Bons biscuits de saison

CHRONIQUE / On les cuisine pour la parenté autant que pour le père Noël, on les mange en lisant au coin du feu, après la séance de patin ou en écoutant pour la énième fois « Astérix et Cléopâtre » à Ciné-Cadeau. Au même titre que le sacro-saint sapin, la confection de biscuits de Noël est une incontournable tradition de décembre dans bien des maisons. Pour ajouter à votre carnet d’idées, voici trois classiques pas compliqués qui ont fait leurs preuves.

Biscuits au pain d’épice

Le classique des classiques, une pâte de base qu’on peut évidemment modifier à son gré en jouant avec les épices. Les plus audacieux peuvent même ajouter punch et piquant en osant intégrer un peu de poivre noir à la pâte.

1/3 t. de mélasse verte (ou de fantaisie)
½ t. de cassonade
½ t. de beurre à la température de la pièce (ou de margarine végétale pour une version végétalienne)
Un œuf (ou de substitut de type « egg replacer » pour
une version végétalienne)
2 t. 1/3 de farine blanche non blanchie
½ c. à thé de bicarbonate de soude
2 c. à thé de cannelle
1 c. à thé ½ de gingembre moulu
¼ c. à thé de muscade
Une pincée de cardamome

Préparation

Dans un petit bol, mélanger les ingrédients secs.

Dans un grand bol, au batteur sur socle ou au mélangeur à main, fouetter ensemble la cassonade, la mélasse, le beurre et l’œuf.

Ajouter les ingrédients secs et bien mélanger jusqu’à l’obtention d’une pâte.

Réfrigérer une heure ou deux avant de rouler la pâte sur un plan de travail légèrement fariné.

Découper les biscuits à l’aide d’emporte-pièce.

Répéter le procédé avec les retailles de pâte.

Cuire une dizaine de minutes au four préchauffé à 350 degrés F, sur une plaque recouverte d’un tapis de cuisson en silicone ou d’un papier parchemin.

Laisser refroidir avant de décorer avec un glaçage royal (fait avec un blanc d’œuf, 1 ½ à 2 t. de sucre à glacer, ½ c. à thé de vanille et un peu d’eau, au besoin).  

Pour une version végétalienne du glaçage, mélanger simplement 2 c. à soupe de lait de soya à 2 t. de sucre en poudre.

Biscuits express au chocolat
(adaptée d’une recette tirée du livre Vegan With a Vengeance, d’Isa Chandra Moskowitz)

Les emporte-pièce, c’est joli, c’est festif, mais parfois, on leur préfère le raccourci facile de la cuillère. Vous avez une rage de sucre impromptue? Voici d’infaillibles biscuits au chocolat qui se préparent en criant lutin, ou presque. Même pas besoin de tempérer le beurre : ces douceurs au cacao se confectionnent avec de l’huile végétale. L’essence d’amande se marie vraiment bien avec le chocolat, mais si vous n’aimez pas, omettez-la, tout simplement.  

1 t. de farine blanche non blanchie
1/3 t. de cacao
¼ c. à thé de sel
1/4 c. à thé de bicarbonate de soude
1/3 t. d’huile végétale neutre (de canola, par exemple)
1/3 t. lait de soya à la vanille (ou lait régulier avec 1 c. à thé de vanille)
½ c. à thé d’essence d’amande
½ t. + 2 c. à soupe de sucre

Préparation

Préchauffer le four à 350 degrés F.

Tamiser ensemble la farine, le cacao, le sel, le bicarbonate de soude.

Dans un grand bol, fouetter ensemble l’huile, le lait, l’essence d’amande et le sucre avant d’ajouter les ingrédients secs.

Mélanger jusqu’à l’obtention d’une pâte.

Former des petites boules de pâte à l’aide d’une petite cuillère à crème glacée.

Déposer sur deux plaques à biscuits recouvertes d’un tapis de cuisson en silicone ou de papier parchemin.

Décorer avec une pastille de chocolat blanc, une amande entière ou du sucre Demerara.

Cuire au four une dizaine de minutes.

Biscuits festifs au sucre
(adaptée d’une recette tirée du livre Vegan Cookies Invade Your Cookie Jar, d’Isa Chandra Moskowitz)

Une pâte toute simple qui se travaille bien et qui se prête à toutes les occasions. Vous pouvez la jazzer en ajoutant des essences (amande, orange, citron, etc.), mais elle est aussi délicieuse « au naturel ».

2 t. ¼ de farine blanche non blanchie
2 c. à table de fécule de maïs
½ c. à thé de poudre à pâte
3/4 t. de beurre
1 t. de sucre
¼ t. lait de soya à la vanille (ou lait régulier additionné d’une c. à thé de vanille)

Préparation

Dans un petit bol, tamiser ensemble la farine, la fécule, la poudre à pâte.

Dans un autre bol, battre en crème le beurre et le sucre au mélangeur électrique pendant trois minutes. Ajouter le lait et le mélange d’ingrédients secs. Mélanger jusqu’à ce qu’à la formation d’une boule de pâte.

Envelopper la pâte dans une pellicule plastique (ou dans un bol recouvert) et réfrigérer quelques heures.

Préchauffer le four à 350 degrés F.

Fariner légèrement la surface de travail et étendre la pâte au rouleau jusqu’à une épaisseur de 0,5 cm. À l’aide d’un emporte-pièce, découper les biscuits. Répéter le procédé avec les retailles de pâte.

Déposer les biscuits sur une plaque recouverte d’un tapis de cuisson en silicone ou de papier parchemin, en laissant un espace de 3 cm entre les biscuits. Décorer avec de petits bonbons ou des cristaux de sucre de couleur.

Selon la grosseur des biscuits, cuire entre 8 et 11 minutes, jusqu’à ce que le pourtour des biscuits commence à être doré. Laisser reposer 5 minutes avant de les transférer sur une grille.

Règle d’or pour une biscuiterie maison zen 

Avec de jeunes lutins dans la cuisine, il y aura de la farine partout, du sucre de couleur éparpillé sur l’ilot, de la pâte collée sur le comptoir, du lait renversé, et probablement plusieurs autres petites catastrophes. C’est pas grave. Mieux vaut respirer et savourer le moment que d’essayer de tout contrôler. Une cuisine, ça se nettoie. Les souvenirs, eux, restent.

Curieux café, délicieux matin

Goûté et aimé : le délicieux et original café commercialisé par la Curieuse Compagnie de Christian Bégin. Ce dernier a craqué pour le café du Moussonneur Richard O’Neil. L’artisan torréfacteur établi aux Îles-de-la-Madeleine immerge les grains qu’il importe dans l’eau saline de la mer du Golfe avant de les faire sécher au soleil et aux grands vents maritimes des Îles. Après sa trempette en mer et son bain de soleil, le café est torréfié. Le procédé, unique au monde, reproduit une méthode qui avait cours dans les années1700 et permet de « cristalliser le sodium à l’intérieur du grain », explique-t-on sur l’emballage, fort joli par ailleurs. Le résultat, franchement bon, est un café au goût délicat, avec une belle rondeur dans chaque gorgée et des arômes raffinés. Trois variétés se retrouvent sur le marché : Costa Rica Tarrazu, Guatemala Antigua et Honduras & Salvador. Ce dernier mélange donne un espresso parfumé, riche en saveur et en crema. Du bonheur en tasse qui adoucit les petits matins froids