Chaque vin a une histoire à raconter — certaines plus inspirantes que d’autres.

Trois résolutions vin pour 2018

CHRONIQUE / Avec 2018, un nouveau chapitre du vin s’amorce. Une autre année qu’on se souhaite riche en extraction de bouchons, dégustations et apprentissages. Parce que votre passion n’a d’égal que votre soif (de connaissances, bien sûr!), voici trois résolutions pour parfaire votre culture vitivinicole en 2018.

Avec 2018, un nouveau chapitre du vin s’amorce. Une autre année qu’on se souhaite riche en extraction de bouchons, dégustations et apprentissages. Parce que votre passion n’a d’égal que votre soif (de connaissances, bien sûr!), voici trois résolutions pour parfaire votre culture vitivinicole en 2018.

Sortir des sentiers battus

Vous avez l’impression de tourner en rond depuis un certain moment? C’est sûr qu’à opter toujours pour la même pastille (encore là, ce n’est pas si mal), le même cépage, la même région ou les mêmes producteurs, ça finit par sentir le réchauffé. 

La SAQ offre un répertoire s’approchant du cap des 10 000 vins. Vous avez là une chance inouïe de découvrir des cépages originaux et des régions productrices étonnantes. Vous croyez que le chardonnay vous a livré tous ses secrets? Il est peut-être temps d’essayer son frangin le chardonnay musqué. Amateur des rouges frais et légers du Beaujolais et de la Bourgogne? Mettez la main sur un frappato de la Sicile. Ce sont plutôt les rouges aromatiques et généreux qui vous branchent? Aller simple pour la Grèce et le Liban dans ce cas.

Sortir de votre zone de confort ça commence par une balade dans l’Espace cellier. Vous serez surpris d’y faire des découvertes chouettes à prix abordables. Ne vous laissez pas intimider par l’absence de pastilles de goût. Au contraire, profitez-en pour faire plus ample connaissance avec les délicieux conseils de l’expert du cellier.

Cesser les généralisations hâtives

J’entends parfois des allégations graves telles que « Le vin blanc, ça ne goûte rien », « Le vin bio, c’est pas bon » ou « Le beaujolais, c’est du vin de messe ». Il arrive de ne pas aimer un vin ou qu’un vin vous paraisse un peu fade — rien de plus normal. L’erreur toutefois est de généraliser.

Un sauvignon blanc de Nouvelle-Zélande n’a rien à voir avec celui de la Vallée de la Loire. Selon le sol, le climat et la vigne, dame nature donnera une matière première que le vigneron se chargera ensuite d’interpréter. Même si le producteur est souvent contraint à un cahier des charges, il teintera aussi le vin de son savoir-faire, de sa vision, de sa philosophie. Il y a donc autant d’interprétations du sauvignon blanc qu’il existe de vignerons dédiés à faire chanter ladite vigne dans le monde.

De plus, nos goûts évoluant tout au long de notre vie, il n’est pas impossible que le style détesté aujourd’hui devienne votre préféré de demain, et vice versa. Plus important encore, le monde du vin est lui aussi en constante évolution. Si un jugement négatif se fonde sur un vin dégusté il y a 20 ans, il serait bon d’ajouter un peu d’objectivité dans son vin en revisitant ladite catégorie.  

Être plus curieux

Chaque vin a une histoire à raconter — certaines plus inspirantes que d’autres. Des vignobles font des innovations géniales sur le plan environnemental et humain. S’intéresser plus aux valeurs et aux actions qui ont façonné le vin pour mieux le choisir, le comprendre et l’apprécier!

Santé à 2018!

Suggestions de la semaine

Bordeaux supérieur 2015,
Cuvée Julien, Château L’Escart
(SAQ : 896 282 - 19,35 $)


Quand Bordeaux se met à la biodynamie, ça donne de jolies bouteilles comme celle-ci. La Cuvée Julien, composée à parts presque égales de merlot et de cabernet sauvignon, s’impose d’abord par son fruit et son accessibilité. Souligné par des tannins souples et une agréable fraîcheur, l’ensemble est juteux à souhait. Prêt à boire maintenant avec un chili.

Venezia giulia 2016,
Pinot grigio, Attems
(SAQ : 11 472 409 - 18,55 $)

Un pinot grigio qui se démarque par son caractère plutôt sec, (3,1 g/l pour un pinot grigio) et sa délicatesse. Un brin exotique et un brin végétal pour un résultat tout en fraîcheur et une grande buvabilité en compagnie de pétoncles au citron et au basilic.

Californie 2016,
Sauvignon Blanc,
Joel Gott
(SAQ : 13 467 873 - 19,65 $)

Légère perception de sucre (même s’il n’en possède que 2,4 g/l) en raison de son acidité plutôt basse pour un sauvignon blanc. Si cette particularité risque de laisser les amateurs purs et durs de sauvignon bien vifs sur leur faim, elle ne manquera pas de piquer la curiosité des détracteurs dudit cépage.