Comment la Route verte a fait la réputation du Québec

Vélo

Comment la Route verte a fait la réputation du Québec

Sarah-Émilie Nault
Vélo Mag
En 1995, la toile d’araignée de la Route verte a commencé à s’étendre dans tout le Québec. Vingt-cinq ans plus tard, ce fabuleux itinéraire cyclable fait pas moins de 5300 km. Histoire de souffler ses 25 bougies, Vélo Mag laisse la parole aux enthousiastes qui ont pensé, construit, entretenu, encouragé, sauvé la Route verte… sans oublier ceux qui l’utilisent et bénéficient de cet incontestable levier économique. La Route verte a également accompli un autre exploit : réunir toutes les couleurs politiques autour d’un même projet. Portrait en onze personnalités et une unité de vision.

Michel Archambault, titulaire-fondateur de la Chaire de tourisme Transat de l’UQAM

Un catalyseur de développement économique

« La Route verte et le cyclotourisme jouent un rôle de catalyseurs de développement économique pour plusieurs régions, les reliant entre elles – elles et une foule d’acteurs. La Route verte fait office de colonne vertébrale dans le positionnement des activités estivales de certaines régions du Québec en permettant aux auberges, magasins et commerces de s’adresser à une clientèle gourmande (circuits et forfaits incluant hébergement, sous-produits du vélo et activités d’attraction) », observe le professeur émérite du département d’études urbaines et touristiques Michel Archambault.

Le logo de la Route verte a contribué à ce que le Québec s’installe sur les marchés touristiques intérieurs et étrangers. En 2015 seulement, les dépenses touristiques des cyclistes au Québec étaient estimées à 700 millions $, dont 110 millions attribuées à ceux provenant de l’extérieur du Québec.  

En reconnaissant la Route verte comme l’une des initiatives marquantes dans le domaine du cyclotourisme au cours de la dernière décennie, le National Geographic lui a apporté la consécration à l’étranger.

La Route verte toutes couleurs unies

Vélo

La Route verte toutes couleurs unies

Jean-François Pronovost
Vélo Mag
Un projet de l’envergure de la Route verte n’aurait jamais pu démarrer et se développer adéquatement sans un appui technique et politique des gouvernements québécois qui se sont succédé depuis 1995. Des fonctionnaires ont contribué à ce que le ministère des Transports soutienne la Route verte et fasse progresser les pratiques de cet ancien ministère de la Voirie vers ce qui s’approche davantage de la mobilité durable. Une véritable révolution ! Ce projet a même suscité l’adhésion de l’ensemble de l’Assemblée nationale.

La Route verte est lancée en juin 1995 sous la gouverne de Jacques Parizeau, du Parti québécois, assisté de son adjoint parlementaire à la Jeunesse, Gilles Baril, et de son ministre des Transports, Jacques Léonard. L’inauguration internationale de la Route verte est quant à elle célébrée en 2007, cette fois par le gouvernement libéral de Jean Charest.

Dans différents contextes ou lors d’hésitations gouvernementales, des ministres ou des députés, toutes formations confondues, appuient la Route verte et l’idée que cette réalisation incarne la vitalité économique des régions, la santé et une manière concrète d’améliorer la qualité de vie des Québécois. Et cela à peu de frais ! Jacques Baril, député d’Arthabaska et ministre délégué aux Transports sous Guy Chevrette et Serge Ménard, est un de ceux-là. Pour SA région des Bois-Francs, la Route verte est une façon d’amener des visiteurs à s’imprégner de la ruralité ; pour le Québec, elle est une façon de mesurer l’immensité du territoire. C’est cet homme de la terre qui, en 1999, annonce le premier programme de financement au développement de la Route verte et, en 2001, met fin à la tarification de 10 $ sur les sentiers cyclables, dont quelques-uns sont des portions de la Route verte.

Condensé d’asphalte, de sentiers et de gravelle dans les Laurentides

Vélo

Condensé d’asphalte, de sentiers et de gravelle dans les Laurentides

Maxime Bilodeau
Vélo Mag
Peu importe votre allégeance cycliste, les Laurentides vous réservent d’agréables surprises. Il suffit, en fait, d’aimer pédaler. 

Mont-Tremblant en compagnie virtuose

Félix Burke est un fakir. Devant moi, l’athlète de 22 ans lévite au-dessus des sentiers de Mont-Tremblant. Que les 65 km du réseau soient détrempés ne semble même pas lui occuper l’esprit ; les roches, racines et autres babyheads, nombreuses, défilent sous les pneus de son Rocky Mountain comme si elles n’étaient que de vulgaires fissures dans l’asphalte. La preuve : le Tremblantois entretient sans peine une conversation avec votre humble serviteur, véritable empoté de la chose cramponnée. Le pédalage de ce spécialiste sur ces pistes techniques (néophytes, s’abstenir) est une ode à l’agilité.

La Rive-Sud en toute liberté

Vélo

La Rive-Sud en toute liberté

David Desjardins
David Desjardins
Collaboration spéciale
HORS-PISTES / Pour celles et ceux qui, comme moi, ont l’habitude de presque toujours partir rouler de la maison du côté nord du fleuve, la Rive-Sud est souvent rayée de l’éventail des possibilités. Parce qu’il y a déjà tellement à faire au nord. Et puis, disons-le : because le pont.

Franchir la vénérable passerelle à cantilever n’est certainement pas l’expérience cycliste la plus zen qui soit, mais c’est moins pire que c’en a l’air. Trop craintifs, malgré tout? Mettez les vélos dans l’auto et traversez par voie motorisée (ou par le traversier) si vous ne résidez pas déjà de ce bord du Saint-Laurent qui fourmille de routes secondaires, de rangs et de chemins où l’on peut s’immerger dans la campagne et fuir les pistes cyclables parfois très encombrées. 

Car la beauté et la qualité générale du réseau dédié au cyclisme sur la Rive-Sud s’accompagnent de l’habituelle rançon de la gloire : le trafic.

On peut toutefois en emprunter des tronçons, s’en éloigner pour mieux plonger dans la campagne, puis y revenir. L’essentiel de cette chronique tient à cette idée : vous proposer non pas seulement des parcours, mais des secteurs, des routes où vous aventurer et qui constitueront l’épine dorsale du drôle de squelette que vous dessinerez sur une carte (réelle ou mentale) avant de donner vos premiers coups de pédale.

Entre deux Saints

Par exemple, pour sortir de Saint-Nicolas, vous pouvez tout aussi bien foncer sur la 132 vers l’ouest : l’accotement y est généralement sécuritaire. Ou alors vous pouvez remonter la route des Rivières par la piste cyclable qui la longe. 

L’objectif est cependant le même : partir à la découverte d’un superbe secteur, situé entre Saint-Nicolas et Saint-Étienne, traversé de routes magnifiques où l’on se pince parfois tellement le décor est splendide.

L’appel de la forêt

Vélo

L’appel de la forêt

David Desjardins
David Desjardins
Collaboration spéciale
HORS-PISTES / C’est dans la boue que je suis tombé amoureux du vélo. D’abord enfant, en démolissant mes premières montures bien mal adaptées aux sentiers boisés derrière chez moi. Puis en sautant à bord du train du vélo de montagne alors qu’il venait tout juste de quitter la gare, en 1987, au début de mon adolescence. Un tiers de siècle plus tard, après m’être passionné pour la route, le cyclocross et maintenant le gravel bike, mon plaisir du vélo de montagne est non seulement intact, mais ravivé par la qualité du terrain de jeu à notre portée.

Les sentiers n’ont jamais été aussi bien conçus, aménagés et entretenus qu’aujourd’hui.

La chose est particulièrement vraie à Québec. En quelques minutes, on y a accès à certains des meilleurs réseaux de la côte est nord-américaine : Vallée Bras-du-Nord à Saint-Raymond, sentiers du Moulin à Lac-Beauport, le mont Sainte-Anne et finalement, E47 (pour Empire 47), à Lac Delage.

Idéal pour l’initiation

À seulement quelques minutes du centre-ville, ce centre s’est développé autour d’une idée : forger la prochaine cohorte de cyclistes de montagne. Le terrain a été développé en conséquence : on peut y débuter de manière totalement sécuritaire, sur des sentiers dénués d’obstacles, pour ensuite faire son chemin, étape par étape, jusqu’à des pistes pour experts, comprenant des sauts et des passages rocheux réservés aux junkies d’adrénalines et autres talentueux insouciants.

Si vous n’avez guère envie de jouer les Icare du pneu à crampons, l’offrande de niveau intermédiaire est si brillamment représentée que vous pourrez arrêter là votre progression sans avoir le sentiment d’être un raté.

Au contraire. Ici, tout est orienté autour du plaisir, peu importe le niveau.

«Nous avons des sentiers très faciles, des sentiers d’habiletés pour tous les âges et tous les niveaux, deux descentes de pratique de virages et de sauts [jumplines] : notre objectif, c’est vraiment de ramener au sport ceux qui l’avaient quitté et d’initier les nouveaux venus, peu importe l’âge», expose Louis Boissinot, président du conseil d’administration de E47.

Le vélocamping au Québec en 5 destinations

Vélo

Le vélocamping au Québec en 5 destinations

Maxime Bilodeau
Vélo Mag
De vastes forêts et des labyrinthes de chemins où se perdre, le Québec n’en manque pas. Pour vous en convaincre, voici cinq destinations de vélocamping («bikepacking») dans la province.

1— L’île d’Anticosti

Oui, Anticosti est difficilement accessible. Certes, l’île ne croule pas sous le poids de la présence humaine (la rumeur veut qu’il y ait 500 fois plus de chevreuils que d’Homo sapiens). Reste qu’en matière de bikepacking , elle demeure véritablement une destination de choix au Québec. Pour découvrir ce gros morceau de roche de 7900 km2, deux options parmi tant d’autres. La première : s’engager sur les « routes » secondaires qui partent ici et là à partir de la Transanticostienne, puis se laisser porter par l’aventure. La seconde : explorer les plages et le littoral. L’un n’exclut pas l’autre.

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Cinq petits bijoux qui passent souvent sous le radar des cyclistes

Vélo

Cinq petits bijoux qui passent souvent sous le radar des cyclistes

Maxime Bilodeau
Vélo Mag
Le Québec regorge de petits bijoux, bitumés ou non, qui passent trop souvent sous le radar des cyclistes. Vélo Mag en a déniché cinq à visiter cette saison.

1. Outaouais: revisiter un classique

Le tour du lac McGregor fait office de classique dans la communauté cycliste outaouaise. Du secteur Gatineau de la ville éponyme, on parle d’une randonnée vallonnée d’environ 60 km sur des routes somme toute peu achalandées. Deux perles rares échappent cependant à l’attention de plusieurs bouffeurs de bitume : les chemins Blackburn et du Rubis. « Auparavant, il fallait absolument y venir en gravel bike, étant donné leur surface en gravier. Ce n’est heureusement plus le cas ; ils ont été asphaltés récemment », explique Jean Roy, membre du club cycliste Vélo Plaisirs.

Vélo: trio de garnotte à découvrir au Québec

Vélo

Vélo: trio de garnotte à découvrir au Québec

Maxime Bilodeau
Vélo Mag
Le principal « défaut » du gravel bike, c’est que la discipline est encore très jeune, du moins au Québec. Résultat : il existe peu d’itinéraires connus pour pédaler dans les chemins de traverse de la province. Ce qui n’a pas empêché Vélo Mag de vous en dégoter trois solides. Inutile de nous remercier.

1. L’arrière-pays de Victoriaville: pour mollets affûtés

  • 107 km
  • 2900 m de dénivelé positif
  • Prévoir 5 heures
  • 85 % de l’itinéraire non asphalté
  • Niveau de difficulté de 9 sur 10
  • Circulation anecdotique
La Côte-de-Beaupré en trois tableaux

Vélo

La Côte-de-Beaupré en trois tableaux

David Desjardins
David Desjardins
Collaboration spéciale
HORS-PISTES / Ce n’est pas l’affiche de bois avec son nom gravé dessus qui nous indique qu’on met la roue dans Cap-Tourmente. C’est le paysage. Dans les lisières autour du déploiement de terres agricoles qui se bute au cap de la vieille côte de la Miche, le feuillage des arbres a trouvé ses reflets argentés, tranchant avec le bleu du ciel. 

Les champs touffus font la vague, portés par les vents. Les maisons paraissent soudainement plus petites, comme pour s’ajuster à la majesté du décor.

La route nouvellement pavée passe sous les frondaisons d’un bosquet, puis s’ouvre vers la pointe, le fleuve. Des oiseaux, partout, qui chantent, piaillent; on a envie de les imiter tant c’est beau ici. En tournant vers la droite, passé l’entrée de la Réserve nationale de la faune, la route est à ce point fracassée que la flore y reprend ses droits, faisant des veines de chlorophylle au bitume.

Le pilotage redevient agréable à Saint-Joachim. Peut-être le village le plus triste de la Côte-de-Beaupré. Comme s’il avait abandonné toute velléité de briller devant l’éclat du Cap, ployant aussi sous le regard impérial du mont Sainte-Anne, qui se dresse au nord-ouest.

On le quitte sans y penser. Comme on traverse une ville inconnue la nuit.

Royale avenue

La Côte-de-Beaupré est toute en contraires. Comme si on avait fait s’affronter tout ce que le génie humain peut produire de beau et d’horrible. Le mail zombie du boulevard Sainte-Anne s’oppose aux maisons centenaires, les condos en série au bord du fleuve injuriant à leur tour les caveaux à légumes de l’avenue Royale et ses grands arbres sous lesquels on peut rouler sans trop avoir à se méfier du soleil. Ni du vent, d’ailleurs, dont on est bien abrité entre le Petit Pré, à L’Ange-Gardien, et l’entrée de Sainte-Anne-de-Beaupré.

J’ai parcouru l’avenue Royale au moins mille fois et le charme opère encore. Beauport possède un charme sauvage de village dans la cité. Dès qu’on passe Boischatel, c’est la campagne qui reprend ses droits. Le décor en pente dans lequel sont alignées les vignes à L’Ange-Gardien mérite qu’on ralentisse l’allure : derrière les maisons et les bâtiments, subsistent les fiers défenseurs de ce qui fut le garde-manger de la Nouvelle-France.

Un peu après Château-Richer, on croise une ferme de bœufs Highland. Le toit en taule rouge. J’y ai déjà vu un jeune chevreuil traverser la route devant moi lors d’une sortie au petit matin. On a le sentiment, ici, d’être si loin et pourtant si près de chez soi.

Les semi-remorques vrombissent au bout de la terre, on les voit filer dans l’horizon, le fleuve derrière.

Regarder de haut

Il faut voir la Côte-de-Beaupré d’en haut pour bien l’apprécier, mais ce n’est pas une mince affaire. Surtout pour se hisser vers Saint-Achillée, puis aboutir dans un village au silence oppressant, digne d’un récit d’horreur. Juste à côté, Saint-Ignace offre une vue splendide que l’on obtient cependant au prix d’un lourd tribut, ses pentes étant redoutables. La route menant vers le camping de la plage Fortier est dure, mais ses pourcentages moins prohibitifs, et le retour se fait dans une interminable descente dans laquelle je n’ai freiné qu’une fois dans ma vie, pour m’approcher d’un renard un peu pelé au bord de la route. J’étais tout chose de le voir là : naïf, voire un peu con, comme le Petit Prince.

Mais le plus beau point de vue est depuis la côte Sainte-Anne. Les plus tendres du mollet l’aborderont depuis Beaupré : c’est là que la grimpe est la moins punitive. La route se déroule ensuite en vallons pour plonger vers l’avenue Royale à quelque 20 %. De quoi user vos freins et vos nerfs, mais votre esprit est encore engourdi par le spectacle qui lui a été offert : l’île d’Orléans, majestueuse, les pieds plongés dans une eau qui s’est retirée de la côte pour lui faire un large liséré vert émeraude.

+

RAVITO

Mon ami Jeff déplore que je parle peu des casse-croûtes sur mes parcours et me propose chaudement le 3 Saisons, jouxtant le camping Lac-aux-Flambeaux, à Château-Richer. Même village : le nez pâtissier repérera facilement l’odeur des croissants s’échappant de chez Praline et Chocolat. Vous ne regretterez pas un arrêt ici et voudrez y remplir vos poches avant de rentrer. Les Trois Becs, à Beaupré, propose des menus du midi maintes fois testés et approuvés. Si vous avez oublié votre masque, vous ne mourrez pas de faim pour autant : les services au volant abondent sur le boulevard Sainte-Anne juste avant la Basilique.

10 sentiers où faire ses premières armes en vélo de montagne

Vélo

10 sentiers où faire ses premières armes en vélo de montagne

Gilles Morneau
Vélo Mag
Enfin, vous vous êtes décidé : vous vous lancez dans le vélo de montagne. Ces dix sentiers soigneusement sélectionnés par Vélo Mag et nos conseillers locaux conforteront votre choix.

1- Saint-Raymond : Vallée Bras-du-Nord, secteur Shannahan 

Combo des deux chutes 

S’initier sur un sentier large et facile, c’est plaisant, et quand on le fait dans un paysage à couper le souffle, l’expérience devient inoubliable ! Le Sentier Delaney mène à la fameuse chute du même nom, une des plus hautes au Québec, objectif tout à fait approprié pour les jeunes. Au retour, la Grande Évasion, un brin exigeante, offre davantage de flow et conduit à l’autre illustre chute, la chute à Gilles, où on peut pique-niquer dans un décor inspirant. Ces pistes longent le secteur bonbon (sentiers Tire d’érable, Beurre d’érable et Sucre d’orge), qui demande un certain bagage mais qu’on apprécie pour ses tracés sinueux hyper fluides et son sol sablonneux dépourvu de racines et de roches.

Services : randonnée, canot, kayak, via ferrata, canyoning, hébergement en camping (sans services), yourtes, refuges ou chalets (on recommande particulièrement Le Petit Loup !).

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Boucles portneuvoises

Vélo

Boucles portneuvoises

David Desjardins
David Desjardins
Collaboration spéciale
HORS-PISTES / J’ai découvert le comté de Portneuf en le roulant. Et je suis loin d’avoir fini. Il y a quelques semaines, arrivant de Saint-Raymond, j’empruntais pour la première fois la route de Corcoran qui mène à celle de la Chute-Panet. Cette dernière longe la rivière Sainte-Anne et de paisibles forêts de conifères avant d’obliquer vers le rang du même très saint prénom où j’ai reconnu le parcours du défunt Grand Prix Cycliste de Saint-Basile (ravivant le souvenir d’un jour de course caniculaire à laquelle ma nostalgie prête des proportions homériques). 

Mais cette rubrique n’est pas un recueil de rangs méconnus autant qu’une introduction aux parcours classiques, destinés à celles et ceux qui souhaitent fuir, pour un moment, le chahut des pistes cyclables.

Aux portes du comté

Ma première proposition d’une quarantaine de kilomètres débute tout juste en dehors de Portneuf, soit à Saint-Augustin-de-Desmaures. Quiconque n’a jamais mis le pneu sur le chemin du Roy, dans ce secteur, devrait s’empresser d’y remédier. Une fois la vertigineuse côte Gagnon franchie, la topographie est plutôt compatissante.

Mais comme souvent sur ces routes en marge, l’effort se noie dans la beauté et on a peine à croire qu’on est ici à quelques minutes de voiture de la ville, le décor agricole convolant en très justes noces avec le littoral pour former un couple qui respire la sérénité. J’aime venir ici très tôt l’été, en période de canicule, pour éviter la chaleur du jour. En août, les cigales hurlent comme des perdues et le soleil chauffe les champs à blanc.

Une petite bosse abrupte nous attend au bout. Jetez un œil côté nord sur les jolies maisons, puis au sud, en bas, sur les marais.

Direction la 138 vers Neuville, que l’on repave en ce moment. Laissez-vous porter au bas de la côte et entrez dans le village par la rue des Érables, que vous vous ferez une joie de traverser de bout en bout en admirant ses nombreuses maisons patrimoniales.

Puis, de retour sur la 138, traversez la route et empruntez Belleau pour rejoindre la très fluviale Vauquelin. Le quartier est résidentiel, la route paisible longe mollement le Saint-Laurent avant de remonter. La route 365 à cette intersection vous permettra de passer de l’autre côté de Félix Leclerc : attention aux voitures qui émergent de la bretelle du côté nord. Mais tout juste après, virez à droite sur le 2e Rang et vous retrouverez la quiétude. Il ne se passe rien ici. Surtout pas à la Cabane à sucre Chabot, désertée. Au bout, vous virez pour retraverser l’autoroute, mais cette fois, le spectacle qui vous attend est grandiose, car en glissant vers le fleuve, sur la route Gravel, vers le village de Neuville où vous étiez un peu plus tôt, vous aurez droit à une des vues les époustouflantes du fleuve dans ce secteur. Comme si vous plongiez dedans.

Pour terminer, vous pouvez reprendre le chemin du Roy, si vous n’avez pas peur de regrimper la côte Gagnon. À cette hauteur, l’accotement est très large sur la 138 et le retour se fait rapidement. Dans le village, c’est une autre affaire : soyez prudents.

Ami cycliste, amie cycliste, lève ton verre (d’eau) !

Vélo

Ami cycliste, amie cycliste, lève ton verre (d’eau) !

Benoît Lamarche, Ph. D.
Université Laval
Catherine Trudel-Guy, Dt.P.
Université Laval
Reconnaître ses besoins en hydratation en fait suer plusieurs. L’importance de bien s’hydrater fait d’ailleurs couler beaucoup d’encre chez les sportifs. Augmentation des battements cardiaques, fatigue musculaire, hyperthermie, voilà des symptômes qui peuvent s’abattre sournoisement sur tout cycliste mal hydraté, même le plus expérimenté. Quels sont les impacts réels d’une hydratation réussie et de son contraire sur la performance sportive à vélo ? Abreuvons-nous des plus récentes recherches en la matière.

Qui ne rêve pas de gravir les plus rudes ascensions plus rapidement que ses amis Strava ? Si le fait de se déshydrater permet de jeter du lest au moment critique, cette approche est intrépide et non sans risque. Passe peut-être pour le cycliste professionnel bien entouré d’une équipe médicale, mais pour le cycliste dit récréatif ?

Les données quant à l’importance d’une saine hydratation sont pourtant implacables. Par exemple, boire suffisamment durant un effort de plus de deux heures, c’est-à-dire entre 0,5 et 1 L/h pour une personne de 70 kg, pourrait améliorer la performance d’au moins 3 %1. Sur une course de six heures, cela représente un gain de 10 minutes ! 

Aussi, une étude réalisée sur des cyclistes récréatifs a révélé que les réserves de glycogène musculaires s’épuisaient 24 % plus rapidement chez les cyclistes déshydratés que chez ceux qui étaient bien hydratés2. Compte tenu du rôle crucial du glycogène comme substrat énergétique lors d’efforts prolongés, voilà une situation non souhaitable. 

Finalement, une étude a comparé les impacts sur la performance d’une consommation prescrite d’eau par rapport à une consommation au choix au cours d’une épreuve de 30 km, durant laquelle les cyclistes alternaient tous les 5 km entre intensité élevée (100 %) et modérée (50 %). Boire de façon prescrite à chaque kilomètre améliorait l’équilibre hydrique, surtout en fin de parcours, et augmentait également la puissance (watts) générée par les athlètes, comparativement à boire ad lib.3 

On recommande donc de boire régulièrement et à des périodes fixes pendant des efforts prolongés. Or est-ce que ce principe de régularité s’applique à tous ? Il semble bien que non. D’abord, il est bien démontré que les hommes transpirent davantage que les femmes, surtout avec l’âge. Et que dire de la génétique, qui influence le taux de sudation lors d’effort tant sur le plan du volume de liquide perdu que sur celui de la quantité de sel présente dans chaque goutte de sueur ? Sachant que trop s’hydrater peut malencontreusement causer des troubles digestifs et de l’hyponatrémie (diminution drastique et dangereuse du sodium dans le corps), les habitudes d’hydratation doivent inévitablement prendre en considération les caractéristiques et préférences individuelles des cyclistes, l’environnement extérieur ainsi que l’intensité et la durée de l’effort. Comme quoi trop, c’est comme pas assez !

Si vous voulez ajouter de la précision à votre hydratation, pesez-vous avant et après une sortie de 60 minutes. La recommandation est d’un bidon par kilogramme de poids perdu dans des conditions normales ; il faudra évidemment adapter votre hydratation en tenant compte de la chaleur, de l’humidité de même que de l’intensité de votre sortie

On sait bien que la bonne humeur a des impacts positifs sur la performance. Par contre, peu savent qu’un état de déshydratation peut à lui seul engendrer une humeur maussade4. La prochaine fois que vous roulerez en peloton, rappelez-vous que le bidon d’eau oublié à la maison peut vous rendre marabout ! À la différence du coureur, le cycliste n’a aucune excuse pour manquer d’eau et de liquides, puisqu’il a la possibilité de s’autosuffire en ravitaillement. Au final, des bidons bien remplis comportent plus d’avantages que d’inconvénients. 

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CONSEIL

De l’eau pure suffit à garantir de la vigueur sur des sorties de moins de deux heures. Il faut cependant y ajouter des glucides et des électrolytes si on veut maintenir la cadence sur une plus longue durée.

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Gaspésie à vélo : rangez les sacoches. Prêt ? Pédalez !

Vélo

Gaspésie à vélo : rangez les sacoches. Prêt ? Pédalez !

Maxime Bilodeau
Vélo Mag
La Gaspésie à vélo n’est pas réservée qu’aux amateurs de cyclotourisme, tant s’en faut ! Dans les chemins de traverse, sur route ou sur les plages, cette région a de quoi plaire à tous les types de cyclistes, y a constaté Vélo Mag.

La Matanie : paradis du vélo de gravelle ?

Qu’est-ce que je regrette de ne pas avoir emporté mon vélo de garnotte ! À peine ai-je pédalé quelques kilomètres sur les routes 100 % asphaltées d’une boucle d’environ 110 km reliant Matane, Sayabec et Baie-des-Sables que je constate mon erreur. C’est que dans La Matanie et la vallée de la Matapédia, les chemins graveleux ou cahoteux sont rois. Dès mon départ sur la route 195 en direction de Sayabec (prononcer « sé-bec »), j’en croise un certain nombre qui mènent droit à de paisibles hameaux de quelques centaines d’habitants. L’escapade en sera ponctuée tout du long.

Inséparables, même à vélo

Vélo

Inséparables, même à vélo

Claude Plante
Claude Plante
La Tribune
Réal Dostie et Jocelyne Blais sont inséparables, même à vélo. Ce couple de retraités de Sherbrooke circule en tandem depuis 20 ans.

C’est une question d’harmonie dans la vie conjugale, lance M. Dostie, un homme à la longue barbe blanche.

« Quand tu fais du vélo à deux, il y en a toujours un qui va moins vite que l’autre. Généralement, le plus rapide doit attendre», explique-t-il, sans préciser qui des deux a moins de vélocité. «Avec un tandem, nous n’avons pas  ce problème.»

«Là, nous pédalons ensemble à la même vitesse. C’est une vraie activité de couple!»

Réal Dostie avait prévu le coup il y a 20 ans quand il s’était procuré ce vélo deux places. La bécane devait pouvoir évoluer dans le temps. «J’ai acheté un tandem avec un très bon cadre», se souvient l’homme de 71 ans.

«Comme ça, nous avons pu changer les composantes qui roulent quand elles sont trop usées. C’est un vélo qui porte bien et sur lequel le vent à moins d’emprise. Comme tu es deux sur le vélo, il est plus pesant. Nous avons déjà atteint 90 kilomètres/heure dans une descente…»

Le couple Dostie-Blais a voyagé à plusieurs endroits au Québec et aussi aux États-Unis. On privilégie les pistes cyclables et les routes moins achalandées. Il se souvient d’une randonnée de cyclotourisme qui les avait menés de l’autre côté de la frontière, pour revenir par la Montérégie, il y a quelques années. 

«Nous avions notre équipement avec nous sur nos vélos. Nous cherchions des campings, mais ils ne sont pas tous adaptés pour les cyclistes. Nous nous retrouvions entre deux motorisés avec notre petite tente à terre», se remémore-t-il.

«De nos jours, plusieurs terrains de camping sont mieux adaptés pour les cyclistes.»

Aujourd’hui, les randonnées sont moins longues, mais on prend plus le temps de savourer chaque kilomètre, enchaîne-t-il. 

«Nous allons moins loin. Et on fait moins de camping aussi. Mais on prend le temps. Le temps de regarder et de sentir. Nous arrêtons dans une épicerie et nous faisons un petit pique-nique. Nous sommes devenus des contemplatifs!»

«Il y a l’âge. Nous sommes plus à l’écoute de notre corps. Je me souviens d’avoir subi un coup de chaleur. Il faisait très chaud et nous étions à Magog. Il nous restait 30 ou 35 kilomètres à parcourir. Et il y a des côtes…»

Réal Dostie réclame qu’on aménage plus de pistes cyclables sur le territoire. Il verrait d’un bon œil la réalisation de la piste cyclable qui relierait Sherbrooke à Saint-Joseph-de-Coleraine. Rappelons que le tronçon de 94 kilomètres, sur une ancienne voie ferrée, partirait du Marché de la Gare de Sherbrooke en passant par Ascot Corner, East Angus, Dudswell, Weedon et Disraeli pour aller s’arrêter au sentier des trois-monts à Saint-Joseph-de-Coleraine. On apprenait l’an dernier que les retombées annuelles seraient de 7 M$, selon les promoteurs.

«Ça serait une bonne idée pour la région. Mais nous sommes déjà bien équipés. On peut aller à partir de Sherbrooke à Montréal sur un bord et à Québec sur l’autre», analyse-t-il.

«Les temps ont changé. Quand nous avons commencé à faire du vélo sur les pistes cyclables au Québec, il fallait payer sa vignette.»

Enfin, s’il avait un conseil à formuler aux autorités, M. Dostie suggérerait qu’on asphalte systématiquement les accotements des routes. On donnerait plus de place aux cyclistes pour rouler sans être sur la chaussée et on protégerait le pavage contre les poids lourds de la route.

QC.MTB.Girls : des filles de vélo de montagne passionnées

Vélo

QC.MTB.Girls : des filles de vélo de montagne passionnées

Judith Desmeules
Judith Desmeules
Le Soleil
Depuis quelques années, la popularité du vélo de montagne a grimpé en flèche. Amateurs ou professionnels sont nombreux sur les pistes du Québec. Le groupe QC.MTB.GIRLS (QMG) a vu le jour en 2016, il assiste à cette croissance depuis les premières loges.

«Le groupe était innovateur en 2016 parce qu’il n’y avait pas grand-chose à ce moment-là, à part les clubs compétitifs. Depuis, il y a tellement d’offres similaires qui se créent», raconte la fondatrice, Alexe Lacroix.

Ce groupe-là, qui a vu le jour sur Facebook d’abord, rassemble les femmes. Celles qui étaient motivées à apprendre, mais qui traînaient de la patte dans les groupes composés majoritairement d’hommes.

«Dans l’approche du vélo de montagne, c’est différent. Une fille n’apprend pas de la même façon, il y a une motivation différente. Elles ne sont pas toujours capables de suivre les gars donc elles finissent par abandonner le sport parce que c’est trop exigeant.»

Avec QMG, pas question d’abandonner. Les femmes apprennent ensemble et se motivent entre elles.

«C’est une communauté, à partir du moment que tu fais du vélo de montagne, tu fais partie de la gang. Tu as juste besoin d’un vélo et de la passion.»

Les débuts

Alexe est une ancienne athlète de compétition de vélo de descente (DH), elle se trouvait sur les lignes de départ pendant plusieurs années. En 2011, après plusieurs blessures, elle a décidé de laisser de côté les courses, mais elle était loin d’accrocher son vélo.

«Ç’a été comme un deuil, c’était une belle communauté, ça regroupait le peu de filles de sports plus extrêmes. On apprenait l’une de l’autre, je trouvais ça plate de perdre cette ambiance-là.»

L’idée d’un groupe de MTB (mountain bike) à Québec est née. Alexe remarquait déjà que de plus en plus de femmes choisissaient le vélo de montagne comme sport. Elle se retrouvait dans les pistes «moins intenses» (elle a choisi de pratiquer davantage le cross-country) et croisait de nouveaux visages.

Comment trouver le vélo de ses rêves

Vélo

Comment trouver le vélo de ses rêves

Myriam Boulianne
Myriam Boulianne
Le Soleil
Alors que la saison estivale est sur le point de commencer, plusieurs Québécois aimeraient s’adonner à la pratique du vélo, soit pour s’initier, soit pour simplement changer leur vieille «bécane». Jacques Sennéchael, rédacteur en chef de Vélo Mag, nous conseille sur les questions à se poser avant d’effectuer cet achat.

«De quoi ai-je besoin?»

C’est la première question que tout éventuel acheteur devrait se poser. Avant de mettre les pieds dans un magasin de vélo, un travail d’introspection est préconisé. Quelle pratique du vélo m’intéresse? Le vélo de route, de montagne, de ville, de pistes ou de cyclotourisme? Une fois notre choix effectué, cela réduit instantanément nos options.

M. Sennéchael suggère ensuite d’affiner nos critères afin d’éliminer d’autres options. Par exemple, veut-on encourager un produit fabriqué localement? Quelle esthétique désire-t-on? Et bien sûr, quel est notre budget? Il recommande d’ailleurs de toujours se réserver un montant pour «les à-côtés indispensables», tels que le cadenas, le casque, la mécanique de base et les vêtements appropriés.

«Plus on rajoute de critères, plus les choix de vélos vont se réduire», d’où la technique de l’entonnoir préconisée par M. Sennéchael.

Une fois dans la boutique

Il déconseille l’achat d’un vélo dans les quincailleries. Il suggère plutôt de choisir une boutique de vélo ou un magasin spécialisé dans les activités de plein air. Les vendeurs auront plus d’expertise pour vous conseiller et vous guider. «Ils prendront également le temps d’ajuster la hauteur de la selle et le guidon à votre taille», ajoute M. Sennéchael.

Aussi, n’hésitez pas à demander d’essayer les vélos en «démo» afin d’avoir une idée plus précise. Certains fabricants organisent même des journées «démo» où il est possible d’en louer un pour la journée. «Ça ne coûte rien d’essayer. Ce sont des petits avantages qu’on ne connaît pas forcément, mais qui peuvent nous aider», poursuit-il.

Le prix minimal à débourser pour un (bon) vélo hybride neuf varie entre 500 et 600 $. Malgré son coût élevé, il assure que contrairement à une voiture, un vélo, s’il est bien entretenu, a moins besoin de réparations, donc de frais à débourser par la suite.

Acheter neuf ou usagé?

L’avantage principal de se procurer un vélo usagé est au niveau du prix, confirme M. Sennéchael. Même s’il affirme qu’on trouve d’excellentes occasions de vélos usagés, il recommande de bien vérifier toutes les pièces du vélo en question.

Est-ce que les pneus sont secs? Ce qui signifierait que le vélo a été inutilisé pendant longtemps. Est-ce que les pneus sont usés? Est-ce que la chaîne est rouillée et craque? Est-ce que le passage des vitesses se passe bien? Est-ce que le pédalier est fluide? Quand je tourne les roues, est-ce qu’elles sont droites?

«Parfois, ce sont des vélos que les pièces n’ont pas la même durée de vie qu’un vélo neuf. Mais ça peut être une bonne alternative si on n’est pas attaché au dernier détail à la mode», conclut M. Sennéchael.

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Cinq conseils avant de se lancer

Vélo

Cinq conseils avant de se lancer

Claude Plante
Claude Plante
La Tribune
Les premiers kilomètres à vélo peuvent être déterminants pour la poursuite d’une saison longue et plaisante sur deux roues. Pour ce faire, vaut mieux être bien préparé. Voici quelques conseils à observer.

Idéalement, vaut mieux avoir fait un peu d’exercice avant la saison de vélo. Comme la marche, la raquette ou le ski de fond, histoire d’avoir fait bouger le bas du corps. Les premiers tours de pédalier seront moins pénibles.

Choisir un vélo ajusté à son gabarit et ses besoins. Trop souvent, la position du cycliste n’est pas adéquate. Par exemple, la selle est trop basse, ce qui ne permet pas une amplitude maximale du mouvement des jambes. Aussi, pourquoi choisir un vélo équipé d’amortisseurs et de pneus larges quand on ne circule que sur des pistes cyclables asphaltées et sans obstacles? Évitez de surcharger le véhicule avec des sacoches inutiles. Bien nettoyer et huiler sa chaîne pour éviter la friction en pédalant.

Les vêtements de vélo sont souvent dispendieux. Si on ne peut s’en procurer, il est préférable de choisir des vêtements de sport. Les jeans n’ont pas été inventés pour les cyclistes…

Penser à s’hydrater et à s’alimenter en fonction de l’effort. L’eau convient la plupart du temps. Pour les distances plus longues, certains préparent des recettes maison qui incorporent par exemple du sirop d’érable, un peu d’agrumes et du sel. Des noix et des fruits séchés peuvent constituer une bonne collation énergisante.

Les premières sorties seront pénibles pour le fessier. La largeur, la longueur ou le rembourrage de la selle n’y changeront rien. Le meilleur conseil? Commencer par de courtes, mais fréquentes sorties sur la bécane. Les muscles endoloris vont obtempérer…

Bonne saison! #leteseravelo  

Le vélo à son meilleur

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Le vélo à son meilleur

Roxanne Caron
Roxanne Caron
La Voix de l'Est
Malgré la pandémie, RAVITO Gîte & Vélo veut offrir le vélo à son meilleur en amenant les amoureux de ce sport sur les plus beaux circuits de Brome-Missisquoi et Memphrémagog. L’entreprise, fondée par le couple Karine Delage et Alexi Richer, lance une nouvelle formule communément appelée le « séjour vélo en liberté » avec le transport des bagages inclus.

« C’est quelque chose qui était déjà en demande. Mais on n’avait pas pris le temps de le développer. La pandémie a permis de libérer du temps. Les cyclistes qui veulent faire un séjour vont se sentir en sécurité de le faire en étant un peu plus dans leur bulle », détaille Karine, qui croit que cette offre se prête bien au contexte de distanciation sociale.

Pistes cyclables, mode d’emploi

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Pistes cyclables, mode d’emploi

Éric Moreault
Éric Moreault
Le Soleil
BILLET / De petites précisions avant de commencer. Je roule presque exclusivement sur deux roues sept à huit mois par année. Et comme je reste en banlieue, nous avons une auto. Et une Labrador, que je marche quotidiennement. Autrement dit, je ne suis pas un extrémiste du bicycle à pédales et suis aussi un conducteur et un piéton. Ça va? On peut démarrer? Voici des petits conseils pour tous à propos des pistes cyclables.

Respect et politesse

Respect des autres, bien sûr. Mais surtout respecter la signalisation. Me semble qu’une très grande partie des engueulades seraient évitées.

Justement : soyez polis. Tout le monde. Me crier après ou me tirer une bouteille vide (histoires vécues) à l’intersection parce que ça vous énerve d’attendre deux secondes de plus ne change pas le fait que j’ai priorité si je suis arrivé en premier. L’inverse est aussi vrai. On ne fait pas un doigt d’honneur à un automobiliste qui a priorité parce que ça vous force à ralentir...

Une saine distance

Ça ne sert à rien de pousser dans le cul des gens, ceux qui vont plus lentement ne font pas exprès. Et en vélo comme en voiture, il faut doubler à une distance raisonnable. J’ai pas le goût de recevoir vos gouttelettes, pandémie ou pas.

«Ça a du sens»

Ça peut sembler évident, mais il faut respecter le sens de la circulation sur une piste cyclable. On peut ainsi esquiver beaucoup de désagréments, dont les collisions. N’oubliez pas que les cyclistes n’ont pas l’usage exclusif de la chaussée, surtout sur les pistes multifonctionnelles. 

Beaucoup de marcheurs et de joggeurs se déplacent à contresens pour éviter de se faire rentrer dedans. Ce n’est pas une raison pour rester en plein milieu. Il n’est écrit nulle part que les cyclistes doivent se tasser — à la vitesse où ils roulent, vaut mieux conjurer les manœuvres brusques. On ne joue pas une partie de chicken — déplacez-vous sur le côté, sur le trottoir s’il y en a un, le temps de laisser passer le ou les vélos.

Parlant de trottoirs, c’est un no-no pour les vélos. Le Code de la sécurité routière proscrit d’y monter, sauf en cas d’urgence. Et ça vous évite de rentrer dans une voiture qui tourne dans une entrée (histoire vécue, je conduisais).

La vitesse

Une piste cyclable n’est pas une piste de course, même si vous avez un beau kit aérodynamique qui va avec vos vélos hors de prix. Allez-y mollo au lieu de stresser tout le monde avec vos manœuvres dangereuses. 

Prudence

On ne sait jamais. Un chien sans laisse qui fait un faux bond et bang! fracture majeure du bras (histoire vécue, par une amie). Un conducteur qui brûle une rouge et vous fait tomber en pleine face (histoire vécue, une dent en moins et un délit de fuite en prime…). Fait que portez donc un casque, ça pourra au moins vous éviter le pire! Et, surtout, soyez visibles...