La photographe animalière a un faible pour les renards, une espèce qu’elle adore.
La photographe animalière a un faible pour les renards, une espèce qu’elle adore.

Profiter du spectacle de la faune

Chronique / Randonner est l’un de mes plus grands plaisirs, atteindre un sommet en est un autre. Si, en plus, j’ai la chance d’observer quelques minutes un grand pic, un cerf de Virginie ou un orignal, le bonheur est décuplé. Ces jours-ci, je n’ai pas de grande randonnée ou de sommet en vue, mais la faune ailée, elle, continue de se donner en spectacle. Pour Julie Audet, photographe animalière, on a toujours quelque chose à observer... même dans sa cour.


« Le confinement, c’est sûr que ce n’est pas facile. On est forcé d’adapter nos modes de vie plus actifs. Ça amène un côté positif; ça nous amène à reconnecter avec l’essentiel, avec la nature autour. Ça nous force à voir les choses différemment, à changer nos perspectives. Je me fais un devoir de dire aux gens qu’on peut profiter de la nature de chez soi. » 

« De chez moi, j’ai une mangeoire. À cette période-ci, c’est le meilleur moment pour faire de l’observation. Les oiseaux sont hyper actifs parce que c’est la période de reproduction. »

Cette citoyenne de Québec a la chance de profiter d’une rivière à quelques pas de la maison, ce qui a pour effet d’attirer des visiteurs intéressants. Elle raconte, au bout du fil, avoir vu un castor passer tout bonnement près de chez elle.

Elle dénombre beaucoup d’oiseaux, des écureuils et des tamias, sans compter la présence, parfois, de marmottes, de porcs-épics et de ratons laveurs. Bref, pas mal de visiteurs susceptibles de se transformer en sujets photographiques.

Julie Audet a toujours été passionnée par les animaux.

La photographe dit apprécier les petits détails qu’on ne voyait plus avec le temps. « Je me mets au défi de trouver des éléments, d’essayer de redécouvrir tout l’environnement dans lequel on vit : dans notre cour, notre secteur, notre quartier... En fait, c’est le meilleur moment de l’année. Tout renaît à ce moment-là... »

Ce qu’elle préfère? Les mammifères, petits et moyens. Et, parmi eux, Julie Audet ne se lasse pas de contempler les renards. « C’est une espèce que j’adore », lance-t-elle en soulignant leur agilité et leur personnalité propre.

En temps normal, lorsqu’elle réussit à trouver un trou de deux heures dans son horaire, la mère de famille ne va pas très loin pour faire ses photos. 

« Dans les questions que l’on me pose le plus souvent, on me demande s’il faut s’éloigner pour faire de l’observation. La plupart du temps, non. Pour commencer, les parcs urbains sont un bon départ. Il y a beaucoup d’activités fauniques parce que le contexte d’observation est facile. » 

Dépendant de là où on est, les parcs peuvent être fermés. « Les gens à la maison peuvent consulter internet pour élargir leurs connaissances sur la faune. C’est vraiment facilitant pour trouver les animaux par la suite. Avoir ces connaissances va aider à trouver les lieux où on peut les observer. » 

Tout en s’informant sur les espèces, on peut se bâtir une liste où on pourra les observer sur le terrain... après la crise. Et d’ores et déjà, si on possède un appareil-photo, on peut pratiquer différentes techniques : lumière, composition... Maîtriser ces différentes techniques aidera lorsqu’on se retrouvera sur le terrain et qu’on voudra capter un moment, comme un oiseau en pleine envolée.

Julie Audet préfère les petits et moyens mammifères.

Julie Audet s’est toujours passionnée pour les animaux. « C’est le point de départ de tout », dit-elle en ajoutant que l’intérêt pour la photo s’est développé après. 

« Je veux faire découvrir la nature par ma vision qui est très personnelle. C’est important de créer un intérêt pour la nature. C’est important qu’il y ait plus de monde conscientisé à l’environnement, pour que les gens puissent faire des actions plus concrètes. » 

Contrairement à certains photographes qui recherchent parfois des animaux en particulier, Julie Audet ne recherche pas la rareté. « Ce que j’aime, c’est de capter le moment présent. »

« La martre d’Amérique, c’était un sujet que j’étais contente d’observer. J’ai attendu très longtemps. La première fois, il faisait moins 25. J’ai attendu environ quatre heures. Il faisait froid. Ça a été long », lance-t-elle en soulignant qu’il faut se montrer patient et persévérant.

Pour suivre Julie Audet :

Facebook : www.facebook.com/julieaudetphoto

Instagram : www.instagram.com/julie_audet

Site Web : julieaudetphoto.com

Elle collabore aussi avec la Sépaq : 

https://www.sepaq.com/blogue/nature-autrement.dot