Mon conjoint a de la difficulté à éjaculer

COURRIER D'UNE LECTRICE / J’ai un nouveau conjoint et sexuellement, je n’ai rien à dire. Par contre, lors de nos ébats sexuels, je dirais que trois fois sur quatre, il a de la « difficulté » à éjaculer. Pourtant [...], il est amplement capable de le faire lorsqu’il se masturbe. Il arrive quelquefois qu’après avoir eu mon orgasme, il soit tout près d’avoir le sien bien qu’il ne réussisse pas à jouir. Il me dit qu’il ne s’agit pas de moi, que ça lui est toujours arrivé. Nous avons quand même de belles relations sexuelles, mais je dois avouer que ça me perturbe un peu...

CHRONIQUE / Bonjour à vous, madame. D’être « perturbée un peu », pour reprendre vos mots, en voici une réalité plus que probable lorsqu’un ou une partenaire présente quelques difficultés que ce soit d’ordre sexuel.

Pas responsable

La remise en question risque sans doute d’être l’un des premiers réflexes pour la plupart. Dans ce présent cas, bien qu’il soit louable que vous portiez un regard sur vous comme étant potentiellement « responsable-un-tant-soit-peu » de cette éjaculation qui tarde à venir – ou pas –, sachez que vous êtes dans l’erreur ! C’est d’ailleurs ce que votre gentleman vous dit et redira. Vous ne faites pas partie de l’équation, madame !

Assez belle ou pas, désirable ou pas, grivoise ou pas, que monsieur ait des rapports sexuels avec vous, Ginette ou Pamela, la finalité restera apparemment la même puisqu’il s’agit d’une difficulté d’ordre individuelle présente depuis toujours. C’est lui qui le dit.

De ce fait, pour vous et votre couple, je vous prie de cesser toute culpabilité, questionnement, cogitation, à l’égard de cette situation qui ne vous appartient qu’indirectement. En plus de ravager inutilement votre confiance personnelle en tant que femme, amoureuse, amante, il est envisageable que cette conduite exacerbe en plus le stress, voire l’anxiété, de votre chéri à cet égard. Merci !

Éjaculation tardive ou retardée et anéjaculation

L’éjaculation tardive ou anéjaculation sont des termes « savants » qui signifient que l’éjaculation se voit lambine ou ne se pointe carrément pas, et ce, même malgré le fait que monsieur en ait décidé autrement. Exit contrôle. Essayer, prier, fantasmer, relaxer, courailler, rien n’y fait. L’émission de sperme se voit difficile ou impossible.

Parfois tout le temps, d’autres de temps en temps ou encore dans certaines circonstances; plusieurs variables peuvent expliquer s’il s’agit d’un problème primaire, secondaire ou encore spécifique.

Bien qu’il y ait autant d’hommes vivant cette réalité qu’il y a de causes, voyons ces motifs prédominants à mes yeux.

Stress de performance

Celui que je qualifie de « mal du siècle » donne du fil à retordre à plus d’un. Stresser, pour ne pas dire être anxieux d’éjaculer, est une préoccupation si grande qui, à elle seule, est capable de bloquer tout contact avec ses propres plaisirs physiques, ses capacités à lâcher-prise et ses indicateurs, bien entendu, de plaisirs orgasmiques. Quand la tête n’y est pas, difficile pour le corps de suivre.

Facteurs environnants

Parce qu’il y a des fois où tout ne roule pas comme sur des roulettes, la sexualité peut en prendre pour son rhume. Une relation houleuse, des embarras financiers ou professionnels, des soucis familiaux ou des ennuis de santé sont tous d’éventuels précurseurs pouvant s’exprimer via la dysfonction sexuelle.

Pornographie

La mère de bien des maux. À trop en regarder, à trop s’en inspirer, à trop s’en exciter, à trop s’en satisfaire côté masturbation, il y a de quoi se lasser de la vraie vie. L’éjaculation tardive ou nulle peut être le symptôme de ce mauvais usage. Allons savoir.

Comme quoi tout contrôle n’est pas absolu, la consultation sexologique reste une option intéressante dans un tel cas. À votre conjoint d’y voir.

Sexologie

Conclure à coup sûr

CHRONIQUE / Conclure à coup sûr, le souhaitez-vous ? Au-delà du téléroman, du roman-savon, de cette ritournelle voulant qu’ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants, il y a bien sûr des gens qui carburent aux histoires d’un soir. Net fret sec, sans engagement et implication. Ils comblent leurs besoins sans broderie ni dentelle. Direct au lit, est-ce votre souhait ?

Nouveaux célibataires, adultères incompris, désespérés de l’amour avec un grand A, allergiques à la routine, surchargés à la puissance dix ; si vous êtes de ceux cherchant à revenir à cette base d’une simple veillée pour résulter, voici le guide à suivre.

Sexologie

Utiliser ou non un strap-on?

COURRIER D'UNE LECTRICE / Allo Myriam, Bien que j’aie toujours su avoir une attirance pour les filles, j’ai 20 ans et c’est ma première relation sérieuse lesbienne. J’adore le sexe avec ma blonde, mais elle me parle souvent d’utiliser un strap-on. Je ne me vois pas l’utiliser sur elle et je ne l’imagine pas l’utiliser sur moi. Je sens qu’elle est déçue même si elle tente de ne pas le laisser paraître, mais je ne peux pas m’empêcher de voir le strap-on comme un pénis. Et je ne veux rien savoir que ma blonde ait un pénis ou d’en avoir un moi-même ! Que faire ? J’ai peur que ça la frustre sexuellement et que ça gâche notre relation à la longue.

CHRONIQUE / Bonjour à vous jeune amoureuse en questionnement.

D’entrée de jeu, pour les novices des joujoux sexuels, les néophytes des ébats pornographiques lesbiens ou encore ceux voyant le strap-on comme une façon d’attacher tout objet solidement sur un camion-remorque, permettez-moi de définir le tout.

Sexologie

L’anxiété de performance

CHRONIQUE / « Je retire une grande partie de mon propre plaisir sexuel dans celui de ma partenaire. Le seul hic, c’est qu’elle n’a pas l’air d’avoir grand fun… »

Le plaisir de l’autre, baromètre ô combien précurseur du bien-être sexuel de plusieurs !

Sexologie

Être heureux «comme ça»

COURRIER DES LECTEURS / Allo Myriam, j’aurais une question bien « technique » pour toi. Un couple dans les 25 ans qui fait l’amour 2-3 fois par mois, est-ce que ça peut être mauvais pour la santé des partenaires étant donné que ce n’est pas beaucoup ? Je sais que mon interrogation peut paraître un peu « madame qui se compare aux autres » mais, selon les statistiques que j’ai trouvées sur Internet (donc peu fiables), les couples de notre âge font l’amour de 60 à 80 fois par année minimum ! Bien que nous soyons bien heureux comme ça, je me demande si ça pouvait avoir un impact négatif à long terme. Ah, anxiété quand tu nous tiens… Merci !

CHRONIQUE / Bonjour à vous, madame-mademoiselle-quart-de-siècle-soucieuse-de-sa-fréquence,

D’entrée de jeu, afin d’atténuer cette anxiété qui vous tient, j’appelle au calme et vous rassure en précisant que rien, comme dans rien pantoute, ne me tracasse dans votre cadence sexuelle.

Chroniques

Parlez-moi d’abord!

CHRONIQUE / Aux cerveaux, l’êtes-vous ? Je parle de cette possible attirance romantique et/ou sexuelle, que certains qualifieront même d’orientation sexuelle, envers ces personnes étant incontestablement brillantes.

Exit allures précises, traits du douchebag, de la Barbie ou encore de la vedette américaine. Adios compte en banque débordant, avoirs imposants et héritages impressionnants. Arrivederci sens de l’humour douteux, bavardage futile et vantardise oiseuse. Merci même parfois âge, genre ou identité !

Sexologie

Des raisons pour faire l’amour

CHRONIQUE / Faire l’amour ou pas? Parce que la vie est faite de questions existentielles, il y a lieu de se poser aussi celle-ci! Entre avoir un rapport sexuel ou s’abstenir, certains y verront un grand débat. Des raisons pour s’en passer, j’en ai entendu. Rares sont les confidences en l’autre sens. Pourtant!

Si vous êtes de ceux ayant un partenaire sexuel sous la main, quel qu’il soit, et que vous cherchez de ces arguments pour faire « la chose », en voulez-vous? En voilà! Exit grands fondements justificatifs, revenons aux sources avec cette pointe d’humour rabrouant possiblement le dernier des amants.

Sexologie

Trop fatiguée pour avoir de la libido

CHRONIQUE / Bonjour à vous, possible superwoman! Comme pour plus d’une, est-ce que je me trompe en supposant que vous êtes du type multifonctionnel, efficace, productif, voire même performant? Une réponse par l’affirmative me confirmerait possiblement cette sensation de déjà-vu meublant les quatre murs de mon bureau, mais aussi votre niveau de fatigue. Je vous comprends!

Dans ce cas, pas étonnant que le corps abdique en commençant par remercier cette libido qui, disons-le, n’est pas essentielle à votre survie ici et maintenant.

Sexologie

Briser la monotonie au lit

CHRONIQUE / Amenez-en du piquant ! Parce qu’il devient difficile pour le commun des sexués de réinventer la roue, de la nouveauté, vous êtes nombreux à m’en demander. La monotonie charnelle, l’ennemi juré du couple, reste certainement celle à évincer pour une vie sexuelle, et conjugale, en santé. Exit le scénario où seuls pénis et vagin sont acteurs.

Sortir des sentiers battus, une réalité que plusieurs semblent attribuer à ces jeunots, ces romantiques, ces victimes du « tout-nouveau-tout-beau ». Pourtant, ce « modernisme » se verrait certainement davantage attribué aux vétérans. Pour ceux qui veulent coucher autrement et par le fait même, redorer un tant soit peu leur blason, voyons-y.

Sexologie

Les gens heureux n’ont pas d’histoire...

CHRONIQUE / C’est ce que disait du moins le roman ! Vrai ou faux que cette affirmation dans un contexte amoureux, relationnel, voire sexuel ? Certes difficile à croire si l’on se fie à l’entourage, aux cancans, aux médias carburant à grandes pompes qu’aux annales négatives, aux récits rocambolesques, aux évènements chaotiques ou encore aux fastes chicaniers.

Exit, orgueil mal placé. Qui, d’entre vous, n’éprouve pas ce malin plaisir à visionner ces téléréalités, programmées ou pas, où bisbille se verra assurée ? Qui ne se délecte pas de ses revues à potins cherchant à savoir si notre chanteuse internationale préférée couche enfin avec son danseur ? Qui ne savoure pas une petite coupe entre camarades histoire de se mettre à jour sur tel ou telle ?

Sexologie

Le sexe oral, ça te parle?

CHRONIQUE / L’union de la bouche aux organes génitaux, tantôt pratiqué, tantôt repoussé. Trop ou encore pas assez, ces baisers mitigés peuvent prendre l’apanage du préliminaire ou pourquoi pas, de la relation sexuelle dans sa totalité. Parfois teinté de magie, d’autres fois d’usualité, est-ce une pratique vers laquelle vous vous tournez les soirs de grandes veillées ?

Intimité

Bien que quelquefois banalisé, quoique pour exercer l’art du cunnilingus, de la fellation ou encore de l’anulingus, un brin d’intimité est minimalement suggéré.

Sexologie

Les excuses au masculin

CHRONIQUE / « Pas ce soir, mon trésor, j’ai mal à la tête… »

Ce prétexte pour ne pas faire l’amour n’est pas seulement l’alibi des femmes. Des hommes qui n’ont pas envie de la « chose », qui fuient les yeux couleur de désir, qui espacent les rendez-vous doux, qui limitent les marques d’affection de peur de décoller la machine, il y en a aussi. Le saviez-vous ?

Sexologie

Le besoin de liberté

CHRONIQUE / « À force de rester célibataire, on tombe amoureux de sa liberté ! »

Voilà ce que scandait cette page française affichant, jour après jour, ces affirmations plus ou moins réflectives sur mes réseaux sociaux. Vrai ou faux ? Y voyant l’opportunité d’éclaircir le phénomène dudit célibat, je vous ai demandé, chers abonnés, s’il y avait lieu effectivement de croire davantage en l’amour de la liberté qu’en celui de la complémentarité.

Sexologie

Fini les plans B, C et D!

CHRONIQUE / Êtes-vous « on the back burner » ou « relégué en second plan », pour les amoureux de la langue française ? Ce phénomène, la plupart des aspirants à la vie à deux le redoutent plus que tout.

Celui, bien entendu, de se sentir entiché plus, plus, plus de cette personne qui, de son côté, vous entretien tel son plan B. Bien intentionné malgré tout ou égoïste à la puissance dix, ce bougre, voire bougresse, entretient votre flamme à son avantage, histoire de ne pas se retrouver le bec à l’eau. Comme « en cas de », on a vu mieux !

Sexologie

Quelles sont les limites de la porno?

COURRIER DU LECTEUR / Bonjour, Est-ce que vous avez déjà publié quelque chose sur les hommes qui regardent de la pornographie en disant que c’est normal ? Mon conjoint ne cesse de recevoir et d’envoyer des photos et/ou de courtes vidéos avec des filles pas mal cochonnes… Il a beau me dire que je suis belle, qu’il aime mon corps, qu’il est toujours prêt pour du sexe en ma compagnie, je me sens quand même menacée par ces images. Et je pense que c’est un cercle vicieux. On dirait que ça l’excite de plus en plus. C’est un homme très porté sur le sexe. Il est ici trois jours par semaine et, selon lui, il faut en profiter au maximum. Même mes amies trouvent qu’il parle beaucoup de sexe. On dirait que c’est ça sa vie. Ai-je raison d’être inquiète ? Bien que je lui en parle souvent, j’avoue que je ne comprends pas le cerveau de mon homme…

Bonjour à vous, madame, pour qui l’inquiétude est louable ! Votre questionnement du jour comporte plus d’un volet pouvant expliquer votre état d’âme. Commençons du début.

Pornographie

J’expliquais, il n’y a pas longtemps dans une autre chronique dans ce même journal, que la pornographie est faite pour le monde. Une pornographie propre, juste et appropriée, conçue selon les règles de l’art et destinée à un public adulte en quête d’amusement, ça existe. C’est en fait ce qu’on appelle du divertissement.

Sexologie

Je suis asexuelle

COURRIER DU LECTEUR / Bonjour, Je me suis toujours sentie différente des autres côté relations sexuelles. Bien que j’aie de l’attirance pour la gent masculine, jamais je n’ai ressenti de « réels » besoins en termes de relations sexuelles. Cependant, évoluant dans une société hypersexualisée où il est socialement important de combiner sexe et amour, je me suis fondue à la masse. J’ai eu plusieurs fréquentations, toujours décevantes. On m’a également quittée en me disant que j’étais frigide ou n’aimais pas assez le sexe. Un jour, j’ai rencontré mon conjoint actuel. Ce fut un coup de foudre (…). Bien qu’au début nous faisions l’amour pratiquement tous les jours, jamais ce fameux désir n’est venu au rendez-vous. Après 10 ans de vie de couple, notre vie sexuelle est plutôt terne. Lui, il a des besoins quotidiens, moi, jamais (…). En fouillant sur le net, j’ai ainsi découvert le terme « asexualité » et j’ai compris que je n’étais pas anormale ou frigide. (…) Toute ma vie, j’ai essayé d’être quelqu’un d’autre, d’agir selon les conventions sociales. Mais toute ma vie, je me suis sentie triste et esseulée dans mes relations. Maintenant, je sais qui je suis, une personne asexuelle (…). J’ai fait mon coming out hier soir à mon conjoint (…). Nous explorons les pistes de solutions et essayons de peindre ce nouveau tableau blanc qui se présente devant nous. Je ne crois pas que ce sera toujours facile et j’aimerais avoir une boule de cristal pour lire l’avenir. À suivre…

CHRONIQUE / Bravissimo ! Que de courage découlant de ce témoignage. Toutes mes félicitations madame. D’abord pour cette prise de conscience demandant un regard sur soi ô combien difficile. Deuxièmement, pour votre prise de position et votre volonté d’être enfin celle que vous êtes. Chapeau !

Tel que défini par l’Association pour la visibilité asexuelle, l’asexualité est une orientation sexuelle caractérisée par le fait qu’une personne asexuelle ne ressent pas d’attirance sexuelle pour quiconque. De cette même source, une personne sur cent serait asexuelle et, de ce nombre, un peu plus de la moitié serait des femmes.

Sexologie

De Passe-Partout, j’en veux plus !

CHRONIQUE / Cachou Coucou ! Le voilà enfin, ce bébé tant attendu. Fan finie de la première mouture de Passe-Partout, ceux qui me connaissent savent pertinemment qu’il y a maintenant quasi trois décennies que je suis sur ma faim. Celle bien entendu de connaître l’origine du nouveau-né de Madame Coucou ! Venu de nulle part, sans explication ni rien, ce mystère entourant la provenance de ladite noix aux allures d’enfant a certainement bousculé mon développement psychosexuel. Tant de non-dits qu’entretenaient ces années 80…

De ce fait, ma cadette de 11 ans moins un mois paie le prix de ce « traumatisme ». Obligée d’écouter cette presque-quotidienne-remaniée, ce n’est que tout dernièrement que j’ai enfin pu lui donner congé. Cachou Coucou s’est pointé sans flafla avec un seul mot pour m’éclairer : mamans au pluriel !

Sexologie

Vous avez dit bicurieux?

CHRONIQUE / Bicurieux, l’êtes-vous ? Oui, comme dans cet adjectif désignant toute personne qui ne s’identifie pas comme bisexuelle, mais qui ressent le désir d’avoir des relations affectives et/ou sexuelles avec un individu du genre opposé à celui avec qui elle entretient habituellement des relations (Fondation Émergence). Ouf ! Laissez-moi vous aider à y voir plus clair.

À titre d’exemple, prenons Roger, hétérosexuel par affirmation, qui s’adonne ici et là à un rapport génital avec Jean qu’il aime bien. Ah bon !

Sexologie

3000 relations sexuelles, mais une seule première fois

CHRONIQUE / À vos calculettes ! J’ai fait mes devoirs. En supposant que vous avez eu votre première relation sexuelle avec pénétration à l’âge de 17 ans, moyenne québécoise établie par l’Institut national de la santé publique, et que vous maintenez une fréquence hebdomadaire de cette activité tout au long de votre vie active sexuellement, parions que vous ferez l’amour autour de 3000 fois ! Pas mal du tout ! Une page de votre histoire que vous n’aviez possiblement pas explorée de façon aussi cartésienne.

De ce chiffre, représentatif ou non de votre réalité, la plupart de ces relations sexuelles seront reléguées aux oubliettes. La mémoire étant une faculté qui oublie, vous vous souviendrez que de ces fois dignes d’être retenues, positivement ou négativement. Ceci dit, remarquable ou pas, une seule restera à tout jamais gravée en tête. Je parle, bien entendu, de cette première fois.

Sexologie

Des relations intimes malaisantes

COURRIER DU LECTEUR / Bonjour Mme Bouchard, Venant d’une famille où l’intimité est importante, je fais face à une situation inconfortable depuis que mes enfants sont ados et reçoivent de la visite à dormir. Celle-ci concerne les rapports intimes que ces derniers ont dans ma demeure. Personnellement, je dois préciser que je n’ai aucun problème lorsque cela reste dans leur chambre respective [...]. Cependant, devrais-je accepter de laisser mes enfants prendre des bains ou encore des douches avec leur copine lorsque nous sommes présents dans la maison ? Il est à noter que la salle de bain est adjacente à ma chambre. Je vois cela comme un manque de respect ce qui me met en colère. J’ai de la misère à concevoir que le jugement de mes enfants n’est pas suffisamment grand pour comprendre que certaines situations soient inacceptables. Après avoir discuté avec ma conjointe, je me suis rendu compte que j’étais le seul dérangé par la situation. Alors, accepteriez-vous que votre ado fasse l’amour dans la salle de bain voisine pendant que vous êtes tranquille dans votre chambre à regarder un film ?

CHRONIQUE / Les grands questionnements ! Merci de votre témoignage interpellant certainement plus d’un parent de « grands enfants ».

Il y a effectivement de ceux qui se voient dérangés, pour ne pas dire outrés, devant l’indifférence des notions d’intimité de leur progéniture.

Sexologie

Je t’aime... moi non plus

CHRONIQUE / Véritable ver d’oreille, Je t’aime... moi non plus, cette balade de Serge Gainsbourg et Jane Birkin, me revient en boucle chaque fois que je les vois, ces deux-là. Quand ce n’est pas un, c’est l’autre. Pourtant amoureux, quand elle l’approche, il boycotte. Quand il l’adore, elle l’ignore. Quand elle se manifeste, il proteste. Quand il s’affranchit, elle déguerpit. À quoi rime cette contradiction, de s’aimer pour ensuite mieux se détester? En tant que couple, est-ce possible de régner dans ce paradoxe sentimental apportant à la fois son lot de bonheur et de malheur? Voyons-y.

Montagnes russes

Tel ce manège digne du carnaval, il y a des gens qui carburent aux sensations fortes. À l’image des montées et des descentes turbulentes, ce type de relation « amoureuse » apporte son amalgame d’émotions intenses. L’un en confiance dans ce minichariot, l’autre en position douteuse, l’euphorie, expliquée, de manière cartésienne, par l’effet hormonal, promet certainement ses bénéfices. D’où la tolérance à vivre ainsi, du moins pour un temps.

Sexologie

L’univers masturbatoire

COURRIER D'UNE LECTRICE / Bonjour, Lorsque le temps vous le permettra, j’aimerais avoir votre point de vue sur ce que mon conjoint m’a dit. [...] Il m’a informé qu’il se masturbait chaque soir dans le salon devant de la pornographie. Puisque nous faisons déjà l’amour de deux à quatre fois les jours de semaine et de quatre à cinq fois ceux du week-end, dites-moi si je m’en fais pour rien ? Les avis sur le Web divergeant énormément. Je suis mal avec tout ça et je ne sais pas trop comment réagir. Est-ce normal, abusif, addictif ?

CHRONIQUE / Cette question vient à point pour boucler ma série d’articles traitant de la pornographie. Merci à vous, Madame !

Pourquoi ? J’en conviendrai, votre état d’âme est fort louable devant cette confidence digne d’un jardin plus que secret. L’univers masturbatoire étant l’une des sphères individuelles des plus privées, ma première réflexion tend certainement à comprendre ce à quoi rime cette révélation. Pourquoi le dire ? Était-ce un aveu ? Une transmission banale d’informations ? Un cri d’alarme ? Une réponse à une question ?

Sexologie

Parler de sexualité avec son enfant

CHRONIQUE / Parce que ceci vient également avec le mandat de père et mère, je vous le demande : offrez-vous de l’éducation à la sexualité à votre progéniture ? La grande question ! Bien que « monsieur-madame-les-enseignants-infirmiers-travailleurs-sociaux » assurent depuis l’automne 2018 des contenus dans le cadre scolaire, vous restez certainement les premiers concernés. De ce fait, remplissez-vous, chers parents, le rôle qui vous est attribué, soit d’apprendre à vos enfants les notions relatives à ce sujet ô combien anguleux pour plus d’un ? Quoi dire ? Comment s’y prendre ? Quel sujet aborder ? Quand commencer ? Toutes des interrogations louables pour le commun des mortels qui ne sont pas sexologues. Ceci dit, puisque je vous déclare aujourd’hui principal « pédagogue sexologique » pour vos petits et grands, voici quelques pistes à suivre.

Un bon modèle

Aussi simple que cela puisse paraître, voici la fonction minimale que je vous attribue. Être un bon modèle, c’est plus difficile que vous pourriez le croire. La sexualité étant davantage ce que l’individu est, et non ce qu’il fait le samedi soir dans sa chambre à coucher, soyez une référence positive. Vos faits et gestes, attitudes, propos, valeurs, croyances et convictions indiquent, consciemment ou non, les normes que votre enfant emmagasine tel un gage de vérité absolue.

Sexologie

Vague à l’âme

SEXOLOGIE / « Bonjour Myriam, Dans ma génération – j’ai 24 ans –, l’amour est drôlement exposé et représenté. Depuis longtemps, je me questionne sur les causes de l’infidélité. Nous sommes dans une ère où tout est facilement accessible. Ça ne fonctionne pas, alors on saute au suivant, au lieu de tenter de réparer et d’améliorer les choses.

Je trouve ça insensé ! Comme si les gens avaient enlevé le sens de ce que signifie l’engagement. [...] 

J’aimerais beaucoup, Myriam, découvrir un article expliquant pourquoi les hommes penchent vers l’infidélité. [...] J’ai connu des hommes infidèles qui aimaient leur partenaire. Peut-être suis-je naïve, mais j’ose croire que l’amour ne va pas toujours avec l’infidélité. 

Quelqu’un qui n’est pas capable de dire non devant une source de plaisir est-il une cause perdue en amour pour être fidèle ? 

Voilà ! »

***

Madame Voilà, je perçois peut-être à tort un certain vague à l’âme, pour ne pas dire un quelconque désarroi dans vos propos. Permettez-moi de vous demander si avez perdu confiance en la race masculine ? Pourtant, ce ne sont pas les seuls infidèles…

Une histoire générationnelle ? 

L’infidélité existe depuis que le monde est monde, le saviez-vous ? Pas plus aujourd’hui, hier qu’au temps de Jésus Christ. Hommes, femmes, hétérosexuels, la gang LGBTQ2+ au grand complet ; tous peuvent être un jour trompeurs ou trompés, c’est selon !

Sexologie

Une vie sans jouir

CHRONIQUE / « Ce n’est que trop tard que j’ai compris que le sexe pouvait rimer avec plaisir physique, mais ça ne m’intéressait plus vraiment, ces affaires-là… »

Voici ce qu’une octogénaire avancée m’a expliqué récemment. Telle une place au soleil jamais réclamée, c’est avec ce qui m’a semblé être une pointe de regret, voire pas du tout, que cette dernière m’a parlé de sa sexualité « non consommée ».

Sexologie

Une question de libido

COURRIER DU LECTEUR / Bonjour Myriam, J’ai 18 ans. Ça fait quatre mois que je suis en couple avec mon chum. Au début, on faisait l’amour trois à quatre fois par jour, mais là, depuis un bout de temps, ça ne me tente plus vraiment. On dirait que je perds ma libido…

CHRONIQUE / Bonjour à toi, belle jeunesse ! Tu me permets de t’appeler ainsi pour situer nos lecteurs qui eux, n’ont pas eu la chance de voir cette éclatante jeune fille que tu es via les réseaux sociaux ? Avant même de se soucier de perte de libido, réalité ô combien exagérée dans bien des cas, voyons un peu la nature de tes rapports sexuels, mais aussi de ta relation amoureuse.

Sexologie

Parce qu’il y a aussi du positif

COURRIER D'UN LECTEUR / Allô Myriam! Moi, je voudrais voir plus d’histoires de gens qui vont bien ! Je parle de couples qui s’aiment sans que ce soit compliqué. Des gens qui ont des enfants sans être à bout. De ceux qui font l’amour sans que ce soit une corvée, qui ont du plaisir à deux et en famille! Avec tous les couples qui se séparent autour de moi, me semble que ça remonterait le moral des troupes ! Est-ce que ça existe encore, des gens comme ça? Dites-le moi!

2019, et si les pages de ton calendrier ne présentaient que du beau ?

Louable que cette requête reçue via ma boîte Facebook. Les médias, quels qu’ils soient, exposent effectivement plus souvent qu’autrement cette représentation de tout ce qui va mal ! Réalité certainement plus vendeuse qu’une madame heureuse pour qui la vie sourit ou ce monsieur ô combien satisfait de finalement pas grand-chose. Le bonheur des autres n’intéresse personne, c’est à croire !

Sexologie

« Donne un bisou à ta tante »

CHRONIQUE / « Fais un câlin à parrain. » « Sois gentil, donne un bisou à tante Jocelyne. » « Embrasse tes grands-parents avant d’aller au lit. » « Allez ! Prends la main de ta cousine. »

Noël, Jour de l’An, fête des Rois ! Qui dit temps des Fêtes, dit regroupement, rassemblement de famille, échange de cadeaux, mais aussi rapprochements et proximité, avouons-le, parfois, plus ou moins espérés. Les enfants ne sont pas en reste. Fréquemment l’expression d’une grande fierté des parents, ce moment de l’année se voit l’occasion de prouver gentillesse, politesse, courtoisie, bienséance et complaisance. Nos petits amours…