La 36e édition du Festival d’astronomie populaire aura lieu du 3 au 6 juillet et du 10 au 13 juillet.

La lune à l’honneur au Festival d’astronomie populaire

Le 36e Festival d’astronomie populaire, présenté à l’ASTROLab et à l’Observatoire du parc national du Mont-Mégantic, permettra aux « bébés boomers » de revivre, et aux plus jeunes de découvrir, la saga des missions Apollo qui ont amené l’homme à poser, pour la toute première fois, le pied sur la lune. Un vieux rêve que même l’homme des cavernes avait caressé, en son temps, et qui se réalisait ainsi, frappant l’imaginaire du monde entier.

On en a fait le thème de ce festival : « De la terre à la lune, le voyage prodigieux ».

« Peu d’aventures humaines traversent les siècles. Celle des astronautes des missions Apollo traversera les millénaires. C’est l’histoire des premiers humains à s’élancer vers un autre monde », clame la page d’accueil du site du Festival d’astronomie populaire de l’ASTROLab.

Le Festival sera présenté pendant huit nuits, les mercredis aux samedis, du 3 au 6 juillet inclusivement, et du 10 au 13 juillet. Huit nuits de fascination, huit nuits de questions existentielles que suscitent l’espace et ses mystères. Les activités ont lieu même si le temps est couvert. 

Chaque soirée débutera par une conférence, à 19 h, où il est préférable de réserver sa place. Huit conférences seront ainsi accessibles.

« Parmi ces huit conférences, pour une des premières fois dans l’histoire du Festival, des artistes lui seront associés, comme Bettina Forget, qui célébrera les femmes en astronomie, et Jean-Pierre Aubé, qui a l’intention de faire de l’art avec des données scientifiques. Mais notre vétéran de l’astronomie au Québec, c’est Laurent Drissen, de l’Université Laval. Je ne veux rien présumer, mais je crois que sa conférence sur les ondes gravitationnelles parlera d’un domaine où il y a eu des découvertes importantes durant la dernière année », révèle Sébastien Giguère, directeur scientifique du parc national du Mont-Mégantic.

« Ce festival, c’est un des premiers événements culturels publics dans la région. Il rassemble des astronomes amateurs avec des astronomes professionnels, et le grand public. Et puis, c’est la seule chance durant l’année de mettre un œil au télescope de l’Observatoire scientifique, dont le miroir fait 1,6 mètre, quand la météo le permet. De plus, il y a moyen aussi de faire de l’observation au pied de l’observatoire, car plusieurs télescopes d’astronomes membres de la Fédération des astronomes amateurs du Québec seront présents. Ce sont les meilleures personnes pour partager leur passion avec le public, en plus des astrophysiciens professionnels qui seront présents. »

Il attire ensuite l’attention sur les nouveautés que l’ASTROLab vient d’inaugurer, sa nouvelle salle multimédia et son nouveau film 4K, « Émergence : l’évolution cosmique », qui vaut à lui seul le déplacement, et sur la présentation spéciale au sujet des 50 ans des missions Apollo qui ont mené l’homme à fouler la lune.

« Le Festival donne lieu à une très belle collaboration entre l’Observatoire scientifique et l’ASTROLab. Et puis c’est gratuit pour les enfants jusqu’à 17 ans, il y a du maquillage gratuit pour les plus jeunes. Les plus vieux peuvent vivre l’astronomie pas seulement en théorie, mais aussi en pratique en mettant l’œil aux télescopes, car au sommet il y a aussi une deuxième attraction, l’Observatoire populaire », conclut Sébastien Giguère.

On prévient le public qu’au parc national du Mont-Mégantic, la nuit, il fait froid, même très froid assez souvent. Il vaut mieux être trop chaudement habillé. Il y a même une randonnée nocturne possible, au pied de la montagne, si la température le permet.


+

Hébergement aux Cinq Sens étend son offre de services

L’entreprise de Piopolis Hébergement aux Cinq Sens vient de signer une entente historique avec le Parc national du Mont-Mégantic (PNMM), la première consentie par la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ) qui opère le PNMM, avec une entreprise membre du réseau Tourisme autochtone Québec. Elle offrira une activité d’inspiration amérindienne, soit la Marche avec l’esprit de la forêt, à la clientèle du parc, et ce tout l’été, jusqu’au 7 septembre.

La propriétaire d’Hébergement aux Cinq Sens, Paule Rochette, d’origine huronne-wendat, a développé cette marche spéciale depuis deux ans, qu’elle offre gratuitement à sa clientèle qui loue une de ses cinq yourtes, un hébergement d’inspiration mongole. Elle l’exporte maintenant pour la clientèle du PNMM, à l’accueil du secteur de Franceville, chaque samedi, de 13 h 30 à 14 h 30.

La Marche avec l’esprit de la forêt a de quoi surprendre et charmer les amateurs de plein air. Animée par Paule elle-même et guidée par Benoit Paquette, biologiste et animateur professionnel, l’activité n’est pas axée sur le folklore amérindien, mais plutôt sur du vécu et sur la science, un contact différent avec la nature, selon eux.

« Les participants apprendront comment fonctionne l’écologie d’une forêt selon les plus récentes découvertes. Ils feront l’expérience de la connexion avec la nature, sous le regard de la sagesse ancestrale autochtone. Le son du tambour des ancêtres et le silence de la forêt ouvriront l’espace au bord de la rivière, pour entrer en relation avec ce monde vivant et interconnecté. La marche, ponctuée de pauses d’interprétation, est suivie d’une prestation de la flûte des quatre-vents. Une expérience authentique à vivre, un voyage dans la toile vivante qu’est la Terre-Mère », explique Mme Rochette.

La clientèle d’Hébergement aux Cinq Sens augmente de façon notoire chaque année. 

Outre l’accès en location aux cinq yourtes à Piopolis, elle peut également louer une chambre d’hôte ou la mini-maison longue, baptisée Ekionkiestha, nom huron signifiant Place de la rencontre. 

« C’est un lieu commun qui favorise les échanges et le contact humain, où je sers le thé amérindien », confie Paule Rochette.

« Cette activité sort les gens de leur cadre de vie et leur transmet la sagesse et les valeurs autochtones de respect, d’entraide, de conservation. Il y a un certain rituel, où on doit se rendre au ruisseau pour dire merci à la Terre-Mère. On souhaite la préserver pour les générations futures. Les tambours jouent un rôle dans cette marche, dont les effets chez les participants sont difficiles à expliquer. On sait que les arbres s’entraident, les vieilles souches aident les plus jeunes pousses de la forêt… On en sort différent! »

L’Hébergement aux Cinq Sens offrira la Marche avec l’esprit de la forêt au PNMM jusqu’au 7 septembre, à l’accueil du secteur de Franceville, dans le sentier de catégorie débutant, chaque samedi. À noter que la tarification d’accès au parc national est en sus des tarifs pour l’activité. Réservations obligatoires à l’accueil du parc, avant 10 h le samedi.