Vague à l’âme

SEXOLOGIE / « Bonjour Myriam, Dans ma génération – j’ai 24 ans –, l’amour est drôlement exposé et représenté. Depuis longtemps, je me questionne sur les causes de l’infidélité. Nous sommes dans une ère où tout est facilement accessible. Ça ne fonctionne pas, alors on saute au suivant, au lieu de tenter de réparer et d’améliorer les choses.

Je trouve ça insensé ! Comme si les gens avaient enlevé le sens de ce que signifie l’engagement. [...] 

J’aimerais beaucoup, Myriam, découvrir un article expliquant pourquoi les hommes penchent vers l’infidélité. [...] J’ai connu des hommes infidèles qui aimaient leur partenaire. Peut-être suis-je naïve, mais j’ose croire que l’amour ne va pas toujours avec l’infidélité. 

Quelqu’un qui n’est pas capable de dire non devant une source de plaisir est-il une cause perdue en amour pour être fidèle ? 

Voilà ! »

***

Madame Voilà, je perçois peut-être à tort un certain vague à l’âme, pour ne pas dire un quelconque désarroi dans vos propos. Permettez-moi de vous demander si avez perdu confiance en la race masculine ? Pourtant, ce ne sont pas les seuls infidèles…

Une histoire générationnelle ? 

L’infidélité existe depuis que le monde est monde, le saviez-vous ? Pas plus aujourd’hui, hier qu’au temps de Jésus Christ. Hommes, femmes, hétérosexuels, la gang LGBTQ2+ au grand complet ; tous peuvent être un jour trompeurs ou trompés, c’est selon !

C’est aussi depuis possiblement Mathusalem que l’on décrit les générations actuelles comme étant les pires !

« Individualistes, égoïstes, sans vertus ni valeurs, courailleux. Une maudite gang de sans-coeur, les jeunes d’aujourd’hui ! »

Voici comment on définissait ces jeunes adultes de mon époque, mais aussi de celle de ma mère, et pourquoi pas de ma grand-mère. Un peu comme s’il s’agissait de moeurs préétablies, il semble d’une obligation formelle de les dépeindre négativement. Mais voyons !

Madame Voilà, laissez-moi vous dire que votre génération est belle à sa façon, comme la mienne, celle d’hier ou d’avant-hier. Ne laissez personne vous convaincre du contraire. Des individus de 24 ans, croyant à l’amour, étant fidèles, reconnaissants et travaillants, il y en a plus que pas assez ! Croyez-moi…

Pourquoi l’infidélité ?

Il y a aussi ceux, que certains quantifieront de quelques-uns ou d’une quasi-majorité, qui se voient infidèles. À l’unité dans l’espace d’une vie sexuelle ou encore en version « tonne de copies », ils sautent la clôture.

Raisons individuelles

Trait narcissique, besoin de conquérir, estime de soi effritée, recherche de plaisir, accro du sexe, curiosité de toutes sortes ; des raisons individuelles pour vivre une histoire d’un soir, souvent sans plus, en voulez-vous, en voilà !

Raisons conjugales

Attention, le dicton voulant qu’il n’y ait pas de fumée sans feu parle de lui-même dans ce cas. Bien que le « passage à l’acte » appartienne uniquement à cette personne adultère, souvent, la cause se rapporte aux deux partenaires. Communication difficile, conflits fréquents, sexe au compte-gouttes, sentiments amoureux à la baisse, perte d’intimité, train-train quotidien priorisé, manque de reconnaissance et crise de toutes sortes peuvent être des explications à la tromperie.

Adultère un jour, adultère toujours ?

Tout dépend de l’individu, mais surtout de ses motivations à commettre le cocufiage. Oui, il y a de ces trompeurs chroniques, mais il y a aussi ceux qui le font comme par principe. C’est à voir. Ceci dit, bien que difficile à comprendre, dans les deux cas, l’amour éprouvé envers l’autre peut toujours être au rendez-vous. Compliqué, n’est-ce pas ?

En espérant vous avoir éclairée !