Un lever de soleil, les montagnes, le fleuve, tout est délice pour les yeux dans Charlevoix à travers l’abondante fenestration des chalets EXP du parc des Grands-Jardins ou encore dans la ouate d’un Maikan du Repère Boréal, où l’on dort avec une vue sur les étoiles.

La Petite Ourse de Charlevoix

Nos enfants nous ont pris par surprise à Noël. « Maman, papa, un lit douillet avec vue sur les étoiles vous attend pour une fin de semaine au Repère Boréal, dans Charlevoix », avaient-ils écrit dans leur carte avec quelques photos pour nous mettre en appétit.

Nous avons prolongé notre séjour d’une nuitée, passée celle-là dans un chalet EXP du parc national des Grands-Jardins, une complémentarité au niveau de l’hébergement que je vous recommande fortement.

Poser les pieds sur les montagnes volcaniques de Charlevoix est un voyage sur la lune avec un éclairage de jour. Les chalets EXP du poste d’accueil Mont-du-Lac-des-Cygnes sont un perchoir de choix pour observer le soleil déclinant lentement en dessinant des silhouettes ondulées, puis voir les étoiles s’installer pour la nuit.

Les toits des chalets EXP du parc du Mont-Mégantic ont une paroi coulissante transformant le lit en observatoire, pas ceux des Grands-Jardins. Même sans cette particularité, l’abondante fenestration est un écran géant.

« Chaque parc offre une expérience EXP différente à sa clientèle et dans notre cas, c’est la vue sur les montagnes et en direction de la vallée qui est mise en valeur parce que le paysage est saisissant », précise le directeur du parc, Daniel Groleau.

Le nom de chaque chalet décrivant son positionnement, « La Paroi » n’orientera pas votre regard de la même façon que « La Vallée », par exemple.

L’effort d’une montée d’une vingtaine de minutes au pas pressé vaut la peine aux aurores pour atteindre le point d’observation du sentier La Chouenne avant le lever du soleil. De même, en raquettes ou à pied, les excursions d’une journée sont généreusement récompensées.

En route maintenant pour le Repère Boréal. Mais à pas de côté. Par l’arrière-pays.

À condition de ne pas rater l’intersection du rang Sainte-Anne à Saint-Urbain! Les maisons sont si rapprochées et si près de la voie publique dans ce village qu’on voudrait s’excuser de cette intrusion dans des salons avec nos véhicules.

Soudainement, des bâtiments agricoles d’une autre époque qui ne sont pas qu’une impression de déjà vu : c’est la Ferme-à-Rosanna, le plateau de tournage de l’émission Le temps d’une paix. Je vous le précise à l’avance car, même en roulant lentement, nous l’avons réalisé seulement après...

Il y a tant à voir. Si une automobiliste qui roulait à contresens n’avait pas piqué notre curiosité en se rangeant sur le bord prendre une photo, nous aurions loupé le décor époustouflant que nous avions dans le dos avant d’arriver au village de Saint-Hilarion.

En avance sur l’heure d’arrivée, nous avions du temps à tuer. Conseil de chasseur : prenez le chemin du Cap-aux-Oies se trouvant à quelques centaines de mètres de l’enseigne du Repère Boréal, sur la route du Fleuve (la provinciale 362). Ce cul-de-sac mène à une plage publique peu achalandée à cette période de l’année. Après avoir sorti les chaises pliantes, nous nous sommes installés à marée basse au milieu d’imposants morceaux de glace que le soleil grugeait lentement. Assez zen, merci!

Charme assuré en entrant dans l’un des mini-chalets du Repère Boréal, qui sont d’inspiration scandinave et dont certains modèles ont une fenêtre à 90 degrés qui court jusqu’à demi-toit.

Espace minimal, aussi fonctionnel qu’un chalet EXP, à la différence qu’après la détente d’un bain 100 pour cent nature à la montagne, on tombe dans la ouate d’un matelas moelleux et d’un peignoir nous gardant au chaud après le SPA ou le sauna.

Par contre, ce n’est pas synonyme de modernité absolue. Le chalet Maikan que nous avons occupé n’a pas l’eau courante. Malgré cela, l’aller-retour pour les douches et les services sanitaires est si court qu’il n’est pas désagréable, même en hiver, dans un couvert de résineux dense qui protège du vent.

« Avec des moyens de départ limités, nous avons sacrifié certaines commodités pour avoir de hauts standards d’originalité et de fonctionnalité. Depuis, nous avons ajouté des unités avec tous les services. Le développement se poursuivra avec cette approche mixte », précise Jonathan Galarneau, qui avec son frère Simon a concrétisé le rêve d’un père décédé avant qu’ils puissent devenir des associés.

La Sépaq ajoute une chambre en annexe pour augmenter la capacité d’accueil de ses chalets EXP. De leur côté, les frères Galarneau construisent en hauteur, avec sofa, table et chaises pour chiller sur le toit.

Le Repère Boréal est à mi-chemin entre Baie-Saint-Paul et La Malbaie, à une vingtaine de kilomètres de chacune d’elles. En reproduisant sur une carte routière l’itinéraire précédemment décrit à partir de Petite-Rivière-Saint-François, le résultat est une étonnante similitude la constellation de la Petite Ourse. En élargissant le terrain de jeu jusqu’à l’autre parc, celui des Hautes-Gorges, nous voilà prêts pour la Grande Ourse et une semaine complète dans Charlevoix!

« Mon père et moi avons voyagé à travers le monde. La beauté et la diversité que nous avons trouvées ici nous ont convaincus du potentiel d’affaires. L’hospitalité des gens de Charlevoix et leur attachement à leur coin de pays font également des Éboulements un milieu de vie très agréable », raconte Matthew Tremblay, chef et copropriétaire depuis 2015 de l’Authentique Auberge de Charlevoix, qui quitte à l’occasion sa cuisine pour discuter avec les clients qui s’arrêtent pour un repas ou pour dormir.

De cet endroit, la vue sur L’Isle-aux-Coudres et le Massif de Petite-Rivière-Saint-François est telle qu’on voudrait sortir manger sur la terrasse dès la première lune du printemps...

Malgré bien du courage, il a fallu remettre ça au prochain voyage. Le vent du fleuve, lui, n’est pas toujours un cadeau!

Pour plus d’informations :
www.repereboreal.com
www.sepaq.com/pq/grj
aubergeauthentiquedecharlevoix.com