Aménagée sur une ancienne voie ferrée, la piste cyclable Corridor aérobique permet d’admirer les plus beaux paysages sauvages des Laurentides.

En hommage aux bâtisseurs de chemins de fer

CHRONIQUE / Ils ont construit des chemins de fer dans toutes les régions du Québec, à la sueur de leur front. Souvent au péril de leur vie.

Ils ne savaient certainement pas qu’un jour, ces voies ferrées allaient devenir des parcs linéaires où des gens de tous les âges iraient s’y promener pour relaxer et prendre l’air, côtoyer la nature et faire de l’exercice physique.

Que la roue d’acier allait être remplacée par celle du vélo. Que la vapeur de la locomotive allait faire place à l’haleine du cycliste. 

Ces développeurs ne pensaient certainement pas qu’en aménageant avec ingéniosité une route ferroviaire près d’un lac ou d’une montagne, de futurs amateurs de grands espaces allaient découvrir des paysages à couper le souffle un jour. 

C’est en roulant sur l’un de ces tronçons aménagés sur une ancienne voie ferrée que le Cycliste du dimanche a décidé de dédier cette chronique aux bâtisseurs ayant aménagé des voies pour les trains devenues des pistes cyclables.

On a le temps d’avoir ce genre de pensée émotive et nostalgique en roulant sur le sentier baptisé le Corridor aérobique dans les Laurentides. 

Sur 58 kilomètres, cette piste cyclable non asphaltée va de Morin-Heights à Amherst. Elle a été créée à la suite de l’abandon du service ferroviaire par le CN au début des années 1960. Le Corridor aérobique traverse huit municipalités de la MRC des Pays-d’en-Haut à l’est et de la MRC des Laurentides à l’ouest. 

Dans sa description, on signale que son revêtement est fait de pierres concassées compactées et texture sablonneuse. Son niveau de difficulté va « de débutant à intermédiaire ». La pente moyenne est d’environ cinq pour cent. On recommande l’utilisation de vélos de type hybride ou de montagne.

Personnellement, je suis tenté d’apporter un sérieux bémol. On s’entend, ce n’est pas un endroit pour s’initier au vélo sur piste cyclable. Le revêtement est souvent proche de celui d’un sentier de quad. Le Cycliste du dimanche a eu à circuler sur des tronçons de grosse gravelle.

Il ne recommande pas non plus de s’y aventurer avec un vélo hybride. Les cyclistes équipés de vélo de montagne y s’amusent comme des petits fous !

Pour ce qui est du pourcentage de dénivelé, on peut le croire. Un bel exemple : le faux plat entre Morin-Heights et Wentworth-Nord fait 12 kilomètres de long. Toujours plaisant quand on revient sur nos pas. Et assez pour avoir le temps de songer aux travailleurs ayant œuvré à la construction de ce tronçon ferroviaire.

Des lacs bordés de montagnes à gauche, à droite. Je serais curieux de voir le décor lors des couleurs d’automne. 

Le tronçon entre Lac-des-Seize-Îles et le lac Rond vaut le détour. On longe le lac des Pins pour ensuite entrer dans un secteur très boisé à travers une forêt mature dont les arbres ne laissent passer qu’un mince filet de lumière des rayons du soleil. 

Ne vous attendez pas à croiser beaucoup de restaurants ou dépanneurs sur votre route. Cette région plus sauvage des Laurentides est surtout peuplée de chalets, dont plusieurs sont à louer.

Le lien : https://corridoraerobique.ca/

Mon truc du dimanche : Cette fois, je m’adresse à nos élus municipaux et des MRC. De grâce, assurez-vous que l’asphalte soit en bon état quand vous décidez de faire rouler les cyclistes le long d’une route entre deux pistes cyclables. Une crevasse, un nid-de-poule même petit, ça n’a pas le même impact pour un vélo que pour une voiture !

Du lundi au dimanche : J’espère que vous avez aimé cette série de chroniques autant que j’ai eu de plaisir à l’écrire. Mon seul souhait, c’est que le Cycliste du dimanche ait donné le goût à plusieurs d’enfourcher leur vélo pour aller à la découverte de nos plus belles pistes cyclables cet été. Merci de m’avoir lu. 

Vos suggestions et commentaires : cplante@latribune.qc.ca

Twitter : @cplante2

Facebook : facebook.com/claude.plante2

Plein air

Randonner au pays des moutons

CHRONIQUE / Je rêvais des grands espaces vert émeraude de l’Irlande et de ses côtes découpées de bleu. C’est aux côtés d’un groupe de randonneurs que je l’ai arpenté et découvert ses paysages magnifiques, plus variés encore que ce que je m’étais imaginé.

Je rêvais des grands espaces vert émeraude de l’Irlande et de ses côtes découpées de bleu. C’est aux côtés d’un groupe de randonneurs que je l’ai arpenté et découvert ses paysages magnifiques, plus variés encore que ce que je m’étais imaginé.

J’ai adoré découvrir le pays de James Joyce de cette façon, sans quoi je n’aurais pas pu voir toute la palette des paysages, des collines verdoyantes jusqu’aux plages de sable blanc. Non, ce n’est pas une blague. Pourtant, on croyait bien que c’en était une lorsque notre guide, Quentin, nous a annoncé que l’on s’arrêterait à une plage, après une randonnée d’une dizaine de kilomètres qui nous a permis de découvrir le fjord de Killary.

Ce n’est pas pour les grands dénivelés que l’on vient en Irlande : les plus hautes montagnes atteignent environ 1000 mètres.

À notre passage, à la fin juillet, la ville de Westport, dans l’ouest de l’Irlande, accueillait des centaines de marcheurs venus gravir le mont Croagh Patrick, nommé ainsi en l’honneur du saint patron des Irlandais. Une légende raconte que l’homme y aurait passé 40 nuits et aurait chassé les bêtes venimeuses, comme les serpents, du sol irlandais.

Le dernier dimanche de juillet, les pèlerins grimpent son sommet, à une hauteur de 765 mètres, pour lui rendre hommage. Nous ne nous rendrons pas jusque-là. Le matin de l’ascension, la pluie tombe dru et un couvert nuageux cache le sommet. Après une petite accalmie, nous commençons l’ascension. Mais la pause est de courte durée, et la pluie part de plus belle. Il faut se rendre à l’évidence : nous allons devoir oublier le sommet, couvert de roches. Celles-ci sont devenues assurément très glissantes. Il faudra s’imaginer la vue que l’on aurait eue sur Clew Bay!

En plus, nous explique Quentin, si un incident survenait, aucun hélicoptère ne serait en mesure de se poser. Heureusement, à la descente, le ciel se dévoile et nous laisse entrevoir la baie de Westport et ses environs. Le pèlerinage fait gonfler annuellement la population de la petite municipalité qui compte un peu plus de 5000 habitants. On raconte que certains parcourent même pieds nus les derniers kilomètres jusqu’au sommet.

Sexologie

L’anxiété de performance

CHRONIQUE / « Je retire une grande partie de mon propre plaisir sexuel dans celui de ma partenaire. Le seul hic, c’est qu’elle n’a pas l’air d’avoir grand fun… »

Le plaisir de l’autre, baromètre ô combien précurseur du bien-être sexuel de plusieurs !

Le technologue

Pour en finir avec le GAFA

CHRONIQUE / À moins que vous étiez sur une autre planète au cours des dernières semaines, vous avez probablement entendu parler en long et en large de la crise majeure qui affecte le secteur des médias écrits, et plus particulièrement Groupe Capitales Médias. Le GAFA est la plupart du temps pointé du doigt pour l’hémorragie actuelle que subissent ces piliers de la démocratie que sont les médias écrits. Qu’est-ce que le GAFA et pourquoi affecte-t-il autant les médias écrits ?

Le GAFA, c’est quoi ?

Tout d’abord, GAFA est l’acronyme qui rassemble les géants américains de l’Internet que sont Google, Apple, Facebook et Amazon, qui ont une mainmise sur l’univers numérique. Parfois, Microsof est ajoutée, d’où l’existence de l’acronyme GAFAM. À eux seuls, ces géants génèrent des revenus colossaux qui leur donnent, du même coup, des moyens encore plus colossaux en matière d’innovation et de fiscalité, car ils sont les champions de l’entourloupe économique. Dans la crise qui secoue actuellement les médias écrits, ce sont plus particulièrement Facebook et Google qui sont pointés du doigt comme responsables de l’exode des revenus publicitaires.

Bières

Sures aux fruits : tradition ou modernité ?

CHRONIQUE / De plus en plus populaires, les bières acidulées avec ajout de fruits inondent les tablettes de votre détaillant spécialisé préféré. Raz-de-marée à peine assumé, de très nombreuses brasseries se sont lancées dans la bière aux fruits non sucrée créant, parfois, des paradoxes intéressants à étudier.

Le 18e Festival Bières et Saveurs de Chambly s’est terminé lundi soir, couronnant la Saison sure houblonnée de Bièrerie Shelton grande gagnante du concours La Grande Brasse devant la Sure camerise des brasseurs de West Shefford. Deux bières acidulées en finale d’un concours de bières jugé par des amateurs sélectionnés parmi le public, dans le cadre d’un concours sur les réseaux sociaux. Deux bières sures, parmi plus d’une vingtaine d’autres bières sures.

Le bourlingueur

Les 300 ans du Liechtenstein

CHRONIQUE / Cinq ans! Cinq ans que je cassais les oreilles d’un ami européen avec mon envie de poser les pieds au Liechtenstein. Cinq ans que j’étais fasciné par ce petit pays enclavé entre l’Autriche et la Suisse. Le hasard faisant bien les choses, j’y passerais par le plus grand des hasards le jour où on soulignerait avec force son 300e anniversaire de création.

Non, mais les coïncidences font parfois bien les choses.

En cuisine

Lunchs alléchants

CHRONIQUE / Confidence : la boîte à lunch m’irrite. Même si les enfants mettent la main à la pâte. Même si j’aime marmitonner collations et bouchées.

En septembre, ce n’est encore pas si mal. Je tolère l’obligation d’avoir au frigo de quoi garnir quotidiennement les six sacs de nylon de la maisonnée. Mon enthousiasme perd des feuilles dès le début de l’automne et se détricote au fil du calendrier scolaire. 

Lorsque le mois de mai arrive, c’est simple : les enfants amorcent le décompte des dodos, je fais de mon côté le calcul des lunchs qu’il reste à planifier d’ici juin.  

S’il fallait que l’école se poursuive jusqu’en juillet, j’hyperventilerais. 

Peut-être que ça a à voir avec le fait que la boîte à lunch est une tâche quotidienne, donc un peu redondante, par définition. 

« C’est surtout que c’est un repas qui impose ses impératifs. On ne peut pas cuisiner au bureau ou à l’école. Il faut avoir réfléchi à tout, en amont », explique Geneviève O’Gleman. 

On en vient souvent à toujours se tourner vers les mêmes raccourcis. Pour nous aider à casser la monotonie du midi, la nutritionniste et auteure propose un nouveau livre tout entier consacré aux fameux lunchs. Le bouquin, son 10e en carrière, lance une nouvelle collection pour laquelle elle a eu carte blanche des Éditions de l’Homme. 

« Je me suis vraiment amusée à conceptualiser cette série. Je me sentais comme une enfant dans un magasin de bonbons. Le défi que je me suis donné, c’est de redessiner le livre de recettes. J’ai eu envie de coller le concept au quotidien des gens. J’ai regroupé mes recettes par thèmes. »

Le bar à sandwich, la « prep » du week-end, la collation aux mille déclinaisons, les bases végés, les vinaigrettes et les plats mijotés sont quelques-uns des thèmes qui sont abordés et organisés en chapitres. Falafels, salades, soupes, quiches, sandwichs variés et autres plats y sont proposés avec plusieurs variantes.

Le bourlingueur

Le clown géant du lac de Constance

CHRONIQUE / Le clown, c’est Rigoletto. Celui-là même de l’opéra de Verdi. Parce que c’était là le spectacle présenté pendant un mois sur la scène flottante du lac de Constance, à Brégence (Bregenz), en Autriche. Émergeant des eaux, au centre de la scène, une tête de bouffon mobile de 14 mètres de hauteur fait écarquiller les yeux bien avant le début du spectacle.

Les yeux du personnage, justement, s’ouvrent et bougent, comme sa bouche, d’où les chanteurs d’opéra interpréteront quelques chansons. De chaque côté du visage géant se trouvent deux énormes mains, capables de mouvements également, dont une tenant en sa paume une montgolfière qui cherche à s’envoler.

Chroniques

Parlez-moi d’abord!

CHRONIQUE / Aux cerveaux, l’êtes-vous ? Je parle de cette possible attirance romantique et/ou sexuelle, que certains qualifieront même d’orientation sexuelle, envers ces personnes étant incontestablement brillantes.

Exit allures précises, traits du douchebag, de la Barbie ou encore de la vedette américaine. Adios compte en banque débordant, avoirs imposants et héritages impressionnants. Arrivederci sens de l’humour douteux, bavardage futile et vantardise oiseuse. Merci même parfois âge, genre ou identité !

Sur la route avec Philippe

Un petit tour à Québec

CHRONIQUE / La fin de semaine dernière, se tenait le 10e Festibière de Québec, un festival que je fréquente assidûment depuis ses débuts. En dix ans, non seulement le marché de la bière a considérablement changé au Québec, mais le nombre d’initiatives, comme les festivals, foires, salons et autres projets entrant en concurrence avec le Festibière, a plus que doublé.

Sur les routes du Québec (et d’ailleurs) durant tout l’été, j’en profite pour vous parler de l’actualité bière, de rencontres d’artisans ou de découvertes brassicoles. Le fil conducteur de cette chronique ? De la spontanéité et de la bière.

Cycliste du dimanche

Le long du fleuve

CHRONIQUE / Rouler le long de l’eau, tranquillement, c’est très recherché par nombre de cyclistes.

Rouler le long de l’eau, tranquillement, c’est très recherché par nombre de cyclistes.  

Au Québec, c’est possible à plusieurs endroits. En plus, nous pouvons compter sur le fleuve Saint-Laurent pour nous offrir cette expérience.

Sur la Rive-Sud de Montréal, de Longueuil à Boucherville, la Riveraine circule le long de la voie maritime et donne accès à un impressionnant réseau cyclable, dont le canal Lachine.

Mais le plus invitant pour un Cycliste du dimanche se trouve davantage vers l’est. À partir de Brossard et Saint-Lambert, on roule en côtoyant des géants, à commencer par le nouveau pont Samuel-de-Champlain. Viennent ensuite, de l’autre côté du fleuve, la Ronde et ses monstres, le port de Montréal, le Stade olympique, etc.

Certains tronçons de la piste auraient besoin de réparation. Des fissures se sont formées. D’autres portions sont tout à fait recommandables. Idéales pour les pieds pesants sur le pédalier.

Précisons tout de suite que la Riveraine longe aussi la route 132, très passante de véhicules lourds produisant un vacarme difficile à décrire. Parlant de la 132, la Ville de Longueuil a aménagé des passerelles permettant d’aller d’un côté à l’autre de la voie publique ayant des allures d’autoroute. L’une d’elles, inaugurée en septembre 2018, permet de traverser sans descendre de son vélo grâce à une structure circulaire. Magnifique, mais dispendieuse (14 M$). 

Des fois, on devrait en mettre moins sur les passerelles ultramodernes et stylisées pour en mettre plus sur le revêtement de la piste. Je dis ça en passant…

Le bruit devient moins assourdissant quand la piste s’éloigne de la 132. On entre alors dans le secteur plus paisible de Boucherville, avec ses maisons cossues et historiques. Les arbres matures donnent généreusement leur ombre.

On croisera le quai d’une navette fluviale vers les îles de Boucherville. Chaque jour jusqu’au 9 septembre (sauf le mardi), on peut la prendre pour aller y pédaler. Il faut quand même y mettre le prix : 6,50 $ (pour la navette) et 8,75 $ (pour le droit d’accès de la Sépaq) par adulte.

En juin, la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) a annoncé que trois nouvelles passerelles ont été aménagées (4,6 M$) au parc national des Îles-de-Boucherville. Ces structures permettent un accès au cœur de cet archipel vert. Les passerelles facilitent la circulation, notamment vers le site du camping de l’île Grosbois.

Le parc national des Îles-de-Boucherville forme un réseau de 21 kilomètres de sentiers relativement plats, idéal pour la famille. On y retrouve des haltes de pique-nique et des points de vue sur la région montréalaise.

La Riveraine cède ensuite sa place à La Route verte vers Varennes. C’est la récompense pour le cycliste ayant pédalé toute cette distance. Le sympathique parc de la Commune fait sillonner la piste cyclable de façon à recevoir le vent frais du fleuve. 

Par la suite, le sentier emprunte la 132 jusqu’à Verchères. Très peu pour moi. 

Le lien : https://www.tourisme-monteregie.qc.ca/route/la-riveraine-et-la-montee-du-chemin-de-chambly/

Mon truc du dimanche

Si votre vélo a tendance à faire des crevaisons ou que la chaîne déraille occasionnellement, une bonne idée est de traîner des gants chirurgicaux qui permettent de réparer sans se salir les mains. Le truc, que j’ai expérimenté dans le passé, me vient d’une fidèle lectrice de la chronique. Je lui ai aussi rappelé qu’un bon entretien du vélo est aussi souhaitable pour éviter ce genre de situation. 

Du lundi au dimanche

Une visite sur les sites web de l’organisme Vélo Québec et sur celui de la Route verte. On y retrouve une foule d’informations pour celui voulant rouler au Québec et ailleurs dans le monde. On y retrouve les dernières actualités, des conseils pour des randonnées en sécurité, etc.

Les liens : www.velo.qc.ca/fr/accueil et https://www.routeverte.com/

Vos suggestions et commentaires à cplante@latribune.qc.ca.

Twitter : @cplante2

Facebook : facebook.com/claude.plante2

Recettes

Bouchées de quinoa, fromage et légumes

Préparation : 15 minutes
Cuisson : 38 minutes
Quantité : 4 portions
végé/ sans noix/ sans gluten/ se congèle

INGRÉDIENTS

  1. Quinoa rincé et égoutté: 180 ml (3/4 de tasse)
  2. Assaisonnements italiens: 15 ml (1 c. à soupe)
  3. Havarti râpé: 375 ml (1 1/2 tasse)
  4. Julienne de légumes de type Saladexpress: 500 ml (2 tasses)
  5. 6 œufs battus

PRÉPARATION

Préchauffer le four à 190 °C (375 °F).

Dans une casserole, cuire le quinoa selon les indications de l’emballage. 

Transférer le quinoa dans un bol. Laisser reposer 5 minutes avant de remuer à l’aide d’une fourchette. Laisser tiédir. 

Ajouter les assaisonnements italiens, le fromage, la julienne de légumes et les œufs battus dans le bol. 

Assaisonner de sel et de poivre du moulin. Remuer. 

Huiler les douze alvéoles d’un moule à muffins, puis y répartir la préparation. 

Presser avec le dos d’une cuillère. Cuire au four de 20 à 25 minutes.$ID/[No paragraph style]:

Sauce tomate au basilic 

Dans une casserole, chauffer 15 ml (1 c. à soupe) d’huile d’olive à feu moyen. Cuire 1 oignon haché et 1 gousse d’ail hachée pendant 1 minute. Ajouter 1 boîte de tomates en dés de 540 ml, 60 ml (1/4 de tasse) de ketchup et 10 ml (2 c. à thé) de thym frais haché. Assaisonner de sel et de poivre du moulin. Porter à ébullition, puis laisser mijoter de 8 à 10 minutes à feu doux-moyen. Incorporer 30 ml (2 c. à soupe) de basilic frais émincé.

Le cycliste du dimanche

J’ai roulé sur l’eau !

CHRONIQUE / Qui n’aime pas Burlington? Ce mini-Boston du Vermont se trouve seulement à une quarantaine de minutes de la frontière canado-américaine.

Très vite en arrivant, on se rend compte qu’il s’agit d’une grande ville universitaire à l’échelle humaine qui a tant à offrir! Un trésor caché typiquement Nouvelle-Angleterre à découvrir durant un long week-end par exemple.

Bien plus qu’un aéroport qui nous permet d’éviter le trajet tortueux vers celui de Dorval…

Le Cycliste du dimanche n’a pu s’empêcher d’examiner cette ville sous l’angle de son circuit cyclable. Immédiatement, on vous propose la piste Island Line Trail qui longe le magnifique lac Champlain sur un peu plus de 20 kilomètres.

Faux! Environ le tiers du sentier passe sur le lac!

Oui, vous avez bien lu. Cette piste cyclable nous fait pédaler sur un tronçon d’environ cinq kilomètres bordé d’eau. Le coup d’œil est magnifique sur les monts Adirondacks de l’autre côté du lac. La sensation de rouler sur l’eau est assez unique. Les vagues viennent frapper la base de la piste cyclable. Par temps ensoleillé, le soleil brille comme des diamants sur l’eau.

Pour s’y  rendre, on peut laisser la voiture le long de la piste, à plusieurs endroits offrant des espaces de stationnement. À Burlington même, on peut se rendre au parc Waterfront, le cœur récréotouristique de la ville donnant sur une baie.

Si on part vers le sud, le sentier n’est pas très bien entretenu. Le revêtement a manqué de soin. L’asphalte est fissuré à tous les trois mètres. Pas très agréable quand on vient de gonfler nos pneus.

Elle vous mène dans un secteur industriel où le chemin est mal indiqué. Comme une ancienne voie ferrée qui ne tient pas ses promesses.

Vaut donc mieux partir vers le nord, là où se trouve le tronçon qui fait tant parler de lui. La piste est asphaltée sur plusieurs kilomètres. On croise des parcs, des plages et un camping.

Le fameux tronçon n’est pas asphalté. Même qu’il n’est pas complet. Il manque plusieurs dizaine de mètres de sentier, juste avant d’arriver sur l’une des nombreuses îles du lac Champlain à cette hauteur.

Il faut prendre un petit traversier. Il en coûte 8$ américains par adulte et 5 $ américains par enfant pour moins de dix minutes de navigation. On ne construit pas de pont pour laisser circuler les bateaux et voiliers de Malletts Bay au lac Champlain.

Notez qu’il est possible de prendre d’autres traversiers et de compléter une boucle de plusieurs dizaines de kilomètres en revenant à Burlington.

Une fois la randonnée terminée, on peut se rendre au centre-ville où des boutiques et des restaurants nous attendent. On voudra certainement aller flâner sur Church Street, une rue piétonnière bordée de terrasses et de bars. Le dessert se prend chez Ben & Jerry, légendaire maîtres de la crème glacée et des sorbets ayant vue le jour dans cette ville.

Enfin, on ne voudra pas manquer le coucher de soleil dans les montagnes à l’ouest en allant marcher sur le boardwalk le long du lac.

Le lien : https://www.traillink.com/trail/island-line-rail-trail/

Mon truc du dimanche : Quand je roule en vélo, habituellement je suis en congé ou mieux, en vacances. Donc pas trop de presse. C’est pourquoi je prends le temps de m’arrêter pour boire une gorgée d’eau. Ne pas m’hydrater en roulant. Parlez-en au chroniqueur vélo Yvan Martineau qui s’est blessé en voulant pédaler et boire en même temps.

Du lundi au dimanche: Plusieurs Québécois ont entrepris de traverser le Canada à vélo. Intéressant de les suivre notamment via Facebook. Il y a MamieVélo qui amasse des fonds pour la Fondation des maladies du sein du CHU de Québec. On peut suivre aussi la route de La famille Marois à vélo. Partis de Granby, ils font la route inverse et amassent des dons pour l’Opération Enfant Soleil.

Vos suggestions et commentaires à cplante@latribune.qc.ca.

Twitter : @cplante2

Facebook : facebook.com/claude.plante2

voyages

Cayo Largo : seul au monde

Se sentir comme Tom Hanks dans le film Seul au monde. Il n’y a peut-être pas beaucoup d’attractions à Cayo Largo, mais sur les plages désertes de l’île cubaine, il y a cette sensation de plus en plus difficile à trouver dans les destinations touristiques.

À Cayo Largo, il n’y a qu’un village. On y trouve une marina, une boutique, un bar, un restaurant, une banque, des bassins pour tortues et... un salon de bowling.

Sinon, il y a des plages et encore des plages. Une vingtaine en fait. Normal que ces quelques centaines de touristes répartis sur l’île de 25 km par 3 km puissent trouver une façon de s’évader seul sur la plage. 

La plus populaire : la plage Sirena. Pour s’y rendre, vaut mieux prendre un bateau. Ce qui limite justement le nombre de personnes sur cette longue plage.

Au quai, un restaurant, un bar et une boutique nous y attendent. Ainsi qu’une plage tellement large qu’elle nous oblige à marcher trois ou quatre minutes en ligne droite dans un sable profond avant d’atteindre la mer turquoise.

Comme sur bien des plages touristiques, il y a ces Cubains qui attendent les vacanciers avec des chaises longues à louer à seulement deux pesos convertibles. Pour les enfants ou les sportifs, quelques buts de soccer, des terrains de volleyball, des kayaks et des catamarans.

Pour les marcheurs : des kilomètres et des kilomètres de plages avec une eau calme et peu profonde, de grandes étoiles de mer et même un trou noir dans lequel il est possible de plonger à partir de la plage.

Ensuite, un peu plus loin, l’une des plus belles au monde : la plage Paraiso. La quatrième selon les utilisateurs de tripadvisor.com. Plus sauvage encore et moins achalandée, même s’il est possible de l’atteindre à partir de la plage Sirena.

Pour les adeptes de naturisme, les extrémités de plage permettent ce genre de pratique. Mais autour des quelques villas et des sept hôtels de l’île, tout le monde se promène en maillot.

Quelques plages d’hôtel ont malheureusement été dévastées par l’érosion et les ouragans lors des dernières années. On pense entre autres à celle de Playa Blanca et de la Villa Iguana. 

Or, il suffit de marcher quelques minutes pour tomber sur une autre plage de rêve. La location de mobylettes ou de véhicules tout-terrain est également fréquente et assez utile et sécuritaire sur cette île.

Ce moyen de transport peu dispendieux permet d’accéder aisément à toutes les plages pour y trouver entre autres les meilleurs sites de plongée en apnée ou sous-marine. 

Question de sortir de la routine, des tours de catamaran, des sorties organisées pour la plongée et des excursions en haute mer pour la pêche peuvent être des solutions parfaites et peu coûteuses.

À Cayo Largo, impossible toutefois d’y trouver de grands hôtels cinq étoiles. Les villas y sont prisées, tout comme les plus petits hôtels un peu vieillots pour la plupart, mais charmants. De nouvelles villas apparaissent peu à peu sous forme de bungalows, mais aucun hôtel d’importance ne semble en construction.

Ce qui assurera cette tranquillité qui constitue la signature de Cayo Largo, l’un des oasis de paix les plus accessibles pour de nombreux Québécois.

Horticulture

Des arbres pour remplacer le frêne

Les nouvelles sont mauvaises, voire catastrophiques : l’agrile du frêne (Agrilus planipennis) est en train de s’étendre à la grandeur de la ville de Québec. Plus de 200 000 frênes (Fraxinus spp.) mourront d’ici cinq à sept ans. Le fléau est encore plus avancé à Montréal et à Gatineau. Sans aucun doute, il engouffrera le Québec au complet d’ici peu. Autrement dit, des millions de frênes vont mourir.

Vous me direz sans doute qu’il y a un traitement possible : le Treeazin, une injection à base de l’insecticide biologique neem. Mais le coût (de 100 $ à 200 $ par arbre chaque année ou aux deux ans an durant toute la vie de l’arbre) fera vite déchanter la plupart des propriétaires. Il vaut mieux accepter le fait que votre frêne sera probablement mort ou mourant d’ici seulement quelques années.

Investir dans l’avenir

Il est déjà temps de penser à planter les remplaçants des frênes qui mourront. Si vous les plantez maintenant, ils auront le temps de grandir et d’atteindre une taille respectable (et une bonne prestance) quand leurs prédécesseurs disparaîtront. Ainsi, le choc sera moindre.

À LIRE : Progression «fulgurante» de l’agrile du frêne à Québec

Ces lieux qu'on aime

Ces lieux qu'on aime : des meules, des gens et des chemins de terre (toujours!)

Y a des matins, c’est un cheddar. Le lendemain c’est un crottin, de la feta ou du fromage frais dans l’huile avec de l’ail grillé, du poivre, du basilic et de la tomate séchée. Chaque fois ou presque, j’ajoute une ricotta fabriquée avec le petit lait, histoire de maximiser le plaisir et la récolte laitière matinale.

Le lait, c’est le cadeau des biquettes. Et les biquettes, c’est le cadeau que ma douce et moi on s’est offert il y a quelques années déjà, histoire d’ajouter à nos ambitions d’autonomie alimentaire et de satisfaire la maniaque de fromage que je suis.

Mea culpa, mais zéro mea culpa.

Le fromage, c’est une des plus belles choses qui soient.

Les artisans fromagers sont des magiciens que je vénère.

Et leurs fromageries sont de véritables paradis, entre autres sur mes terres de retranchement, à califourchon entre le Centre-du-Québec et les Cantons-de-l’Est.

Je vous tape le chemin en vous incitant à choisir le gravier, toujours, parce que c’est plus beau, plus lent et plus souriant. 

Vous pourriez faire le tour en une journée. Mais non, faites pas ça. Savourez, slackez-vous les épaules, donnez du lousse au temps, souriez bêtement. Amenez-vous une glacière aussi.

L’idéal, c’est de partir le vendredi matin, peu importe d’où.

Du Presbytère...

On se rejoint à Sainte-Élizabeth-de-Warwick, bastion de la famille Morin, à quelques kilomètres en retrait de la 116, au Centre-du-Québec.

Deux options. 

D’abord celle où tu cherches un peu de tranquillité, tu commences alors par aller à la fromagerie du Presbytère, idéalement avant 14 h, c’est pas de trouble à trouver en plein cœur du petit village, inquiète-toi pas. 

Au comptoir, les tentations sont nombreuses, tu peux te lâcher lousse, mais le Louis d’Or et le bleu sont des incontournables.

Perso, je te conseille de repartir aussi avec quelques livres de beurre salé maison (malade!), un bout de Taliah, fromage de brebis vieilli qui peut ressusciter toutes les papilles mortes de la terre, et un (ou deux) petit(s) Chèvre à ma manière fabriqué pas très loin, à Warwick, à la fromagerie de l’Atelier, mais dispo assez régulièrement au Presbytère.

Une fois la récolte complétée, le pain et le boire ramassés, tu prends tes clics et tes claques, pis tu files pique-niquer sur ta nappe à carreaux au parc Marie-Victorin de Kingsey Falls ou à l’étang Burbank de Danville, au gré de quelques routes de campagne, bien entendu.

L’option 2, celle où t’as envie d’un bain de foule un peu fou, ferait en sorte que tu vivrais ton vendredi soir drette au Presbytère en amenant ton kit de pique-nique, tes rafraîchissements et tes gens préférés pour te gaver de fromage dans le petit lait, de grains et de toutes les beautés du comptoir avec quelques centaines, voire quelques milliers de personnes. Ben du monde à messe et au Presbytère! Nos hommages à Jean Morin qui déambule habituellement dans la foule, une meule à la main, pour partager sa bonne humeur et son fromage.

À la Nouvelle-France...

La panse bien pleine et le stress courant plus détendu, vous pourriez bien avoir dormi à Danville, village agréable s’il en est, et pris le petit-déj à la Binnerie du carré ou à la Mante du carré (vous aurez deviné qu’il y a un carré) avant de reprendre la route.

Idéalement toujours, prenez les petites routes de terre de Cleveland vers Richmond, traversez la rivière Saint-François par le pont de fer, (y a Les gars d’la saucisse juste après à droite si jamais) puis faites un arrêt au Marché champêtre de Melbourne pour mettre la main sur un fromage de la Ferme écologique coop d’Ulverton, des pâtes fermes de chèvre rares et surprenantes. Saluez Olivier de ma part.

Laissez le GPS ou votre carte routière vous proposer d’autres chemins de terre vers Racine, terre de révolutionnaires écologiques, du Marché Locavore et de la Fromagerie Nouvelle-France, là où le lait de brebis est transformé en plaisir assuré par Marie-Chantal Houde.

Les révolutionnaires et leur joyeuse bande tiennent à Racine un très sympathique marché, le samedi, jusqu’à 13 h, juste à côté de la boutique de fromages. 

Vous y retrouverez quelques fromages de leurs complices du Presbytère, mais aussi leurs produits phares, c’est-à-dire l’excellent Zacharie Cloutier, le yogourt au lait de brebis et le Pionnier concocté conjointement par les vaches de Sainte-Élizabeth-de-Warwick et les brebis de Racine, des petites bêtes qui vont si bien ensemble.

Tellement qu’on les a aussi mises à contribution pour créer un déjà râpé de fondue au fromage, mixte parfait de Zacharie Cloutier et du Louis d’Or de Sainte-Élizabeth. Tu ne le sais pas encore, mais tu veux manger cette fondue-là avec du pain aux noix, des pommes pis des poires, et tu veux aussi t’en servir sur ta pizza maison. La pizz de la mort? Pâte maison, le mixte de fromage, quelques tranches de pommes, des asperges et un pesto de pistaches maison.

Après, tu meurs.

Ou tu reprends la route... 

Jusqu’à l’incontournable Station

Entre les hauteurs de Racine et celles de Compton, tu pourrais décider d’aller passer ton samedi soir à Magog ou du côté de Coaticook pour voir sa Foresta Lumina

Mais tu peux aussi y aller pour Sherbrooke, la Reine des Cantons-de-l’Est, surnommée plus familièrement Sherby par la communauté étudiante.

Si jamais c’est le cas, on vous suggère de zyeuter la programmation des Concerts de la cité, du Granada, du Boq ou de la Petite boîte noire, de choisir parmi les excellents restos qui ont poussé au fil de la dernière décennie et de profiter de la terrasse de La Buvette, bistro zéro déchet sympathique dont le menu bouffe est court, mais délicieux et abordable, et le menu boire très élaboré et varié.

On boira cependant modérément. Parce que dimanche matin, on va faire le train.

Bon, peut-être pas le train, mais une visite à la ferme biologique de la Station, sur réservation notons-le, avant de se grappiller du service, des sourires et des conseils hyper sympathiques, un grilled cheese de feu et de refaire le plein de produits et de fromages pour emporter.

La famille Bolduc — aucun lien de parenté, mais avec un nom pareil, ce sont de bien bonnes gens, on le devine — travaille de concert sur les terres, dans les prés, dans les bâtiments et dans la fromagerie qui s’agrandit, ça se goûte dans le palais en mordant dans un morceau d’Alfred le fermier vieilli à divers degrés (mon dieu que c’est bon!), le Comtomme, le Hatley, la raclette ou peut-être même la rare pâte molle si avez de la chance.

Et un dernier tour dans les Broussailles

L’environnement de la Station et la campagne magnifique autour vous donneront envie de vous y établir, ou à tout le moins de prolonger le plaisir.

Alors faites-le. Restez parmi nous. 

Allez aux petits fruits ou aux pommes dans un des nombreux vergers du coin, perdez-vous encore sur les chemins de terre en partant dans la campagne de Hatley, Kingscroft, Ways Mills, ou encore du côté de Moe’s River et Martinville où, sur le chemin Bulwer, la Ferme les Broussailles ouvre ses portes tous les après-midis afin de vous faire découvrir le paradis des biquettes.

C’est l’endroit idéal pour découvrir la chèvre laitière et des fromages fermiers au lait cru tout simplement savoureux, qui suivent le gré des saisons et de l’alimentation aux champs.

C’est petit, bucolique, discret et sympathique. Julie et Jean-François sont des gens accueillants, et, on va se le dire, les chèvres sont des bêtes tout à fait curieuses et divertissantes. 

Vous pourriez même vous laisser tenter, en adopter quelques-unes et vous lancer dans le caillé à votre tour. Ça nous fera un autre point en commun.

Horticulture

C’est à l’automne qu’on plante l’ail

L’ail (Allium sativum) est le mouton noir des légumes : il fait tout le contraire des autres. Juste le fait qu’il faille le planter à l’automne plutôt qu’au printemps fait de lui un légume assez unique.

On ne peut pas «semer» l’ail, du moins pas dans le sens classique du terme, car il ne produit pas de graines. Oui, au cours de sa domestication il y a quelque 5000 ans en Asie centrale, il a perdu la capacité de produire des fleurs fertiles. Il produit bien une tige florale (si vous ne le cueillez pas pour la cuisine comme «fleur d’ail» auparavant), mais aucune fleur ne se forme. Plutôt, la tête florale se remplit de petits bulbes. En laboratoire, on réussit à provoquer une floraison, ce qui permet l’hybridation, et ainsi obtenir des semences viables, mais cela n’arrive pas au jardin.

Qu’achète-t-on?

Quand vous achetez de l’ail à planter, actuellement offert en jardinerie, vous verrez qu’il ressemble aux mêmes bulbes d’ail qu’on voit au supermarché. Un assez gros bulbe couvert d’une «tunique»: plusieurs couches de peau papyracée blanche, pourprée ou striée. Vous ouvrez la tunique à la main pour extraire les petits bulbes à l’intérieur: les caïeux. Ce sont ces bulbilles que vous allez planter.

N’essayez pas de semer l’ail du supermarché! D’abord, il a souvent été traité pour ne pas germer (et vous, en tant que jardinier, voulez que les caïeux germent!). Mais aussi, l’ail du supermarché est généralement importé de la Chine et est l’ail à cou tendre, une variété de climat subtropical, mal adapté à nos hivers froids. Il vous faut un «ail à cou rigide» : c’est l’ail des régions nordiques. 

Il existe plusieurs cultivars d’ail adaptés à notre climat — ‘Purple Stripe’, ‘Rocambole’, etc. —, mais le plus populaire est ‘Music’. 

Hop, on plante!

Plantez l’ail à l’automne, de la fin d’août à la mi-octobre dans notre région, car il faut normalement lui accorder quatre à six semaines de croissance avant que le sol ne gèle pour l’hiver.

Préparez le sol en désherbant et en y intégrant du compost ou un engrais biologique.

Les gousses se plantent, les pointes vers le haut, au soleil dans un sol bien drainé et à une profondeur d’environ 9 cm de profondeur et à 12 à 15cm d’espacement. Couvrez de terre et arrosez. 

Par la suite, il est toujours bien de couvrir la plantation de 7 à 10cm de bon paillis. Les agriculteurs utilisent souvent de la paille à cette fin, mais les feuilles mortes déchiquetées sont le paillis de prédilection dans les potagers domestiques. Évitez le paillis de cèdre.

Les caïeux se mettront à pousser presque aussitôt que vous les avez mis en terre, mais leur croissance sera souterraine. Ils produisent surtout des racines à l’automne; les feuilles suivront au printemps. Il arrive parfois, si l’automne est très doux, que quelques feuilles commencent à sortir de terre en novembre. Couvrez-les de paillis après que le sol gèle, tout simplement.

Maison

Sortez vos projets de ruelles vertes!

Que ceux qui rêvent d’une jolie ruelle verte derrière leur résidence ameutent le quartier et préparent leur dossier. C’est le moment de soumettre les candidatures pour participer au programme des ruelles vertes de l’organisme Nature Québec.

Les projets qui seront retenus bénéficieront d’un soutien et d’un financement de 2500 $ pour leur réalisation. «C’est une belle occasion de commencer progressivement de petites intentions de verdissement pour rendre sa ruelle plus conviviale», dit Catherine Deschênes-Quirion, spécialiste en verdissement et mobilisation citoyenne. 

Plusieurs types d’aménagements sont possibles : plantation d’arbres, bacs végétaux, jardins collectifs, mobilier urbain, décorations de saison, création d’œuvres d’art, etc. 

D’ailleurs, pour voir à quoi peut ressembler une ruelle verte, visitez milieuxdevieensante.org/les-projets.

Les participants doivent remplir certaines conditions, telles que l’adhésion de plus de 50 % des propriétaires des bâtiments voisins. Pour avoir plus de détails et pour s’inscrire avant le 1er décembre, rendez-vous à ruellesvertes.org.

À LIRE AUSSI : Des billets verts pour des ruelles vertes

Horticulture

Quelques vivaces originales à floraison automnale

La plupart des jardins contiennent quelques plantes à floraison automnale : asters, chrysanthèmes, rudbeckies et peut-être des sédums, mais il y a beaucoup plus de choix que cela. Voici quelques vivaces moins connues, mais vraiment remarquables qui mettront du piquant dans vos plates-bandes automnales!

1  Galane oblique (Chelone obliqua)

C’est une jolie vivace poussant en touffe dense, aux tiges dressées et avec des feuilles opposées lancéolées et dentées vert très foncé. Les fleurs roses sont portées dans un épi très compact à la tête de la plante. Les fleurs curieuses (on dirait une tête de lézard ou de tortue!) sont d’assez bonne taille et durent longtemps, souvent de septembre à novembre. Elle pousse et fleurit aussi bien à l’ombre qu’en plein soleil. Si vous ne trouvez pas la galane oblique, son sosie, la galane de Lyon (C. lyonii) est tout aussi jolie. 60-90cm x 60cm. Zone de rusticité: 3.

Horticulture

Il est temps de rentrer nos plantes

Avec les jours qui raccourcissent et les nuits qui deviennent de plus en plus fraîches, on sent que l’automne n’est pas loin. Et avant qu’il n’arrive, il est temps de rentrer les plantes d’intérieur qui ont séjourné à l’extérieur. Philodendrons, palmiers, hibiscus : si vous les avez sortis du salon au début de l’été et les avez placés en plein air sur votre terrasse ou votre balcon ou même intégrés à votre plate-bande, il est temps de songer sérieusement à les rentrer. Et c’est la même chose pour beaucoup d’annuelles : bégonias, coléus, pélargoniums (géraniums), fuchsias, etc. si vous voulez les sauver, il est temps d’y penser.

Pourquoi si tôt? Cela peut paraître tôt pour rentrer des plantes, mais rappelez-vous qu’il n’y a pas que le gel que les plantes tropicales craignent, mais aussi les nuits inférieures à 10 °C. Si les nuits rafraîchissent trop, ces plantes commenceront à perdre leurs boutons floraux et même leurs feuilles. Or, si vous les rentrez avant le 10 septembre, souvent la transition se fait sans dommage. 

Rentrez des plantes, pas les insectes

Le problème qui se pose alors c’est : comment rentrer les plantes sans les bestioles indésirables en même temps? Heureusement, ce n’est pas si difficile à éviter. Voici comment faire.

D’abord, faites un bon ménage : enlevez les feuilles mortes et jaunies, taillez les branches trop longues, etc. Puis, rincez toute la plante avec un fort jet d’eau. C’est déjà assez pour éliminer plusieurs insectes, mais en plus, vaporisez la plante de savon insecticide (offert en jardinerie). Le savon noir peut aussi convenir, mais il coûte beaucoup plus cher. Ne vaporisez pas avec un soi-disant «savon à vaisselle» qui contient souvent des détersifs toxiques pour les plantes. 

Assurez-vous de toucher avec votre solution savonneuse toutes les parties exposées de la plante et surtout l’envers des feuilles et l’aisselle des feuilles, ce sont des endroits où les insectes se cachent souvent.

Mais que faire avec les insectes et autres bestioles qui peuvent se cacher dans le terreau? 

Vous pouvez les éliminer en plongeant le pot dans un grand seau d’eau additionnée de savon insecticide, en y laissant la motte de racines tremper 10 à 30 minutes. Il peut être nécessaire de mettre une brique ou une roche sur le pot pour le tenir sous l’eau. Après, enlevez le pot du seau, laissez-le bien drainer, puis nettoyez-le avant de rentrer la plante. 

Séance d'orthographe

Chronique portant sur «porter»

CHRONIQUE / Très souvent, on entend les gens dire: «Je suis allé porter mon enfant à la garderie.» Selon moi, il s’agit d’une erreur lorsqu’on fait référence à un être humain. On devrait plutôt dire, par exemple: «Je suis allé reconduire mon enfant à la garderie.» Qu’en pensez-vous? (Pierre Germain, Québec)

Voici ce que je répondais à une question semblable le 16 novembre 2007.

De savoir déjà que l’on amène et emmène généralement des personnes et que l’on apporte et emporte des choses donne un bon indice que cette façon de dire ne tourne pas rond.

On peut certes porter quelqu’un, mais cela veut dire qu’on le soutient physiquement. On peut porter un enfant dans ses bras, un champion sur ses épaules, un blessé sur son dos.

Le verbe «reconduire» est aussi employé à mauvais escient dans ce contexte. Reconduire une personne, c’est l’accompagner lorsqu’elle s’en retourne. Il est donc correct de reconduire des enfants chez leurs parents, de reconduire un visiteur à la porte quand il s’en va, de reconduire un prisonnier à sa cellule. Mais on ne peut reconduire son époux chaque matin à son travail.

Il est ainsi préférable d’utiliser des verbes comme «mener», «emmener», «déposer» et «conduire». J’ai déjà abordé la différence entre «amener» et «emmener» dans une précédente chronique (amener ici, emmener là-bas), mais en cas d’incertitude, il est bon de savoir que le verbe «conduire» peut être utilisé peu importe le contexte, même si on conduit le plus souvent quelqu’un loin du lieu de départ.


                                             ***


«À entendre et à lire les gens, les problèmes ont cessé d’exister. Ce serait une excellente nouvelle si on ne les avait pas remplacés par des "problématiques". Du même souffle, les fêtes et festivals n’ont plus de thèmes mais des "thématiques". J’en perds le peu de cheveux qu’il me reste.» (Michel Bouchard, Gatineau)

Voici ma réponse du 27 mars 2009 à une question similaire et qui peut également s’appliquer aux mots «thème» et «thématique».

Nous, journalistes, adorons les problèmes. Sans eux, nous perdrions les trois quarts de nos sujets! Mais à force de nager dans les problèmes et les problématiques, il peut arriver que nous ne fassions plus la distinction.

Je rappelle donc mes collègues à l’ordre: une problématique est un ensemble de problèmes liés à un même sujet. Le réchauffement de la planète est une problématique, car il est source d’une foule de problèmes comme la montée du niveau des eaux, les sécheresses, la disparition de certaines espèces...

Quand il s’agit simplement d’une question théorique ou pratique difficile à résoudre, c’est un simple problème. Qui n’est peut-être pas simple à résoudre. Simple, non?

Dans la même veine, une thématique est un ensemble ou un système organisé de thèmes. Dans le cas des événements festifs, ce sont donc plus souvent des thèmes que des thématiques, 


Perles de la semaine

Suite des perles du bac 2019, cette fois en histoire-géo. 

«Les chrétiens, on les retrouve au Liban, ils sont appelés les macronistes [maronites].»

«Avec l’application de la chariat, les femmes n’ont pas le droit de porter le voil.»

«L’invasion du Koweït par Saddam Hussein, en 1991, eut lieu pendant la guerre de Corée.»

«L’appel du général de Gaulle permit l’augmentation considérable des résistancialistes.»

«Charles de Gaulle fait naître une nouvelle aire.»


Questions ou commentaires? Steve.bergeron@latribune.qc.ca.

Horticulture

Ces petits arbres qui n’en sont pas

On voit très souvent sur les terrains de petits arbres, souvent aux branches retombantes (pleureuses) ou encore de forme arrondie, poussant sur une tige dressée. On les appelle arbres, mais ce sont plutôt des arbustes greffés sur une tige pour donner l’aspect d’un arbre de très petite taille.

C’est quand même assez extraordinaire qu’on puisse cultiver une plante greffée sur une autre, n’est-ce pas? Mais les deux plantes doivent être apparentées : on ne peut pas greffer un lilas sur une tige de mélèze ou vice versa. 

Ces mini-arbres greffés sont très populaires, notamment parce qu’ils restent compacts, un grand avantage quand on a un petit terrain. Contrairement à un véritable arbre, qui grossira après sa plantation, ces arbustes greffés ne grossissent pas du tout ou à peine de quelques centimètres, se contentant plutôt de se densifier. Ce que vous voyez à l’achat est donc plus ou moins ce que vous obtiendrez. On en trouve de toutes sortes : à floraison attrayante, à feuillage décoratif, à port intrigant, etc. Et ils ont l’heur de plaire, notamment aux jardiniers débutants pressés d’avoir des résultats!

Vices cachés

Il faut quand même comprendre que ces faux arbres ne sont pas parfaits. D’abord, ils coûtent cher, car ils sont lents et difficiles à produire. En général, plus le tronc est haut, plus ils vous coûteront.

Aussi, ils ont souvent une courte vie : en moyenne 3 ou 4 ans, parfois un peu plus. Évidemment, de temps en temps, un spécimen réussit à vivre 20 ans et plus, mais c’est plutôt rare. 

Ils sont fragiles au vent et peuvent casser lors d’une tempête, mais si on y fixe un tuteur, leur tronc ne s’épaissit pas correctement (un tronc doit pouvoir bouger au vent afin de se solidifier) et ils peuvent alors casser sans crier gare quand le haut devient trop lourd pour le tronc demeuré mince et fragile. 

Aussi, le point de greffe, exposé aux éléments, demeure un point faible. Parfois il commence à se fendre (on peut alors fermer la blessure avec des vis ou des boulons) ou encore une partie s’arrache subitement.

Enfin, il produit souvent des repousses (drageons) du pied qu’il faut supprimer. Si on ne le fait pas, éventuellement les drageons viennent à étouffer la tige dressée et il redevient un simple arbuste. 

Cycliste du dimanche

Et on roule !

CHRONIQUE / Il y a de quoi se prendre pour Villeneuve, Hamilton ou Schumacher !

Ce n’est pas une véritable piste cyclable, mais on roule loin du trafic lourd. Cette semaine, le Cycliste du dimanche vous amène sur l’île Notre-Dame. Plus précisément sur le circuit Gilles-Villeneuve.

Ce n’est pas connu de tous, mais oui on peut rouler sur la piste de course qui accueille les plus grands pilotes de la planète, les participants des épreuves de Formule 1.

La surface asphaltée est parfaite, voitures de course sophistiquées et exigences de la Fédération internationale de l’Automobile (FIA) obligent. Le circuit fait 4,4 kilomètres.

Évidemment, on ne peut y rouler quand le grand cirque de la F1 débarque en ville. 

Hors cet événement, la piste devient multifonctionnelle. Le circuit peut se vanter d’être une installation unique au Québec. Les amateurs de vélo, de paracyclisme, de patins à roues alignées et de course à pied viennent s’y entraîner.

La piste est entourée de jardins, d’une verdure abondante et de plusieurs œuvres d’art. La direction du parc Jean-Drapeau la décrit comme un endroit agréable et relaxant, où il fait bon de se balader. 

Disons que, quand les vraies Formules 1 n’y sont pas, d’autres prennent la place… Comme l’endroit invite à la vitesse, plusieurs cyclistes véloces s’en donnent à cœur joie. C’est l’endroit pour rouler à fond de train. On peut atteindre des vitesses assez élevées. Pour la relaxation, on repassera.

Le Cycliste du dimanche ne la recommande pas aux débutants ou aux petites familles. Il n’est pas rare de se faire dépasser par des bombes sur deux roues roulant à 30 ou 40 kilomètres/heure. 

Située au milieu du fleuve Saint-Laurent, l’installation offre une vue imprenable sur Montréal. En roulant, on voit défiler, entre autres, le majestueux casino et les paddocks des écuries de la F1 nouvellement rénovées. Il y a aussi le « Salut Gilles », écrit sur la ligne de départ en hommage au regretté pilote québécois de Formule 1.

Remarquez qu’en roulant à bonne vitesse, on n’a pas vraiment le temps d’observer le paysage. Vaut mieux bien surveiller ses arrières, car un cycliste chevauchant une bécane valant des fois autant qu’une petite voiture peut survenir à tout moment.

Comment s’y rendre ? Si on vient de la Rive-Sud, on peut se stationner à Saint-Lambert, près de terrains sportifs le long de la rue Riverside. Une piste cyclable passe par là. Il faut se rendre au pont Victoria via une passerelle qui enjambe la route 132, qui a des allures d’autoroute à cette hauteur.

Il faut savoir que le pont Victoria peut aiguiser votre patience. Il sert à laisser passer les bateaux engagés dans la voie maritime du Saint-Laurent. Toute la circulation, des vélos et des automobiles, est alors stoppée. Les navires se déplacent très très très len-te-ment…

Ça donne le temps d’inspecter son vélo ; bonne idée, car on aura besoin d’un deux roues en grande forme pour s’élancer sur la piste de course qui nous attend ! 

Le lien : www.parcjeandrapeau.com/fr/circuit-gilles-villeneuve-montreal/

Mon truc du dimanche : Utiliser l’aspiration à vélo quand on roule en groupe ou en peloton, ce n’est pas seulement pour les coureurs du Tour de France. C’est une technique qui permet d’améliorer son aérodynamisme et de moins se fatiguer. Le Cycliste du dimanche ne le conseille pas au débutant. Ça demande un certain entraînement et des règles sont à suivre. Des vidéos de démonstration sont accessibles sur YouTube.

Du lundi au dimanche : Du 3 au 9 août, c’est le Grand Tour Desjardins dans la région du Saguenay—Lac-Saint-Jean organisé par Vélo Québec. L’une des plus belles régions de la province, un lac immense et des bleuets attendent les cyclistes. Chanceux !

Le lien : http://www.velo.qc.ca.

Vos suggestions et commentaires à cplante@latribune.qc.ca.

Twitter : @cplante2

Facebook : facebook.com/claude.plante2

Le Bourlingueur

Immersion dans les traditions innues

CHRONIQUE / En fin de journée, à marée basse, quand le vent s’essouffle, les conditions deviennent idéales pour la pêche au homard. Au large de l’île Apinipehekat, sur la Basse-Côte-Nord, les pêcheurs de la communauté innue d’Unamen Shipu pêchent encore de manière traditionnelle.

S’ils utilisaient autrefois des crochets pour hameçonner les crustacés, ils les récoltent désormais à l’épuisette. Le bateau pratiquement immobilisé en zone peu profonde, Stanley asperge les vaguelettes d’huile de maïs. La surface devient alors beaucoup plus claire, assure-t-il, ce qui permet d’apercevoir les bêtes cachées dans les algues ou autres végétaux sous-marins.

Tantôt on aperçoit une pince, tantôt une queue de homard. Si le crustacé paraît suffisamment gros pour être capturé, le pêcheur plonge son épuisette pour placer le filet derrière l’animal. C’est que le homard nage généralement à reculons. Mais attention. S’il sent le danger, il cherchera à se retourner pour partir dans une autre direction.

Un à un, les homards sont donc pris dans les filets. Les plus petits, de même que les femelles, sont remis à l’eau. Quand on aperçoit des œufs, quelle que soit la grosseur du homard, on lui rend sa liberté.

À Unamen Shipu, le homard est donc toujours frais. Et les pêcheurs, si on les laisse palabrer, raconteront des bobards comme tous les pêcheurs du monde. Le « menteur » du village jurait même avoir déjà pris un homard aussi grand que lui.

De retour au camp, sur l’île, une grande marmite est rapidement placée sur le feu pour préparer le souper.

Après notre copieux repas, ce soir-là, l’aîné Joséphis, 81 ans, s’est installé sur une chaise, dans une tente comme les Innus savent en monter en un peu moins de deux heures. Un tapis de sapinage couvrait le sol.

Joséphis a déballé son grand tambour. Vêtu de ses habits traditionnels, il a entonné, en langue innue, des chansons que lui ont inspirées ses rêves. Son Anastasia, 79 ans, s’est levée pour lancer la danse. Parce qu’une fois la prestation du musicien commencée, il est de tradition de danser.

Horticulture

Comment protéger les oiseaux des chats

Beaucoup de jardiniers font tout pour attirer des oiseaux dans leur jardin. Ils installent et maintiennent des mangeoires ou un bain d’oiseau et ils cultivent des plantes pour les attirer et les nourrir. Après tout, il est si sympathique d’entendre le gazouillis des oiseaux et de les voir s’amuser à quelques pas de votre fenêtre! Par contre, il n’est pas logique d’attirer des oiseaux dans votre cour pour laisser votre cher chat les bouffer! Si vous voulez attirer des oiseaux dans votre cour, il faut vous assurer que votre chat ne les tuera pas.

Et ne dites pas que jamais votre minou ne fera du mal à un oiseau. Sachez qu’on estime que les chats domestiques tuent environ 3,7 milliards d’oiseaux annuellement en Amérique du Nord et la prédation par les chats est la cause principale du fait qu’une espèce d’oiseau nord-américain sur trois est en déclin. 

Les chats errant librement à la recherche d’oiseaux ne sont pas un petit problème, mais plutôt un désastre écologique… et peut-être que votre chat fait partie du problème.

Mais c’est la loi de la nature!

D’accord, certaines personnes prétendent que ce n’est que normal que les chats chassent des oiseaux, que c’est la loi de la nature. Et elles ont raison. Mais il ne faut pas oublier que le nombre de chats est anormalement élevé, notamment en milieu urbain et périurbain, par rapport à une situation typique de prédateurs versus proies dans la nature. S’il n’avait qu’environ un chat par km2 comme dans la nature, par rapport à environ 10 à 15 chats par km2 en banlieue et jusqu’à 800 par km2 dans certaines grandes villes, les dégâts seraient bien moindres. 

Rappelez-vous aussi que le chat domestique n’est pas indigène sur notre continent : il a été introduit. Sa prédation n’a alors rien de naturel! 

Que faire?

Si vous êtes propriétaire d’un ou de plusieurs chats, voici ce que vous pouvez faire pour protéger les oiseaux. 

Gardez le chat à l’intérieur ou attachez-les quand il sort. D’ailleurs, les «chats d’intérieur» vivent plus longtemps et en meilleure santé que les chats qu’on laisse sortir librement. 

Si vous vous sentez obligé de le laisser sortir à l’occasion, faites-le au milieu de la journée. Les oiseaux — et notamment les oisillons qui apprennent à voler — sont plus actifs environ une heure après l’aube et une heure avant le crépuscule.

Nourrissez bien les chats qui sortent. Un chat bien nourri chassera quand même, mais un bedon bien rond peut calmer son ardeur. 

Si vous installez une mangeoire d’oiseaux, fixez-la sur un support à au moins 2,5m du sol (plus haut que les chats puissent sauter) et installez un filet pour récupérer les graines, car les graines qui tombent au sol attirent aussi les oiseaux… et les mettent en danger de mort féline.

Mettez-lui une cloche au cou. Fixez-la sur un collier élastique (qui se détache rapidement si le chat reste pris). On arrive ainsi à réduire les prises d’environ 40 %. Posez la cloche quand il sort et l’enlever à la rentrée pour réduire l’accoutumance.

voyage

Oser s’arrêter à Lima

Lima, Pérou – Capitale où plusieurs visiteurs ne font que passer avant de prendre un vol à l’aller ou au retour des Andes, Lima s’avère être un endroit où il est pertinent de s’arrêter un jour ou deux.

Encore plus du 26 juillet au 11 août, alors que s’y déroulent les Jeux panaméricains 2019.

Sans que le dépaysement soit total, le quartier de Myraflores représente un endroit sûr où déposer ses valises le temps de découvrir la ville.

Ce quartier international offre une promenade qui sillonne une falaise menant au Pacifique.

Sur la route avec Philippe

Quelques terrasses à découvrir

CHRONIQUE / Sur les routes du Québec durant tout l’été, j’en profite pour vous parler de l’actualité bière, de rencontres d’artisans ou de découvertes brassicoles. Le fil conducteur de cette chronique ? De la spontanéité et de la bière.

Envie de profiter d’un après-midi ensoleillé, à déguster quelques bières sous un peu d’ombrage ? Quelques terrasses — ou Biergarten — proposent un judicieux choix de bières et un cadre sympathique.

Horticulture

Des feuilles géantes au jardin

En planifiant une plate-bande, on a surtout des fleurs en tête. Mais parfois les feuilles peuvent voler la vedette, surtout les très grandes. Par leur démesure, elles donnent une allure tropicale à l’aménagement, même un effet jurassique! Voici quelques exemples de ces plantes gigantesques qui épateront les visiteurs. Votre terrain est-il tout petit? Tant mieux! Ces plantes paraîtront encore plus immenses, et votre cour encore plus intime.

Hosta géant
Hosta ‘Empress Wu’

Déjà, plusieurs hostas courants ont des feuilles gigantesques, mais ‘Empress Wu’ bat tous les records. Ce géant atteint 1,5 mètre de diamètre, même 2 mètres, avec des feuilles larges de 45cm et longues de 65cm. Autrement dit, un seul plant remplit une plate-bande! Il produit une ombre si dense qu’il étouffe toutes les mauvaises herbes à son pied. Son feuillage est si épais que les limaces n’arrivent pas à le bouffer. Les feuilles sont vertes et joliment rainurées. Ses fleurs, modestes, sont violet pâle. Si vous cherchez plus de couleur, il existe aussi une mutation de cet hosta, ‘Wu-La-La’, à feuillage panaché, une nouveauté 2019 à marge jaune vert. Soleil ou ombre. 90-120cm x 1,5-2m. Zone 3.

Astilboïde
Astilboides tabularis

Ses grandes feuilles rondes sont si larges (jusqu’à 90cm de diamètre) qu’elles pourraient servir de parasol. Vert pâle, elles sont découpées sur le bord, vert pomme et duveteuses. L’épais pétiole qui retient la feuille peut mesurer 1 m de hauteur. La feuille ressemble à une table, d’où l’épithète tabularis. Il fleurit aussi, avec des fleurs mousseuses blanches sur une tige de 1,5m de hauteur. Pour bien réussir, il lui faut un emplacement humide et protégé du vent, de préférence à la mi-ombre, et un sol riche et meuble qui ne s’assèche jamais. 1,2m x 90cm. Zone 3.

voyage

Plusieurs façons de vivre le Machu Picchu [PHOTOS]

AGUAS CALIENTES, Pérou — Il y a autant de façons de vivre sa visite du Machu Picchu que de façons d’y accéder.

En fait, l’une va un peu avec l’autre.

Ce site historique inca, inscrit au patrimoine de l’UNESCO, revêt un côté mythique qui attire des centaines de milliers de personnes au Pérou chaque année.

Mais n’accède pas au site découvert par l’archéologue Hiram Bringham qui veut, parce qu’on le protège d’une détérioration accélérée en limitant le nombre de visiteurs quotidiens.

Il est d’ailleurs conseillé de s’y rendre tôt en journée — le site ouvre à 6 h —, pour éviter la foule de visiteurs qui se suivent à la file avec des guides pour interpréter le site.

L’autobus, qui s’ajoute au prix pour accéder au site, permet de relier Aguas Calientes à l’entrée des visiteurs du Machu Picchu en moins de 30 minutes.

Il est alors possible de visiter le magnifique site sans trop d’effort physique, outre celui de se trouver en altitude à 2453 mètres.

La visite se fait à sens unique et il n’est pas possible de revenir sur ses pas une fois la tournée du site effectuée.

La citadelle a été érigée par la civilisation inca au XVe siècle en hauteur au cœur des Andes. Sa situation géographique et sa difficile accessibilité ont protégé le Machu Picchu pendant plusieurs siècles.

Si l’on peut visiter ce site pour son histoire ou son architecture, il est aussi possible d’y ajouter un côté plus physique et de gravir à pied les escaliers de pierres y menant.

Pour ceux qui veulent rendre leur aventure du pays des Incas encore plus « sportive », l’ascension des escarpements aux deux extrémités du site, le Wayna Picchu qui apparaît sur toutes les photos de la cité ou la montagne Machu Picchu, à l’opposé, sont des options intéressantes.

L’ascension de ces montagnes est limitée à 400 visiteurs par jour.

Si le Wayna Picchu, qui culmine à 2682 mètres est plus abrupt, ce sont 2670 marches qui permettent de franchir les 600 mètres de dénivellation et d’atteindre les 3085 mètres d’altitude de la montagne Machu Picchu.

Un effort physique pour lequel il faut composer avec la rareté d’oxygène en altitude, mais qui en vaut la peine.

Quel point de vue non seulement sur la cité du Machu Picchu, mais aussi sur les méandres du fleuve Urubamba qui mène à la jungle, les sommets enneigés des Andes dont le glacier Salkanty et sur tous les escarpements de ce magnifique environnement.

Accéder à la porte du soleil à 2720 mètres peut aussi donner son lot de sensations fortes. Cet endroit nommé Intipunku par les premières nations des Andes s’avère la porte d’arrivée du chemin des Incas. Encore là, y accéder tôt permet d’admirer toute la beauté de l’endroit lorsque le soleil s’y lève.

Aguas Calientes

L’accès au Machu Picchu se fait à partir d’Aguas Calientes, aussi connu sous le nom du village du Machu Picchu.

C’est à partir de cette ville festive où se trouvent hôtels, restaurants et boutiques de souvenirs traditionnels, dont les célèbres chandails en laine d’alpaga, que l’on accède au site.

La ville piétonnière n’est accessible que par de nombreuses liaisons de train.

Un détour par Santa Teresa permet de découvrir les bains thermaux naturels de Cocalmayo au cœur des montagnes.

Un site de beaucoup supérieur à celui qui se trouve directement à Aguas Calientes.

Le Machu Picchu et son environnement s’avèrent des lieux empreints de mystère et de recueillement qu’il faut inscrire sur sa liste d’incontournables.