Les relations sexuelles suivant le réveil seraient plus spontanées, sans souci de performer ni sentiment de corvée, selon des études.

Le sexe au chant du coq

CHRONIQUE / Cocorico! Le sexe, le pratiquez-vous dès le chant du coq? Parce qu’il y a de ces gens plus matinaux que d’autres, la case horaire du petit matin semble être une option envisageable pour bien débuter la journée... ou régler le dossier. Aux vertus tantôt indéniables pour le lève-tôt et discutables pour la marmotte, la réalité entourant la pratique sexuelle au réveil comporte elle aussi son lot de pour, et bien entendu, de contre.

Oui, oui et oui! 

Bien sûr que d’entamer toute journée par cette proximité qu’engendre la relation sexuelle représente certes une excellente façon de faire, autant pour vous que pour le couple. Profiter de ce regain d’énergie succédant à une bonne nuit de sommeil, de cet élan peut-être suggéré par les brides de songes plus suggestifs, d’une vision sur une mini-rikiki jaquette, de la tranquillité de la maisonnée ou encore d’une érection aussi provoquée par l’envie d’uriner, je dis oui!

Réalité hypothétiquement envisageable, j’en conviendrai, dans le contexte du week-end, voire même des vacances. Le cadran, autant par sa sonnette maudite que son rappel aux obligations de la journée, se voit bien souvent ce tue-l’amour ou sexe, c’est selon.

Et les études?

Pas que moi pensant à ça, il y aussi les grands chercheurs de ce monde qui se positionnent sur l’effet dit bénéfique des galipettes matinales. Effectivement, la libération d’endorphines se manifestant surtout lors de cette phase de résolution, soit celle post-orgasme, garantirait une journée davantage dynamique, libérée d’une dose de stress et bourrée de zénitude. Exit, yoga, à votre Kamasutra!

La tête libre, voici ce que vous êtes au petit jour. Sans traîner dans votre esprit tout le tralala de la journée comme le soir l’oblige trop souvent, vous n’avez pas la nécessité constante de vous décentrer des aléas de la réunion du midi, de penser aux débarbouillettes oubliées dans la laveuse, aux taxes scolaires que vous n’avez pas payées, alouette. La nuit sert aussi à peser sur ce bouton « Reset » faisant de vous, je l’espère, cette personne flambant neuve dès l’aube.

Et pourquoi pas? Les relations sexuelles suivant le réveil se verraient plus spontanées, sans souci de performer ni sentiment de corvée.

Tous et toutes sur le même pied d’égalité avec cette haleine de poney, la postiche en broussaille, l’hygiène datant d’au moins huit heures et l’état d’éveil incertain, du sexe pour du sexe, sans question ni prévision, ça aussi, ça peut être bon.

Non merci!

Puisque logiquement, chaque minute consacrée aux relations sexuelles équivaut à du temps emprunté sur ce précieux sommeil, il y a certainement de ceux pour qui le choix se voit facile: dormir, dormir et dormir. Décision d’autant plus facile à prendre lorsque le gain le plus positif est relatif à la période de veille plutôt qu’au plaisir de la chair! Problème alors d’horaire, individuel ou de couple? Laissez-moi-le demander.

Idem pour ce manque de contrôle qu’impose l’aurore. Luminosité plus élevée, image corporelle moins préparée, plus grande vulnérabilité en lien avec l’endormissement encore palpable, gestion des odeurs invérifiables, pour se donner aussi tôt du lâcher-prise, il en faut. En avez-vous?

De ce fait, matin, midi, soir, printemps, été, automne, hiver, l’important n’est pas quand vous le faites, mais bien plutôt de voir en chaque occasion cette éventuelle source de satisfaction. Plus qu’une question d’heure, ça!