Horticulture

Un jardin historique intra-muros

Saviez-vous qu’il existe un jardin de simples — soit de plantes médicinales — à l’intérieur des murs de la ville de Québec, un jardin que vous pouvez d’ailleurs visiter? Il est situé tout près du premier jardin de plantes médicinales du Canada, au Monastère des Augustines.

Les Augustines de la Miséricorde de Jésus désignent un ordre religieux hospitalier originaire de la France. Les trois premières sœurs sont arrivées à Québec en 1639 pour soigner les malades, colons et Amérindiens, de la Nouvelle-France. Après un court séjour près de la maison des Jésuites, à Sillery, elles se sont établies à Québec, au site de l’actuel Monastère des Augustines, où elles fondèrent l’Hôtel-Dieu, le premier hôpital du Nouveau Monde au nord du Mexique, en 1646. 

Dès la fondation de l’hôpital, un jardin de simples dans la cour procurait beaucoup de médicaments, car à l’époque, on se soignait surtout avec les plantes. Il était géré par la sœur la plus expérimentée en soins pharmaceutiques: l’apothicairesse. 

Ce jardin a survécu pendant presque 300 ans. L’évolution de la médecine, avec ses pilules, ses injections et le rôle plus grand donné aux médecins, a fait diminuer l’importance du jardin de simples, et celui des sœurs a fini par disparaître. Mais voilà qu’il est de retour!

Le jardin renaît

Le jardin actuel, le Carré de l’apothicairesse, a vu le jour en 2017 dans une cour qui, pendant une bonne partie du XXe et du début du XXIe siècle, a été une aire de stationnement pour l’hôpital. Ce jardin de simples souligne l’importance des Augustines au début de la Nouvelle-France, ainsi que celle de Louis Hébert, premier apothicaire de la colonie, et de son épouse Marie Rollet.

Avec la collaboration de l’Université Laval et du professeur retraité Alain Asselin, du département de phytologie, on a recréé ce jardin qui comprend 23 plantes que les premières sœurs hospitalières auraient utilisées.

Horticulture

Gardez les plantes en pot en pleine forme

Le jardinage en bac et balconnière n’a jamais été aussi populaire. Que ce soit sur une terrasse, un balcon, une table ou un toit, tout le monde semble avoir son petit jardin de fleurs, de fines herbes ou de légumes. Et pourquoi pas, puisque c’est si facile? Mais encore faut-il entretenir les plantes… et cet entretien changera à mesure que la saison avance.

En effet, les plantes en pot grandissent, bien sûr, et cela, combiné avec leur floraison augmentée et la formation de fruits dans les cas de tomates et d’autres légumes, augmente leurs besoins en eau et en minéraux. Aussi, plus il fait chaud, plus les plantes perdent de l’eau à l’évaporation. Ajouté à cela le fait qu’on plante les végétaux en pot beaucoup plus serrés qu’habituellement afin de créer un plus bel effet, vous comprendrez que leurs besoins en arrosage — et en fertilisation! — vont aller en augmentant à mesure que l’été avance.

Un arrosage accru

Peut-être que, au début de la saison quand les plantes étaient petites, un arrosage par semaine suffisait pour votre jardin en pot. Maintenant qu’elles sont grandes, cela peut être deux fois par semaine, même plus, à moins que dame Nature ne vous aide avec une bonne pluie. Si vous avez choisi de petits pots (jamais une bonne idée!), il peut même être nécessaire d’arroser jusqu’à deux fois par jour! Soyez donc toujours aux aguets : n’attendez pas à ce que les plantes commencent à faner avant de réagir, car cela peut miner leur santé ou même les tuer. 

Pour savoir si vos plantes ont besoin d’eau, enfoncez l’index dans le terreau jusqu’à la deuxième jointure. S’il est sec, arrosez; sinon, essayez encore un ou deux jours plus tard. Tant qu’à arroser, faites-le abondamment, jusqu’à ce que le surplus commence à sortir des trous de drainage, signe que le terreau a absorbé toute l’eau qu’elle peut. Notez que, dans la plupart des municipalités, un tel arrosage manuel est permis en tout temps.

Horticulture

7 trucs pour bien arroser le potager

Voilà, les tomates et les poivrons sont plantés, les carottes et les haricots commencent à pousser, vous récoltez déjà les premiers radis et feuilles de laitue. Votre potager, qu’il soit en pleine terre ou en pot, est sur la bonne voie. Il ne reste presque plus qu’à arroser… et à récolter. Et l’arrosage n’est pas sorcier. Voici comment faire.

1 Gardez le sol un peu humide

Il n’y a rien comme un stress hydrique (manque d’eau) pour faire avorter une récolte ou rendre un légume amer. Les légumes aiment une humidité constante, mais sans excès. Souvent, les jardiniers novices sont tellement enthousiastes qu’ils arrosent tous les jours : beaucoup trop! Mais il ne faut pas négliger les plantes non plus. 

Heureusement que nous avons tous (ou presque) l’outil idéal pour déterminer si le potager a besoin d’arrosage : notre index. Enfoncez-le dans le sol. Si le sol vous paraît humide, n’arrosez pas. Si le sol est sec au toucher, arrosez. Vérifiez au moins tous les deux jours. C’est aussi facile que ça… et on n’a jamais encore inventé un humidimètre aussi efficace que l’index humain! 

2 Arrosez en profondeur

Quand vous arrosez, faites-le toujours abondamment. Un passage rapide avec un arrosoir ne suffit pas. Cela ne fait qu’humidifier le terreau en surface. Il faut arroser longuement, pour que l’eau pénètre en profondeur. Un arrosage profond stimule les plantes à s’enraciner en profondeur et les plantes aux racines profondes résistent mieux au soleil chaud et au vent sec.

Si vous n’êtes pas sûr d’avoir assez arrosé, 30 minutes après avoir terminé, prenez un petit transplantoir et creusez un trou de 20 cm de profondeur. Si la terre n’est pas humide à 15 cm de profondeur, votre arrosage a été trop superficiel. Recommencez!

3 Arrosez tôt le matin, si possible

Le matin, l’air est frais et le sol est frais. Ainsi, il y a moins d’évaporation quand vous arrosez et l’eau ira davantage à la plante. 

Le pire moment pour arroser, c’est par un après-midi de grande chaleur : souvent, jusqu’à 75 % de l’eau s’évapore plutôt que d’atteindre la plante! 

Un arrosage en soirée, quand l’air et le sol commencent à se rafraîchir, paraît logique et, effectivement, moins d’eau est perdue, mais elle risque alors de rester sur le feuillage toute la nuit et des feuilles qui restent mouillées longtemps sont davantage sujettes aux maladies.

Le Bourlingueur

L’infiniment grand des Innus en Basse-Côte-Nord

CHRONIQUE / Trois drapeaux claquent au vent. Dans le silence de l’aube déjà bien claire, l’air du bout du monde souffle en accéléré et siffle en envahissant les grands espaces à perte de vue. Quel que soit le moment du jour ou de la nuit, il laisse rarement tomber les drapeaux du Canada, du Québec, et de Tourisme Winipeukut nature, plantés sur l’île Apinipehekat (qui signifie « le passage étroit de l’est »), dans le golfe du Saint-Laurent.

Le vent et l’infiniment grand nous happent d’emblée sur cette île de la communauté innue d’Unamen Shipu, à l’est de Natashquan et de Kegaska, où s’arrête pour le moment la route 138. On se trouve alors à 400 km au nord-est de Sept-Îles. Sur les cartes, on verra aussi le nom de La Romaine, à ne pas confondre avec le barrage, qui désigne le secteur non autochtone de la communauté.

L’infiniment grand, c’est le lichen qui couvre les îles, la mer qui s’agite en même temps que le vent, les tentes innues dressées un peu à l’abri des éléments, à travers les épinettes, pour les moments de socialisation. C’est l’internet sans fil qui ne se rend pas, comme l’électricité qu’on produit à l’aide d’une génératrice pour la préparation des repas. 

L’infiniment grand, teinté de liberté et de calme, devient pourtant secondaire dans un trop court séjour d’immersion dans la culture innue. Les traditions et le savoir millénaires, de la cuisson du pain dans le sable à la pêche au homard à l’épuisette, touchent une corde sensible. Ils nous rebranchent avec nos racines trop profondément enfouies, avec la richesse des façons de faire des Premières Nations.

Tourisme Winepeukut nature a lancé cette année ce nouveau forfait de quatre jours et trois nuits qui comprend la traversée à bord du Bella-Desgagnés, à partir de Kegaska, l’hébergement en chalet et en tente traditionnelle et huit repas. Surtout, il s’agit d’une immersion incontournable dans la culture innue d’Unamen Shipu, qui, en langue innue, veut dire rivière et peinture, en référence à la peinture rouge qui devait protéger les canots des mauvais esprits. 

Horticulture

La culture des pivoines herbacées

La pivoine herbacée (pivoine vivace) est une grande plante aux fleurs énormes, habituellement dans les teintes de rouge, rose et blanc (plus jaune et violet chez la pivoine Itoh). Elle est de croissance très lente, mais comme la plupart des plantes de croissance lente, elle vit très longtemps : 60 ans et plus, souvent plus d’un siècle. Toute sa croissance se fait au printemps. Si jamais ses feuilles sont endommagées, vous n’en verrez pas d’autres avant l’an prochain.

La floraison a habituellement lieu entre la fin mai et la mi-juillet dans nos régions, mais elle est en retard de plusieurs semaines cette année. Il existe des variétés très hâtives, hâtives, mi-saison, tardives et très tardives. Avec une sélection attentive, il est donc possible d’avoir des pivoines en fleurs pendant presque deux mois.
On peut planter les pivoines vendues en pot à tout moment entre le début du printemps et la fin de l’automne. Toutefois, le meilleur choix est au début de l’automne (fin août et septembre), car c’est à cette saison que la plante se manie le plus facilement et qu’on peut alors obtenir des pivoines à racines nues nettement meilleur marché que les plantes vendues en pot.
Le feuillage de plusieurs pivoines rougit joliment à l’automne. Quand il est fauché par le gel, vous pouvez le couper si vous voulez ou le laisser se décomposer sur place.

Horticulture

La fascinante histoire de la pivoine

Les 22 et 23 juin se tient au Parc Marie-Victorin à Kingsey Falls (près de Drummondville) la dixième exposition annuelle de la Société québécoise de la pivoine, le Grand Bal des pivoines. Pour l’occasion, pourquoi ne pas faire un tour dans l’histoire de cette plante si populaire?

Origines lointaines

La pivoine appartient au genre Paeonia, un genre de 33 espèces surtout originaires de l’Europe et de l’Asie, avec deux espèces «égarées» trouvées en Amérique du Nord (P. brownii est même indigène au Canada, car elle s’étend jusqu’en Colombie-Britannique.) C’est le seul genre de la famille des Paéoniacées. Ainsi, la pivoine n’a aucun proche parent.

Le nom vient de Péon, disciple d’Asclépios, le dieu grec de la médecine. Selon la légende, il trouva une racine capable de réduire la douleur des femmes pendant l’accouchement. Cela rendit Asclépios si furieux qu’il voulut tuer son élève. Le dieu Zeus intervint toutefois et changea Péonia en la plante qu’il avait découverte, la pivoine. 

Depuis la nuit des temps, la pivoine est vue comme une plante médicinale, autant en Europe qu’en Asie. On la considérait presque comme une panacée, capable de guérir les tumeurs, les infections, les problèmes neurologiques, et beaucoup plus encore. 

La pivoine est comestible aussi, surtout ses fleurs. D’ailleurs, on dit que Confucius (551–479 EC) fut un grand amateur de la sauce à la pivoine!

C’est en Chine, pendant la dynastie Tang (7e siècle), qu’on commence non seulement à cueillir les pivoines sauvages, mais à les cultiver. C’est dans l’ancienne capitale de la Chine, Luoyang, que la pivoine fut cultivée pour la première fois. Elle demeure toujours le centre de la culture de la pivoine aujourd’hui, 1500 ans plus tard.

À l’époque, on ne savait rien de l’hybridation, ni même que le pollen servait à féconder les fleurs. Malgré cela, grâce à la culture de différentes variétés côte à côte, des croisements spontanés eurent lieu, donnant des plantes aux fleurs plus attrayantes. On commença alors pour la première fois à voir la pivoine comme plante ornementale. Bientôt, la pivoine devint l’emblème floral de la Chine et le demeura jusqu’à l’arrivée au pouvoir de la République populaire de Chine en 1949.

La pivoine de Chine, l’ancêtre de nos pivoines de jardin, n’arriva en Europe qu’au 18e siècle. On la nomma alors «pivoine blanche» (lactiflora veut dire «à fleurs laiteuses»), car la première variété connue était de cette couleur.

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MAG

Moët Impérial, le magnifique

CHRONIQUE / La cuvée emblématique de la maison champenoise Moët & Chandon célèbre cette année son 150e anniversaire. Un siècle et demi à arroser les fêtes de tout acabit et à enivrer les esprits, voilà qui se célèbre en grand!

Champagne, Impérial, Moët & Chandon

65,75 $ • 453084 • 12 % • 9 g/l

Horticulture

Des fines herbes qui attirent les abeilles

Les fines herbes sont très à la mode ces temps-ci. On peut les cultiver en pleine terre ou en pot, normalement dans un endroit ensoleillé au sol bien drainé, puis récolter leurs tiges, feuilles et fleurs pour la cuisine. Mais plusieurs herbes jouent aussi un deuxième rôle: elles plaisent aux abeilles (et aux papillons aussi!), les attirant souvent de loin. On a donc tout intérêt à incorporer ces herbes au potager, car plusieurs légumes — concombres, courges, melons, poivrons, etc. — ont besoin d’abeilles de leur pollinisation, mais n’ont pas autant le don de les séduire que les herbes.

Voici 10 herbes qui plaisent autant aux abeilles qu’aux humains:

1  Agastache fenouil (Agastache foeniculum) : Une jolie grande vivace aux épis de fleurs bleu violet qui se succèdent pendant tout l’été, au grand plaisir des abeilles. L’agastache fenouil est une des rares fines herbes indigènes au Québec. Elle est aussi l’herbe de l’année 2019! Les fleurs et les feuilles au goût anisé sont utilisées comme assaisonnement ainsi que dans les tisanes, les sirops et les salades. 90-120 m x 45-60 m. Zone 2.

Sur la route avec Philippe

Affinage, marketing et importations

CHRONIQUE / Sur les routes du Québec durant tout l’été, j’en profite pour vous parler de l’actualité bière, de rencontres d’artisans ou de découvertes brassicoles. Le fil conducteur de cette chronique ? De la spontanéité et de la bière.

Péché Mortel Jameson

Depuis quelques années, le célèbre whisky Jameson propose deux produits affinés en fûts ayant contenus de la bière: Le Caskmates Stout Edition et le Caskmates IPA Edition. Les deux fûts proviennent de la brasserie Franciscan Well Brewery située à côté de la distillerie de Midleton, en Irlande. Bien entendu, les fûts utilisés par la brasserie provenaient de la distillerie.

Horticulture

La vivace de l’année 2019

Décidément, la Perennial Plant Association sait comment choisir une plante méritante! Année après année dans sa campagne «vivace de l’année», elle fait la promotion d’une plante réellement exceptionnelle et, surtout, qui a fait ses preuves. En effet, la vivace de l’année n’est jamais une nouveauté: il faut qu’elle soit sur le marché depuis plusieurs années avant d’être ajoutée à la liste des 400 gagnantes potentielles proposées annuellement.

Pour mériter un prix vivace de l’année, la plante doit:

  • Être adaptée à une large gamme de conditions climatiques;
  • Nécessiter peu d’entretien;
  • Offrir une bonne résistance aux parasites et aux maladies;
  • Être largement disponible sur le marché;
  • Offrir plusieurs saisons d’intérêt ornemental.

Cette année, le choix va à la bétoine ‘Hummelo’ (Stachys ‘Hummelo’), une vivace peu connue du grand public, mais à la floraison spectaculaire, lancée dans les années 1990 par l’hybrideur allemand Ernst Pagels. Le nom est en honneur du grand architecte paysager néerlandais, Piet Oudolf, dont le jardin se trouve à Hummelo, aux Pays-Bas. 

C’est une vivace aux nombreuses tiges dressées portant chacune un épi (Stachys vient du grec pour épi) de fleurs rose violacé qui persistent souvent deux mois, de juin à août, parfois même à septembre. Les petites fleurs tubulaires ont deux lèvres à l’extrémité, un trait classique des plantes de la famille des Lamiacées (famille de la menthe). Ses fleurs attirent les abeilles.

Maison

Les Jardins de Métis ouvrent leurs allées

MATANE — Le feuillage vert tendre des arbres annonce l’ouverture des Jardins de Métis. Ce samedi 1er juin 2019, plusieurs activités attendent les visiteurs au cœur du site situé aux portes de la Gaspésie.

Parmi celles-ci, notons la corvée annuelle de nettoyage des berges, à laquelle participe une bonne partie des employés des Jardins. En fin de journée, les efforts des participants de la corvée seront bien récompensés lors de la première activité culinaire de la saison, alors que le nouveau chef exécutif, Frédérick Boucher, va cuisiner des saveurs gaspésiennes avec la collaboration de son équipe.

La journée d’ouverture est aussi l’occasion de présenter quatre nouvelles expositions, dont des tableaux du regretté cinéaste Gilles Carle à la maison écologique ERE 132. Pour l’exposition L’audible langage des fleurs, les murs de la Villa Estevan sont meublés de portraits de fleurs de la photographe T. M. Glass.

L’enseignant en photographie du Cégep de Matane, Yves Arcand, présente son exposition intitulée Antifloral. «C’est une approche avec des éléments moins flamboyants des fleurs, décrit le directeur des Jardins de Métis, Alexander Reford. Il nous fait regarder la fleur un peu autrement.»

La photographe Joan Sullivan qui, selon M. Reford, a complété un parcours complet des parcs éoliens à travers le Canada «pour photographier la beauté paysagère, mais aussi pour parler un peu des changements climatiques», présente Vents du changement.

Infos : jardinsdemetis.com

Maison

Une pointe entre «experts horticoles»…

La jardinerie Hamel — connue jadis sous le nom Centre Jardin Hamel — fait un clin d’œil savoureux à la Société québécoise du cannabis (SQDC), depuis quelques jours.

Un panneau publicitaire au bord de l’autoroute Laurentienne (direction nord, à l’angle de la rue de la Croix-Rouge, à la hauteur du stade des Capitales), propose la pointe suivante : «on fait pousser du bon stock, pis on n’en manque pas!» 

Ce petit mot d’humour fait référence aux difficultés d’approvisionnement qu’a connues la SQDC à ses débuts, qui a forcé la réduction des heures d’ouverture. 

Une idée de pub qui décroche un sourire…

Le technologue

Un petit pas pour l’homme, mais...

CHRONIQUE / Enfant, je rêvais d’être astronaute et j’éprouvais une grande fascination pour les protagonistes au coeur de cette course technologique que fût celle vers la Lune. Mon rêve fut toutefois anéanti lors d’une escapade dans le Gravitron à la foire agricole où j’ai rapidement constaté que ce genre d’émotions fortes ne sont définitivement pas pour moi !

Pour le cinquantième anniversaire des premiers hommes sur la lune, voici la première de deux chroniques sur le sujet.

Le cycliste du dimanche

Au pays des mollets noirs

CHRONIQUE / Les Beaucerons savent faire les choses. Leur fierté s’exprime dans leur esprit entrepreneurial et aussi dans les soins qu’ils mettent à entretenir leur environnement. Elle est évidente dans les soins apportés à leur piste cyclable la Véloroute de la Chaudière.

Comme son nom le dit, elle suit la rivière beauceronne sur une bonne partie du parcours. Elle offre une balade pour débutant et intermédiaire, mais peut aussi permettre aux amateurs de vitesse de mouliner du mollet noir (oups, jarret noir!) avec insistance.

Cette voie cyclable sur asphalte bien entretenue va de Saint-Lambert-de-Lauzon à Saint-Georges-de-Beauce. Toujours en offrant des panoramas impressionnants.  

Plusieurs millions ont été investis dans le passé pour réaliser ce tronçon de la Route verte.

Là où le Cycliste du dimanche n’a pas de félicitation à faire c’est concernant la partie qui va Vallée-Jonction à Saint-Joseph-de-Beauce. Sur de trop longs kilomètres, on doit s’aventurer sur la passante route 173. Rien de bien agréable pour ceux qui souhaitent justement rester loin du trafic. C’est encore plus vrai quand un groupe de motocyclistes venant en sens inverse décide de dépasser à tour de rôle une voiture n’avançant pas assez vite à leur goût. 

Le pire dans tout cela, c’est qu'en roulant sur l’accotement asphalté (quand même assez large) de la 173, on peut voir l’emprise de ce qui devrait recevoir la piste cyclable, dans le champ à quelques dizaines de mètres de la route. Cette fondation surélevée et linaire d’une ancienne voie ferrée a tous les atouts pour accueillir les cyclistes. Son revêtement semble davantage attirer les quads.

Quand on pose la question et on fouille un peu, on comprend que l’aménagement d’une piste cyclable distincte est dans les cartons. Bien hâte d’y user du caoutchouc quand le tronçon sera complété. Un autre troçon entre Beauceville et Saint-Georges-de-Beauce est à faire. On vise l’été 2021, me dit-on. 

Un projet de relier cette piste cyclable à sa voisine, la Cycloroute de Bellechasse, existe. Ainsi jumelées, elles deviendraient une destination cycliste incontournable au Québec. On se croise les doigts! 

Tout au long du parcours de la Véloroute de la Chaudière, on peut profiter d’une série de services (sanitaire, sécurité, information, etc.) et d’aires de repos. Les stationnements sont bien distancés afin de pouvoir choisir la longueur de sa randonnée. 

Comme la piste cyclable va d’une ville à l’autre, il est facile de trouver le moyen de se restaurer. Par exemple, en se stationnant à Sainte-Marie-de-Beauce, des restaurants et des épiceries sont à proximité quand vient l’heure des repas. Si on veut vivre une expérience de supermarché un peu éclatée, il faut entrer dans la succursale de Les Pères Nature, une épicerie tout en couleurs qui sait faire découvrir de nouvelles saveurs à la clientèle.

Il est possible d’aller visiter le parc nature du Domaine Taschereau, le plus inondable au Québec! Situé au coeur de la ville de Sainte-Marie, il est le site idéal pour la marche en famille et l’observation de plus de 150 espèces d’oiseaux.

À Vallée-Jonction, la piste cyclable passe tout près du Musée ferroviaire de Beauce et d’une ancienne locomotive à vapeur.

 

Le lien: veloroutedelachaudiere.com


Mon truc du dimanche : Quand vient le temps d’initier le petit dernier aux joies du vélo, on ne souhaite pas qu’il se blesse évidemment. Le gazon, trop difficile à pédaler. L’asphalte, trop dangereux pour les genoux en cas de chute. Ma recommandation : le sable d’un terrain de baseball. Juste assez dur pour ne pas nuire aux efforts de l’enfant et juste assez mou pour permettre de prendre l’équilibre!


Du lundi au dimanche: Jean-Pierre Huot est le créateur du site web Réseau ADNduVélo. Le concept a été créé en avril 2014. Le site www.adnduvelo.com a ensuite été conçu et mis en ligne en juin 2014 avec la page Facebook. ADNduVélo est un réseau non commercial, sans publicité et philanthropique ayant comme mission de faire la promotion du vélo récréatif et caritatif au Québec. C’est gratuit! Bravo M. Huot.


Vos suggestions et commentaires à cplante@latribune.qc.ca.

Twitter : @cplante2

Facebook : facebook.com/claude.plante2


Horticulture

Les lilas : surtout pour le parfum

Rappelez-vous des lilas de votre enfance et surtout les gros bouquets qui parfumaient toute la maison? On trouvait un magnifique lilas commun (Syringa vulgaris), à fleurs simples lavande ou blanches, ou encore, un des hybrides français à fleurs plus colorées dérivés du lilas commun, sur presque tous les terrains.

Mais aujourd’hui, on l’accuse d’occuper trop d’espace sur les terrains modernes plus petits. Et c’est vrai que cet arbuste entouré de drageons (repousses) peut facilement atteindre 3m de diamètre! Ainsi, les lilas nains qui, eux, ne drageonnent pas et restent très compacts, commencent à le remplacer. 

Mais pas si vite! Même si les lilas nains sentent bon, rien n’égale le parfum d’un lilas commun en pleine floraison. À vous de décider si vous acceptez un parfum moins séduisant… ou trouverez la place pour un beau, gros lilas comme autrefois!

Culture des lilas

On peut planter un lilas en toute saison, tant que le sol n’est pas gelé. Préférez un emplacement très ensoleillé (plus il y a de soleil, plus le lilas fleurira) au sol bien drainé et pas trop riche. 

Creusez un trou de la profondeur de la motte et trois fois plus large, puis enlevez le pot et déposez la motte dans le trou. Ensuite, remblayez avec la terre prélevée et arrosez bien. Ne sont pas pour lui les engrais et les composts : un sol trop riche nuit à la floraison.

Maintenant, patientez. Le lilas commun ne commence à fleurir abondamment que vers l’âge de 5 à 7 ans! Par contre, l’arbuste est de très longue vie et vivra sans doute plus longtemps que la personne qui l’a planté. (Les lilas nains, par contre, fleurissent dès leur jeunesse, souvent l’année suivant la plantation.)

Le bourlingueur

L’indécence touristique

CHRONIQUE / « C’est permis de prendre des photos à Auschwitz? » Ça, c’est moi, quelques mois avant mon quart de siècle. À l’auberge de jeunesse de Cracovie, en face de la gare principale, j’avais posé la question à une voyageuse qui arrivait d’une tournée des camps de concentration.

La jeune touriste avait formulé l’évidence : les portraits étaient déconseillés. Par respect, on évitait de se mettre en valeur et de sourire sur les clichés croqués sur les lieux d’une tragédie, d’un génocide. L’évidence, que je croyais.

Maison

Jungle urbaine signée Alma

Alma, entreprise montréalaise de vente en ligne de plantes d’intérieur et d’accessoires, s’invite à Québec les 25 et 26 mai, de 9h30 à 17h. Elle organise une boutique éphémère au deuxième étage de la Récolte, au 980, avenue Cartier, à Québec.

On promet une «vraie jungle urbaine avec des centaines de plantes», des cache-pots en bois de La Petite Écharde, des jardinières de Kapadocia Macramé et de Bar à Plantes, ainsi qu’une ligne maison de modules en bois. 

L’équipe autour de la fondatrice Audrey Robitaille fait des livraisons ponctuelles dans la capitale et les environs, et projette ouvrir un local de cueillette «à moyen terme» dans la région. 

L’entreprise a pour objectif d’offrir un «service sur mesure et personnalisé». Elle décore et verdit aussi bureaux et salles de réception lors d’événements. 

Info : almaplantes.com

Voyages

Tournée gourmande sur l’Île d’Orléans

« L’île d’Orléans, ce n’est plus juste des patates et des fraises. »

C’est le genre de commentaire qu’on reçoit quand on rencontre les producteurs de l’île renommée pour son histoire et son terroir. Que l’on parte dans une direction où une autre, il y a de quoi se régaler et garnir son garde-manger, son frigo et même sa cave à vin.

À la vôtre

À vue d’œil

CHRONIQUE / Je vous parlais justement des Jeunes Vignes de xinomavro du jeune Apostolos Thymiopoulos dans ma dernière chronique. Tendance obsessionnelle avec le vigneron ou le cépage? Si l’histoire ne le dit pas encore, une chose est sûre, je fonds pour cette bouteille qui est fort probablement mon rosé « découverte » de l’été! Oubliez tout ce que vous connaissez du rosé et préparez-vous à sortir des sentiers battus. Ce 2016 a séjourné 12 mois en fûts de chêne de plusieurs passages, ce qui est de prime abord assez inhabituel pour un rosé. Inspiré de la biody, sans collage ni filtration, qui plus est. Le nez interpelle la tarte à la fraise, et le point culminant de ce vin réside dans sa texture voluptueuse. Goûteux, gourmand et pertinent. Bref, un rosé qui est loin d’être beige!

Macédonia 2016, Rosé de Xinomavro, Domaine Thymiopoulos
19,90 $ •  13567524 •  
13 % • 5,1 g/l   •  

Horticulture

Les Exceptionnelles 2019: de belles découvertes (suite)

La semaine dernière, je vous ai présenté quatre des nouvelles introductions Les Exceptionnelles pour 2019. Voici les trois autres.

1- Séneçon blanc Angel Wings (Senecio candicans “Senaw”) (photo principale)

Sans doute le plus original des gagnants Exceptionnelles 2019, le séneçon blanc Angel Wings offre de grandes feuilles blanc argenté très douces au toucher. C’est une couleur qui mettra en valeur les plantes avoisinantes, mais la plante est des plus impressionnantes isolée aussi. Ne vous attendez pas à une floraison quelconque : c’est une plante cultivée pour son beau feuillage. Ce séneçon réussit au soleil, la situation idéale, ou à la mi-ombre et dans tout sol bien drainé. Il tolère une certaine sècheresse, mais sans exagération. Originaire de la Terre de Feu, à la pointe de l’Amérique du Sud où les températures sont fraîches à froides toute l’année, il ne sera pas dérangé par des températures fraîches et tolérera même plusieurs degrés de gel. Il fait une excellente plante d’intérieur pendant l’hiver : placez-le devant une fenêtre ensoleillée et arrosez-le modestement. On peut le multiplier par division ou bouturage. H : 20-40 cm. L : 20-30 cm.

Des plantes comestibles

Le programme Les Exceptionnelles a pensé innover cette année en ajoutant des plantes comestibles à son programme. Ainsi, dans les trois jardins d’essai (le Jardin botanique Roger-Van den Hende, le Jardin Daniel A. Séguin et le Jardin botanique de Montréal), il y avait une section de légumes et de fines herbes à essayer. Le visiteur devait goûter à ces plantes et donner son appréciation. Le hic, c’est quand trop de gens récoltent une plante, il n’en reste plus pour les suivants! Ainsi, quand j’ai visité le Jardin botanique Roger-Van den Hende l’été dernier, j’ai été déçu : il n’y avait plus de fruits prêts à manger sur les plants! 

L’an prochain, les organisateurs vont réviser leur façon de fonctionner vis-à-vis des plantes comestibles. J’ai entendu dire qu’il y aura des journées spécifiques où l’on organisera des dégustations spéciales, ce qui est beaucoup plus logique. 

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Pour 2019, il y a deux légumes parmi les gagnants des Exceptionnelles.

Horticulture

Exceptionnelles 2019 : de belles découvertes

Tous les ans depuis 2006, de nouvelles Exceptionnelles arrivent sur le marché au printemps. Que sont-elles? De nouvelles variétés de fleurs, choisies par le public lors de visites à trois jardins : le Jardin botanique Roger Van den Hende, le Jardin botanique de Montréal et celui à l’origine du programme, le Jardin Daniel A. Séguin à Saint-Hyacinthe. Le programme a toutefois connu des complications en 2019 : 4 des 13 gagnantes ne seront pas offertes cette année! Il y avait, paraît-il, des problèmes d’approvisionnement de semences. Peu importe la raison : il y aura neuf gagnantes à essayer en 2019. Les quatre variétés non disponibles rejoindront le palmarès l’an prochain, me dit-on.

La semaine prochaine, je vous présenterai les trois autres gagnantes du programme des Exceptionnelles. En attendant, vous trouverez ces quatre premiers gagnants dans toute bonne jardinerie :

Maison

1 million $ pour le jardin OGarden Smart

Surprenante bibitte, que ce OGarden Smart! Avec raison, ce jardin de cuisine rotatif autonome attire l’attention. À preuve, OGarden, la compagnie lévisienne qui l’a créé, vient de récolter 1 million $ en seulement 30 jours de sociofinancement.

Cette coquette somme — qui servira à lancer la production à plein rendement — s’ajoute aux 110 000 $ récoltés lors d’une campagne précédente et à des investissements privés obtenus après un passage télévisé aux Dragons

Jusqu’à 90 légumes peuvent pousser à la fois, en tournant autour de la source lumineuse. L’arrosage et l’éclaraige sont automatisés. 

«C’est la tendance actuelle. Ça optimise l’espace, réduit la consommation d’énergie et permet de récolter des légumes frais tous les jours, si on veut», explique le pdg Pierre Nibart. 

Prix de la bête : 995 $. 

Info et achat : ogarden.org/fr

Recettes

Filet de porc aux épices

Préparation : 15 minutes
Marinage : 15 minutes
Cuisson : 20 minutes
Temps de repos : 8 minutes
Quantité : 4 portions
Sans lactose / Sans œuf

INGRÉDIENTS

  1. Paprika: 15 ml (1 c. à soupe)
  2. Cumin: 5 ml (1 c. à thé)
  3. Coriandre moulue: 5 ml (1 c. à thé)
  4. Piment de la Jamaïque (quatre-épices): 1,25 ml (1/4 de c. à thé)
  5. Porc: 675 g (environ 1 1/2 lb) de filet

Prévoir aussi :
15 ml (1 c. à soupe) de cassonade
Facultatif :
1,25 ml (1/4 de c. à thé) de piment d’Espelette

PRÉPARATION

Dans un bol, mélanger le paprika avec le cumin, la coriandre, le piment de la Jamaïque, la cassonade et, si désiré, le piment d’Espelette.

Parer le filet de porc en retirant la membrane blanche. Frotter le filet de porc avec le mélange d’épices. Saler. Laisser mariner de 15 minutes à 6 heures au frais.

Au moment de la cuisson, préchauffer le barbecue à puissance moyenne-élevée.

Sur la grille chaude et huilée du barbecue, déposer le filet de porc. Fermer le couvercle et cuire de 20 à 25 minutes en retournant le filet de porc régulièrement.

Retirer le filet de porc du barbecue et le déposer dans une assiette. Couvrir d’une feuille de papier d’aluminium, sans serrer. Laisser reposer 8 minutes avant de trancher.

Salsa tropicale
Dans un bol, mélanger 30 ml (2 c. à soupe) d’huile d’olive avec 15 ml (1 c. à soupe) de zestes de lime, 15 ml (1 c. à soupe) de sucre de canne, 30 ml (2 c. à soupe) de coriandre fraîche hachée, 45 ml (3 c. à soupe) de noix de coco sucrée râpée, 2 oignons verts hachés et 2 pincées de piment de Cayenne. Saler. Ajouter 125 ml (1/2 tasse) d’ananas coupé en dés, 125 ml (1/2 tasse) de mangue coupée en dés et 125 ml (1/2 tasse) de papaye coupée en dés. Remuer.

Horticulture

De nouveaux livres horticoles à découvrir

Je suis un lecteur invétéré de livres horticoles et les collectionnent comme certaines personnes collectionnent des timbres. Voici quelques-unes de mes plus récentes découvertes.

50 Plantes envahissantes

C’est le tout premier guide sur les plantes envahissantes de l’Est du Canada. Si vous avez des problèmes avec la renouée japonaise, le phragmite, l’herbe aux goutteux ou 47 autres espèces de plantes indésirables, voici une source d’information très complète à leur sujet. L’auteur, un biologiste, professeur à l’Université Laval, décrit leur biologie, leur répartition, leurs impacts et les moyens de freiner leur prolifération. Les rubriques présentent aussi des détails surprenants sur leur introduction et leurs utilisations. Superbement illustrée de photos pour aider à l’identification.

Horticulture

La fougère-légume

À travers le monde, il existe plus de 9000 espèces de fougère, mais seulement une espèce est couramment considérée comestible : la fougère à l’autruche (Matteuccia struthiopteris), une fougère bien de chez nous. Chaque printemps, des milliers de cueilleurs prennent les sous-bois d’assaut à la recherche de « têtes de violon » (crosses de fougère) pour la vente en épicerie. Sous l’influence de la permaculture, qui préconise la culture de légumes pérennes, cependant, la fougère à l’autruche est de plus en plus recherchée comme légume à cultiver… et sa culture est particulièrement facile.

Une belle plante

Le nom fougère à l’autruche vient de ses hautes frondes en forme de plume d’autruche et est d’ailleurs reflété dans son nom botanique : struthiopteris veut dire autruche-fougère. C’est que c’est une plante très ornementale : un excellent choix pour l’aménagement comestible («foodscaping»), aussi très tendance. 

Il s’agit d’une grande fougère en forme de volant de badminton qui peut atteindre jusqu’à 150 cm de hauteur. Elle pousse à partir d’un rhizome dressé, appelé couronne, qui finit par ressembler à un court tronc. La couronne produit aussi des rhizomes rampants portant à leur extrémité une nouvelle fougère. Ainsi, «la» fougère devient éventuellement une colonie. 

Les frondes fertiles, couvertes d’écailles brunes au début, se déroulent en mai ou au début de juin. Elles sont bipennées, c’est-à-dire très découpées. La couleur est vert clair au printemps, vert moyen l’été.

En été, les plantes matures produisent aussi des frondes fertiles. Elles poussent droites et deviennent vite brunes. Elles portent les spores de la prochaine génération et restent souvent debout tout l’hiver alors que les frondes stériles disparaissent à l’automne. Si vous trouvez leur apparence disgracieuse, vous pouvez les supprimer, tout simplement. Cela ne nuit pas à la plante.

Chroniques

Le Google Pixel 3a au banc d’essai

CHRONIQUE / Google frappe un grand coup avec sa nouvelle gamme de téléphones intelligents « abordables » Pixel 3a, disponibles en deux déclinaisons, soit le modèle à écran de 5,6 pouces et le XL, qui possède un écran de 6 pouces. Pour environ la moitié du prix d’un téléphone haut de gamme Pixel 3, les nouveaux téléphones de Google sauront plaire à un large public. Mais est-ce de bons appareils ?

Avec ces appareils, disponibles depuis quelques semaines, Google s’attaque directement au marché des téléphones abordables et offerts avec des forfaits de base.

Horticulture

Retour aux sources gastronomique

Une nouvelle vague de respect pour l’environnement se déferle sur le Québec et un des «symptômes» de ce mouvement en est un intérêt renouvelé pour les légumes anciens, aussi appelés légumes patrimoniaux. Et pas uniquement au jardin, mais dans la cuisine des meilleurs chefs.

La proposition de l’opération Gardiens de Semences (gardiensdesemences.com) est simple. Un ambassadeur — chef, détaillant ou transformateur — a sélectionné un légume unique dans le catalogue d’un semencier artisanal québécois. La semence choisie est alors proposée à un maraîcher partenaire qui la cultivera spécialement pour son complice. Le trio de gardiens de semences — l’ambassadeur, le semencier et le maraîcher — dispose alors d’un bel outil de communication pour promouvoir la valeur de la biodiversité auprès du grand public et passer un message fort: la biodiversité est essentielle pour l’avenir.

Le choix des ambassadeurs 

Tout cela se jouera surtout dans les entreprises et grands restaurants de la région de Montréal cet été… mais vous, en tant que jardinier amateur, pouvez participer d’une autre façon en cultivant chez vous les légumes choisis par ces experts. Après tout, n’êtes-vous pas curieux de savoir pourquoi les grands chefs considèrent ces légumes si intéressants? En voici une liste partielle des variétés primées de l’opération Gardiens de Semences pour 2019:

Actualité

Des sentiers de souches, de roches et de boue

CHRONIQUE / Qui a dit qu’une piste cyclable devait être toujours lisse et plane? Certainement pas les cyclistes des Sentiers vélo Lévis. Pour eux, il faut des racines, des souches, des roches et de la boue, pas mal de « bouette », dans le chemin !

L’OBNL qui a vu le jour en 2017 développe et entretient un réseau interconnecté de sentiers de vélo de montagne de type « urbain » dans la grande région de Lévis.

Les pneus et les guidons sont larges. On tortille entre les arbres, les ruisseaux et les troncs d’arbre. On joue des freins et des plateaux rapidement selon les obstacles. Moi qui n’avais jamais roulé sur un vélo de montagne, toujours sur des pistes cyclables les plus droites possible. Le défi était d’autant plus grand. 

Difficile pour le Cycliste du dimanche de s’en sortir propre et sans éraflure…

Tout cela en étant la plupart du temps éloigné des routes et de leur trafic automobile.

« Notre approche est différente. De par nos sentiers essentiellement en milieu boisé, nous offrons présentement à la population cycliste régionale plus de 22 kilomètres de pistes balisées et entretenues, et ce, pour le débutant à l’intermédiaire », explique Marc Bouchard, vice-président de l’organisme Sentiers Vélo Lévis.

« À échéance, il sera possible de parcourir plus de 75 kilomètres de sentiers interconnectés. Tout ça, à l’abri des véhicules routiers. »

On ne manque pas d’ambition ! 

Marc Bouchard, un jeune cycliste dans la soixantaine, peut vous en parler du réseau pendant des heures. Et vous faire pédaler aussi longtemps! 

L’approche est même écologique. 

« Notre réseau urbain reste en périphérie des axes routiers importants et aucune route publique ne vient entraver la circulation des cyclistes, dit-il. C’est donc hautement sécuritaire. Ça fait le bonheur de nos nombreuses familles qui viennent emprunter nos sentiers. »

« Comme nous balisons les sentiers, les cyclistes demeurent dedans. Ce n’est pas large un vélo, donc nous n’endommageons pas la nature. Nous réutilisons des matériaux de vieux patios et des troncs d’arbres morts pour construire des ponceaux. »

Parce que justement, pour se faire, ces passionnés doivent obtenir des droits de passage pour ménager des sentiers. Ils sont confrontés aux mêmes réalités que les directions de club de motoneigistes et de quadistes. Un seul propriétaire foncier décide de ne plus les laisser passer et c’est fini. Le circuit est coupé en deux. Le mot d’ordre est de ne pas endommager les bois.

Jean-François Bégin, président des Sentiers Vélo Lévis, a grandi dans ce secteur de Lévis. Il connaît bien les bois et champs qui accueillent les pistes de son organisation. Il est fier de dire qu’elle favorise la pratique sécuritaire de ce sport sans avoir toujours à penser qu’un automobiliste distrait puisse mettre fin à une belle randonnée de vélo assez abruptement merci...

Le respect des droits de passage est vital. On doit s’assurer qu’on ne déborde pas des limites des sentiers, souligne-t-il.

« En théorie, l’accès est gratuit. Cependant, les gens sont invités à verser une contribution volontaire de 20 $ par adulte afin d’assumer une partie des coûts de développement et d’opération des sentiers. Une vignette de membre sera expédiée par la poste. »

Le  lien : https://sentiersvelolevis.ca/


Mon truc du dimanche :

Si vous vous présentez chez un réparateur de vélo en disant que le pédalage n’est pas normal, il va probablement sortir une petite règle qu’on colle à la chaîne. Le spécialiste voudra ainsi la mesurer. Parce que les chaînes s’étirent à force de pédaler. Elles peuvent endommager les plateaux. On doit donc la changer. Une confession? La mienne est certainement trop longue…

Du lundi au dimanche:

À la demande générale, les soirées de vélo à la montagne de Bromont sont de retour cette année ! La remontée ferme un peu plus tard à cinq reprises au courant de l’été. Il reste les soirées du 11 juillet, 25 juillet et du 8 août. Plusieurs autres activités sont proposées dans le cadre de cet événement !


Vos suggestions et commentaires à cplante@latribune.qc.ca.

Twitter : @cplante2

Facebook : facebook.com/claude.plante2

Horticulture

Fleurs de Pâques autour du monde

Au Québec, la tradition de fleurir Pâques n’a pas une très longue histoire, car les fleurs sont absentes de nos champs et forêts si tôt dans la saison. Nous avons plutôt adopté comme symbole de Pâques la fleur des Américains, le lis de Pâques (Lilium longiflorum), vendu en pot. Mais les premiers lis de Pâques ne furent introduits au Québec qu’au début du 20e siècle.

Dans d’autres pays, il y a des fleurs plus intimement associées à Pâques, des fleurs utilisées pour décorer notamment les églises durant la Semaine sainte, et ce, depuis des siècles. D’ailleurs, ce sont souvent des reliques de traditions encore plus anciennes, avant même la mort de Jésus et issues des fêtes du printemps païennes. En voici quelques-unes.

Le bourlingueur

Sur les dunes en planche à sable

CHRONIQUE /«Et maintenant, vous vous levez et vous descendez la dune », a lancé l’instructeur de planche à neige (à sable), à San Pedro de Atacama, au Chili. Les touristes inexpérimentés, les pieds contraints par les fixations, regardaient avec scepticisme la dénivellation un tantinet vertigineuse. Personne ne se portait volontaire pour se lancer en premier.

L’activité est populaire dans les déserts d’Amérique du Sud. En planche à neige ou en toboggan, on dévale les dunes de sable sous un soleil de plomb. Souvent, c’est de l’expérience de Huacachina, au Pérou, qu’on entend le plus parler. N’ayant pas fait d’arrêt dans le désert au Pérou, cette activité me fascinait toujours.