Comme le disait la publicité de l’époque, « Viens faire TON tour de la Gaspésie » eh bien, le slogan peut être adapté selon d’innombrables désirs.

Sortir des sentiers battus à l’heure du coucher en Gaspésie

Dormir dans une chocolaterie, une ancienne école, en tente de type prêt-à-camper ou dans un tipi, la Gaspésie offre une variété d’hébergements inédits.

Il faut réserver dès l’hiver pour profiter de ces possibilités qui sortent des sentiers battus parce qu’elles demeurent trop peu nombreuses.

Comme le disait la publicité de l’époque, « Viens faire TON tour de la Gaspésie » eh bien, le slogan peut être adapté selon d’innombrables désirs.

C’est par le nord de la route 132 que le nôtre s’est amorcé.

Premier arrêt à Saint-Ulric, petite localité située à quelques kilomètres de Matane, question de couper la route vers Forillon.

Sandra, du gîte Confort et Chocolat, nous a accueillis dans cette résidence touristique pour la première nuit.

Bed & Breakfast qui s’avère en fait le point central de la communauté qui vient s’y sucrer le bec à la seule crèmerie du village. Difficile d’y résister.

Et que dire du déjeuner agrémenté des récoltes locales? Ne manquez surtout pas le chocolat chaud, blanc, au lait ou noir... un régal pour commencer la journée.

Flâner sur la plage de l’endroit est un must. Au parc situé au confluent de la rivière Blanche qui traverse le village, on y trouve un accès fort pratique pour profiter de l’eau plus chaude que celle du fleuve. 

La petite localité compte aussi le vignoble Carpinteri, l’un des rares de la Gaspésie.

On poursuit notre route en suivant la série d’éoliennes qui nous conduisent vers le parc national de Forillon où se situe notre deuxième arrêt à Cap-aux-Os. La route entre fleuve et falaises est longue, mais les points de vue sont impressionnants.

Si l’aspect rudimentaire de l’endroit semble refroidir le commentateur français sur TripAdvisor, la convivialité de l’Auberge la petite école de Forillon enchante.

Dormir dans les anciennes classes, cuisiner à travers d’autres visiteurs de différentes nationalités, fraterniser autour du feu, autant d’avantages d’opter pour cette formule économique à l’abri des intempéries.

Coup de cœur pour cette formule que j’aurais adoptée quelques jours de plus.

Petit détour par Gaspé « le berceau du Canada » avant de mettre le cap sur Percé.

L’incontournable rocher est visible de partout dans le très touristique Percé.

Il faut s’y pointer tôt si l’on souhaite se rendre à l’île Bonaventure et ne pas avoir à attendre plusieurs minutes, voire plus d’une heure pour prendre le bateau.

Mais ce sont les vacances et l’ambiance est belle sur le quai de Percé avec ce chansonnier qui se donne des airs de Félix Leclerc.

C’est d’ailleurs à bord d’un bateau baptisé en l’honneur du célèbre auteur-compositeur-interprète que nous mettons le cap vers l’île aux 100 000 fous de Bassan.

Une fois de retour à Percé, on ne peut s’empêcher de s’approcher du symbole gaspésien malgré les nombreux avertissements d’éboulis et les roches glissantes. Il est de mise de se synchroniser avec la marée basse.

Après une visite dans les nombreuses boutiques de souvenirs, on se remet en route vers la Baie-des-Chaleurs.

Près de Chandler au camping du Bourg de Pabos, on y loge dans une tente en formule prêt-à-camper.

Formule quasi parfaite où l’on retrouve toutes les commodités d’une suite d’hôtel avec cuisinette, mais avec l’avantage de rester en plein air.

Feu de camp à la porte en prime.

C’est à partir du camping que l’on se rend à pied à Nova Lumina, attraction nocturne en bordure de la Baie-des-Chaleurs.

Baie-des-Chaleurs qui sert de décor à la dernière section de notre périple en Gaspésie.

La section sud de la route 132 nous mène à Bonaventure.

C’est là que nous établissons nos quartiers pour la fin de notre périple dans l’un des tipis de CIME Aventure en bordure de la limpide rivière Bonaventure.

Formule d’hébergement plus minimaliste, mais qui garde à l’abri du froid avec son poêle intérieur et de la pluie avec ses parois étanches.

Pas besoin de monter et ranger la tente ou de dormir sur des matelas de sol avec les plates-formes munies de matelas.

Le site de CIME Aventure offre même un magnifique bistro avec les bières des microbrasseries gaspésiennes et une poutinerie.

Et pourquoi pas un verre et un amuse-gueule sur la terrasse pour se récompenser après une magnifique journée de descente en canot ou en kayak sur la rivière Bonaventure, un incontournable en Gaspésie.

C’est la tête remplie de souvenirs et d’aventures en famille que l’on complète la boucle de plus de 800 kilomètres.

Si nous avons expérimenté quatre types d’hébergement gaspésiens atypiques, il est possible d’en trouver plusieurs autres.

À Carleton-sur-Mer, nous avons d’ailleurs croisé des yourtes sur l’eau.

Ce sera pour un prochain séjour parce que la Gaspésie demeure une vaste région qui possède encore de nombreux trésors qui ne demandent qu’à être découverts.

Nova Lumina à Chandler propose un circuit nocturne au bord de la Baie-des-Chaleurs.

La Gaspésie en cinq attractions

Nova Lumina à Chandler

Cette attraction phare de Chandler a été mise en place au bord de la mer par Moment Factory.

Après avoir vu Foresta Lumina à Coaticook et Anima Lumina à Saint-Félicien, la formule mise en place aussi à Chandler continue de fasciner.

Le circuit élaboré à travers un concept basé sur le ciel étoilé est magnifique.

« On dit que les étoiles détiennent le secret de l’univers et la mémoire du monde ».

Avec un bâton du pèlerin, le visiteur est invité à rallumer les étoiles qui sont tombées sur la grève.

Les projections, les effets spéciaux, la lumière, l’ambiance de la forêt, la quiétude de la mer, Nova Lumina enchante.

Même si le circuit dure plus d’une heure, on voudrait prolonger cette symbiose avec les étoiles en bordure de la Baie-des-Chaleurs toute la nuit.

Descente de la rivière Bonaventure chez CIME Aventure

Un passage en Gaspésie ne serait pas complet sans une descente de la rivière Bonaventure en canot ou en kayak à partir du site de CIME Aventure.

Sans expérience sur l’eau, nous avons adopté cette embarcation plus conviviale.

Et quelle expérience!

Une descente de 20 kilomètres seul sur cette eau limpide et turquoise. Même si la canicule de l’été 2018 avait abaissé un peu trop le niveau, l’activité en a vraiment valu la peine.

La formule appelée « La populaire » sans guide permet de découvrir la rivière à son rythme.

Quatre à cinq heures sur l’eau à se laisser porter par le courant et à contempler le paysage. Quelques arrêts pour se ravitailler ou profiter de cette magnifique rivière pour s’y baigner.

En fin de parcours, un arrêt au rapide du Malin est incontournable. C’est là que l’on peut se lancer du haut d’une falaise d’environ cinq mètres. On peut aussi tester le rapide en le descendant sans embarcation.

Plusieurs en profitent pour se prélasser sur la plage.

On reprend ensuite le kayak pour terminer paisiblement son périple au quai de CIME Aventure.

Le vignoble Carpinteri à Saint-Ulric

À la villa Carpinteri on y propose trois blancs, un rosé et cinq rouges. Comme si ce n’était pas assez, la villa aménagée dans le vignoble regorge d’huile d’olives, de vinaigres balsamiques et de fins produits italiens.

Après une visite des serres où poussent merlot, sangiovese, cabernet sauvignon ou pinot griot, on peut visiter la salle des cuves où commence à vieillir la dernière cuvée.

Trêve de visite, on se lance dans la dégustation gratuite de produits qui émergent de ces terres situées à quelques kilomètres du Saint-Laurent. On se laisse facilement séduire par ces vins du territoire gaspésien aux accents de Toscane élevés dans un climat soufflé par le vent du Saint-Laurent qui actionnent les éoliennes situées tout près.

Le parc Forillon

Que dire du décor du parc national de Forillon sinon que c’est magnifique.

Que ce soit au Cap-Bon-Ami avec son belvédère ou des falaises du sentier du bout du monde à Cap-Gaspé, les efforts de quelques kilomètres de marche seront récompensés par l’aspect grandiose de ces panoramas spectaculaires.

C’est au « jogging léger » que l’on a découvert le sentier Les Graves menant au « bout du monde ».

Un sentier de gravier d’environ quatre kilomètres que l’on peut étirer aux abords des falaises surplomblant la mer jusqu’au phare de Cap-Gaspé. C’est en descendant cette falaise que l’on atteint le belvédère en contre-bas.

C’est aussi à partir de ce point que commence le sentier international des Appalaches, le kilomètre 0 de la fameuse Appalachian Trail qui se rend jusqu’au mont Katahdin, au Maine.

L’île Bonaventure

La traverse vers l’île Bonaventure nous mène d’abord près du Rocher Percé avant de faire le tour des falaises de l’île. Le son des dizaines de milliers de fous de Bassan enterre celui du moteur du bateau.

C’est après une heure sur l’eau à partir de Percé que la possibilité de débarquer sur l’île se présente. Gérée par la SÉPAQ, l’île Bonaventure propose des sentiers qui permettent de se rendre auprès de ces oiseaux de mer.

Il est d’ailleurs préférable d’acquitter le droit d’accès à Percé au lieu d’attendre sur l’île où l’attente est plus longue.

Le sentier des colons permet de traverser rapidement l’île. C’est là que l’on peut s’approcher à quelques centimètres des oiseaux blancs et jaunes.

Des naturalistes répondent même aux questions des plus curieux.

Le retour par le chemin du Roi permet de compléter une belle randonnée en descente le long des falaises. Il est même possible de visiter quelques maisons érigées à l’époque par les insulaires. 

La colonie de fous de Bassan est impressionnante à l’île Bonaventure.