Sur la route avec Philippe

De Blanche et de Broue

CHRONIQUE / Sur les routes du Québec durant tout l’été, j’en profite pour vous parler de l’actualité bière, de rencontres d’artisans ou de découvertes brassicoles. Le fil conducteur de cette chronique ? De la spontanéité et de la bière.

De la blanche de Chambly en canette

Le phénomène de la canette au Québec ne cesse de progresser, devenant ainsi le format préféré des Québécois. Même la brasserie Unibroue a succombé aux charmes du contenant en aluminium en proposant, depuis peu, sa célèbre Blanche de Chambly en canette.

Bière

Sur la route avec Philippe: les forains de la bière

CHRONIQUE / Sur les routes du Québec durant tout l’été, j’en profite pour vous parler de l’actualité bière, de rencontres d’artisans ou de découvertes brassicoles. Le fil conducteur de cette chronique ? De la spontanéité et de la bière.

La saison des festivals étant maintenant bien installée dans le paysage brassicole québécois, je vous invite à en visiter un de votre choix si vous parcourez les routes du Québec. J’apprécie les festivals pour deux raisons : les bières en exclusivité qu’on y trouve et les gens que j’y croise. Vous êtes d’ailleurs nombreux à m’interpeller pour me remercier d’écrire cette chronique. Je vous en remercie. C’est toujours un immense plaisir que de vous parler.

Sur les routes du Québec durant tout l’été, j’en profite pour vous parler de l’actualité bière, de rencontres d’artisans ou de découvertes brassicoles. Le fil conducteur de cette chronique ? De la spontanéité et de la bière.

Le Mag

Une Saint-Jean plus microbrassicole

CHRONIQUE / Sur les routes du Québec durant tout l’été, j’en profite pour vous parler de l’actualité bière, de rencontres d’artisans ou de découvertes brassicoles. Le fil conducteur de cette chronique ? De la spontanéité et de la bière!

Les vacances, pour plusieurs, commencent très souvent à la Saint-Jean. Partout au Québec, de très nombreuses festivités sont offertes le 23 ou 24 juin. Autrefois chasse gardée des grandes brasseries, les grands rassemblements offrent aujourd’hui une sélection de bières locales. Un pari risqué ?

Bière

Des classiques à redécouvrir

CHRONIQUE / Voici cinq bières que je vous invite à redécouvrir et à partager. Mes critères de sélection : de grands classiques que nous avons tendance à oublier parmi la grande offre de nouveautés.

Route des Épices

Dieu du Ciel

Saint-Jérôme et Montréal

Bière

La mousse

CHRONIQUE / La mousse dans la bière, vous connaissez ? En Amérique du Nord, on a tendance à ne pas vous la servir, alors qu’en Europe, elle fait partie du service et se doit d’être triomphante au-dessus de votre verre de bière. Mais à quoi sert-elle ?

Réglons d’abord la question de sa présence dans la bière, la mousse est créée par les bulles bien entendu, mais pas uniquement. Pourquoi est-ce que votre boisson pétillante sucrée préférée ne fait pas de mousse? Parce qu’elle ne contient pas de protéines et que ce sont elles qui, au passage de la bulle remontant tranquillement du fond du verre, s’accrochent et forment la mousse. Pas de protéine, pas de mousse.

Bière

McAuslan, de la maturité pour son 30e

CHRONIQUE / C’est en 1989 que Peter McAuslan et Ellen Bounsall fondent la brasserie McAuslan. La blonde de McAuslan, légèrement amère, fait alors son apparition sur les tablettes de détaillants. C’est le début de la révolution microbrassicole au Québec. Aujourd’hui, McAuslan fête son 30e anniversaire. Elle peut donc se permettre d’avoir la clientèle la plus fidèle dans le monde de la bière au Québec.

Lorsque Peter et Ellen pavèrent la voie de la culture bière au Québec, le milieu était bien loin de ce qu’il est aujourd’hui. Les brasseries se comptaient sur les doigts d’une main et les habitudes de consommation des Québécois étaient religieusement respectées de génération en génération. Brasser de la bière artisanale, en petite quantité, et plus houblonnée que les produits largement distribués demandaient de l’audace et de la témérité.

Bières

Cinq bières du moment

CHRONIQUE / Voici cinq bières que je vous invite à découvrir et à partager entre amis ou convives. Mes critères de sélection : de nouvelles canettes ou bouteilles fraîchement apparues sur les tablettes de vos détaillants favoris.

Rousse
Ale du Québec
L’Hermite Microbrasserie (Victoriaville)

Décidément, j’aime les classiques ces temps-ci. Voilà que la Rousse de l’Hermite m’offre une belle combinaison de céréales caramélisées et de pain rôti. En bouche, la bière est douce et les notes maltées viennent appuyer un corps moyen. La finale se fait sur l’équilibre entre les céréales, les arômes en rétro-olfaction et la timide amertume qui lie le tout. À considérer grandement. 

Bières

Les festivals de bière à ne pas manquer en juin

CHRONIQUE / La saison estivale se pointe enfin le nez, signe de l’arrivée des très nombreux festivals de bière à travers le Québec. Auparavant au nombre de 4 ou 5, ils sont aujourd’hui des dizaines tout au long de l’été. Je serai d’ailleurs présent à plusieurs d’entre eux. Au plaisir de vous y croiser.

Festibière de Sherbrooke – 31 mai au 2 juin

Pour la deuxième année, l’équipe derrière le Festibière de Québec et le Festibière de Lévis propose aux Sherbrookois de découvrir les bières du Québec au parc Victoria. Concerts, conférences sur la bière et accords bières et mets seront à l’honneur. Le cadre reposant du parc Victoria, les saveurs des food trucks et le savoir-faire des artisans brasseurs du Québec promettent d’offrir une belle combinaison qui plaira aux amateurs.

Bières

Le vieillissement de la bière (2e partie)

CHRONIQUE / Faire vieillir sa bière, plusieurs d’entre vous se sont essayés, d’autres ne savent pas trop par où commencer. Je vous propose un guide en deux parties, dont voici la seconde, basé principalement sur les essais-erreurs vécus depuis de nombreuses années et le fait que j’ai toujours préféré une bière bien fraîche, sauf une fois au chalet…

Conditions idéales de stockage

Si vous désirez faire vieillir vos bières pendant plus de six mois, il est intéressant de leur réserver un espace, qu’on appellera cellier à bières, et qui ne changera pas de température pendant les différentes saisons. La bière est un produit fragile; elle a donc besoin qu’on lui offre du temps de qualité.

Bières

Le vieillissement de la bière (1re partie)

CHRONIQUE / Faire vieillir sa bière, plusieurs d’entre vous se sont essayés, d’autres ne savent pas trop par où commencer. Je vous propose un guide en deux parties, basé principalement sur les essais-erreurs vécus depuis de nombreuses années et le fait que j’ai toujours préféré une bière bien fraîche, sauf une fois au chalet…

Le principe de faire vieillir

La bière est un produit fragile qui a deux ennemis, la lumière et l’air. Si le premier est facilement contrôlable, soit par le type de contenant utilisé, soit par les précautions qu’on aura appliquées pendant le vieillissement, le second sera toujours présent. De l’air, il y en a partout, même là où on pense qu’il n’y en a pas.

Bières

Halifax l’étonnante

CHRONIQUE / Chaque année, un petit groupe d’amis du milieu de la brasserie, des bars, des spiritueux et moi choisissons une destination pour y découvrir la scène microbrassicole et spiritueuse pendant quelques jours. Après le Kentucky, le Texas, le Tennessee et La Nouvelle-Orléans, nous voici à Halifax.

Nous nous attendions à découvrir une ville au bord de l’océan qui mise tout son potentiel touristique sur sa proximité avec la mer. Nous y avons découvert une ville multiculturelle qui propose un incroyable mélange des cultures, plus proche d’une ville cosmopolite européenne que nord-américaine.

Bières

La bière en fût à domicile

CHRONIQUE / Avez-vous déjà rêvé de servir de la bière en fût à vos invités ? Si vous n’êtes pas propriétaire d’un bar, d’une brasserie ou d’un restaurant, c’est un rêve difficilement réalisable, mais pas impossible. Le plus dur n’est pas de trouver le système pour servir la bière, mais bien la bière.

Servir une bière en fût à la maison est anecdotique. Je n’ai pas les statistiques de consommation de bière en fût à domicile, mais elles doivent être microscopiques. Pourtant, de plus en plus de commerces proposent des solutions de service, et les amateurs de bière qui ont fait le saut sont heureux de vous servir une bière dans les règles de l’art. Avec un beau col de mousse !

Bière

Les bières sucrées

CHRONIQUE / Très populaires il y a une dizaine d’années, les bières sucrées ont mauvaise cote, car elles sont souvent associées aux grands brasseurs et à l’ajout de sucre dans la recette, stratégie connue pour attirer plus de consommateurs, mais surtout, de consommatrices. Et pourtant, la consommation d’une bière liquoreuse, de temps en temps, offre le même plaisir que de boire un petit verre de porto entouré de vins nouveaux. Un classique des habitudes de consommation qu’il est agréable d’assumer, une gorgée à la fois.

D’où vient le sucre ?

Le sucre dans une bière provient de deux sources différentes. La céréale ou… le sucre. Lorsqu’un brasseur décide de brasser une bière, il va choisir la quantité de céréales utilisée pour brasser cette bière. Plus la quantité de céréales est élevée, plus le taux d’alcool le sera également, puisque la levure aura beaucoup de sucre à transformer en alcool. Ce sucre est souvent appelé « maltose ». Mais la levure ne transforme pas tous les sucres en alcool, il en reste donc dans le produit fini. On parle alors de « sucre résiduel ». Plus le taux de sucre est élevé avant la fermentation, plus le taux de sucre résiduel le sera également. Voilà pourquoi les bières liquoreuses sont souvent hautes en alcool et riches en bouche.

Bière

Paris, une petite mousse à la fois

CHRONIQUE / Invité par le salon Planète Bière qui se tenait les 7 et 8 avril à Paris, j’y ai présenté des conférences sur les tendances de la bière en Amérique du Nord devant un public français composé de consommateurs et de professionnels. Connaissant très bien la capitale pour y avoir séjourné de nombreuses années, j’en ai profité pour me mettre à jour sur les nouveaux établissements qui offrent une belle carte de bières et visiter amis et gens du métier qu’il me fait plaisir de revoir à chaque visite.

Paris n’est pas la première ville que l’on nomme lorsqu’il s’agit de parler de bières de microbrasserie et de renouveau depuis ces trente dernières années. Pourtant, avec son incroyable offre gastronomique, on aurait pu s’attendre à une proposition plus étoffée de bières artisanales accompagnant les meilleures tables.

Paris est au vin ! La France est au vin ! Avec seulement 33 litres de bière consommés par habitant, par année, la France n’est pas la plus grande buveuse de bière. Mais c’est sans compter l’esprit libre et fonceur de plusieurs artisans, que ceux-ci soient derrière le bar ou derrière la cuve, qui révolutionnent, tout doucement, l’approche de la consommation bière en France en se battant contre le plus grand lobbying : les habitudes de consommation.

Bières

Une levure du nord séduit nos brasseurs

CHRONIQUE / À l’affût de nouveautés et de tendances, les brasseurs du Québec commencent à adopter une nouvelle levure « ancienne » : la Kveik. Héritage d’une tradition ancestrale norvégienne, devenue aujourd’hui un ingrédient tendance dans de nombreuses bières en Amérique du Nord.

Un peu de contexte

En Norvège, la tradition brassicole semble s’être figée dans le temps dans différents villages où plusieurs brasseurs amateurs continuent de brasser une bière ancienne aromatisée aux baies de genévrier et fermentée à l’aide d’une levure ultrapuissante aux propriétés très aromatiques. 

Comment le monde contemporain a découvert cette levure ? Grâce aux travaux de recherche de différents spécialistes de la culture bière dans le monde. 

Au Québec, c’est Martin Thibault des Coureurs des Boires et chroniqueur au journal Bières et Plaisirs qui fut le premier à en parler. L’intérêt des laboratoires, fournisseurs de levures, à isoler la Kveik et la proposer dans leur catalogue a fait le reste.

Utilisation contemporaine

Développant des notes d’agrumes et de phénols, plus ou moins présents en fonction de la température de fermentation, la levure est, aujourd’hui, la parfaite complice des bières très aromatiques. Ayant accès à la levure, plusieurs brasseurs l’utilisent dans des recettes contemporaines. On s’éloigne donc des recettes de bières fermières de la Norvège et on se concentre uniquement sur les propriétés aromatiques et organoleptiques de la levure, au grand dam de la culture brassicole du nord de l’Europe. C’est la dure loi de l’appropriation culturelle.

Kveik IPA

L’appellation Kveik IPA semble déjà faire l’unanimité auprès de la communauté de brassage. Une IPA aromatique fermentée avec la levure Kveik. Un sous-style IPA de plus dans la grande famille des bières houblonnées. 

Bières

Découvrir les microbrasseries

CHRONIQUE / Le développement exponentiel des microbrasseries du Québec a permis à plusieurs entrepreneurs d’offrir une gamme de produits et de services en lien avec la découverte de ce milieu. De très nombreux amateurs recherchent des solutions « clés en main ». Je vous en propose cinq, pour le plus grand plaisir de se laisser guider et profiter de l’expérience.

Passeport en fût

Leader dans son domaine, Passeport en fût est un service d’achat de dégustations à l’avance. Pour 40 $, l’internaute sélectionne 12 établissements parmi les 85 proposés et pourra profiter d’une pinte ou d’une dégustation de bières dans chaque établissement.

Bières

Cet hiver interminable

CHRONIQUE / En tant que chroniqueur, je n’avais pas encore exprimé mon ras-le-bol de l’hiver. Voilà qui est fait. Mais cet hiver interminable qui joue avec nos nerfs est un prétexte parfait pour vous offrir une chronique culturelle basée sur la météo. Car oui, la météo a influencé bien plus souvent la culture bière que mon moral.

Tout le monde sait qu’en hiver, il fait froid et qu’en été, il fait chaud. En cette période contemporaine, la technologie est assez évoluée pour nous rafraîchir quand on a trop chaud et nous réchauffer quand on a trop froid.

Bière

De la bière périmée ?

CHRONIQUE / Au Canada, c’est l’agence canadienne d’inspection des aliments qui a comme rôle de s’assurer que tout aliment vendu au Canada respecte des codes et règlements qui assurent fraîcheur et consommation sans risque pour les consommateurs. Qu’en est-il de la bière ?

Réglons le dossier dès le début de cette chronique : les brasseries ne sont pas obligées d’apposer une date limite de consommation sur leurs étiquettes, car la bière n’est pas considérée comme un produit périssable à moins de 90 jours. Elles doivent cependant être en mesure d’identifier rapidement un lot au cas où il y aurait rappel de produits, par exemple.

Bières

Cinq bières du moment à déguster

CHRONIQUE / Je vous invite cette semaine à découvrir cinq bières disponibles en ce moment sur les tablettes de votre détaillant préféré.

Nordicité

Brasseurs du Nord et Champ Libre

6 % alc/vol

Description

Voici une Kveik IPA, soit une bière houblonnée qui a fermenté à l’aide de la levure Kveik originaire de Norvège. L’union du style de bière le plus populaire au monde avec une levure fermière témoin d’une culture bière qui persiste dans les campagnes norvégiennes. 

Dégustation

Au nez, des saveurs fruitées s’expriment bien, mélange des houblons utilisés et du profil aromatique de la levure. En bouche, la bière est ronde et l’amertume offre une persistance assez intéressante. Pendant le brassage, des baies de genévrier ont été ajoutées, laissant place à une note légèrement épicée qui se marie bien avec celles des fruits exotiques perçues depuis la première gorgée.

Appréciation

Un produit fort intéressant qui rejoint deux mondes bien différents : la course à la nouvelle IPA tendance et le savoir-faire empirique d’une tradition fermière de l’Europe du nord. 

Bière

Les bières belges au Québec

Depuis quelques mois, plusieurs initiatives d’importation de bières de Belgique ont vu le jour au Québec.

La Belgique est, encore et toujours, considérée comme un pays de la bière. Plusieurs importateurs n’hésitent donc pas à gruger quelques parts de marché dans le département des bières importées.

Bières

La rousse

CHRONIQUE / Fort de mon expérience ces derniers mois à vous faire découvrir les bières du Québec sur le plancher de plusieurs sections bières, vous m’avez surpris à vouloir consommer de plus en plus de bière « rousse ». Analogie d’une couleur qui n’en est pas tout à fait une.

La première bière dite « rousse » au Québec a été brassée et distribuée par les Brasseurs du Nord, sous la marque Boréale, à une époque où la bière de microbrasserie n’avait vraiment pas le vent dans les voiles comme aujourd’hui. Les fondateurs de la brasserie devaient rivaliser avec une clientèle qui avait vu très peu de bières de « couleur » et qui ne semblait pas adopter les habitudes de consommation vers des produits plus savoureux et, parfois, plus alcoolisés que les « blondes » très populaires à l’époque. C’était les années 80.

La révolution microbrassicole avait timidement commencé dans l’Ouest américain et arrivait à peine au Québec. De jeunes brasseurs découvraient l’étendue des styles de bières des pays ayant une grande influence sur la culture bière. La « rousse » s’était inspirée d’une recette de Red Ale, une bière brassée avec des malts caramel, des houblons discrets et une levure assez timide. Une bière de « soif », mais plus traditionnelle. Depuis 30 ans, elle fait partie du paysage brassicole québécois. 

Aujourd’hui, de nombreuses brasseries nous ont proposé — et continuent de le faire — des bières rousses offrant de belles notes de caramel, légèrement amères et au profil aromatique discret. Est-ce que la Red Ale est encore source d’inspiration ? Mes nombreuses discussions avec les brasseurs me laissent croire que non. La source d’inspiration de plusieurs brasseries québécoises — outre le style indiqué sur leurs étiquettes — est le franc succès qu’a remporté la « Rousse » de Boréale ces dernières années. 

D’ailleurs, si on compare les « rousses » du Québec avec différents styles provenant des pays anglo-saxons, on y trouverait souvent un profil de saveurs légèrement plus doux. N’est-ce pas là le signe que les « rousses » du Québec ne sont pas juste une pâle copie d’un style anglais, mais bien une interprétation originale d’une bière devenue référence au Québec. D’autant plus que seul le Québec utilise largement le terme « rousse » sur ses étiquettes. Un sujet de conversation parfait entre amateurs de bières.

Envie d’en savoir plus sur les « rousses » ? En voici trois que je vous invite à découvrir.

Bière

Cinq bières faibles en alcool

CHRONIQUE / Plusieurs d’entre vous réalisent le « défi 28 jours sans alcool », mais d’autres préfèrent consommer raisonnablement toute l’année. Cinq suggestions de bières faibles en alcool pour les amateurs qui recherchent des produits qui ont du goût.

Kolschlaga

Bières

Cinq bières faibles en alcool

CHRONIQUE / Plusieurs d’entre vous réalisent le « défi 28 jours sans alcool », mais d’autres préfèrent consommer raisonnablement toute l’année. Cinq suggestions de bières faibles en alcool pour les amateurs qui recherchent des produits qui ont du goût.

Kolschlaga

Espace Public

Montréal

4,5 % alc/vol

Du haut de ses 4,5 % alc/vol, cette blonde de soif est l’antithèse parfaite voulant qu’une bière artisanale qui a du goût doit forcément contenir plus d’alcool. J’apprécie ses notes maltées rappelant une tranche de pain de mie fraîche et sa légère amertume qui en fait une bière très désaltérante. Son format canette 355 ml est parfait pour une consommation raisonnable.

Bière

Lettre ouverte aux restaurateurs

CHRONIQUE / Le restaurant Toqué! était récemment l’hôte des bières Cantillon. Un des meilleurs restaurants gastronomiques du Canada qui recevait une des meilleures brasseries au monde. Les temps changent, chers restaurateurs.

Il est rare de voir une soirée d’accords bières et mets dans un restaurant gastronomique à la réputation internationale. Il a fallu la volonté des gens de l’agence Oenopole et de Patrick Gugg du Vices et Versa pour réaliser cette soirée. Jean Hummler du Moeder Lambic de Bruxelles, en visite au Québec, l’a animée avec brio, pour le plaisir d’une trentaine de convives. Les réputations des bières Cantillon et du restaurant Toqué! ont fait le reste.

Bières

Les bières au café

CHRONIQUE / Il ne s’agit pas d’une innovation récente ; les bières au café font partie du paysage brassicole québécois depuis de très nombreuses années. Une de ces bières a d’ailleurs été, pendant longtemps, l’ambassadrice du savoir-faire brassicole québécois sur la côte ouest américaine.

Si vous vous tenez dans une section bière, vous aurez remarqué que les bières au café sont de plus en plus populaires. Souvent associées à la couleur noire, ce sont des bières généralement de styles stout ou porter qui profitent d’un ajout de café. Les techniques sont nombreuses et les brasseries ne dévoilent pas forcément tous leurs secrets. De très nombreux consommateurs ne veulent pas boire de bières noires — la couleur fait peur —, mais consomment beaucoup de café. C’est à vous que je m’adresse aujourd’hui.

Le Mag

La raclette

CHRONIQUE / Savez-vous pourquoi j’ai envie de vous parler de raclette ? Parce que j’ai été invité dernièrement à en partager une avec des amis et que c’est le repas parfait pour la découverte des accords bières et mets. Elle demande peu de préparation et permet aux convives de partager fromages, charcuteries, condiments et bières. Voici mon guide d’une raclette réussie, chute de neige comprise.

Il existe deux types de raclettes dans notre monde contemporain. D’une part, la raclette du Valais: fromage suisse du canton homonyme protégé par une appellation, que l’on fait fondre sur sa meule et que l’on racle dans l’assiette. On l’accompagne de pommes de terre, de légumes marinés et de charcuteries comme la viande de grison, par exemple. Je m’attarderai plutôt à l’autre type : la raclette que l’on cuisine sur des appareils composés de petits ramequins et d’une plaque de cuisson. Les fromages, charcuteries et condiments peuvent alors être nombreux.

Bière

2019 sera la suite de 2018

CHRONIQUE / En ce début d’année, comme tout bon chroniqueur, je me dois de vous proposer mes prédictions pour 2019. L’exercice me plaît, mais j’aime faire différent. Tout d’abord, j’ai déjà gagné celle de mon titre accrocheur, 2019 suit bien l’année 2018.

À défaut de vous offrir les cinq bières à boire cette année, les cinq brasseries à visiter ou les cinq tendances à suivre, je vous ai plutôt préparé cinq dossiers à surveiller. J’aime parler du marché en appuyant mes propos sur des enjeux qui peuvent se mesurer — ou pas — tout au long de l’année. Le marché de la bière est en pleine effervescence — désolé, ma résolution de ne plus utiliser ce jeu de mot plus qu’épuisé sera pour 2020 —, de nouveaux styles sont créés presque tous les mois, judicieux mélange d’histoire, d’innovation et parfois d’audace. Je vous invite donc à regarder dans ma boule de cristal.

Bière

Bière et foie gras

Certains quittent le menu traditionnel du temps des Fêtes pour se diriger vers les huîtres, les fruits de mer et le foie gras. Des mets qui font partie de bien des tables gastronomiques ces temps-ci. Mais quelle bière accorder avec le foie gras ? Ce n’est pas si évident !

Consommé cru, mi-cuit ou cuit, le foie gras est une spécialité culinaire du sud-ouest de la France qui est préparé à partir de foie de canard ou de foie d’oie. Dépendant de son mode de cuisson et des assaisonnements utilisés, l’accord bière sera différent. Le foie gras, c’est surtout du foie et le foie, c’est ferreux. Il est donc conseillé de ne pas utiliser des bières qui offrent un profil aromatique trop prononcé sur la levure, avec lesquelles les notes ferreuses sont accentuées et ça, ce n’est franchement pas du tout intéressant.

Bière

Cinq bières à déguster pour Noël

Le temps des Fêtes arrive à grand pas. C’est le moment de faire une pause, relaxer et se déboucher une bonne bière. Je vous propose cinq bières à découvrir, à des moments bien précis de la journée.

Nano IPA

Brasserie Oshlag

Bières

Un congrès qui marque un virage

CHRONIQUE / En début de semaine, à Québec, se tenait le 9e congrès des microbrasseries du Québec. Plus de 730 membres de l’industrie (brasseurs, détaillants, fournisseurs et partenaires) ont participé à des rencontres, des colloques et des conférences.

Invité comme conférencier d’ouverture, il m’a été demandé de présenter mes observations sur le marché de la bière en 2018. Quelles sont les perceptions du marché, comment le consommateur se comporte dans une section bière, quelles sont les tendances à venir. Une analyse basée sur mon contact direct avec vous, consommateurs. C’est parfois bien plus efficace que des chiffres ou un sondage.

On se souviendra de ce congrès de l’AMBQ comme d’un tournant dans la perception du marché. Pour la première fois, on a clairement parlé de saturation sur les tablettes des détaillants. Pas étonnant quand on sait que depuis plusieurs années, le nombre de nouvelles bières — brassées et vendues pour la première fois — est de plus de 600 par an. Sachant que chaque Québécois boit, en moyenne, 220 bouteilles de bière par an, impossible de tout boire.

Pourtant, le marché de la bière de microbrasseries est en évolution, les parts de marché augmentent et vous êtes de plus  en plus nombreux à en consommer.

Mais le nombre de microbrasseries augmente aussi : 28 nouveaux permis en 12 mois, soit une progression de 15 % du nombre de brasseries en un an, progression qui se maintient à 10-15 % chaque année depuis quatre ans. Quand on dit que c’est un marché dynamique…

Devant ce constat partagé par de nombreux brasseurs, il est cependant important de signaler que la situation est loin d’être alarmante pour le moment. Le marché est en constante évolution, de très nombreux détaillants s’intéressent de plus en plus à la bière de microbrasserie et les espaces tablette ont donc tendance à augmenter légèrement.

Les brasseurs se retrouvent cependant coincés dans un système de vente qui se limite à la vente sur tablette ou la vente dans les bars et restaurants. Il serait tellement plus simple
de pouvoir les laisser vendre leur bière dans des marchés publics, des festivals, des salons découvertes et j’en passe. On le fait pour d’autres catégories d’alcool, il n’y a donc aucune raison pertinente de ne pas le faire.

D’ailleurs, l’industrie n’a pas chaumé durant le congrès et a discuté de différents enjeux que je détaille en trois points :

La consigne

Véritable point critique actuellement, la consigne des très nombreux contenants de formats différents de bière est devenue un véritable cauchemar, selon un panel de détaillants invité à s’exprimer devant les brasseurs. La traditionnelle bouteille brune de  341 ml que beaucoup de brasseurs utilisaient dans les années 90 ne plaît pas aux microbrasseurs qui préfèrent des formats plus éclatés pour se démarquer. À chaque format son protocole de ramassage et de gestion. Le détaillant doit donc stocker des bouteilles pleines et des bouteilles vides.

La notion de brasserie indépendante

Depuis quelques années, l’achat de petites entreprises brassicoles par des grands groupes internationaux dérange le milieu. Le terme microbrasserie ne peut plus être uniquement associé à des entreprises indépendantes ; il s’agit dorénavant d’une philosophie de brassage. De ce fait, les membres de l’AMBQ ont décidé de diffuser un logo « brasseries indépendantes » avec des paramètres qui devront être établis sous peu. Le but premier étant d’identifier rapidement les brasseries qui appartiennent à des investisseurs dans la même région, par exemple.

Une planification stratégique

La dernière planification stratégique datant de 2007, il était temps que l’AMBQ se dote d’une nouvelle stratégie de développement. L’objectif avoué étant l’augmentation des parts de marché à 16 % dans cinq ans — celles-ci sont estimées aujourd’hui à 11-12 %. 

Fait intéressant, il n’est plus possible d’avoir des chiffres pertinents et validés par l’appareil gouvernemental depuis l’application du taux réduit de la taxe spécifique à l’ensemble du marché. Bref, il serait bon pour l’industrie de pouvoir compter sur des chiffres validés et non des « évaluations sommaires ». 

La bière de microbrasserie se taille une place de plus en plus importante au Québec, et les différents joueurs sont conscients des enjeux qui se présentent à eux. Le consommateur aime la fraternité de la bière. Devant des défis de plus en plus importants, j’invite tous les brasseurs à maintenir cette fraternité.

Santé!