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Isabelle Pion
Du nouveau au mont Hereford

Sortie prendre l'air

Du nouveau au mont Hereford

CHRONIQUE / Ce fut ma dernière escapade plein air avant la crise : la vue du mont Hereford sur fond de ciel bleu. Après y avoir mis les pieds en saison estivale lors d’une journée plutôt grise, j’y suis retournée au début du mois de mars tout juste avant que le Québec ne soit mis sur pause. Cette fois, c’est sous le soleil qu’on a pu découvrir la vue du haut de ce sommet de 875 mètres.

La journée était magnifique, pas trop froide, idéale pour randonner. 

L’image du décor hivernal parfait m’a habitée pendant les semaines qui ont suivi : j’étais loin de me douter que c’était le dernier sommet que j’allais grimper au cours des deux prochains mois. Je me souviens être revenue avec une envie d’explorer davantage notre territoire, que je me plais pourtant à découvrir sitôt que j’en ai la chance.  

J’ai découvert le mont Hereford, dans le secteur de East Hereford et de Saint-Herménégilde dans les Cantons-de-l’Est, pour la première fois l’été dernier et je m’étais promis d’y retourner. J’ai d’ailleurs un peu hésité avant de vous en parler; la montagne n’était pas trop achalandée quand j’y suis passée, et c’est très bien ainsi.

Pour bien profiter du week-end, on a séjourné dans l’un des pods de Mont Expérience Hereford, ces petits hébergements en forme d’arche. Princesse, j’avais évidemment choisi celui avec tous les services (électricité, eau, salle de bain!), qui offre tout le confort d’un mini-chalet. Le site offre aussi des sites de camping en période estivale.

La prochaine fois, me suis-je promis, j’en profiterai pour faire la route jusqu’à Saint-Venant-de-Paquette, ce petit village qui me donne l’impression d’être un peu ailleurs... même dans ma propre région.

Les deux fois où j’y suis allée, donc, j’ai eu l’impression que la montagne n’était pas encore assaillie par les visiteurs, même si elle est de plus en plus connue. 

Sa popularité est certainement appelée à croître.

Déjà, la construction d’un refuge l’automne dernier, à environ trois kilomètres du départ du sentier Neil-Tillotson, amène de nouveaux marcheurs, raconte le directeur général de la Forêt Hereford, Dany Senay. 

« Pour beaucoup de gens, la destination est le refuge lui-même parce qu’il est à 3,3 km (du stationnement), ça fait donc six kilomètres aller-retour. Les gens vont dîner là pour admirer la vue, elle est incroyable. » Le relais devient donc une option intéressante pour ceux et celles qui ne veulent pas gravir le sommet et marcher 12 km aller-retour.

Forêt Hereford mène un important projet de développement, lancé en 2018 avec un investissement de plus de 630 000 $, réalisé avec plusieurs partenaires financiers. Le relais refuge, inauguré l’automne dernier, permet d’accueillir pendant la journée les randonneurs, et se transforme en hébergement la nuit venue. Le sentier du cirque a été ajouté l’été dernier. 

Des nouveautés feront aussi leur apparition dans les prochaines semaines. L’organisme prévoit un tout nouvel accès via le chemin Centennial, du côté de Saint-Herménégilde, d’où partiront les sentiers des Urubus et des Géants.

« Ils montent de chaque côté du mont Hereford. Ce sera des sentiers incroyables pour les points de vue, avec les grosses roches et les falaises. Ce sont des sentiers et un stationnement que l’on aimerait ouvrir début juillet », commente le directeur de l’organisme. Deux sentiers de courte randonnée seront aussi accessibles tout près de Mont Expérience Hereford. Ils permettront d’aller observer la chute à Donat et le ruisseau Chabot. 

« Les sentiers vont être tout autour de ça, donc on va avoir des points de vue complètement différents et ils sont vraiment incroyables. C’est surprenant de les avoir si près du stationnement avec si peu d’efforts. » Un tel tronçon, pour de courtes marches, répond aux besoins des petites familles ou des citoyens qui viennent tout simplement marcher.

« Le sentier Neil-Tillotson va demeurer notre colonne vertébrale, les boucles s’y rattachent. » 

Sur trois ans et d’ici la fin de l’année 2020, ce sont quelque 20 km de sentiers de randonnée et de vélo de montagne (sous l’égide de l’organisme Circuits Frontières) qui ont et seront développés.

L’année 2020 clôt ce plan sur trois ans, mais Forêt Hereford caresse encore d’autres projets dans une seconde phase, dont ériger une tour d’observation au sommet. L’organisme souhaite aussi y aménager un court sentier pour profiter du décor des montagnes frontalières.

Isabelle Pion
Le plein air comme thérapie

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Le plein air comme thérapie

CHRONIQUE / Jamais n’a-t-on entendu parler autant des bienfaits du plein air… que pendant cette période où son accessibilité est beaucoup plus limitée. Heureusement, depuis cette semaine, les portes du territoire québécois se rouvrent graduellement. Un peu partout, on a plaidé l’importance d’avoir accès à la nature. Parallèlement, alors que les écoles se cassaient la tête afin de trouver de la place à leurs élèves en cette ère de distanciation, des intervenants se sont fait entendre pour que l’extérieur fasse partie de la solution.

Directeur technique chez Rando Québec, Nicholas Bergeron a vu s’accumuler, comme intervenant pour l’organisme Face aux vents, des petites victoires chez des jeunes et des adultes qui jonglaient avec plusieurs défis.

Isabelle Pion
La réouverture des sentiers, un chantier complexe

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La réouverture des sentiers, un chantier complexe

CHRONIQUE / Je crois que l’on est quelques-uns à s’être sentis comme des enfants de quatre ans devant une aire de jeu quand Québec a annoncé mercredi la réouverture graduelle des sentiers de randonnée à compter du 20 mai. Parce que la nature a beau se contempler peu importe où l’on est, le terrain de jeu avait considérablement rétréci.

Sans les parcs nationaux, additionnés à des endroits de prédilection comme le mont Ham ou les sentiers du Parc d’environnement naturel de Sutton, les possibilités de randonnée fondaient considérablement. J’ai eu beau sourire en voyant la nouvelle, j’appréhende un peu la foule qui se ruera vers les parcs et les sentiers.

Isabelle Pion
Un nouveau souffle pour le tourisme d’aventure ?

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Un nouveau souffle pour le tourisme d’aventure ?

CHRONIQUE / L’arrière-pays, parfois difficile d’accès, pourrait-il devenir un terrain de jeu plus convoité? Le tourisme d’aventure pourrait-il connaître un nouveau souffle postpandémie? Fortement ébranlée par la crise sanitaire mondiale, l’agence Karavaniers déploie de nouveaux forfaits qui permettront de découvrir des endroits beaucoup moins explorés. L’exotisme tant recherché pourrait bien se trouver plus près de chez nous... du moins à court et moyen terme, nous dit la professeure Pascale Marcotte de l’Université Laval.

Au bout du fil, Richard Remy, président et fondateur de Karavaniers, raconte que l’idée avait fait son chemin avant la crise.

Isabelle Pion
Voir le monde à vélo

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Voir le monde à vélo

CHRONIQUE / C’est l’une des plus belles façons de découvrir le Québec, et de redécouvrir nos propres paysages : en le parcourant à vélo. Je ne suis pas de celle qui gobe des kilomètres et des kilomètres pendant la saison estivale, mais le vélo n’est jamais bien loin, pour une sortie de quelques heures ou pendant les vacances. J’ai revisité des régions en y pédalant (allô, le Saguenay-Lac-Saint-Jean), et ça demeure un magnifique outil de contemplation, même devant les paysages vus maintes et maintes fois (Sherbrooke-North Hatley : que voulez-vous, on y revient souvent, pour ne pas dire tout le temps).

Nos régions ont plusieurs visages, et on peut les (re)découvrir de multiples façons. Prenez la grandeur des Chic-Chocs, visitées à deux reprises en période estivale... et découvertes sous un tout autre jour en plein hiver. Nos régions nous livrent les décors qu’on se donne la peine de découvrir... même si ça demande parfois un certain effort. Pour moi, l’image bucolique des Cantons-de-l’Est, c’est notamment ces vieilles maisons sur lesquelles plombe le soleil, encadrées par des arbres, juste en bordure de la piste cyclable entre Ayer’s Cliff et Stanstead. Celles des tortues qui se font bronzer, du grand héron ou du cerf qui détale à mon arrivée. Des images toutes glanées en pédalant et que je n’aurais pu voir autrement.

Isabelle Pion
Des nouvelles des aventuriers confinés

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Des nouvelles des aventuriers confinés

CHRONIQUE / Ils carburent aux découvertes, aux terrains inexplorés, aux vastes terrains de jeu. Comment se portent nos aventuriers confinés? La Tribune s’est entretenue avec Julien Bilodeau et Frédéric Dion.

En mars 2021, Julien Bilodeau et ses coéquipiers doivent entreprendre une traversée du Canada, du nord au sud. L’objectif : parcourir quelque 8000 km en vélo, canot et ski de fond.

Profiter du spectacle de la faune

Plein air

Profiter du spectacle de la faune

Chronique / Randonner est l’un de mes plus grands plaisirs, atteindre un sommet en est un autre. Si, en plus, j’ai la chance d’observer quelques minutes un grand pic, un cerf de Virginie ou un orignal, le bonheur est décuplé. Ces jours-ci, je n’ai pas de grande randonnée ou de sommet en vue, mais la faune ailée, elle, continue de se donner en spectacle. Pour Julie Audet, photographe animalière, on a toujours quelque chose à observer... même dans sa cour.


« Le confinement, c’est sûr que ce n’est pas facile. On est forcé d’adapter nos modes de vie plus actifs. Ça amène un côté positif; ça nous amène à reconnecter avec l’essentiel, avec la nature autour. Ça nous force à voir les choses différemment, à changer nos perspectives. Je me fais un devoir de dire aux gens qu’on peut profiter de la nature de chez soi. » 

« De chez moi, j’ai une mangeoire. À cette période-ci, c’est le meilleur moment pour faire de l’observation. Les oiseaux sont hyper actifs parce que c’est la période de reproduction. »

Cette citoyenne de Québec a la chance de profiter d’une rivière à quelques pas de la maison, ce qui a pour effet d’attirer des visiteurs intéressants. Elle raconte, au bout du fil, avoir vu un castor passer tout bonnement près de chez elle.

Elle dénombre beaucoup d’oiseaux, des écureuils et des tamias, sans compter la présence, parfois, de marmottes, de porcs-épics et de ratons laveurs. Bref, pas mal de visiteurs susceptibles de se transformer en sujets photographiques.

Isabelle Pion
Et si on levait les yeux au ciel?

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Et si on levait les yeux au ciel?

CHRONIQUE / C’est l’un des spectacles qui m’émerveillent le plus : lever les yeux vers le ciel étoilé et constater à quel point il brille. C’est comme un arrêt sur image dans la nuit noire, encore plus parfait dans le silence complet. Moment parfait, moment trop rare.

Et si, avec le temps libre qui se dessine, le fait d’être « pris » à la maison, on avait envie de se trouver un coin de ciel illuminé?

Isabelle Pion
Le Québec ferme mais la nature s’éveille

Le Mag

Le Québec ferme mais la nature s’éveille

CHRONIQUE / Pour la première fois de ma vie, je me réjouis de ne pas être en voyage. Ni même d’avoir de plan. J’ai vu des êtres chers passer beaucoup de temps à se dépêtrer avec les assurances et les compagnies aériennes. J’ai vu mon amie agente de voyages passer près de s’arracher les cheveux et j’ai eu chaud pour une « vieille » amie qui a passé à un fil de rester prise en Argentine. Et dire qu’à cette période-ci l’an passé, je préparais un trek sur l’île de Madère.

Jamais été aussi contente d’aimer le plein air, me suis-je dit ce week-end. Plus de voyage à l’horizon, ni même de représentations pour le théâtre. Moi qui étais si heureuse d’aller voir Les trois sœurs au Théâtre du Nouveau Monde… comme mon amie, j’étais dans le déni. En entendant d’abord que les représentations étaient limitées à 250 places, je me suis précipitée pour voir combien de places comptait le TNM. Ça, c’était avant qu’on ne saisisse l’ampleur de la chose. Avant qu’on voie les annulations partir en vrille partout au Québec. Avant que les écoles, les cinémas et une kyrielle de commerces se mettent à fermer.

Isabelle Pion
Dernière chance hivernale

Sortie prendre l'hiver

Dernière chance hivernale

Envie de profiter des derniers soubresauts de l’hiver? Quelques nouveautés ont fait leur apparition au parc national du Mont-Mégantic.

Les amoureux de ski nordique peuvent essayer le tout nouveau tracé, qui donne maintenant accès directement à l’observatoire… et tous les points de vue exceptionnels qui viennent avec lui. « On a refait le tracé, on a déplacé l’arrivée. Avant on n’allait pas au sommet, alors qu’on a de beaux points de vue. On arrive à l’observatoire et ensuite on redescend. Les points de vue sont vraiment exceptionnels », explique la directrice du parc, Nathaël Bergeron. Il s’agit d’un parcours pour experts, principalement en raison de la durée et du dénivelé. « Ça donne accès à toute l’épaule du mont Mégantic. » Avant, le sentier faisait plutôt le tour de la montagne. Le sentier de 22,5 km est le seul parcours de ski nordique du parc. 

Si l’envie vous prend de découvrir le sentier pendant la relâche, les conditions sont très belles, assure Mme Bergeron. 

Le mont Mégantic est reconnu pour ses conditions exceptionnelles de neige. D’ailleurs, selon les conditions météo, il peut arriver que la saison hivernale s’étire jusqu’en avril. « On a parfois des gens qui arrivent en espadrilles en avril ou en mai et il y a encore de la neige au sommet. »

Autre nouveauté, cette fois à découvrir tout au long de l’année : le tout nouveau refuge du mont Saint-Joseph, ouvert l’automne dernier. Le refuge est un conteneur reconverti, qui sert de relais pendant le jour et devient accessible uniquement à ses locataires à 16 h. Le conteneur lumineux remplace l’ancien refuge, qui connaissait aussi une belle popularité. 

« Il est tellement hot! » lance, pleine de fierté, la directrice. Il est ouvert à l’année. On l’a inauguré cet automne. Il fonctionne super bien. Son taux de fréquentation est de 100 % d’ici la fin avril. Les gens le trouvent magnifique », lance Mme Bergeron, en soulignant la vue exceptionnelle des lieux. 

Avis aux intéressés : si vous souhaitez allez y séjourner, réservez à l’avance. « C’est notre meilleur refuge en termes de fréquentation en raison de sa localisation… »

Le parc du Mont-Mégantic caresse deux importants projets : l’aménagement d’une descente en luge et l’aménagement d’un refuge de 16 places. Le parcours de luge verra le jour sur la route existante qui mène au sommet du mont Mégantic. 

Le refuge, lui, comptera 16 places. Le parc prévoit convertir la résidence des astronomes pour aménager le nouveau refuge. « Les activités de recherche n’arrêteront pas, précise Mme Bergeron. Ce bâtiment-là est un peu trop grand pour leurs besoins et ça permet de l’utiliser. » Le bâtiment comptera six chambres doubles et un dortoir. Pour ces deux projets, l’échéancier visé est toujours de 2022. 

Vous pouvez aussi profiter de la relâche pour découvrir deux nouveaux sentiers hivernaux au parc de la Gorge de Coaticook. Les sentiers de la montagne et de la promenade totalisent 6,5 km, et se marchent sans raquettes ni crampons. Les raquetteurs, eux, ont le choix entre 21 km de sentiers. Le sentier de la promenade, multifonctionnel, est aussi ouvert aux vélos à pneus surdimensionnés, et parfait pour ceux et celles qui souhaitent s’initier à ce sport.

Suggestions ou commentaires? isabelle.pion@latribune.qc.ca

Isabelle Pion
Parc national de la Gaspésie : une École de montagne pour déjouer les avalanches

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Parc national de la Gaspésie : une École de montagne pour déjouer les avalanches

CHRONIQUE / Six skieurs grimpent les environs du mont Albert en peau de phoque. Soudainement, une avalanche les surprend. Ce n’est pas de la fiction : un événement semblable est bien survenu il y a plus d’un an. C’est justement pour sensibiliser les amoureux de poudreuse et de montagnes que la Sépaq, en partenariat avec Ski Chic-Chocs, a créé l’École de montagne, qui offre notamment de la formation sur les risques d’avalanche et l’initiation en ski haute route. Les raquetteurs qui ont envie de s’aventurer en zone alpine peuvent aussi suivre la formation. L’objectif : s’amuser en sécurité.

Un mardi matin de janvier frisquet, le copropriétaire de Ski Chic-Chocs, Gabriel Gagnon, réunit notre bande de journalistes… dans le stationnement du gîte du Mont-Albert. 

L’opération : retracer un objet enterré dans la neige... qui pourrait être l’un d’entre nous.

L’exercice fait suite à une présentation sur l’École de montagne et quelques grandes lignes sur les avalanches. Le matériel de sécurité proposé aux sportifs qui se rendent en zone à risque comprend trois éléments essentiels : un détecteur de victime d’avalanche (DVA), qui émet des ondes, une pelle et une sonde. 

Dans le stationnement, une fois le DVA activé, un signal nous indique à combien de mètres se trouve notre victime. Nous formons une ligne de la largeur du stationnement, et plus nous nous rapprochons de la localisation, plus la distance en mètres diminue… jusqu’à ce qu’on arrive au point où l’on doit sortir la sonde et la pelle pour la déterrer.

Les avalanches sont classées de taille 1 à 5, 5 caractérisant une avalanche qui peut détruire un village. 

Chaque jour, l’équipe consulte les bulletins de l’organisme Avalanche Québec. Dans les Chic-Chocs, la majorité des accidents surviennent avec des avalanches de taille 1 ou 2. 

« On parle davantage de traumatismes à cause de la végétation et de la roche », note Gabriel. Au cours de l’accident survenu il y a un an et demi, deux skieurs ont subi des séquelles. 

L’objectif est avant tout de faire de la sensibilisation et de faire comprendre aux gens les risques associés, note Stéphane Gagnon, copropriétaire de Ski Chic-Chocs. 

L’École de montagne met à la disposition des gens une flotte d’équipements, composée du DVA, de la pelle et de la sonde. « On veut une école pour démocratiser la montagne et transmettre des connaissances », note le directeur du parc, Pascal Lévesque. 

L’École nous présente à grands traits ce qui est offert au public : une formation théorique et la possibilité d’aller jouer sur le terrain.

Jeudi matin. Le ciel est bleu parfait, le mercure, idéal pour randonner. La veille, mes collègues et moi avons hésité entre trois randonnées : le mont Olivine, le mont Vallières-de-Saint-Réal et Hog’s Back. Finalement, pour différentes raisons, notre choix s’arrête sur ce dernier.

Le sentier d’environ 6 km nous mène au sommet en environ une heure et demie, après une montée assez soutenue. Le temps est clair et le mont Albert, tout blanc, s’offre à nous dans toute sa splendeur.

Un membre du groupe estime qu’il s’agit de sa plus belle randonnée hivernale. Je me remémore mes plus beaux trajets hivernaux et celui-ci en fait assurément partie. Le paysage des Chic-Chocs, découpé de ciel bleu et de blanc, me jette tout simplement par terre. 

Isabelle Pion
Julien Bilodeau repart à l'aventure

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Julien Bilodeau repart à l'aventure

CHRONIQUE / Il y a presque cinq ans, Julien Bilodeau traversait le Canada de Montréal aux Territoires du Nord-Ouest. Avec ses compagnons de l’aventure Les chemins de l’or bleu, le Sherbrookois avait parcouru près de 7000 km. L’aventure l’appelle de nouveau. Cette fois, ses trois amis d’enfance et lui entendent partir en 2021 du point le plus haut au Canada (Ward Hunt) pour descendre au point le plus au sud, à Pointe-Pelée au lac Érié. Le groupe alternera entre ski de fond, canot et vélo sur une distance d’environ 8000 km au cours de cette expédition appelée AKOR 2021.

En 2015, l’équipe était partie de Montréal en avril et avait terminé son périple à Tsiigehtchic à la fin octobre, près d’Inuvik, à une centaine de km de l’océan Arctique. « On avait été pris par la glace. On avait le sentiment du devoir accompli. On avait fait 6850 de nos 7000 km. On était fiers d’avoir terminé, l’hiver nordique s’installait. On était des canoteurs, on n’était pas équipé pour marcher sur la glace… On avait cru bon d’arrêter l’expédition à ce moment-là, avec le sentiment du devoir accompli. » Julien sera accompagné de Guillaume Moreau, Nicolas Roux et François Brassard.