à des compétitions, après des mois d’entraînements.

Boisvert-Lacroix s’est envolé à direction de l’Europe, mercredi, pour cinq semaines.

« On est une quinzaine d’athlètes canadiens à faire le voyage. En fait il n’y a pas eu de sélections canadiennes, alors ils ont sélectionné l’équipe actuelle en se basant sur la composition de l’équipe qui a participé au Championnat du monde de l’an dernier. Quatre ou cinq patineurs ont décidé de ne pas participer », a dit le grand Sherbrookois de 33 ans.

Deux Coupes du monde

L’Union internationale de patinage (ISU) a approuvé en novembre le concept de bulle sanitaire pour des compétitions de patinage de vitesse sur longue piste. 

Cela permettrait l’organisation de deux Coupes du monde après les Championnats européens, désormais prévus les 16 et 17 janvier aux Pays-Bas.

« Donc la bulle aux Pays-Bas proposera deux coupes du monde, lors des week-ends du 23-24 janvier et 30-31 janvier. Ensuite, il y aura une fin de semaine de congé, avant la présentation du Championnat du monde. Le tout se déroule à Heerenveen. »

« Les athlètes sont répartis dans les trois hôtels de la région. Nous devons faire un test covid et avoir un résultat négatif dans les 48 heures avant notre départ. Ensuite en arrivant sur place, on passe un test et on est isolé dans notre chambre jusqu’au résultat négatif. Une fois cette procédure complétée, on peut intégrer la bulle. Et la bulle, c’est l’hôtel ou l’anneau de glace. On ne sort pas pour aller à l’épicerie, ou prendre un dessert dans un café. On peut sortir à l’extérieur pour une marche ou un entraînement, mais il faut s’inscrire auprès du comité organisateur et on ne peut pas avoir de contact avec du public à l’extérieur de la bulle. On porte le masque partout et tout le temps, sauf lors des courses », précise Boisvert-Lacroix.

Malgré ces mesures strictes, le patineur sherbrookois ne se voyait pas refuser pareille invitation.

« Patinage de vitesse Canada nous a donné le choix individuellement de participer ou non aux compétitions et, à tout moment, on peut demander de revenir au pays. C’est une opportunité que je me devais de saisir considérant la situation du Canada, surtout que nous sommes seulement à une saison avant les Jeux olympiques. L’anneau à Calgary a un bris depuis cet été et l’anneau de Québec n’est pas encore prêt. Nous n’avons donc aucune place pour nous entraîner et courser sur une piste de 400 m », déplore-t-il. 

« Cette saison, j’ai patiné en longue piste pendant quatre semaines seulement, au total, et je n’ai pas encore fait une seule course. J’aurai une dizaine de jours avant la première coupe du monde pour m’ajuster et retrouver mes repères. Je ne me mets pas trop de pression pour les premières courses considérant ces conditions. Je le prends comme une préparation pour l’année prochaine. Je ne me voyais pas faire aucune course l’année avant les Jeux. »

Alex Boisvert-Lacroix a quitté le Canada mardi soir, à destination des Pays-Bas. Là-bas, dans la bulle mise sur pied par l’ISU (International skating union), les mesures sanitaires seront strictes.

Mesures sanitaires

Les mesures sanitaires mises en place la semaine dernière par le gouvernement du Québec sont strictes, mais heureusement pour lui, les athlètes olympiques peuvent continuer l’entraînement.

« Je me sens quand même en très bonne forme. J’ai juste hâte de voir combien de temps il me faudra pour retrouver mes repères de longue piste. J’ai la chance d’avoir pu patiner un peu en courte piste à Montréal, en plus d’avoir eu plusieurs séances de musculation à l’INS Québec. J’ai discuté avec mon entraîneur et, pour moi, c’était vraiment important de toucher à la glace et de faire des courses. Tu as beau faire tous les entraînements complémentaires du monde, une course c’est une course, rien ne te prépare mieux que de te présenter sur une ligne de départ », explique le Sherbrookois.

Ce dernier est quand même conscient que la situation COVID-19 n’est pas à son mieux aux Pays-Bas.

« Ils sont en lock down complet jusqu’au 19 janvier. Leur situation avant le temps des Fêtes n’était vraiment pas super. C’est pourquoi ils ont décidé d’appliquer des mesures strictes pour reprendre les choses en main. Ça devrait aider, mais en temps normal, on ne devrait pas trop croiser la population (autre que le personnel à l’hôtel, l’ovale, etc.). Et je sais qu’à mon retour de ces cinq semaines, j’aurais une quarantaine de 14 jours à faire. Mais j’ai terminé mes études, j’ai mon BAC en enseignement en poche, mais je ne fais pas de suppléance cette année afin de pouvoir m’entraîner dans mes bulles à l’INS Québec et à l’aréna Maurice-Richard. Je ne peux pas être ailleurs que chez moi où à l’entraînement », a-t-il expliqué.

Évidemment, Boisvert-Lacroix participera à son épreuve fétiche, le 500 m, aux Pays-Bas.

« J’ai beaucoup de difficulté à me positionner sur les résultats possibles. J’aimerais être parmi les 20 premiers patineurs mondiaux au classement cumulatif après 4 courses (2x500m par coupe du monde) et finir parmi les 16 premiers hommes lors du Championnat du monde. »

Toutes les courses de patinage de vitesse longue piste ont été annulées, depuis le début de l’actuelle pandémie. Les athlètes doivent rivaliser d’originalité pour maintenir le rythme d’entraînement.

Les Jeux de 2022 dans la mire

Le Sherbrookois croit toujours en ses chances de participer à ses deuxièmes Jeux olympiques d’hiver consécutifs, après Pyeongchang en 2018.

« Totalement! Je donne un coup jusque-là! J’ai connu une saison super encourageante l’an dernier, alors j’ai toutes les raisons de croire en mes chances. J’ai gagné deux médailles internationales, j’ai patiné des temps ultras rapides, j’étais parmi le top 10 mondial sur le cumulatif annuel, j’étais encore dans l’élite mondiale! Oui, je fais partie des patineurs les plus âgés, mais je mise sur mon expérience pour faire les ajustements nécessaires rapidement! »