Il est important de bien arroser le potager quand la pluie manque.

7 trucs pour bien arroser le potager

Voilà, les tomates et les poivrons sont plantés, les carottes et les haricots commencent à pousser, vous récoltez déjà les premiers radis et feuilles de laitue. Votre potager, qu’il soit en pleine terre ou en pot, est sur la bonne voie. Il ne reste presque plus qu’à arroser… et à récolter. Et l’arrosage n’est pas sorcier. Voici comment faire.

1 Gardez le sol un peu humide

Il n’y a rien comme un stress hydrique (manque d’eau) pour faire avorter une récolte ou rendre un légume amer. Les légumes aiment une humidité constante, mais sans excès. Souvent, les jardiniers novices sont tellement enthousiastes qu’ils arrosent tous les jours : beaucoup trop! Mais il ne faut pas négliger les plantes non plus. 

Heureusement que nous avons tous (ou presque) l’outil idéal pour déterminer si le potager a besoin d’arrosage : notre index. Enfoncez-le dans le sol. Si le sol vous paraît humide, n’arrosez pas. Si le sol est sec au toucher, arrosez. Vérifiez au moins tous les deux jours. C’est aussi facile que ça… et on n’a jamais encore inventé un humidimètre aussi efficace que l’index humain! 

2 Arrosez en profondeur

Quand vous arrosez, faites-le toujours abondamment. Un passage rapide avec un arrosoir ne suffit pas. Cela ne fait qu’humidifier le terreau en surface. Il faut arroser longuement, pour que l’eau pénètre en profondeur. Un arrosage profond stimule les plantes à s’enraciner en profondeur et les plantes aux racines profondes résistent mieux au soleil chaud et au vent sec.

Si vous n’êtes pas sûr d’avoir assez arrosé, 30 minutes après avoir terminé, prenez un petit transplantoir et creusez un trou de 20 cm de profondeur. Si la terre n’est pas humide à 15 cm de profondeur, votre arrosage a été trop superficiel. Recommencez!

3 Arrosez tôt le matin, si possible

Le matin, l’air est frais et le sol est frais. Ainsi, il y a moins d’évaporation quand vous arrosez et l’eau ira davantage à la plante. 

Le pire moment pour arroser, c’est par un après-midi de grande chaleur : souvent, jusqu’à 75 % de l’eau s’évapore plutôt que d’atteindre la plante! 

Un arrosage en soirée, quand l’air et le sol commencent à se rafraîchir, paraît logique et, effectivement, moins d’eau est perdue, mais elle risque alors de rester sur le feuillage toute la nuit et des feuilles qui restent mouillées longtemps sont davantage sujettes aux maladies.

Si possible, arrosez sans mouiller le feuillage.

4 Paillez

Une couche de paillis de 7 à 10 cm placé sur le sol du potager aide à garder le sol plus frais et à couper le vent. Donc, à réduire de beaucoup l’évaporation. Et le paillis empêche la germination des mauvaises herbes qui, elles, volent l’eau que vous destiniez à vos plantes. Pailler n’est pas un arrosage comme tel, mais c’est tout comme! Tous les légumes apprécient un bon paillis, surtout un paillis riche comme des feuilles déchiquetées, du compost ou du bois raméal fragmenté. 

5 Arrosez les sols sablonneux plus souvent

Le sable retient peu d’eau, beaucoup moins qu’un sol meuble ou argileux. Il peut être nécessaire d’arroser deux ou trois fois par semaine, mais un peu moins à la fois, pour arriver à un bon équilibre.

6 Utilisez l’eau de pluie, si possible

Une citerne pour recueillir l’eau de pluie qui s’écoule de votre toit est bien pratique. L’eau de pluie est souvent riche en azote, en oligoéléments et est toujours douce, ce que les plantes aiment, alors que l’eau de la ville, traitée, est souvent plus dure. N’hésitez pas à arroser avec l’eau de ville si vous n’avez pas d’autre choix, mais l’eau de pluie est tout simplement meilleure!

7 Utilisez un tuyau suintant

C’est, avec l’irrigation goutte à goutte (idéal pour la culture en pot), la méthode la plus efficace pour arroser un potager. L’eau s’écoule peu à peu dans le sol à partir de minuscules trous dans le tuyau. Il n’y a pas de jet pour humidifier le feuillage (un risque de maladies) et il économise de l’eau, car il n’y a presque aucune évaporation, surtout si vous couvrez le tuyau avec de paillis. Essayez une heure d’arrosage une fois par semaine pour un sol plutôt lourd, 30 minutes deux ou trois fois par semaine pour un sol sablonneux, puis, comme dans le point 2, creusez un petit trou pour voir si l’eau a pénétré à 15 cm (l’idéal). Il peut falloir ajuster la fréquence ou la durée, mais vous finirez par trouver le juste milieu.

Et voilà! L’arrosage des légumes n’est pas compliqué et les trucs précédents vous aideront à le faire efficacement.

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RÉPONSES À VOS QUESTIONS

Petites «chenilles» vertes dans les rosiers

Q Mes rosiers commencent à fleurir, mais il y a de petites chenilles vert pâle qui bouffent les feuilles. J’utilise un savon insecticide et je les écrase avec mes doigts. Y a-t-il autre chose que je peux faire pour les enrayer une fois pour tout ou si c’est un processus que je devrais faire toutes les années?  — Josée Dufresne

La tenthrède du rosier ressemble à une chenille, mais c’est plutôt la larve d’une mouche à scie.

R Il s’agit de tenthrèdes du rosier (Allantus cinctus) ou d’une espèce similaire, soit de fausses chenilles. Du point de vue du contrôle, il est important de faire cette distinction, car on peut facilement contrôler les vraies chenilles (larves de papillons) avec du BTK, un insecticide biologique spécifique à ces dernières, mais n’ayant aucun effet sur les tenthrèdes (larves d’une mouche à scie). Votre technique de contrôle (récolte manuelle et traitements au savon insecticide) est très bien et à peu près la seule qui fonctionne vraiment. Pour prévenir une infestation l’an prochain, inspectez les tiges régulièrement. Si vous voyez des incisions dans la tige, où la mouche à scie femelle a pondu les œufs de la prochaine génération, coupez ces branches.

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Lilas endommagé par un herbicide

Q Pouvez-vous me dire si mon lilas commun est attaqué par la mineuse ou est-ce autre chose? Y a-t-il quelque chose à faire pour éviter que les feuilles soient déformées?  — Jacqueline L. Leclerc 

R Ce n’est pas une mineuse. Votre arbre a sans doute été touché par un herbicide de pelouse. Beaucoup de gens pensent que ces herbicides de pelouse ont été bannis au Québec, mais il y a une exception : le dicamba demeure disponible aux professionnels de l’entretien de pelouse seulement. Donc si vous avez engagé une compagnie d’entretien de pelouse, ou si un voisin l’a fait, il est possible que les végétaux des environnements meurent peu à peu. Le dicamba tue les pissenlits et autres mauvaises herbes dans le gazon sans trop nuire aux graminées du gazon, mais aussi, s’il est mal appliqué, les vivaces, les annuelles et les légumes dans les jardins à proximité et même les arbres et les arbustes. Il se trouve que le lilas commun (Syringa vulgaris) est tout spécialement sujet aux dommages causés par cet herbicide.

Les gouttelettes de dicamba provenant d’une vaporisation peuvent s’étendre sur plusieurs mètres. Ainsi, le traitement n’a pas nécessairement été fait chez vous, mais peut avoir été appliqué chez un voisin. Les feuilles atteintes ne guériront pas et peuvent tomber hâtivement. Si les traitements cessent, il y a toutefois de bonnes chances que votre lilas récupérera. S’ils continuent, il finira sûrement par en mourir. Théoriquement, les applicateurs ne doivent pas vaporiser des herbicides quand il vente, quand l’air est très humide, quand il fait chaud, quand il y a risque de pluie dans les heures suivantes (sinon l’herbicide peut pénétrer le sol et s’attaquer aux racines) ni à proximité des plates-bandes, des potagers et d’autres plantations, mais tous ne sont pas très méticuleux dans leur application. 

Je vous suggère de vous plaindre à votre compagnie de traitement de pelouse ou, si c’est sur un terrain voisin que le traitement a été fait, au propriétaire du terrain. Souvent, ce dernier ne sait même pas qu’on applique des pesticides si toxiques sur sa pelouse : ce détail est souvent bien caché dans le contrat.

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Des questions svp!

Vous pouvez nous joindre par courriel à courrierjardinierparesseux@yahoo.com

Par courrier à: 

Le jardinier paresseux, Le Soleil, C.P. 1547, succ. Terminus, Québec (Québec) G1K 7J6

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CALENDRIER HORTICOLE

Symposium de peinture Natur’Art

Du 5 au 7 juillet de 10h à 17h, venez rencontrer dans un cadre enchanteur des artistes passionnés en pleine création et vous familiariser avec leurs différentes techniques. Événement culturel d’envergure sous la présidence d’honneur de l’artiste joliettaine de renom, Josée Perreault! Kiosques dans les jardins et rencontres inédites sont au rendez-vous!

Info : 418 926-2462 ou www.domainejoly.com. Adresse : 7015, route de Pointe Platon, Sainte-Croix.

Aménager pour la biodiversité

La Société éducative Roger-Van den Hende offre une conférence intitulée Aménager pour la biodiversité : la coévolution des plantes et des insectes avec Jean-Denis Brisson. Elle aura lieu le dimanche 7 juillet à 10h à la jardinerie Floralies Jouvence, au 2020, avenue Jules-Verne, à Québec. Coût : 2 $ pour les non-membres.

Pour information : societeeducativeRVDH@gmail.com ou 581 922-1034.

Entrée gratuite au Domaine Joly-De Lotbinière

Le Domaine Joly-De Lotbinière offre l’accès gratuit au site et au Centre d’interprétation le premier dimanche de chaque mois.

Info : 418 926-2462 ou www.domainejoly.com. Adresse : 7015, route de Pointe Platon, Sainte-Croix.

Pour toute activité horticole, écrivez-nous à courrierjardinierparesseux@yahoo.com.

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ENTRETIEN HORTICOLE

À faire cette semaine

Entretien horticole à faire cette semaine

Quand votre laitue en feuille commence à monter en graine et devenir amère, semez-en de nouveau.

Essayez d’arroser sans mouiller le feuillage de vos plantes. Cela aide à prévenir les maladies.

Si vous voyez des coléoptères (chrysomèles) striés ou tachetés sur vos concombres ou courges, faites-les tomber dans de l’eau savonneuse ou récoltez-les avec un aspirateur manuel.

Fertilisez régulièrement les plantes cultivées en bac et en balconnière. Elles ont besoin de plus de minéraux que les plantes en pleine terre.

Horticulture

Des arbres pour remplacer le frêne

Les nouvelles sont mauvaises, voire catastrophiques : l’agrile du frêne (Agrilus planipennis) est en train de s’étendre à la grandeur de la ville de Québec. Plus de 200 000 frênes (Fraxinus spp.) mourront d’ici cinq à sept ans. Le fléau est encore plus avancé à Montréal et à Gatineau. Sans aucun doute, il engouffrera le Québec au complet d’ici peu. Autrement dit, des millions de frênes vont mourir.

Vous me direz sans doute qu’il y a un traitement possible : le Treeazin, une injection à base de l’insecticide biologique neem. Mais le coût (de 100 $ à 200 $ par arbre chaque année ou aux deux ans an durant toute la vie de l’arbre) fera vite déchanter la plupart des propriétaires. Il vaut mieux accepter le fait que votre frêne sera probablement mort ou mourant d’ici seulement quelques années.

Investir dans l’avenir

Il est déjà temps de penser à planter les remplaçants des frênes qui mourront. Si vous les plantez maintenant, ils auront le temps de grandir et d’atteindre une taille respectable (et une bonne prestance) quand leurs prédécesseurs disparaîtront. Ainsi, le choc sera moindre.

À LIRE : Progression «fulgurante» de l’agrile du frêne à Québec

Maison

Sortez vos projets de ruelles vertes!

Que ceux qui rêvent d’une jolie ruelle verte derrière leur résidence ameutent le quartier et préparent leur dossier. C’est le moment de soumettre les candidatures pour participer au programme des ruelles vertes de l’organisme Nature Québec.

Les projets qui seront retenus bénéficieront d’un soutien et d’un financement de 2500 $ pour leur réalisation. «C’est une belle occasion de commencer progressivement de petites intentions de verdissement pour rendre sa ruelle plus conviviale», dit Catherine Deschênes-Quirion, spécialiste en verdissement et mobilisation citoyenne. 

Plusieurs types d’aménagements sont possibles : plantation d’arbres, bacs végétaux, jardins collectifs, mobilier urbain, décorations de saison, création d’œuvres d’art, etc. 

D’ailleurs, pour voir à quoi peut ressembler une ruelle verte, visitez milieuxdevieensante.org/les-projets.

Les participants doivent remplir certaines conditions, telles que l’adhésion de plus de 50 % des propriétaires des bâtiments voisins. Pour avoir plus de détails et pour s’inscrire avant le 1er décembre, rendez-vous à ruellesvertes.org.

À LIRE AUSSI : Des billets verts pour des ruelles vertes

Horticulture

C’est à l’automne qu’on plante l’ail

L’ail (Allium sativum) est le mouton noir des légumes : il fait tout le contraire des autres. Juste le fait qu’il faille le planter à l’automne plutôt qu’au printemps fait de lui un légume assez unique.

On ne peut pas «semer» l’ail, du moins pas dans le sens classique du terme, car il ne produit pas de graines. Oui, au cours de sa domestication il y a quelque 5000 ans en Asie centrale, il a perdu la capacité de produire des fleurs fertiles. Il produit bien une tige florale (si vous ne le cueillez pas pour la cuisine comme «fleur d’ail» auparavant), mais aucune fleur ne se forme. Plutôt, la tête florale se remplit de petits bulbes. En laboratoire, on réussit à provoquer une floraison, ce qui permet l’hybridation, et ainsi obtenir des semences viables, mais cela n’arrive pas au jardin.

Qu’achète-t-on?

Quand vous achetez de l’ail à planter, actuellement offert en jardinerie, vous verrez qu’il ressemble aux mêmes bulbes d’ail qu’on voit au supermarché. Un assez gros bulbe couvert d’une «tunique»: plusieurs couches de peau papyracée blanche, pourprée ou striée. Vous ouvrez la tunique à la main pour extraire les petits bulbes à l’intérieur: les caïeux. Ce sont ces bulbilles que vous allez planter.

N’essayez pas de semer l’ail du supermarché! D’abord, il a souvent été traité pour ne pas germer (et vous, en tant que jardinier, voulez que les caïeux germent!). Mais aussi, l’ail du supermarché est généralement importé de la Chine et est l’ail à cou tendre, une variété de climat subtropical, mal adapté à nos hivers froids. Il vous faut un «ail à cou rigide» : c’est l’ail des régions nordiques. 

Il existe plusieurs cultivars d’ail adaptés à notre climat — ‘Purple Stripe’, ‘Rocambole’, etc. —, mais le plus populaire est ‘Music’. 

Hop, on plante!

Plantez l’ail à l’automne, de la fin d’août à la mi-octobre dans notre région, car il faut normalement lui accorder quatre à six semaines de croissance avant que le sol ne gèle pour l’hiver.

Préparez le sol en désherbant et en y intégrant du compost ou un engrais biologique.

Les gousses se plantent, les pointes vers le haut, au soleil dans un sol bien drainé et à une profondeur d’environ 9 cm de profondeur et à 12 à 15cm d’espacement. Couvrez de terre et arrosez. 

Par la suite, il est toujours bien de couvrir la plantation de 7 à 10cm de bon paillis. Les agriculteurs utilisent souvent de la paille à cette fin, mais les feuilles mortes déchiquetées sont le paillis de prédilection dans les potagers domestiques. Évitez le paillis de cèdre.

Les caïeux se mettront à pousser presque aussitôt que vous les avez mis en terre, mais leur croissance sera souterraine. Ils produisent surtout des racines à l’automne; les feuilles suivront au printemps. Il arrive parfois, si l’automne est très doux, que quelques feuilles commencent à sortir de terre en novembre. Couvrez-les de paillis après que le sol gèle, tout simplement.

Horticulture

Quelques vivaces originales à floraison automnale

La plupart des jardins contiennent quelques plantes à floraison automnale : asters, chrysanthèmes, rudbeckies et peut-être des sédums, mais il y a beaucoup plus de choix que cela. Voici quelques vivaces moins connues, mais vraiment remarquables qui mettront du piquant dans vos plates-bandes automnales!

1  Galane oblique (Chelone obliqua)

C’est une jolie vivace poussant en touffe dense, aux tiges dressées et avec des feuilles opposées lancéolées et dentées vert très foncé. Les fleurs roses sont portées dans un épi très compact à la tête de la plante. Les fleurs curieuses (on dirait une tête de lézard ou de tortue!) sont d’assez bonne taille et durent longtemps, souvent de septembre à novembre. Elle pousse et fleurit aussi bien à l’ombre qu’en plein soleil. Si vous ne trouvez pas la galane oblique, son sosie, la galane de Lyon (C. lyonii) est tout aussi jolie. 60-90cm x 60cm. Zone de rusticité: 3.

Horticulture

Il est temps de rentrer nos plantes

Avec les jours qui raccourcissent et les nuits qui deviennent de plus en plus fraîches, on sent que l’automne n’est pas loin. Et avant qu’il n’arrive, il est temps de rentrer les plantes d’intérieur qui ont séjourné à l’extérieur. Philodendrons, palmiers, hibiscus : si vous les avez sortis du salon au début de l’été et les avez placés en plein air sur votre terrasse ou votre balcon ou même intégrés à votre plate-bande, il est temps de songer sérieusement à les rentrer. Et c’est la même chose pour beaucoup d’annuelles : bégonias, coléus, pélargoniums (géraniums), fuchsias, etc. si vous voulez les sauver, il est temps d’y penser.

Pourquoi si tôt? Cela peut paraître tôt pour rentrer des plantes, mais rappelez-vous qu’il n’y a pas que le gel que les plantes tropicales craignent, mais aussi les nuits inférieures à 10 °C. Si les nuits rafraîchissent trop, ces plantes commenceront à perdre leurs boutons floraux et même leurs feuilles. Or, si vous les rentrez avant le 10 septembre, souvent la transition se fait sans dommage. 

Rentrez des plantes, pas les insectes

Le problème qui se pose alors c’est : comment rentrer les plantes sans les bestioles indésirables en même temps? Heureusement, ce n’est pas si difficile à éviter. Voici comment faire.

D’abord, faites un bon ménage : enlevez les feuilles mortes et jaunies, taillez les branches trop longues, etc. Puis, rincez toute la plante avec un fort jet d’eau. C’est déjà assez pour éliminer plusieurs insectes, mais en plus, vaporisez la plante de savon insecticide (offert en jardinerie). Le savon noir peut aussi convenir, mais il coûte beaucoup plus cher. Ne vaporisez pas avec un soi-disant «savon à vaisselle» qui contient souvent des détersifs toxiques pour les plantes. 

Assurez-vous de toucher avec votre solution savonneuse toutes les parties exposées de la plante et surtout l’envers des feuilles et l’aisselle des feuilles, ce sont des endroits où les insectes se cachent souvent.

Mais que faire avec les insectes et autres bestioles qui peuvent se cacher dans le terreau? 

Vous pouvez les éliminer en plongeant le pot dans un grand seau d’eau additionnée de savon insecticide, en y laissant la motte de racines tremper 10 à 30 minutes. Il peut être nécessaire de mettre une brique ou une roche sur le pot pour le tenir sous l’eau. Après, enlevez le pot du seau, laissez-le bien drainer, puis nettoyez-le avant de rentrer la plante. 

Horticulture

Ces petits arbres qui n’en sont pas

On voit très souvent sur les terrains de petits arbres, souvent aux branches retombantes (pleureuses) ou encore de forme arrondie, poussant sur une tige dressée. On les appelle arbres, mais ce sont plutôt des arbustes greffés sur une tige pour donner l’aspect d’un arbre de très petite taille.

C’est quand même assez extraordinaire qu’on puisse cultiver une plante greffée sur une autre, n’est-ce pas? Mais les deux plantes doivent être apparentées : on ne peut pas greffer un lilas sur une tige de mélèze ou vice versa. 

Ces mini-arbres greffés sont très populaires, notamment parce qu’ils restent compacts, un grand avantage quand on a un petit terrain. Contrairement à un véritable arbre, qui grossira après sa plantation, ces arbustes greffés ne grossissent pas du tout ou à peine de quelques centimètres, se contentant plutôt de se densifier. Ce que vous voyez à l’achat est donc plus ou moins ce que vous obtiendrez. On en trouve de toutes sortes : à floraison attrayante, à feuillage décoratif, à port intrigant, etc. Et ils ont l’heur de plaire, notamment aux jardiniers débutants pressés d’avoir des résultats!

Vices cachés

Il faut quand même comprendre que ces faux arbres ne sont pas parfaits. D’abord, ils coûtent cher, car ils sont lents et difficiles à produire. En général, plus le tronc est haut, plus ils vous coûteront.

Aussi, ils ont souvent une courte vie : en moyenne 3 ou 4 ans, parfois un peu plus. Évidemment, de temps en temps, un spécimen réussit à vivre 20 ans et plus, mais c’est plutôt rare. 

Ils sont fragiles au vent et peuvent casser lors d’une tempête, mais si on y fixe un tuteur, leur tronc ne s’épaissit pas correctement (un tronc doit pouvoir bouger au vent afin de se solidifier) et ils peuvent alors casser sans crier gare quand le haut devient trop lourd pour le tronc demeuré mince et fragile. 

Aussi, le point de greffe, exposé aux éléments, demeure un point faible. Parfois il commence à se fendre (on peut alors fermer la blessure avec des vis ou des boulons) ou encore une partie s’arrache subitement.

Enfin, il produit souvent des repousses (drageons) du pied qu’il faut supprimer. Si on ne le fait pas, éventuellement les drageons viennent à étouffer la tige dressée et il redevient un simple arbuste. 

Horticulture

Comment protéger les oiseaux des chats

Beaucoup de jardiniers font tout pour attirer des oiseaux dans leur jardin. Ils installent et maintiennent des mangeoires ou un bain d’oiseau et ils cultivent des plantes pour les attirer et les nourrir. Après tout, il est si sympathique d’entendre le gazouillis des oiseaux et de les voir s’amuser à quelques pas de votre fenêtre! Par contre, il n’est pas logique d’attirer des oiseaux dans votre cour pour laisser votre cher chat les bouffer! Si vous voulez attirer des oiseaux dans votre cour, il faut vous assurer que votre chat ne les tuera pas.

Et ne dites pas que jamais votre minou ne fera du mal à un oiseau. Sachez qu’on estime que les chats domestiques tuent environ 3,7 milliards d’oiseaux annuellement en Amérique du Nord et la prédation par les chats est la cause principale du fait qu’une espèce d’oiseau nord-américain sur trois est en déclin. 

Les chats errant librement à la recherche d’oiseaux ne sont pas un petit problème, mais plutôt un désastre écologique… et peut-être que votre chat fait partie du problème.

Mais c’est la loi de la nature!

D’accord, certaines personnes prétendent que ce n’est que normal que les chats chassent des oiseaux, que c’est la loi de la nature. Et elles ont raison. Mais il ne faut pas oublier que le nombre de chats est anormalement élevé, notamment en milieu urbain et périurbain, par rapport à une situation typique de prédateurs versus proies dans la nature. S’il n’avait qu’environ un chat par km2 comme dans la nature, par rapport à environ 10 à 15 chats par km2 en banlieue et jusqu’à 800 par km2 dans certaines grandes villes, les dégâts seraient bien moindres. 

Rappelez-vous aussi que le chat domestique n’est pas indigène sur notre continent : il a été introduit. Sa prédation n’a alors rien de naturel! 

Que faire?

Si vous êtes propriétaire d’un ou de plusieurs chats, voici ce que vous pouvez faire pour protéger les oiseaux. 

Gardez le chat à l’intérieur ou attachez-les quand il sort. D’ailleurs, les «chats d’intérieur» vivent plus longtemps et en meilleure santé que les chats qu’on laisse sortir librement. 

Si vous vous sentez obligé de le laisser sortir à l’occasion, faites-le au milieu de la journée. Les oiseaux — et notamment les oisillons qui apprennent à voler — sont plus actifs environ une heure après l’aube et une heure avant le crépuscule.

Nourrissez bien les chats qui sortent. Un chat bien nourri chassera quand même, mais un bedon bien rond peut calmer son ardeur. 

Si vous installez une mangeoire d’oiseaux, fixez-la sur un support à au moins 2,5m du sol (plus haut que les chats puissent sauter) et installez un filet pour récupérer les graines, car les graines qui tombent au sol attirent aussi les oiseaux… et les mettent en danger de mort féline.

Mettez-lui une cloche au cou. Fixez-la sur un collier élastique (qui se détache rapidement si le chat reste pris). On arrive ainsi à réduire les prises d’environ 40 %. Posez la cloche quand il sort et l’enlever à la rentrée pour réduire l’accoutumance.

Horticulture

Des feuilles géantes au jardin

En planifiant une plate-bande, on a surtout des fleurs en tête. Mais parfois les feuilles peuvent voler la vedette, surtout les très grandes. Par leur démesure, elles donnent une allure tropicale à l’aménagement, même un effet jurassique! Voici quelques exemples de ces plantes gigantesques qui épateront les visiteurs. Votre terrain est-il tout petit? Tant mieux! Ces plantes paraîtront encore plus immenses, et votre cour encore plus intime.

Hosta géant
Hosta ‘Empress Wu’

Déjà, plusieurs hostas courants ont des feuilles gigantesques, mais ‘Empress Wu’ bat tous les records. Ce géant atteint 1,5 mètre de diamètre, même 2 mètres, avec des feuilles larges de 45cm et longues de 65cm. Autrement dit, un seul plant remplit une plate-bande! Il produit une ombre si dense qu’il étouffe toutes les mauvaises herbes à son pied. Son feuillage est si épais que les limaces n’arrivent pas à le bouffer. Les feuilles sont vertes et joliment rainurées. Ses fleurs, modestes, sont violet pâle. Si vous cherchez plus de couleur, il existe aussi une mutation de cet hosta, ‘Wu-La-La’, à feuillage panaché, une nouveauté 2019 à marge jaune vert. Soleil ou ombre. 90-120cm x 1,5-2m. Zone 3.

Astilboïde
Astilboides tabularis

Ses grandes feuilles rondes sont si larges (jusqu’à 90cm de diamètre) qu’elles pourraient servir de parasol. Vert pâle, elles sont découpées sur le bord, vert pomme et duveteuses. L’épais pétiole qui retient la feuille peut mesurer 1 m de hauteur. La feuille ressemble à une table, d’où l’épithète tabularis. Il fleurit aussi, avec des fleurs mousseuses blanches sur une tige de 1,5m de hauteur. Pour bien réussir, il lui faut un emplacement humide et protégé du vent, de préférence à la mi-ombre, et un sol riche et meuble qui ne s’assèche jamais. 1,2m x 90cm. Zone 3.

Horticulture

Cultiver la vigne en climat froid

CHRONIQUE / Pendant longtemps, on croyait que la culture de la vigne était impossible au Québec. Et effectivement, la vigne européenne (Vitis vinifiera) n’est pas très rustique (zone de rusticité 6 ou 7). Et même quand on la protège, son mûrissement tardif faisait souvent en sorte que le gel arrivait avant que les fruits soient mûrs.

Évidemment, il y a la vigne indigène, soit la vigne des rivages (V. riparia), qui est très rustique (zone 2), mais elle produit de petits fruits au goût peu sucré et ne donne surtout pas un vin de bonne qualité. Mais l’arrivée sur le marché des vignes hybrides plus rustiques, issues de croisements entre la vigne européenne et diverses espèces nord-américaines, change la donne. Il existe maintenant des vignes rustiques jusqu’en zone 2 qui sont de qualité plus que raisonnable et qui donnent des raisins de table et même un vin de bonne qualité. D’où la prolifération des vignobles aux quatre coins de notre province depuis les années 1970. 

De la vigne chez vous

Les jardiniers amateurs semblent toutefois hésiter à adopter la vigne, probablement parce que sa culture paraît si compliquée. Si l’on suit ce que font les vignerons, il est question de conduite en cordon et de tailles sévères et répétées, bien au-delà du traitement simple nécessaire pour produire d’autres fruits (pommes, bleuets, cerises, etc.). Mais cette culture très contrôlée a surtout pour but de faciliter la récolte à la machine. Si vous prévoyez récolter les raisins à la main, rien de cela n’est nécessaire. 

Vous découvrirez que la culture de la vigne est en fait facile si vous la laissez pousser plus ou moins à sa guise comme grimpante ornementale. Il suffit de choisir une variété de vigne adaptée à votre climat et à vos conditions, de la planter au soleil dans un sol bien drainé et modérément riche. Reste à lui offrir un support robuste quelconque sur lequel elle peut grimper : pergola, tonnelle, clôture en mailles de chaîne (de type Frost), arbre, etc. (La plupart des treillis sont trop petits pour une plante aussi massive que la vigne dont les branches peuvent attein­dre 7 mè­tres de long.) La vigne fera le reste. 

Il vous faut être patient aussi. C’est à partir de la troisième année que la production commence véritablement.

Horticulture

L’hémérocalle, reine d’un jour

Qui aurait pensé que l’hémérocalle ou lis d’un jour (Hemerocallis) deviendrait aussi populaire? Il n’y a pas si longtemps, les jardiniers connaissaient surtout l’hémérocalle fauve (H. fulva), aux fleurs orange, trouvée dans les vieux jardins et même dans les fossés le long des routes de campagne. Mais depuis un siècle, divers hybrideurs ont mis la main à la pâte pour créer de nouvelles variétés et il existe maintenant plus de 80 000 hybrides.

Pas seulement dans les couleurs originales, orange et jaune, mais aussi dans les roses, les pourpres, les rouges, les blancs, les verts et dans toute une gamme de teintes bicolores et tricolores, avec des fleurs simples ou doubles, grosses ou petites, à marge ondulée ou lisse, sur une plante allant de 25 cm à 210 cm de hauteur et fleurissant au début, au milieu ou à la fin de l’été, à l’automne, voire tout l’été, comme pour la très populaire variété ‘Stella d’Oro’.

Ce dimanche 28 juillet, on fête l’hémérocalle au Domaine Joly-de Lotbinière, lors de l’activité L’Hémérocalle, reine d’un jour. Cette journée organisée conjointement par le Domaine et l’Association des amateurs d’hémérocalles du Québec, comprend même une activité unique : une conférence sur l’hybridation offerte par le célèbre hybrideur d’hémérocalles de la Bretagne, Guénolé Savina. En plus de la conférence de 10h30, il y aura des expositions, des dégustations et des kiosques de vente pendant toute la journée, de 10h à 16h30, et aussi un encan-bénéfice à 15h. Et ne manquez pas la remise de prix de la plus belle hémérocalle vers 16h.

Enfin, à 11h30, aura lieu une activité très spéciale. M. Savina a créé un hybride spécialement pour le Domaine, appelé ‘Domaine Joly de Lotbinière’, et en plantera un exemplaire devant le public.

Au-delà de ce programme, n’hésitez pas à visiter les beaux jardins du Domaine Joly-de Lotbinière, qui comprennent, entre autres, presque 250 variétés d’hémérocalle.

Horticulture

Un jardin historique intra-muros

Saviez-vous qu’il existe un jardin de simples — soit de plantes médicinales — à l’intérieur des murs de la ville de Québec, un jardin que vous pouvez d’ailleurs visiter? Il est situé tout près du premier jardin de plantes médicinales du Canada, au Monastère des Augustines.

Les Augustines de la Miséricorde de Jésus désignent un ordre religieux hospitalier originaire de la France. Les trois premières sœurs sont arrivées à Québec en 1639 pour soigner les malades, colons et Amérindiens, de la Nouvelle-France. Après un court séjour près de la maison des Jésuites, à Sillery, elles se sont établies à Québec, au site de l’actuel Monastère des Augustines, où elles fondèrent l’Hôtel-Dieu, le premier hôpital du Nouveau Monde au nord du Mexique, en 1646. 

Dès la fondation de l’hôpital, un jardin de simples dans la cour procurait beaucoup de médicaments, car à l’époque, on se soignait surtout avec les plantes. Il était géré par la sœur la plus expérimentée en soins pharmaceutiques: l’apothicairesse. 

Ce jardin a survécu pendant presque 300 ans. L’évolution de la médecine, avec ses pilules, ses injections et le rôle plus grand donné aux médecins, a fait diminuer l’importance du jardin de simples, et celui des sœurs a fini par disparaître. Mais voilà qu’il est de retour!

Le jardin renaît

Le jardin actuel, le Carré de l’apothicairesse, a vu le jour en 2017 dans une cour qui, pendant une bonne partie du XXe et du début du XXIe siècle, a été une aire de stationnement pour l’hôpital. Ce jardin de simples souligne l’importance des Augustines au début de la Nouvelle-France, ainsi que celle de Louis Hébert, premier apothicaire de la colonie, et de son épouse Marie Rollet.

Avec la collaboration de l’Université Laval et du professeur retraité Alain Asselin, du département de phytologie, on a recréé ce jardin qui comprend 23 plantes que les premières sœurs hospitalières auraient utilisées.

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Gardez les plantes en pot en pleine forme

Le jardinage en bac et balconnière n’a jamais été aussi populaire. Que ce soit sur une terrasse, un balcon, une table ou un toit, tout le monde semble avoir son petit jardin de fleurs, de fines herbes ou de légumes. Et pourquoi pas, puisque c’est si facile? Mais encore faut-il entretenir les plantes… et cet entretien changera à mesure que la saison avance.

En effet, les plantes en pot grandissent, bien sûr, et cela, combiné avec leur floraison augmentée et la formation de fruits dans les cas de tomates et d’autres légumes, augmente leurs besoins en eau et en minéraux. Aussi, plus il fait chaud, plus les plantes perdent de l’eau à l’évaporation. Ajouté à cela le fait qu’on plante les végétaux en pot beaucoup plus serrés qu’habituellement afin de créer un plus bel effet, vous comprendrez que leurs besoins en arrosage — et en fertilisation! — vont aller en augmentant à mesure que l’été avance.

Un arrosage accru

Peut-être que, au début de la saison quand les plantes étaient petites, un arrosage par semaine suffisait pour votre jardin en pot. Maintenant qu’elles sont grandes, cela peut être deux fois par semaine, même plus, à moins que dame Nature ne vous aide avec une bonne pluie. Si vous avez choisi de petits pots (jamais une bonne idée!), il peut même être nécessaire d’arroser jusqu’à deux fois par jour! Soyez donc toujours aux aguets : n’attendez pas à ce que les plantes commencent à faner avant de réagir, car cela peut miner leur santé ou même les tuer. 

Pour savoir si vos plantes ont besoin d’eau, enfoncez l’index dans le terreau jusqu’à la deuxième jointure. S’il est sec, arrosez; sinon, essayez encore un ou deux jours plus tard. Tant qu’à arroser, faites-le abondamment, jusqu’à ce que le surplus commence à sortir des trous de drainage, signe que le terreau a absorbé toute l’eau qu’elle peut. Notez que, dans la plupart des municipalités, un tel arrosage manuel est permis en tout temps.

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La culture des pivoines herbacées

La pivoine herbacée (pivoine vivace) est une grande plante aux fleurs énormes, habituellement dans les teintes de rouge, rose et blanc (plus jaune et violet chez la pivoine Itoh). Elle est de croissance très lente, mais comme la plupart des plantes de croissance lente, elle vit très longtemps : 60 ans et plus, souvent plus d’un siècle. Toute sa croissance se fait au printemps. Si jamais ses feuilles sont endommagées, vous n’en verrez pas d’autres avant l’an prochain.

La floraison a habituellement lieu entre la fin mai et la mi-juillet dans nos régions, mais elle est en retard de plusieurs semaines cette année. Il existe des variétés très hâtives, hâtives, mi-saison, tardives et très tardives. Avec une sélection attentive, il est donc possible d’avoir des pivoines en fleurs pendant presque deux mois.
On peut planter les pivoines vendues en pot à tout moment entre le début du printemps et la fin de l’automne. Toutefois, le meilleur choix est au début de l’automne (fin août et septembre), car c’est à cette saison que la plante se manie le plus facilement et qu’on peut alors obtenir des pivoines à racines nues nettement meilleur marché que les plantes vendues en pot.
Le feuillage de plusieurs pivoines rougit joliment à l’automne. Quand il est fauché par le gel, vous pouvez le couper si vous voulez ou le laisser se décomposer sur place.

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La fascinante histoire de la pivoine

Les 22 et 23 juin se tient au Parc Marie-Victorin à Kingsey Falls (près de Drummondville) la dixième exposition annuelle de la Société québécoise de la pivoine, le Grand Bal des pivoines. Pour l’occasion, pourquoi ne pas faire un tour dans l’histoire de cette plante si populaire?

Origines lointaines

La pivoine appartient au genre Paeonia, un genre de 33 espèces surtout originaires de l’Europe et de l’Asie, avec deux espèces «égarées» trouvées en Amérique du Nord (P. brownii est même indigène au Canada, car elle s’étend jusqu’en Colombie-Britannique.) C’est le seul genre de la famille des Paéoniacées. Ainsi, la pivoine n’a aucun proche parent.

Le nom vient de Péon, disciple d’Asclépios, le dieu grec de la médecine. Selon la légende, il trouva une racine capable de réduire la douleur des femmes pendant l’accouchement. Cela rendit Asclépios si furieux qu’il voulut tuer son élève. Le dieu Zeus intervint toutefois et changea Péonia en la plante qu’il avait découverte, la pivoine. 

Depuis la nuit des temps, la pivoine est vue comme une plante médicinale, autant en Europe qu’en Asie. On la considérait presque comme une panacée, capable de guérir les tumeurs, les infections, les problèmes neurologiques, et beaucoup plus encore. 

La pivoine est comestible aussi, surtout ses fleurs. D’ailleurs, on dit que Confucius (551–479 EC) fut un grand amateur de la sauce à la pivoine!

C’est en Chine, pendant la dynastie Tang (7e siècle), qu’on commence non seulement à cueillir les pivoines sauvages, mais à les cultiver. C’est dans l’ancienne capitale de la Chine, Luoyang, que la pivoine fut cultivée pour la première fois. Elle demeure toujours le centre de la culture de la pivoine aujourd’hui, 1500 ans plus tard.

À l’époque, on ne savait rien de l’hybridation, ni même que le pollen servait à féconder les fleurs. Malgré cela, grâce à la culture de différentes variétés côte à côte, des croisements spontanés eurent lieu, donnant des plantes aux fleurs plus attrayantes. On commença alors pour la première fois à voir la pivoine comme plante ornementale. Bientôt, la pivoine devint l’emblème floral de la Chine et le demeura jusqu’à l’arrivée au pouvoir de la République populaire de Chine en 1949.

La pivoine de Chine, l’ancêtre de nos pivoines de jardin, n’arriva en Europe qu’au 18e siècle. On la nomma alors «pivoine blanche» (lactiflora veut dire «à fleurs laiteuses»), car la première variété connue était de cette couleur.

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Des fines herbes qui attirent les abeilles

Les fines herbes sont très à la mode ces temps-ci. On peut les cultiver en pleine terre ou en pot, normalement dans un endroit ensoleillé au sol bien drainé, puis récolter leurs tiges, feuilles et fleurs pour la cuisine. Mais plusieurs herbes jouent aussi un deuxième rôle: elles plaisent aux abeilles (et aux papillons aussi!), les attirant souvent de loin. On a donc tout intérêt à incorporer ces herbes au potager, car plusieurs légumes — concombres, courges, melons, poivrons, etc. — ont besoin d’abeilles de leur pollinisation, mais n’ont pas autant le don de les séduire que les herbes.

Voici 10 herbes qui plaisent autant aux abeilles qu’aux humains:

1  Agastache fenouil (Agastache foeniculum) : Une jolie grande vivace aux épis de fleurs bleu violet qui se succèdent pendant tout l’été, au grand plaisir des abeilles. L’agastache fenouil est une des rares fines herbes indigènes au Québec. Elle est aussi l’herbe de l’année 2019! Les fleurs et les feuilles au goût anisé sont utilisées comme assaisonnement ainsi que dans les tisanes, les sirops et les salades. 90-120 m x 45-60 m. Zone 2.

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La vivace de l’année 2019

Décidément, la Perennial Plant Association sait comment choisir une plante méritante! Année après année dans sa campagne «vivace de l’année», elle fait la promotion d’une plante réellement exceptionnelle et, surtout, qui a fait ses preuves. En effet, la vivace de l’année n’est jamais une nouveauté: il faut qu’elle soit sur le marché depuis plusieurs années avant d’être ajoutée à la liste des 400 gagnantes potentielles proposées annuellement.

Pour mériter un prix vivace de l’année, la plante doit:

  • Être adaptée à une large gamme de conditions climatiques;
  • Nécessiter peu d’entretien;
  • Offrir une bonne résistance aux parasites et aux maladies;
  • Être largement disponible sur le marché;
  • Offrir plusieurs saisons d’intérêt ornemental.

Cette année, le choix va à la bétoine ‘Hummelo’ (Stachys ‘Hummelo’), une vivace peu connue du grand public, mais à la floraison spectaculaire, lancée dans les années 1990 par l’hybrideur allemand Ernst Pagels. Le nom est en honneur du grand architecte paysager néerlandais, Piet Oudolf, dont le jardin se trouve à Hummelo, aux Pays-Bas. 

C’est une vivace aux nombreuses tiges dressées portant chacune un épi (Stachys vient du grec pour épi) de fleurs rose violacé qui persistent souvent deux mois, de juin à août, parfois même à septembre. Les petites fleurs tubulaires ont deux lèvres à l’extrémité, un trait classique des plantes de la famille des Lamiacées (famille de la menthe). Ses fleurs attirent les abeilles.

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Une pointe entre «experts horticoles»…

La jardinerie Hamel — connue jadis sous le nom Centre Jardin Hamel — fait un clin d’œil savoureux à la Société québécoise du cannabis (SQDC), depuis quelques jours.

Un panneau publicitaire au bord de l’autoroute Laurentienne (direction nord, à l’angle de la rue de la Croix-Rouge, à la hauteur du stade des Capitales), propose la pointe suivante : «on fait pousser du bon stock, pis on n’en manque pas!» 

Ce petit mot d’humour fait référence aux difficultés d’approvisionnement qu’a connues la SQDC à ses débuts, qui a forcé la réduction des heures d’ouverture. 

Une idée de pub qui décroche un sourire…

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Les Jardins de Métis ouvrent leurs allées

MATANE — Le feuillage vert tendre des arbres annonce l’ouverture des Jardins de Métis. Ce samedi 1er juin 2019, plusieurs activités attendent les visiteurs au cœur du site situé aux portes de la Gaspésie.

Parmi celles-ci, notons la corvée annuelle de nettoyage des berges, à laquelle participe une bonne partie des employés des Jardins. En fin de journée, les efforts des participants de la corvée seront bien récompensés lors de la première activité culinaire de la saison, alors que le nouveau chef exécutif, Frédérick Boucher, va cuisiner des saveurs gaspésiennes avec la collaboration de son équipe.

La journée d’ouverture est aussi l’occasion de présenter quatre nouvelles expositions, dont des tableaux du regretté cinéaste Gilles Carle à la maison écologique ERE 132. Pour l’exposition L’audible langage des fleurs, les murs de la Villa Estevan sont meublés de portraits de fleurs de la photographe T. M. Glass.

L’enseignant en photographie du Cégep de Matane, Yves Arcand, présente son exposition intitulée Antifloral. «C’est une approche avec des éléments moins flamboyants des fleurs, décrit le directeur des Jardins de Métis, Alexander Reford. Il nous fait regarder la fleur un peu autrement.»

La photographe Joan Sullivan qui, selon M. Reford, a complété un parcours complet des parcs éoliens à travers le Canada «pour photographier la beauté paysagère, mais aussi pour parler un peu des changements climatiques», présente Vents du changement.

Infos : jardinsdemetis.com

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Les lilas : surtout pour le parfum

Rappelez-vous des lilas de votre enfance et surtout les gros bouquets qui parfumaient toute la maison? On trouvait un magnifique lilas commun (Syringa vulgaris), à fleurs simples lavande ou blanches, ou encore, un des hybrides français à fleurs plus colorées dérivés du lilas commun, sur presque tous les terrains.

Mais aujourd’hui, on l’accuse d’occuper trop d’espace sur les terrains modernes plus petits. Et c’est vrai que cet arbuste entouré de drageons (repousses) peut facilement atteindre 3m de diamètre! Ainsi, les lilas nains qui, eux, ne drageonnent pas et restent très compacts, commencent à le remplacer. 

Mais pas si vite! Même si les lilas nains sentent bon, rien n’égale le parfum d’un lilas commun en pleine floraison. À vous de décider si vous acceptez un parfum moins séduisant… ou trouverez la place pour un beau, gros lilas comme autrefois!

Culture des lilas

On peut planter un lilas en toute saison, tant que le sol n’est pas gelé. Préférez un emplacement très ensoleillé (plus il y a de soleil, plus le lilas fleurira) au sol bien drainé et pas trop riche. 

Creusez un trou de la profondeur de la motte et trois fois plus large, puis enlevez le pot et déposez la motte dans le trou. Ensuite, remblayez avec la terre prélevée et arrosez bien. Ne sont pas pour lui les engrais et les composts : un sol trop riche nuit à la floraison.

Maintenant, patientez. Le lilas commun ne commence à fleurir abondamment que vers l’âge de 5 à 7 ans! Par contre, l’arbuste est de très longue vie et vivra sans doute plus longtemps que la personne qui l’a planté. (Les lilas nains, par contre, fleurissent dès leur jeunesse, souvent l’année suivant la plantation.)

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Les Exceptionnelles 2019: de belles découvertes (suite)

La semaine dernière, je vous ai présenté quatre des nouvelles introductions Les Exceptionnelles pour 2019. Voici les trois autres.

1- Séneçon blanc Angel Wings (Senecio candicans “Senaw”) (photo principale)

Sans doute le plus original des gagnants Exceptionnelles 2019, le séneçon blanc Angel Wings offre de grandes feuilles blanc argenté très douces au toucher. C’est une couleur qui mettra en valeur les plantes avoisinantes, mais la plante est des plus impressionnantes isolée aussi. Ne vous attendez pas à une floraison quelconque : c’est une plante cultivée pour son beau feuillage. Ce séneçon réussit au soleil, la situation idéale, ou à la mi-ombre et dans tout sol bien drainé. Il tolère une certaine sècheresse, mais sans exagération. Originaire de la Terre de Feu, à la pointe de l’Amérique du Sud où les températures sont fraîches à froides toute l’année, il ne sera pas dérangé par des températures fraîches et tolérera même plusieurs degrés de gel. Il fait une excellente plante d’intérieur pendant l’hiver : placez-le devant une fenêtre ensoleillée et arrosez-le modestement. On peut le multiplier par division ou bouturage. H : 20-40 cm. L : 20-30 cm.

Des plantes comestibles

Le programme Les Exceptionnelles a pensé innover cette année en ajoutant des plantes comestibles à son programme. Ainsi, dans les trois jardins d’essai (le Jardin botanique Roger-Van den Hende, le Jardin Daniel A. Séguin et le Jardin botanique de Montréal), il y avait une section de légumes et de fines herbes à essayer. Le visiteur devait goûter à ces plantes et donner son appréciation. Le hic, c’est quand trop de gens récoltent une plante, il n’en reste plus pour les suivants! Ainsi, quand j’ai visité le Jardin botanique Roger-Van den Hende l’été dernier, j’ai été déçu : il n’y avait plus de fruits prêts à manger sur les plants! 

L’an prochain, les organisateurs vont réviser leur façon de fonctionner vis-à-vis des plantes comestibles. J’ai entendu dire qu’il y aura des journées spécifiques où l’on organisera des dégustations spéciales, ce qui est beaucoup plus logique. 

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Pour 2019, il y a deux légumes parmi les gagnants des Exceptionnelles.

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Jungle urbaine signée Alma

Alma, entreprise montréalaise de vente en ligne de plantes d’intérieur et d’accessoires, s’invite à Québec les 25 et 26 mai, de 9h30 à 17h. Elle organise une boutique éphémère au deuxième étage de la Récolte, au 980, avenue Cartier, à Québec.

On promet une «vraie jungle urbaine avec des centaines de plantes», des cache-pots en bois de La Petite Écharde, des jardinières de Kapadocia Macramé et de Bar à Plantes, ainsi qu’une ligne maison de modules en bois. 

L’équipe autour de la fondatrice Audrey Robitaille fait des livraisons ponctuelles dans la capitale et les environs, et projette ouvrir un local de cueillette «à moyen terme» dans la région. 

L’entreprise a pour objectif d’offrir un «service sur mesure et personnalisé». Elle décore et verdit aussi bureaux et salles de réception lors d’événements. 

Info : almaplantes.com

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Exceptionnelles 2019 : de belles découvertes

Tous les ans depuis 2006, de nouvelles Exceptionnelles arrivent sur le marché au printemps. Que sont-elles? De nouvelles variétés de fleurs, choisies par le public lors de visites à trois jardins : le Jardin botanique Roger Van den Hende, le Jardin botanique de Montréal et celui à l’origine du programme, le Jardin Daniel A. Séguin à Saint-Hyacinthe. Le programme a toutefois connu des complications en 2019 : 4 des 13 gagnantes ne seront pas offertes cette année! Il y avait, paraît-il, des problèmes d’approvisionnement de semences. Peu importe la raison : il y aura neuf gagnantes à essayer en 2019. Les quatre variétés non disponibles rejoindront le palmarès l’an prochain, me dit-on.

La semaine prochaine, je vous présenterai les trois autres gagnantes du programme des Exceptionnelles. En attendant, vous trouverez ces quatre premiers gagnants dans toute bonne jardinerie :

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De nouveaux livres horticoles à découvrir

Je suis un lecteur invétéré de livres horticoles et les collectionnent comme certaines personnes collectionnent des timbres. Voici quelques-unes de mes plus récentes découvertes.

50 Plantes envahissantes

C’est le tout premier guide sur les plantes envahissantes de l’Est du Canada. Si vous avez des problèmes avec la renouée japonaise, le phragmite, l’herbe aux goutteux ou 47 autres espèces de plantes indésirables, voici une source d’information très complète à leur sujet. L’auteur, un biologiste, professeur à l’Université Laval, décrit leur biologie, leur répartition, leurs impacts et les moyens de freiner leur prolifération. Les rubriques présentent aussi des détails surprenants sur leur introduction et leurs utilisations. Superbement illustrée de photos pour aider à l’identification.

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1 million $ pour le jardin OGarden Smart

Surprenante bibitte, que ce OGarden Smart! Avec raison, ce jardin de cuisine rotatif autonome attire l’attention. À preuve, OGarden, la compagnie lévisienne qui l’a créé, vient de récolter 1 million $ en seulement 30 jours de sociofinancement.

Cette coquette somme — qui servira à lancer la production à plein rendement — s’ajoute aux 110 000 $ récoltés lors d’une campagne précédente et à des investissements privés obtenus après un passage télévisé aux Dragons

Jusqu’à 90 légumes peuvent pousser à la fois, en tournant autour de la source lumineuse. L’arrosage et l’éclaraige sont automatisés. 

«C’est la tendance actuelle. Ça optimise l’espace, réduit la consommation d’énergie et permet de récolter des légumes frais tous les jours, si on veut», explique le pdg Pierre Nibart. 

Prix de la bête : 995 $. 

Info et achat : ogarden.org/fr

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La fougère-légume

À travers le monde, il existe plus de 9000 espèces de fougère, mais seulement une espèce est couramment considérée comestible : la fougère à l’autruche (Matteuccia struthiopteris), une fougère bien de chez nous. Chaque printemps, des milliers de cueilleurs prennent les sous-bois d’assaut à la recherche de « têtes de violon » (crosses de fougère) pour la vente en épicerie. Sous l’influence de la permaculture, qui préconise la culture de légumes pérennes, cependant, la fougère à l’autruche est de plus en plus recherchée comme légume à cultiver… et sa culture est particulièrement facile.

Une belle plante

Le nom fougère à l’autruche vient de ses hautes frondes en forme de plume d’autruche et est d’ailleurs reflété dans son nom botanique : struthiopteris veut dire autruche-fougère. C’est que c’est une plante très ornementale : un excellent choix pour l’aménagement comestible («foodscaping»), aussi très tendance. 

Il s’agit d’une grande fougère en forme de volant de badminton qui peut atteindre jusqu’à 150 cm de hauteur. Elle pousse à partir d’un rhizome dressé, appelé couronne, qui finit par ressembler à un court tronc. La couronne produit aussi des rhizomes rampants portant à leur extrémité une nouvelle fougère. Ainsi, «la» fougère devient éventuellement une colonie. 

Les frondes fertiles, couvertes d’écailles brunes au début, se déroulent en mai ou au début de juin. Elles sont bipennées, c’est-à-dire très découpées. La couleur est vert clair au printemps, vert moyen l’été.

En été, les plantes matures produisent aussi des frondes fertiles. Elles poussent droites et deviennent vite brunes. Elles portent les spores de la prochaine génération et restent souvent debout tout l’hiver alors que les frondes stériles disparaissent à l’automne. Si vous trouvez leur apparence disgracieuse, vous pouvez les supprimer, tout simplement. Cela ne nuit pas à la plante.

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Retour aux sources gastronomique

Une nouvelle vague de respect pour l’environnement se déferle sur le Québec et un des «symptômes» de ce mouvement en est un intérêt renouvelé pour les légumes anciens, aussi appelés légumes patrimoniaux. Et pas uniquement au jardin, mais dans la cuisine des meilleurs chefs.

La proposition de l’opération Gardiens de Semences (gardiensdesemences.com) est simple. Un ambassadeur — chef, détaillant ou transformateur — a sélectionné un légume unique dans le catalogue d’un semencier artisanal québécois. La semence choisie est alors proposée à un maraîcher partenaire qui la cultivera spécialement pour son complice. Le trio de gardiens de semences — l’ambassadeur, le semencier et le maraîcher — dispose alors d’un bel outil de communication pour promouvoir la valeur de la biodiversité auprès du grand public et passer un message fort: la biodiversité est essentielle pour l’avenir.

Le choix des ambassadeurs 

Tout cela se jouera surtout dans les entreprises et grands restaurants de la région de Montréal cet été… mais vous, en tant que jardinier amateur, pouvez participer d’une autre façon en cultivant chez vous les légumes choisis par ces experts. Après tout, n’êtes-vous pas curieux de savoir pourquoi les grands chefs considèrent ces légumes si intéressants? En voici une liste partielle des variétés primées de l’opération Gardiens de Semences pour 2019:

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Fleurs de Pâques autour du monde

Au Québec, la tradition de fleurir Pâques n’a pas une très longue histoire, car les fleurs sont absentes de nos champs et forêts si tôt dans la saison. Nous avons plutôt adopté comme symbole de Pâques la fleur des Américains, le lis de Pâques (Lilium longiflorum), vendu en pot. Mais les premiers lis de Pâques ne furent introduits au Québec qu’au début du 20e siècle.

Dans d’autres pays, il y a des fleurs plus intimement associées à Pâques, des fleurs utilisées pour décorer notamment les églises durant la Semaine sainte, et ce, depuis des siècles. D’ailleurs, ce sont souvent des reliques de traditions encore plus anciennes, avant même la mort de Jésus et issues des fêtes du printemps païennes. En voici quelques-unes.

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Félicitations! Votre orchidée est enceinte!

Aucun amateur d’horticulture de la région ne voudrait manquer l’Orchidofolie 2019, l’exposition annuelle des Orchidophiles de Québec, qui aura lieu aujourd’hui, le samedi 6 avril, de 12h à 17h30 et demain, le dimanche 7 avril, de 9h à 17h.

L’exposition se tiendra à l’Envirotron, 2480, boul. Hochelaga, Sainte-Foy (derrière Place Ste-Foy). L’admission est de 10 $ pour les adultes, de 5 $ pour les étudiants et gratuite pour les 12 ans et moins. 

Info: orchidophilesdequebec.ca.

Grossesse non planifiée

Et puisque nous avons tous les orchidées en tête, pourquoi ne pas discuter d’un phénomène assez courant: une grossesse non planifiée.

Oui, cela arrive dans la meilleure des familles, même chez les très populaires Phalaenopsis ou orchidées papillon. Souvent, après une floraison, au moment où les dernières fleurs fanent, une petite plantule se pointe sur la tige florale. Au début, ce n’est qu’un soupçon de plante, mais peu à peu, une feuille se forme et commence à grossir. Puis une autre. Des racines aériennes, épaisses et grises, aussi apparaissent. C’est clairement un bébé orchidée, couramment appelé un keiki, du mot hawaïen pour enfant.

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Suite du concours Tendances horticoles 2018

Voici cinq autres plantes gagnantes du concours Tendances horticoles 2018 qui a été tenu cet été au Domaine Joly-de Lotbinière.

Asperge queue-de-renard (Asparagus densiflorus ‘Myersii’)

Avec cette plante, c’est le port qui nous intéresse, pas les petites fleurs blanches plutôt insignifiantes. La plante produit des tiges semi-dressées et arquées couvertes de feuilles étroites (en fait, des tigelles appelées cladodes) et rappelant, de ce fait, une queue de renard verte. N’oubliez pas de rentrer la plante à l’automne comme plante d’intérieur. Soleil à ombre. Tout sol bien drainé. Dimensions : 30 à 45 cm x 30 à 35 cm. Vivace tropicale.

Coléus Main Street™ ‘Orchard Street’ (Plectranthus scutellarioides ‘Ochard Street’)