Parce qu’il y a aussi du positif

COURRIER D'UN LECTEUR / Allô Myriam! Moi, je voudrais voir plus d’histoires de gens qui vont bien ! Je parle de couples qui s’aiment sans que ce soit compliqué. Des gens qui ont des enfants sans être à bout. De ceux qui font l’amour sans que ce soit une corvée, qui ont du plaisir à deux et en famille! Avec tous les couples qui se séparent autour de moi, me semble que ça remonterait le moral des troupes ! Est-ce que ça existe encore, des gens comme ça? Dites-le moi!

2019, et si les pages de ton calendrier ne présentaient que du beau ?

Louable que cette requête reçue via ma boîte Facebook. Les médias, quels qu’ils soient, exposent effectivement plus souvent qu’autrement cette représentation de tout ce qui va mal ! Réalité certainement plus vendeuse qu’une madame heureuse pour qui la vie sourit ou ce monsieur ô combien satisfait de finalement pas grand-chose. Le bonheur des autres n’intéresse personne, c’est à croire !

Des mères exténuées, des femmes frustrées, des hommes en manque de sexe, de la propagande masculiniste, des ados hypersexués, des enfants déjà blasés, la voici la tendance !

Autocritique

Oui, cette recommandation de « cette-femme-possiblement-écœurée-du-négatif » a suscité chez moi l’envie de faire preuve d’autocritique à l’égard de mes parutions publiques tant parlées qu’écrites.

Éduquer sexuellement parlant une population diverse nécessite aussi un contenu teinté de positivisme. Bien que l’achalandage de mon bureau propose diverses problématiques sexologiques, vous comprendrez que personne ne me paie pour m’exprimer leurs grands bonheurs sexuels. Je vous propose donc aujourd’hui ce que je vois aussi de magnifique selon mes clientèles.

Les enfants

Eux autres, je les aime ! Les entendre démolir les stéréotypes sexuels, être en mesure de déjà consentir, de comprendre que les bébés ne sont pas le produit de deux vieux choux oubliés dans le frigo ou encore reconnaître leur puberté comme n’étant plus cette période ingrate, mais plutôt comme le merveilleux passage du monde de l’enfance vers celui de l’adulte, je trouve ça beau ! Bravo mes cocos.

Les adolescents

Eux autres, je les aime aussi ! Je vous confirme qu’il n’existe aucun plus beau spectacle que de voir l’éveil amoureux émerger d’eux. Un couple d’amoureux de 14, 15 ou 16 ans, ça respire l’amour, le vrai, à la puissance mille.

Nos ados sont beaux, s’acceptent dans leurs différences tout comme dans leurs ressemblances. Des jeunes affichant officiellement une orientation sexuelle autre que cette hétéronormativité, ça n’existait pas dans mon temps et sachez-le, je ne suis pas vieille ! Idem pour l’identité et l’expression de genre. Être qui ils sont, ils le font et ça, je trouve ça beau aussi !

Les adultes

Eux autres, je les aime aussi, aussi ! Des couples qui fonctionnent, chez qui le sentiment amoureux est toujours de la partie, qui font l’amour comme s’il n’y avait pas de lendemain, j’en connais aussi ! Le savoir-faire et le savoir-être, que je considère comme une prémisse essentielle à la vie à deux, sont présents chez bien de ces gens qui m’entourent.

Et chez les autres, ceux qui font cavalier seul, par choix, conviction et parfois faute de mieux, je les vois aussi être heureux ! Exit vieille fille acariâtre ou divorcé aliéné, se faire une belle vie, ça peut être ça aussi.

Mon ratio tant professionnel que personnel m’amène à croire que le positif domine officiellement sur le négatif. Ne reste qu’à le chercher, en fermant votre télé ! Bonne année 2019 !