La promenade de 8,8 km qui ceinture le parc Stanley, dans le centre-ville de Vancouver, est très agréable à fréquenter, à pied, à vélo ou en patins.

Vancouver, entre mer et montagnes

Les vacances d'été m'avaient jusque-là menée plus souvent dans l'est du pays, sur les plages et dans les plats paysages de l'Atlantique. Un trop bref séjour à l'autre bout de la Transcanadienne me donne aujourd'hui l'envie de fréquenter davantage le Pacifique et ses montagnes enneigées même en été.
De petits bateaux colorés permettent aux piétons et aux cyclistes de traverser la baie Burrard ou d'admirer le centre-ville d'un autre angle.
En duo mère-fille, sans auto, Vancouver s'est faite accueillante, facile à vivre et ensoleillée pendant trois jours à la fin juin, dès les pieds posés au chic aéroport YVR.
Oui la ville est peuplée, oui les tours d'habitation grignotent de grands pans de ciel bleu, mais les toits verts sont nombreux, piétons et cyclistes sont rois dans les rues et les cimes enneigées de la chaîne Côtière découpent partout l'horizon comme pour rappeler sans cesse qu'on peut passer de ville à plein air dès qu'on a quelques heures devant soi.
Pour prendre le pouls de cette ville vantée partout pour sa qualité de vie, le parc Stanley est un incontournable - et les boutiques de location de vélo se sont stratégiquement déployées dans son voisinage.
Une promenade asphaltée de 8,8 km permet de faire le tour du parc, entre mer et boisés. Trois plages urbaines et une piscine y sont aménagées, alors que de nombreuses activités récréatives et culturelles se sont greffées à ce lieu historique national, autant fréquenté par les touristes que par les Vancouvérois.
Baptisée Seawall en référence au mur de pierres sur lequel on circule et qui a été construit à partir de 1917 pour prévenir l'érosion de la berge dans le parc Stanley, la promenade se prolonge sur une douzaine de kilomètres dans le centre-ville, vers la jolie presqu'île Granville, dans le quartier False Creek et jusque dans le village des Olympiques de 2010.
C'est beau, c'est propre, c'est animé, pas moins de huit petits parcs invitent à faire une pause et on ne se lasse pas du ballet des colorés AquaBus qui relient, pour piétons et cyclistes, les rives de la baie Burrard.
Aussi agréable soit-elle à vivre, même sans auto on peut facilement sortir de la ville pour essayer la montagne. En effet, au départ de Canada Place, l'emblématique coeur touristique où s'amarrent les bateaux de croisière, des navettes gratuites desservent Grouse Mountain, une station de plein air quatre saisons qui culmine à 1300 mètres d'altitude. Au programme estival : randonnée, tyrolienne, démonstration de vols d'oiseaux de proie et contemplation du haut d'une éolienne!
Dans le même axe et avec le même mode d'accès, le parc Capilano mérite qu'on y consacre quelques heures pour se laisser imprégner par la majestuosité des pins de Douglas. Un pont suspendu de 137 mètres de long nous amène jusqu'à la cime des arbres, à 70 mètres au-dessus de la rivière Capilano, tandis qu'une passerelle suspendue accrochée à une falaise de granit offre également une vue imprenable sur le canyon.
Le site présente aussi une visite guidée de la forêt pluviale, un centre d'interprétation de la vie autochtone et une collection de totems colorés.
Victoria, la classique
Un premier séjour à Vancouver ne serait pas complet sans une expédition sur l'île de Vancouver, pour écouler quelques jours de plus dans la capitale provinciale de la Colombie-Britannique, la très british Victoria.
Il faut prévoir au moins quatre heures de déplacement d'un centre-ville à l'autre, en empruntant les transports en commun et le ferry.
Le coeur de Victoria propose une enfilade de rues qu'on prendra plaisir à marcher, d'une trouvaille à l'autre, dans son Chinatown ou dans son Market Square, après le brunch et avant le thé.
La balade ramène infailliblement vers le port intérieur où le Parlement et l'Hôtel Empress, qui surplombent les lieux depuis plus d'un siècle, laissent une heureuse impression de déjà-vu à ceux qui connaissent aussi la capitale du Québec.
Du port, on peut emprunter une promenade de 11 km sur le front de mer qui se partage entre ports, terminal de croisière, plages et espaces verts. Tout au sud de ce sentier, on ne manquera pas de prendre une photo au Mile 0 de la Transcanadienne et de saluer la mémoire de Terry Fox, avant d'aller flâner dans le verdoyant parc Beacon Hill, offert à la province par la Compagnie de la Baie d'Hudson en 1882.
Enfin, sachez qu'il faudra emprunter le transport en commun ou une navette touristique pour s'aventurer du côté des réputés Butchart Gardens, mais que la sortie vaut largement le déplacement. L'endroit est reconnu comme lieu historique national du Canada depuis 2004.