Le magnifique canal de Beauharnois permet de pédaler sur un parcours de 25 kilomètres au sein du grand réseau cyclable du Suroît.

Une journée, ce n’est pas assez

BEAUHARNOIS — Quand on ouvre une carte des sentiers cyclables du réseau Suroît, on se dit qu’on en aura pour des jours, tellement il y a des kilomètres où l’on peut user du caoutchouc.

C’est ce qu’il y a d’intéressant dans ce coin de pays baptisé le Haut-Saint-Laurent, au sud-ouest de Montréal. Des pistes cyclables, assez pour prévoir une fin de semaine de vélo. Au moins.

La promotion touristique fait état d’un total de 192 kilomètres de trajets à rouler, sur routes et pistes cyclables. Les cyclistes du dimanche comme moi voudront s’attarder sur les sentiers hors route.

Dans cette région, les principaux sont aménagés le long de canaux fluviaux, ce qui promet un dénivelé peu élevé et des randonnées sans surprise. C’est aussi pédaler en stéréo : d’une oreille on entend le clapotis de l’eau du canal et de l’autre, le chant des oiseaux.

Ça s’avère quand on pédale sur la piste cyclable du Canal de Beauharnois. Pas pour rien qu’on l’a baptisé le « parcours au fil de l’eau ». Ce parcours intermédiaire porte son nom grâce à la partie du trajet de 25 kilomètres longeant le magnifique canal, traversant le Parc régional de Beauharnois-Salaberry. La piste est bordée d’arbres matures et de champs à perte de vue dans cette région du Québec connue pour son relief plat. 

Elle est très large et, malgré de nombreuses fissures, le revêtement offre un bon confort de roulement.

On a prévu des aires de pique-nique et des haltes d’interprétations en abondance. Facile de trouver un endroit pour s’assoir au bord de l’eau, retirer ses souliers, ses bas pour relaxer et une pause dans son itinéraire. Il est possible de voir passer de gros navires empruntant cette voie de navigation. 

Pour les repas, c’est le désert le long de la piste. Vaut mieux prévoir le sandwich au pain brun.

C’est plus simple pour trouver des espaces de stationnement à proximité du sentier. Le plus facile d’accès est certainement celui situé près de la centrale électrique de Beauharnois, à l’intersection des routes 132 et 236. Très impressionnante cette géante qui avale chaque seconde le volume d’eau qui correspond à trois piscines olympiques.

On vous expliquera tout cela lors d’une visite guidée gratuite de 90 minutes. Pratique en cas de pluie ou pour une pause dans votre séjour d’une fin de semaine.

L’autre piste cyclable jumelle longe un autre canal, celui de Soulanges.  Celle-ci fait 35 km, totalement asphaltée à partir de Pointe-des-Cascades jusqu’à Rivière-Beaudette, non loin de la Waterfront Trail ontarienne.

On vous incite à utiliser le stationnement gratuit situé dans la courbe de la route 338 et devant l’église de Pointe-des-Cascades.

À partir de Beauharnois, on peut aussi rouler sur une autre piste qui se rend à Sainte-Martine. On emprunte pour se faire une passerelle pour vélo qui enjambe l’autoroute 30. 

Si on prévoit aller d’une piste à l’autre, vaut mieux se déplacer en voiture. Les liens se font via de grandes routes, comme la 132, et il peut être périlleux de s’y présenter en vélo quand on est moins à l’aise.  

On peut aussi monter à bord de navettes fluviales pour aller d’une rive à l’autre. Le gros luxe quoi! 

Mon truc du dimanche : 

Non, il n’est pas obligatoire de porter un casque à vélo. C’est fortement recommandé. Je suis un peu déçu de constater qu’on semble délaisser de plus en plus cet équipement pourtant primordial sur nos pistes cyclables. Même pour des enfants! Un peu de sensibilisation ne ferait pas tort.

Du lundi au dimanche:

Le 15 juin, c’est le Défi Félix à Sherbrooke. L’événement qui en sera à sa neuvième édition fait un virage vélo cette année. Une programmation est centrée autour du vélo et de ses différentes pratiques : vélo de route, « gravel bike », vélo de montagne, vélo urbain, BMX et cyclo-cross. Depuis maintenant neuf ans, le Défi Félix Deslauriers amasse des fonds au profit du Programme à Félix, de la Fondation québécoise du cancer, plus spécifiquement pour les jeunes de 15 à 39 ans. Depuis 2010, c’est une somme de 304 000 $ qui a été amassée.

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