Bière

Les bières sucrées

CHRONIQUE / Très populaires il y a une dizaine d’années, les bières sucrées ont mauvaise cote, car elles sont souvent associées aux grands brasseurs et à l’ajout de sucre dans la recette, stratégie connue pour attirer plus de consommateurs, mais surtout, de consommatrices. Et pourtant, la consommation d’une bière liquoreuse, de temps en temps, offre le même plaisir que de boire un petit verre de porto entouré de vins nouveaux. Un classique des habitudes de consommation qu’il est agréable d’assumer, une gorgée à la fois.

D’où vient le sucre ?

Le sucre dans une bière provient de deux sources différentes. La céréale ou… le sucre. Lorsqu’un brasseur décide de brasser une bière, il va choisir la quantité de céréales utilisée pour brasser cette bière. Plus la quantité de céréales est élevée, plus le taux d’alcool le sera également, puisque la levure aura beaucoup de sucre à transformer en alcool. Ce sucre est souvent appelé « maltose ». Mais la levure ne transforme pas tous les sucres en alcool, il en reste donc dans le produit fini. On parle alors de « sucre résiduel ». Plus le taux de sucre est élevé avant la fermentation, plus le taux de sucre résiduel le sera également. Voilà pourquoi les bières liquoreuses sont souvent hautes en alcool et riches en bouche.

Bière

Paris, une petite mousse à la fois

CHRONIQUE / Invité par le salon Planète Bière qui se tenait les 7 et 8 avril à Paris, j’y ai présenté des conférences sur les tendances de la bière en Amérique du Nord devant un public français composé de consommateurs et de professionnels. Connaissant très bien la capitale pour y avoir séjourné de nombreuses années, j’en ai profité pour me mettre à jour sur les nouveaux établissements qui offrent une belle carte de bières et visiter amis et gens du métier qu’il me fait plaisir de revoir à chaque visite.

Paris n’est pas la première ville que l’on nomme lorsqu’il s’agit de parler de bières de microbrasserie et de renouveau depuis ces trente dernières années. Pourtant, avec son incroyable offre gastronomique, on aurait pu s’attendre à une proposition plus étoffée de bières artisanales accompagnant les meilleures tables.

Paris est au vin ! La France est au vin ! Avec seulement 33 litres de bière consommés par habitant, par année, la France n’est pas la plus grande buveuse de bière. Mais c’est sans compter l’esprit libre et fonceur de plusieurs artisans, que ceux-ci soient derrière le bar ou derrière la cuve, qui révolutionnent, tout doucement, l’approche de la consommation bière en France en se battant contre le plus grand lobbying : les habitudes de consommation.

Bières

Une levure du nord séduit nos brasseurs

CHRONIQUE / À l’affût de nouveautés et de tendances, les brasseurs du Québec commencent à adopter une nouvelle levure « ancienne » : la Kveik. Héritage d’une tradition ancestrale norvégienne, devenue aujourd’hui un ingrédient tendance dans de nombreuses bières en Amérique du Nord.

Un peu de contexte

En Norvège, la tradition brassicole semble s’être figée dans le temps dans différents villages où plusieurs brasseurs amateurs continuent de brasser une bière ancienne aromatisée aux baies de genévrier et fermentée à l’aide d’une levure ultrapuissante aux propriétés très aromatiques. 

Comment le monde contemporain a découvert cette levure ? Grâce aux travaux de recherche de différents spécialistes de la culture bière dans le monde. 

Au Québec, c’est Martin Thibault des Coureurs des Boires et chroniqueur au journal Bières et Plaisirs qui fut le premier à en parler. L’intérêt des laboratoires, fournisseurs de levures, à isoler la Kveik et la proposer dans leur catalogue a fait le reste.

Utilisation contemporaine

Développant des notes d’agrumes et de phénols, plus ou moins présents en fonction de la température de fermentation, la levure est, aujourd’hui, la parfaite complice des bières très aromatiques. Ayant accès à la levure, plusieurs brasseurs l’utilisent dans des recettes contemporaines. On s’éloigne donc des recettes de bières fermières de la Norvège et on se concentre uniquement sur les propriétés aromatiques et organoleptiques de la levure, au grand dam de la culture brassicole du nord de l’Europe. C’est la dure loi de l’appropriation culturelle.

Kveik IPA

L’appellation Kveik IPA semble déjà faire l’unanimité auprès de la communauté de brassage. Une IPA aromatique fermentée avec la levure Kveik. Un sous-style IPA de plus dans la grande famille des bières houblonnées. 

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Découvrir les microbrasseries

CHRONIQUE / Le développement exponentiel des microbrasseries du Québec a permis à plusieurs entrepreneurs d’offrir une gamme de produits et de services en lien avec la découverte de ce milieu. De très nombreux amateurs recherchent des solutions « clés en main ». Je vous en propose cinq, pour le plus grand plaisir de se laisser guider et profiter de l’expérience.

Passeport en fût

Leader dans son domaine, Passeport en fût est un service d’achat de dégustations à l’avance. Pour 40 $, l’internaute sélectionne 12 établissements parmi les 85 proposés et pourra profiter d’une pinte ou d’une dégustation de bières dans chaque établissement.

Bières

Cet hiver interminable

CHRONIQUE / En tant que chroniqueur, je n’avais pas encore exprimé mon ras-le-bol de l’hiver. Voilà qui est fait. Mais cet hiver interminable qui joue avec nos nerfs est un prétexte parfait pour vous offrir une chronique culturelle basée sur la météo. Car oui, la météo a influencé bien plus souvent la culture bière que mon moral.

Tout le monde sait qu’en hiver, il fait froid et qu’en été, il fait chaud. En cette période contemporaine, la technologie est assez évoluée pour nous rafraîchir quand on a trop chaud et nous réchauffer quand on a trop froid.

Bière

De la bière périmée ?

CHRONIQUE / Au Canada, c’est l’agence canadienne d’inspection des aliments qui a comme rôle de s’assurer que tout aliment vendu au Canada respecte des codes et règlements qui assurent fraîcheur et consommation sans risque pour les consommateurs. Qu’en est-il de la bière ?

Réglons le dossier dès le début de cette chronique : les brasseries ne sont pas obligées d’apposer une date limite de consommation sur leurs étiquettes, car la bière n’est pas considérée comme un produit périssable à moins de 90 jours. Elles doivent cependant être en mesure d’identifier rapidement un lot au cas où il y aurait rappel de produits, par exemple.

Bières

Cinq bières du moment à déguster

CHRONIQUE / Je vous invite cette semaine à découvrir cinq bières disponibles en ce moment sur les tablettes de votre détaillant préféré.

Nordicité

Brasseurs du Nord et Champ Libre

6 % alc/vol

Description

Voici une Kveik IPA, soit une bière houblonnée qui a fermenté à l’aide de la levure Kveik originaire de Norvège. L’union du style de bière le plus populaire au monde avec une levure fermière témoin d’une culture bière qui persiste dans les campagnes norvégiennes. 

Dégustation

Au nez, des saveurs fruitées s’expriment bien, mélange des houblons utilisés et du profil aromatique de la levure. En bouche, la bière est ronde et l’amertume offre une persistance assez intéressante. Pendant le brassage, des baies de genévrier ont été ajoutées, laissant place à une note légèrement épicée qui se marie bien avec celles des fruits exotiques perçues depuis la première gorgée.

Appréciation

Un produit fort intéressant qui rejoint deux mondes bien différents : la course à la nouvelle IPA tendance et le savoir-faire empirique d’une tradition fermière de l’Europe du nord. 

Bière

Les bières belges au Québec

Depuis quelques mois, plusieurs initiatives d’importation de bières de Belgique ont vu le jour au Québec.

La Belgique est, encore et toujours, considérée comme un pays de la bière. Plusieurs importateurs n’hésitent donc pas à gruger quelques parts de marché dans le département des bières importées.

Bières

La rousse

CHRONIQUE / Fort de mon expérience ces derniers mois à vous faire découvrir les bières du Québec sur le plancher de plusieurs sections bières, vous m’avez surpris à vouloir consommer de plus en plus de bière « rousse ». Analogie d’une couleur qui n’en est pas tout à fait une.

La première bière dite « rousse » au Québec a été brassée et distribuée par les Brasseurs du Nord, sous la marque Boréale, à une époque où la bière de microbrasserie n’avait vraiment pas le vent dans les voiles comme aujourd’hui. Les fondateurs de la brasserie devaient rivaliser avec une clientèle qui avait vu très peu de bières de « couleur » et qui ne semblait pas adopter les habitudes de consommation vers des produits plus savoureux et, parfois, plus alcoolisés que les « blondes » très populaires à l’époque. C’était les années 80.

La révolution microbrassicole avait timidement commencé dans l’Ouest américain et arrivait à peine au Québec. De jeunes brasseurs découvraient l’étendue des styles de bières des pays ayant une grande influence sur la culture bière. La « rousse » s’était inspirée d’une recette de Red Ale, une bière brassée avec des malts caramel, des houblons discrets et une levure assez timide. Une bière de « soif », mais plus traditionnelle. Depuis 30 ans, elle fait partie du paysage brassicole québécois. 

Aujourd’hui, de nombreuses brasseries nous ont proposé — et continuent de le faire — des bières rousses offrant de belles notes de caramel, légèrement amères et au profil aromatique discret. Est-ce que la Red Ale est encore source d’inspiration ? Mes nombreuses discussions avec les brasseurs me laissent croire que non. La source d’inspiration de plusieurs brasseries québécoises — outre le style indiqué sur leurs étiquettes — est le franc succès qu’a remporté la « Rousse » de Boréale ces dernières années. 

D’ailleurs, si on compare les « rousses » du Québec avec différents styles provenant des pays anglo-saxons, on y trouverait souvent un profil de saveurs légèrement plus doux. N’est-ce pas là le signe que les « rousses » du Québec ne sont pas juste une pâle copie d’un style anglais, mais bien une interprétation originale d’une bière devenue référence au Québec. D’autant plus que seul le Québec utilise largement le terme « rousse » sur ses étiquettes. Un sujet de conversation parfait entre amateurs de bières.

Envie d’en savoir plus sur les « rousses » ? En voici trois que je vous invite à découvrir.

Bière

Cinq bières faibles en alcool

CHRONIQUE / Plusieurs d’entre vous réalisent le « défi 28 jours sans alcool », mais d’autres préfèrent consommer raisonnablement toute l’année. Cinq suggestions de bières faibles en alcool pour les amateurs qui recherchent des produits qui ont du goût.

Kolschlaga