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Sexologie

Est-ce si compliqué de faire l’amour ?

CHRONIQUE / « Que c’est donc compliqué faire l’amour avec elle ! Trop tôt, trop tard, pas du type matin, encore moins du soir, toilette non faite, épilation encore moins, trop fatiguée, trop enrhumée, trop courbaturée, journée trop chaude, hiver trop froid, enfants trop présents ou encore sous le seuil de la porte, cycle menstruel peu collaborateur, physique non satisfaisant, maux de dos, mal de tête, mal aux poumons, mal aux rognons… va-t-on finir par pouvoir le faire ! », me clamait cet homme tari de simplicité.

Réellement complexe que d’avoir cette relation sexuelle tant convoitée ou tout simplement plus facile de constamment la repousser ? La voici la réelle question ! Puisqu’il y a une différence entre vouloir ET ne pas pouvoir versus présumer pour mieux éviter, explorons ces deux options.

Le Bourlingueur

Sur la route avec Alexandre

CHRONIQUE / Demandez-moi où nous nous sommes rencontrés, Alexandre et moi. C’est qu’il y a de ces noms de ville qu’on ne prononce jamais et qui se placent comme si de rien n’était, dans une conversation, avec l’assurance de vous tatouer des points d’interrogation au fond des yeux.

J’ai serré la pince d’Alexandre Paquin, Louperivois de dix ans mon cadet, pour la première fois à mon arrivée à Cluj-Napoca, une ville universitaire un tantinet branchée de l’ouest de la Roumanie. En vérité, le hasard était le fruit d’une préméditation nonchalante.

Le jeune gaillard, barbu par la force du voyage, rêvait de tour du monde. Il avait le rêve tenace, comme sa préparation qui l’avait amené à lire tout ce qui s’écrit sur la blogosphère en matière de bourlingue. Dans son sac à dos, il avait emmagasiné les trucs des globe-trotters expérimentés, du choix de tissu de ses t-shirts aux médicaments qu’il trimballait par précaution.

Les poules mouillées comme moi ne se trempent que l’ongle du gros orteil lors d’une première incursion à l’étranger. J’avais choisi la France, l’Espagne, où le choc culturel se résumait à chercher la différence entre l’espagnol et le catalan. Alexandre, lui, avait plongé. Avec des amis, il s’est enlisé dans les dunes de la Namibie, a parcouru l’Afrique du Sud. L’appel de l’Europe de l’Ouest n’avait pas fait entendre sa sonnerie. Même pas fait sentir sa vibration.

Il a poursuivi en solo en Hongrie, où il a noté sur les médias sociaux que je me prenais pour Dracula vers Bucarest, dans l’État voisin. Cluj-Napoca traçait une médiane entre nos deux ancrages. Je me dirigeais vers l’ouest. Sa flexibilité l’a convaincu de sauter la frontière. Nous avons pris le risque de nous saluer, d’échanger avec l’accent québécois à l’autre bout de l’Europe.

Nous avons trouvé la poutine d’un restaurant canadien de Cluj, joué au mini-golf dans une mine reconvertie de Turda, fait un tour de chaloupe en pagayant comme des débutants en dérive au fond de la même mine et faussé compagnie à des voyageurs fêtards pour dénicher un gâteau au fromage dans un restaurant qui s’apprêtait à fermer.

Réunis par la même passion de ne pas être chez nous, de déjouer le quotidien dans une langue que nous ne comprenons pas, nous nous sommes rapidement posés sur la même longueur d’onde. Il avait planifié un an sans domicile fixe; je lui racontais mes six mois à découvrir le monde. Il se disait fasciné par l’Éthiopie, entre autres, mais prévoyait s’enligner davantage vers l’Asie. Et il était toujours prêt à chasser le dessert pour combler sa dent sucrée.

Nous étions faits du même moule et avons convenu de traverser le nord du pays en voiture de location. L’épopée ayant mal tourné, nous nous sommes plutôt envolés vers Iasi, d’où il reprendrait l’exploration solo vers la Moldavie, l’Ukraine et la Turquie. Il ne suivait déjà plus son itinéraire de départ.

Il a entendu les combats de Syrie, à Mardin, une ville du sud de la Turquie délaissée par les touristes. Alors qu’il avait oublié son passeport, les autorités lui ont demandé s’il revenait de faire le djihad. 

Il a pris goût aux zones moins explorées, a succombé pour le Liban, qui me faisait de l’œil, alors que j’optais finalement pour l’Éthiopie, berceau de l’humanité dont nous avions tant parlé. 

Notre rencontre remontait à trois mois, quatre au plus.

Il a pourtant repris le crayon à dessiner pour gruger encore plus dans son crédit de flexibilité. Il a traversé l’Égypte et Djibouti pour arriver en même temps que moi à Bahir Dar, en Éthiopie.

Encore des inconnus en début d’année, nous nous entendions rapidement sur les décisions qui nous feraient voir des monastères traditionnels, des lieux de pèlerinage, des églises monolithiques et des chapelles perchées à 2000 m d’altitude. Voyager avec Alexandre, c’était comme parcourir le monde avec mon double, qui confirme ou infirme mes instincts, mais qui tombe dans les mêmes panneaux que moi quand mes talents de négociateur font défaut. Même à deux, nous n’avions pas la patience longue avec les arnaqueurs.

En cuisine

Qu'en est-il de la diète keto?

Perso, je suis toujours un peu perplexe face aux régimes de l’heure, à ces tendances qui gonflent comme une vague sur laquelle plusieurs surfent un temps avant de glisser vers la prochaine déferlante.

Mais voilà, la popularité de la diète cétogène ne semble pas s’essouffler. En tout cas, pas beaucoup. Quand des épiceries keto voient le jour (Option Keto, à Sherbrooke), quand des restos incluent une section keto dans leur menu (Délia Eggxtra de Sherbrooke) et quand des festivals poussent dans le paysage (Keto Fest de Québec et de Montréal, Keto Abititibi) ça veut dire qu’il y a une importante masse critique qui a joint le mouvement. Ceux qui ont adopté la diète cétogène en sont d’ailleurs de farouches défenseurs; ils parlent de celle-ci comme d’un mode de vie et jurent de son efficacité.

Devant pareil engouement, j’ai eu envie de creuser le sujet avec Karine Gravel, nutritionniste et docteure en nutrition qui, pendant son doctorat, a étudié les effets de la restriction sur les comportements alimentaires.

« Des diètes à la mode, il y en a toujours eu, précise-t-elle d’emblée. Mais maintenant, avec les médias sociaux, je crois qu’on en entend davantage parler. Souvenez-vous que dans les années 1980, on faisait la guerre aux matières grasses. Dernièrement, la diète cétogène a refait surface, mais ce n’est pas une nouveauté à proprement parler puisqu’elle a été introduite dans les années 1920. C’est un traitement médical non pharmaceutique pour l’épilepsie pédiatrique réfractaire, qui a notamment pour effet de diminuer les symptômes de la maladie. »

L’assiette keto présente aujourd’hui une bonne cote de popularité auprès de ceux qui souhaitent perdre du poids.

« La préoccupation à l’égard du poids est répandue. Les gens veulent parfois trouver LE régime qui fonctionne et vite. Ils souhaitent souvent une solution miraculeuse. »

Et la diète cétogène, quoique restrictive et assez contraignante, présente cet « avantage » d’engendrer une rapide perte de poids.

« Selon les recommandations officielles, environ 55 % de notre apport énergétique devrait provenir des glucides. L’alimentation cétogène fait passer ce seuil sous la barre des 10 % pour privilégier les lipides, donc les gras, qui constituent 75 à 80 % de l’assiette dite keto. La proportion de protéines dans le menu, elle, ne change pas et tourne autour de 15 %. »

Or, l’organisme a besoin de glucides pour fonctionner.

« Au cours des 24 à 36 premières heures d’une alimentation cétogène, il va utiliser le glycogène à sa disposition, c’est-à-dire nos réserves de glucose dans nos muscles et notre foie. Mais ensuite, en raison d’une insuffisance de glucides, les acides gras présents dans la circulation sanguine vont être transformés par le foie en corps cétoniques pour fournir de l’énergie. Ce n’est donc pas une voie métabolique habituelle, mais plutôt une adaptation du corps. »

L’hypothèse est que la dépense énergétique engendrée par le processus va favoriser la perte de poids. C’est ce qui ferait que ça fonctionne, même si, à première vue, ça parait un brin insensé et illogique de multiplier l’apport en gras pour diminuer son tour de taille.

« Cela dit, il y a un bémol. C’est vrai que les gens perdent du poids au départ, mais selon une méta-analyse, au bout d’une année de ce régime, et comparativement à un autre dont on n’a pas retranché les glucides, la différence qu’affiche la balance est minime. À peine deux livres. »

C’est un bénéfice bien mince. Auquel s’ajoutent des inquiétudes.

« On manque de recul, parce que les plus longues études scientifiques sur la diète cétogène se sont étalées sur seulement deux ans. On ne sait donc pas quels sont ses effets à long terme. Pour atteindre le pourcentage de lipides recommandés dans une journée, ceux qui veulent la suivre peuvent être invités à ingérer beurre, bacon, crème 35 % et autres matières grasses à profusion. C’est correct d’en avoir une quantité raisonnable dans son alimentation. Mais de grandes quantités de lipides saturés, ça risque de faire grimper le taux de cholestérol LDL, connu sous le nom de mauvais cholestérol, qui augmente le risque de maladies cardiovasculaires. »

C’est une préoccupation. Il y en a d’autres.

« On parle aussi beaucoup, ces dernières années, du microbiote intestinal et de son influence sur notre état de santé général. Les fibres alimentaires jouent un rôle important dans le maintien d’un microbiote en santé et elles font défaut dans une alimentation cétogène. »

Parce qu’elle exclut notamment les produits céréaliers, certains fruits et légumes et les légumineuses, la diète cétogène peut aussi engendrer des carences au chapitre des vitamines, des minéraux et des antioxydants.

« À la longue, il peut y avoir de la constipation, une perte osseuse et un risque accru de pierres aux reins. Dans de rares cas, la diète cétogène peut mener à l’acidocétose, lorsque l’organisme s’acidifie trop en raison d’un excès de corps cétoniques. »

Rien de très séduisant, finalement.

« La diète cétogène demande beaucoup d’efforts, ce qui la rend difficile à maintenir à long terme. Elle ne fait pas consensus comme, par exemple, la diète méditerranéenne. D’autres études sont en cours, mais à la lumière de ce que la science nous dit actuellement, ce n’est pas une diète à recommander. »

Lors d’un précédent entretien avec le nutritionniste Hubert Cormier, également nutritionniste et docteur en nutrition, j’avais brièvement abordé la question de la diète cétogène. En plus d’évoquer les inquiétudes qu’elle soulève au chapitre de l’apport nutritionnel, celui-ci avait remarqué qu’elle pouvait aussi mener à des compulsions alimentaires. Ce que confirme Karine Gravel.

« Dans mes recherches, comme dans ma pratique, je travaille à améliorer la relation que les gens ont avec la nourriture. On voit que, plus on tente de contrôler son alimentation, plus on risque de perdre le contrôle, éventuellement. Une saine alimentation ne suppose pas qu’on doive tout calculer comme le commande la diète cétogène. Notre alimentation ne devrait pas nous empêcher de manger avec les autres et d’avoir du plaisir à se retrouver à table. »

Musique

Entre « Sainte nuit »... et sainte paix!

Lorsqu’on parle de musique de Noël, on a droit à tout l’éventail de réactions, de l’enthousiasme débordant à la haine affirmée, en passant par l’indifférence totale. D’un côté, il y a ceux et celles qui n’attendent que la dernière décoration d’Halloween soit rangée pour ressortir leurs disques vert, blanc, rouge. De l’autre, des mélomanes hargneux passent décembre sur le qui-vive, prêts à fermer rageusement la radio ou à se ruer hors d’un magasin qui a osé mettre Joyeux Noël de la Compagnie créole. Au milieu, plusieurs, sans éprouver de dégout envers les chansons de la Nativité, ne possèdent aucun disque ou n’en écoutent tout simplement jamais. Alors que s’achève la récolte 2019 d’albums de Noël, un sondage aucunement scientifique au sein de la salle de rédaction de La Tribune révèle qu’une majorité de journalistes préfère la neutralité. Il y a heureusement quelques irréductibles qui ont accepté de témoigner de la place de la musique de Noël dans leur vie passée et présente, démontrant qu’entre passion irrépressible et aversion profonde, il y a des justes milieux, qui invitent à une écoute sélective et mesurée des opus de fin d’année. Peut-être que leurs souvenirs et appréciations vous donneront quelques idées?

Il y a ceux qui adorent la musique de Noël. Et ceux qui la détestent. Je fais partie du premier clan, du moment qu’on attend après le 1er décembre pour me pousser les airs où sapins, clochettes et renne au nez rouge ont la part belle. Chaque temps des Fêtes, invariablement, c’est la musique doudou et enveloppante des Frank Sinatra, Elvis Presley, Bing Crosby, Nat King Cole et autres crooners qui habille l’ambiance à la maison, même si ce n’est pas vraiment celle avec laquelle j’ai grandi. Parce que chez nous, on faisait le sapin sur les versions plurielles des Petit papa Noël, Minuit, chrétiens! et autres Frosty the Snowman qui se multipliaient sur vinyles. Autant de classiques qui me laissent assez froide aujourd’hui, pour tout dire. Quand j’ai envie de me draper dans la nostalgie et de renouer avec les Noëls de mon enfance, je fais plutôt sonner la trame musicale de Joyeux Noël, Charlie Brown. Rien ne me ramène autant dans le précieux cocon de mes premiers hivers que les pièces instrumentales jouées par le Vince Guaraldi Trio (Linus and Lucy, Christmas Time Is Here, O Tannenbaum). Karine Tremblay

Le technologue

Un thermostat à l’écoute de votre routine

CHRONIQUE / Avec l’hiver qui semble s’être installé hâtivement, plusieurs songent à optimiser leur système de chauffage avec l’installation de thermostats intelligents. Étant moi-même un utilisateur de ce type de produit depuis plus de deux ans, je peux vous confirmer la pertinence et l’efficacité de ceux-ci. Cette semaine, j’ai essayé pour vous le Google Nest Learning Thermostat, un appareil conçu pour les systèmes de chauffage centralisés.

Comme je n’ai pas de système de chauffage centralisé chez moi qui fonctionne avec des thermostats 24 volts, j’ai procédé à l’installation de celui-ci chez ma mère pour qui la technologie n’est définitivement pas sa tasse de thé. Le pari d’installer ce produit à la fine pointe de la technologie chez ma néophyte Moman peut s’avérer risqué au premier abord, mais il peut aussi devenir une expérience intéressante sur la simplicité, ou pas, d’utilisation du produit.

Bières

Un Vendredi fou pour une bière

CHRONIQUE / Le Vendredi fou, vous connaissez sûrement ! Chaque vendredi après Thanksgiving, de très nombreux commerçants offrent des rabais si intéressants que l’événement est devenu la journée la plus lucrative pour les commerces de détail. Mais qu’en est-il des brasseries ?

C’est du côté des États-Unis qu’il faut se tourner pour profiter des meilleures offres chaque Vendredi fou. Plusieurs brasseries et entreprises de tourisme profitent du Mégasolde de novembre et de la fin de semaine qui la suit pour offrir des événements spéciaux, surtout liés à l’achat de bières, plus rares ou non. Du côté du Québec, après une recherche exhaustive des différentes activités planifiées cette fin de semaine, le Vendredi fou ne semble pas un prétexte à l’organisation d’activités commerciales… Pour le moment !

Sexologie

L’éventail de l’orientation sexuelle

CHRONIQUE / Propagande, endoctrinement, persuasion, apprentissage malsain! Souvent la réaction démontrée lorsque certains découvrent que les enfants, dès leur jeune âge, sont au fait de l’éventail que propose la diversité de genre et d’orientation sexuelle.

Effectivement, de savoir que nos petits comprennent qu’il existe plus que ce modèle binaire restreint au monde des hommes et des femmes, qu’il est possible en 2019 de dire non aux stéréotypes de genre et que l’hétérosexualité ne représente pas la seule avenue émotionnelle et/ou sexuelle fout la berlue à plus d’un.

Recettes

Croûtons à la grenade, canneberges et fromage de chèvre

Préparation: 15 minutes
Cuisson: 23 minutes
Quantité: 12 croûtons

INGRÉDIENTS

  • 1 grenade
  • 30 ml (2 c. à soupe) d’huile d’olive
  • 80 ml (1/3 de tasse) d’échalotes sèches (françaises) hachées 
  • 30 ml (2 c. à soupe) de miel
  • 15 ml (1 c. à soupe) de zestes d’orange
  • 125 ml     (½ tasse) de jus d’orange
  • 180 ml     (¾ de tasse) de canneberges surgelées 
  • Sel et poivre au goût 
  • ¼ de baguette de pain ciabatta
  • 125 g (environ ¼ de lb) de fromage de chèvre crémeux
  • 30 ml (2 c. à soupe) de persil frais haché

PRÉPARATION

  • Préchauffer le four à 180 °C (350 °F). 
  • Prélever les grains de la grenade. 
  • Dans une casserole, chauffer la moitié de l’huile à feu moyen. Cuire les échalotes 1 minute. 
  • Ajouter les grains de grenade, le miel, les zestes d’orange, le jus d’orange et les canneberges. Saler et poivrer. Porter à ébullition, puis laisser mijoter de 10 à 12 minutes à feu doux, jusqu’à l’obtention d’une compote. 
  • Couper la baguette de pain en 12 tranches minces. 
  • Déposer les tranches de pain sur une plaque de cuisson tapissée de papier parchemin. Badigeonner les tranches du reste de l’huile d’olive. Cuire au four de 10 à 12 minutes, en retournant les tranches à mi-cuisson, jusqu’à ce qu’elles soient dorées. 
  • Tartiner les croûtons de fromage de chèvre. Garnir de compotée de grenade. Poursuivre la cuisson au four 2 minutes.
  • Au moment de servir, parsemer de persil.

Le bourlingueur

Les yeux grands pour la ville de Luxembourg

CHRONIQUE / Naviguer la ville de Luxembourg en voiture paraît facile et compliqué à la fois. Pour une capitale, elle se fait discrète, assurément calme, tellement qu’elle se présente sans s’imposer. On réalise qu’on l’a rencontrée alors qu’on a presque déjà atteint son cœur.

Luxembourg-Ville avait presque vidé ses rues pour mon arrivée, ce qui ne rendait pas nécessairement le pilotage plus facile en raison des nombreux sens uniques et de la présence d’un tramway. À première vue, c’était un peu comme être dans une grande ville suisse qui se serait découvert une personnalité flamboyante.

Mine de rien, en contournant la Ville-Haute, je me suis retrouvé sur le boulevard Victor Thorn au moment où le soleil se dégourdissait les derniers rayons avant de les mettre au lit pour de bon. Les fenêtres de l’horizon s’illuminaient comme des dizaines de petits lampions. Le boulevard, comme une corniche au bord d’une falaise, offre un panorama saisissant où la ligne d’horizon fait une chute vertigineuse vers les quartiers de la basse ville.

On dit que c’est beau, Luxembourg-Ville, mais personne n’avait jamais mis en mots la beauté qui s’offrait à mes yeux. Le paysage me surprenait comme un baiser en pleine gueule qu’on n’attendait pas. Je venais de recevoir un gros « french » d’une capitale dont le vieux quartier est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Probablement que la première impression ne peut être meilleure qu’à la tombée de la nuit, quand la moitié des gens animant la ville pendant la journée quittent Luxembourg-Ville pour rentrer chez eux. Les airs mystiques de la Ville-Haute, mais surtout du Grund, ne sont nullement troublés par les citoyens ou touristes faisant la fête. 

Dans la nuit naissante, je suis parti à pied du quartier de Clausen pour remonter sur le boulevard Victor Thorn, marcher un peu sur le chemin de la Corniche et descendre vers le Grund, où les terrasses, à la différence du personnel des restaurants, sont accueillantes. J’ai marché tout ça avant de découvrir qu’un ascenseur permet de ménager les mollets fatigués entre la haute et la basse ville. 

Après les vues imprenables du haut des fortifications, c’est l’aperçu en contre-plongée à partir de la rue Münster, qui traverse l’Alzette, qui m’a coupé le souffle. Décidément!

Mais ne vous en faites pas, on s’habitue à aimer la ville de Luxembourg, où je vivrais bien, même si le coût de la vie y est, semble-t-il, très élevé. On s’en doute en recevant l’addition au restaurant. 

Parlant de l’Alzette, la rivière est bordée de sentiers magnifiques idéaux pour de longues promenades. L’église Saint-Jean-du-Grund, jolie sous tous ses angles, en est l’un des attraits phares, surtout pour sa silhouette. Le monastère Neumünster, attenant, a été transformé en centre d’arts qu’on visite gratuitement sans grands débordements de contemplation. Mais on trouvera aussi quelques curiosités le long de la promenade, comme cette statue moderne de la sirène Mélusine, qui rappelle un des mythes fondateurs de Luxembourg-Ville.

Elle est fascinante, cette ville remplie d’histoire, entre autres grâce à ses fortifications et à ses casemates. Le guide pour une de mes visites n’hésitait d’ailleurs pas à qualifier la ville de « Gibraltar du Nord », en raison de la presque impossibilité de la faire tomber lors d’attaques militaires. Luxembourg-Ville a d’ailleurs été l’une des plus grandes forteresses de l’Europe moderne. 

Le même guide raconte que certains murs des fortifications n’ont jamais été démantelés, par chance, parce qu’ils permettent littéralement à la Ville-Haute de tenir debout.

À la vôtre

Un avant-goût des changements climatiques

CHRONIQUE / «Nous avons huit ans de budget carbone, aujourd’hui », affirmait Karel Mayrand, directeur général de la Fondation David Suzuki, en guise d’introduction à la Conférence Goûter aux changements climatiques, organisée par la chroniqueuse vin, sommelière et auteure, Michelle Bouffard. Le 12 novembre dernier, spécialistes des cépages, microbiologistes, œnologues, vignerons et médias du vin internationaux se sont réunis à Montréal pour discuter de pistes de solutions durables dans la production et le commerce du vin.

Des changements perceptibles depuis 60 ans

L’agriculture est aux premières loges pour constater l’urgence climatique. Les viticulteurs du monde entier y sont confrontés. Cet été, des vignobles en ont vécu les tristes effets alors que des vignes — plantées sur des terroirs de prédilection — ont brûlé, péri, dans le Midi de la France. Un phénomène qui ne s’était jamais produit auparavant. Quelques centaines de kilomètres au sud, en Catalogne, la température a augmenté de 1,2 °C en l’espace de 50 ans. Et, ce n’est là qu’une mince énumération de la réalité de nos vignerons.

Arts et spectacles

Végétaliser l’assiette grâce à Kilukru

CHRONIQUE / Marélie et Étienne Paquette Prévost ont parcouru le Québec pendant trois ans à bord de La Wagonnette, leur camion de cuisine de rue végane. De festival en festival, le frère et la sœur ont constaté l’intérêt grandissant pour la cuisine végétale. Ils ont aussi mesuré le grand besoin d’information qu’avaient les gens.

« Il n’était pas rare qu’on passe beaucoup de temps à jaser avec les clients, qui venaient nous voir spécifiquement pour nous poser quantité de questions sur notre alimentation. On a constaté qu’il y avait un manque dans ce créneau-là », raconte Étienne.

Bières

Des bières noires rondes et gourmandes

CHRONIQUE / La météo des derniers jours me donne le goût de plonger les lèvres dans quelques bières bien rondes et riches, aux notes aromatiques de café et de chocolat. La bière parfaite pour accompagner un chaleureux feu de foyer, quelques sons de guitare acoustique et une belle vieille amitié. La bière rassembleuse par excellence! Je vous propose donc aujourd’hui cinq bières à essayer.

Porter Baltique édition spéciale 2019 - Brasserie Les Trois Mousquetaires

Disponible chaque année à pareille date, la BPES 2019 (Baltique Porter Édition Spéciale) est un produit issu de l’imagination des brasseurs de la brasserie Les Trois Mousquetaires. Autrefois affinée en fût de bourbon uniquement, le fait qu’elle soit issue de fûts de brandy et de bourbon lui donne un caractère plus affirmé et une rondeur irréprochable. La version 2019 est tout simplement exceptionnelle. Courez vite chez votre détaillant favori. Il doit encore lui en rester quelques-unes...

Le technologue

La guerre des écrans connectés [VIDÉO]

CHRONIQUE / Les écrans munis d’assistants vocaux ont la cote cette année et je présume que bon nombre de ces gadgets se retrouveront sous le sapin de Noël. Voici deux modèles que j’ai essayés au cours des dernières semaines, soit l’Amazon Echo Show 5 et le Google Nest Hub Max.

Prenez note que ce n’est pas un comparatif entre les deux produits, car ils se situent dans des catégories différentes. Un complément à cette chronique avec un comparatif entre les produits similaires est également disponible sur nos différentes plateformes !

Sexologie

Pas encore enceinte? Non, puis après?

COURRIER DU LECTEUR / Bonjour Myriam, Je vais avoir 28 ans sous peu. Mon conjoint et moi essayons d’avoir un bébé depuis plusieurs années et ça ne fonctionne pas. Je ressens une très grande pression face à ce sujet et je ne sais plus comment gérer le stress que ça occasionne. Toutes les questions posées à cet égard n’aident en rien à ma situation et je me sens mal à l’aise quand les gens m’abordent en ce sens. Lorsque vient la période fertile du mois, j’angoisse et on dirait que ça ne me tente plus d’essayer, car j’ai peur de l’échec encore une fois. Merci pour votre aide !

CHRONIQUE / « Comment ça vous n’avez pas d’enfant encore ? Ça ne marche pas votre affaire ? Coudonc, savez-vous comment faire ? Lèves-tu tes jambes après l’acte ? Ça ne colle pas ou quoi ? As-tu essayé tel ou tel truc ? Ton chum n’est probablement pas bon ! C’est peut-être parce que tu y penses trop ? Vous le faites au combien de temps ? Vous n’avez pas assez d’argent pour les traitements de fertilité ou quoi ? As-tu pensé à adopter ? »

Les questions maudites entourant le monde de la conception, la grossesse et la naissance ; de quoi perdre mon latin !

En cuisine

Grilled cheese… versions revues et augmentées

CHRONIQUE / Summum du simplissime souper et grand classique des repas pressés, le grilled cheese est synonyme d’assiette sur le pouce autant que de plat réconfort qui évoque les parfums de l’enfance. La « recette », qui aurait été popularisée en Amérique du Nord dès les années 1920, a traversé les années avec brio, en suivant la tendance du manger mieux. Résultat : il est loin le temps où le sandwich chaud se traficotait avec deux tranches de pain blanc et un caoutchouteux carré orange fluo.

Aujourd’hui, le grilled cheese se pare de fromages fins. On l’agrémente de condiments relevés. On le prépare avec du pain au levain, du pain aux raisins et d’autres miches artisanales goûteuses. On y intègre parfois des pommes ou des poires en tranches, des noix torréfiées, des oignons caramélisés, du chutney maison. On le mange au déjeuner comme au souper, à l’heure du lunch aussi bien qu’en collation de fin de soirée. 

Parce que depuis cinq ans maintenant, les restaurants L’Gros Luxe décrètent novembre le mois du grilled cheese, j’ai parlé des façons de renouveler le classique mets avec Alexandre Bastide, fondateur de la bannière. 

« Novembre, c’est toujours un moment un peu gris dans l’année. Le mois du grilled cheese nous permet de proposer un menu axé autour du comfort food, ce qui fait partie de notre signature depuis nos débuts, il y a un peu plus de cinq ans. Avec cet événement, on amorce vraiment la saison des plats réconfortants qui vont de pair avec la saison froide. » 

Le rendez-vous gourmand est à ce point établi que, pendant quatre semaines, le moelleux sandwich grillé s’y décline à toutes les sauces. Et quand je dis toutes les sauces, je n’exagère pas.

L’établissement (qui compte maintenant neuf franchises au Québec, dont une à Sherbrooke) réinvente le classique en osant l’amener à un niveau d’inventivité parfois étonnant. 

Pâté chinois, nachos, salade grecque, club sandwich et poulet indien sont quelques-unes des originales saveurs qui ont été déclinées entre deux tranches de mie ces dernières années. Ceci menant à cela, des frites, de la bruschetta, de la béchamel, des pépites de bacon, des cornichons, du brocoli, des choux de Bruxelles se sont déjà retrouvés sur pains (mais pas tous en même temps!).

« On ne se met pas beaucoup de limites et chaque restaurant L’Gros Luxe propose ses spécialités fromagées. Les chefs des franchises ont carte blanche pour jouer autour du concept et bâtir leur propre menu grilled cheese de novembre. Ils osent à peu près tous les possibles, du moment que ça tient entre deux carrés de pain. Et pour avoir multiplié les essais, je peux vous assurer qu’on peut à peu près tout mettre dans un grilled cheese. On a même déjà intégré des ramens dans l’une de nos recettes. » 

Des nouilles ramen? Vraiment? 

« Oui, oui. La seule chose à laquelle il faut faire attention, c’est la quantité de liquide qui imprègne la garniture. S’il y en a trop, ça risque de détremper le pain et de ruiner le sandwich. » 

Parmi toutes les options qui s’offrent aux clients, le grilled cheese poutine est un indémodable du menu régulier qui connaît évidemment beaucoup de succès. Un autre au trio salé doritos-bacon-macaroni au fromage a aussi séduit plusieurs palais.  

« Ce qu’il y a de très chouette, avec le grilled cheese, c’est que c’est tout simple à préparer, mais qu’on peut le réinventer à l’infini. Au fil des ans, on a dû créer 300 variantes. Et on a encore des idées pour amener le sandwich ailleurs. »

Le bourlingueur

La partie de balle maya

CHRONIQUE/ Le Festival de las Animas battait son plein à Mérida, dans la péninsule du Yucatan. Comme partout au Mexique, les activités du jour des Morts se succédaient jour après jour, soir après soir. Mais en ce qui me concerne, ne le répétez surtout à personne, c’est la partie de balle maya présentée chaque vendredi qui nourrissait mon impatience.

Le concept avait toujours été un peu flou dans mon esprit depuis que j’avais vu ces deux grands anneaux de pierre accrochés dans une arène d’un autre temps, dans le site archéologique de Chichén Itzá. Le juego de pelota, comme ils le désignent en espagnol, ou pok ta pok, consistait pour deux équipes à faire voler une balle de caoutchouc, en la frappant avec les hanches, avec l’objectif de la faire passer dans un anneau surélevé.

Bières

FOBAB –Un festival sans limite

CHRONIQUE / J’ai baladé ma chope au FOBAB (Festival of Wood and Barrel Aged Beer) de Chicago en fin de semaine dernière. Ayant été invité comme juge, j’ai découvert un festival extravagant, original, intéressant, mais surtout un festival référence, étant le plus grand d’Amérique du Nord

Plus d’une soixantaine de juges — la très grande majorité américains — se déplacent chaque année pour élire les meilleures bières affinées en barrique. Autrefois considéré comme la méthode de prédilection pour développer les notes aromatiques de vanille et de noix de coco d’une Imperial Stout américaine bien loin d’être discrète et modérée, l’affinage en fût aux États-Unis propose désormais des bières de tous les niveaux d’alcool et de tous les goûts. Un semblant d’équilibre se pointe à l’horizon, mais en toute franchise, c’est loin d’être le souci de plusieurs brasseurs. L’extrême est assumé.

Recettes

Mini-cheesecakes salés en verrines

Préparation: 20 minutes
Réfrigération: 1 heure 30 minutes
Quantité: 8 verrines

INGRÉDIENTS

  • 1 paquet de fromage à la crème de 250 g, ramolli
  • 60 ml (¼ de tasse) de crème sure 14 %
  • 1 pot de crème de brie de 100 g
  • 15 ml (1 c. à soupe) de ciboulette fraîche hachée
  • 125 ml (½ tasse) de confit d’oignons et canneberges
  • Micropousses au choix et au goût
  • Sel et poivre au goût

    Pour la croûte:
    180 ml (¾ de tasse) de noix de Grenoble hachées
    80 ml (⅓ de tasse) de -craquelins au bacon émiettés
    30 ml (2 c. à soupe) de parmesan râpé
    15 ml (1 c. à soupe) de beurre fondu

PRÉPARATION

  • Dans le contenant du robot culinaire, déposer les ingrédients de la croûte. Réduire en chapelure fine.
  • Répartir la croûte dans huit verrines. Presser légèrement avec le dos d’une cuillère.
  • Dans le contenant du robot culinaire nettoyé, déposer le fromage à la crème, la crème sure et la crème de brie. Mélanger jusqu’à l’obtention d’une préparation lisse et onctueuse.
  • Transférer la préparation au fromage dans un bol. Ajouter la ciboulette. Saler, poivrer et remuer.
  • Répartir la préparation au fromage dans les verrines. Réfrigérer 30 minutes. 6. Garnir de confit d’oignons et de micropousses. Couvrir et -réfrigérer 1 heure avant de servir.

En cuisine

L’art du bon façon Dyan Solomon

CHRONIQUE / Ça fait des années qu’on lui réclamait un livre de recettes. Dyan Solomon, copropriétaire de l’emblématique restaurant montréalais Olive + Gourmando, a enfin trouvé le temps de se lancer dans l’aventure livresque.

« Sophie Bandford, chez KO Médias, m’avait dit qu’on pouvait tout faire en un an. On allait travailler fort, mais on aurait vite un livre entre les mains. J’ai dit oui », raconte la chef. 

Finalement, le bouquin s’est bouclé en moins de 12 mois. Le tout à une cadence digne de l’heure de pointe où ça se bouscule dans les cuisines pour faire rouler le restaurant plein au bouchon. 

Le plus difficile n’a pas été de maintenir ce rythme effréné, mais de choisir les plats qui allaient se voisiner dans le livre. Dyan s’est présentée chez l’éditeur avec 420 recettes sous le bras. Toutes lui semblaient essentielles pour retracer le parcours du restaurant qu’elle a ouvert rue Saint-Paul il y a 21 ans avec Éric Girard, précieux complice rencontré chez Toqué! 

« Tout de suite, ils m’ont dit : non, non, non, le manuel sera épais comme un dictionnaire! »

Il a fallu écrémer le contenu, trier, mettre de côté, sélectionner. L’exercice était costaud « parce que j’avais l’impression que pour vraiment être fidèle au resto, il fallait tout mettre. Juste au chapitre des soupes, j’avais du mal à trancher, parce qu’on en crée une par jour. J’ai finalement choisi avec le souci de bien représenter tout ce qui fait la couleur de notre établissement, en mettant un petit peu de tout », raconte la chef et autrice.

Salades variées, sandwichs, gâteries, douceurs, plats chauds et froids, avec de la viande ou tout végés, granolas signature, ricotta maison, condiments variés et bases polyvalentes composent l’alléchant circuit de 150 recettes. Au fil des pages, anecdotes et photos racontent l’importance des employés dans l’aventure d’Olive. Le livre est d’ailleurs dédicacé à tous ceux qui sont passés par l’institution du Vieux-Montréal.

« Pour moi, ça allait de soi. Les gens qui travaillent avec nous, c’est une très grande partie du succès de notre entreprise », résume celle qui pimente aussi le recueil de nombreuses confidences sur l’origine des plats. On apprend ainsi que la populaire salade #24 s’est retrouvée sur le menu grâce à… Jake Gyllenhaal.

Celui-ci tournait à Montréal et venait régulièrement chez Olive. Un midi, il a vu le bol de salade de Dyan, bricolé à la maison pendant une période où elle mangeait végétalien. Il a commandé la même chose. Seul hic : la somptueuse salade ne figurait pas sur le menu! Une version bricolée en catastrophe a ravi les papilles de l’acteur. La salade n’a plus quitté le menu. 

Sexologie

Possible, l’amitié homme-femme?

CHRONIQUE / L’amitié homme-femme, une éventualité envisageable? Louable que ce questionnement cherchant à éclaircir la viabilité à long terme d’une relation amicale entre deux individus de sexe opposé. Opinions plus que divergentes en ce sens! Certains y croient dur comme fer alors que d’autres y voient une impossibilité absolue.

Différences trop importances, arrière-pensées envisagées, attirances physiques plus que probantes, sentiments émergents, les voici ces justifications entendues expliquant ce en quoi une femme et un homme d’âge adulte, ne peuvent pas, ou du moins, ne devraient pas être amis. Une vérité en soit? Voyons-y.

Le bourlingueur

Magique jour des Morts

CHRONIQUE / La foule se dirige en essaim vers l’entrée du cimetière général, marquée par une énorme barrière de fer. Le cortège ralentit et s’immobilise par manque d’espace. Déjà, le long de la rue 66, qui s’enfonce dans le Cementerio General de Mérida, au Mexique, curieux et festivaliers s’entassent en attendant la procession des âmes, le Paseo de las Animas.

Le 31 octobre en soirée, en pleines célébrations du jour des Morts, la procession anime toute la ville. Au cimetière, à la lueur des chandelles, la fébrile magie s’empare d’un cortège qui entraînera à sa suite des centaines de touristes ou citoyens rassemblés à la mémoire de disparus. Déjà, quantité d’entre eux arborent un maquillage squelettique, le visage blanchâtre, les yeux et le nez nimbés de noir.

Bières

Petit guide du marché

CHRONIQUE / L’annonce de restructuration chez Molson-Coors International la semaine dernière a soulevé plusieurs questions chez les consommateurs. Certes, la bière se vend bien, mais elle se vend de moins en moins. Petit guide du marché qui change et qui s’adapte pour mieux comprendre les différentes réalités de la bière.

Les grands brasseurs

Depuis plus de 200 ans, les grands brasseurs internationaux se battent pour conquérir de nouvelles parts de marché et maintenir leurs acquis. Tout d’abord brasseurs de styles, ils sont devenus vendeurs de marques. Depuis les années 50, la position de la marque a considérablement évolué, a contrario de la recette qui s’est lentement éloignée du style original pour atterrir dans la catégorie des bières « blondes douces ». Alexander Keith IPA est le parfait exemple. Bière blonde douce bue par de très nombreux amateurs du genre, on est très loin des arômes et saveurs de la IPA originale que l’on brassait au siècle dernier à Halifax.

Sexologie

Insatisfaction sexuelle au féminin

COURRIER DU LECTEUR / Bonjour Myriam, Ça fait bientôt quatre ans que je suis en couple avec une femme. Sexuellement, lorsqu’on fait l’amour, c’est super ! Le problème, c’est qu’on peut être de très longues périodes, voire trois mois, sans le faire. Je trouve ça hyper difficile, car pour moi, la sexualité prend une place importante dans mon couple. Je ne sais pas quel est le problème et je me pose des questions à savoir si c’est normal ou pas. Ma blonde me dit que tout se fait à deux et qu’une femme, ce n’est pas comme un homme côté sexe. Elle me dit aussi que je suis trop directe dans mon approche, etc. À vrai dire, elle prend rarement les devants et si je ne fais rien, on se tourne et on dort. J’aimerais que tu m’éclaires avec tout ça ! Merci. Une dame

Très chère dame, bon samedi. D’abord, merci de me lire et encore plus de m’écrire.

Votre questionnement, même s’il concerne une relation entre deux femmes, colle à la puissance dix au couple en général. Effectivement, puisque ce cri du cœur rime avec une insatisfaction en lien avec la fréquence des relations sexuelles, tous et toutes peuvent partager vos inquiétudes. Démystifions votre réalité.

Le bourlingueur

De château en château au Luxembourg

CHRONIQUE / La nuit était partie sur la pointe des pieds, mais avait tout de même réveillé les oiseaux d’Asselborn, dans le nord du Luxembourg. Ils piaillaient à travers le bruit du ruisseau qui grondait sous la fenêtre du vieux moulin où j’avais passé la nuit.

Asselborn, c’est la campagne verdoyante, des rues désertes, des sentiers où se perdre en nature. Asselborn, avec ses quelque 400 habitants, c’est un exemple sans artifice de la beauté du Luxembourg, qu’on explore de village en village pour son calme, pour ses panoramas que les touristes n’ont pas encore inondés. Contenons donc notre émerveillement pour éviter qu’il contamine trop de visiteurs à la fois.

Horticulture

Les plantes d’intérieur aiment l’air humide

L’automne et l’hiver sont difficiles pour les plantes d’intérieur.

La qualité et la quantité de lumière, leur seule source d’énergie, sont à la baisse et l’humidité dans nos demeures varie entre sèche et archisèche. Pour la lumière, au moins, la plupart des plantes sont capables de tolérer quelques mois de disette et de récupérer quand les journées rallongent au printemps. Toutefois, l’air sec a des effets plus profonds et plus durables. Souvent, les feuilles s’enroulent, jaunissent, brunissent et tombent. Ou la plante meurt, tout simplement. De plus, l’air sec encourage la présence d’araignées rouges (tétranyques) qui font encore davantage jaunir, brunir et assécher les feuilles.

L’humidité atmosphérique dans la plupart des demeures est à moins de 20% pendant les «mois de chauffage». Les experts en systèmes de chauffage et d’humidification préconisent une humidité de 40 % durant cette période… parce qu’ils ont de la difficulté à en offrir plus. L’idéal pour la santé des humains est plutôt 60%. Et pour les plantes, 70% à 90%.

Pour respirer et absorber le CO2 nécessaire à leur croissance et pour ventiler l’oxygène qu’elles produisent en trop, les plantes doivent ouvrir leurs pores de respiration, appelés stomates. Mais si les stomates s’ouvrent par une humidité relative de 20%, les plantes perdront rapidement leur eau par transpiration. Ainsi, quand l’air est sec, elles gardent leurs stomates fermés ou ne les ouvrent que partiellement. Cela prévient en partie l’assèchement, mais la plante ne respire pas bien. Et la photosynthèse s’en trouve gênée, affaiblissant la plante.

À la vôtre

Que se passe-t-il après les vendanges ?

Une page se tourne au Domaine Bergeville. Les vendanges sont enfin terminées! Mais est-ce la fin pour autant pour la vigneronne en herbe?

Le Cidre Original, Cidrerie Hemmingford
13 $ • 5,5 % • 4 x 355 ml
SAQ & dépanneurs et épiceries sélectionnés)

Nous attendions avec grande impatience le retour de ce couple qui nous a fait découvrir le cidre de glace sous toutes ses facettes au cours des 20 dernières années. Après avoir perdu leur cidrerie en 2018, François Pouliot et Stéphanie Beaudoin, pionniers du cidre au Québec, sont un modèle de résilience, et démontrent qu’il est possible de se relever des épisodes les plus difficiles. Ils lancent ainsi deux premiers cidres pétillants en canette : Le Cidre Original (14250174 | 18 g/l) et Le Cidre Framboise (14250182 | 21 g/l). 

Élaborés avec la McIntosh, les cidres sont faciles à boire, désaltérants et légèrement doux. L’acidité vive contrebalance bien les sucres résiduels, ce qui en font de bons candidats pour l’apéro. L’effervescence est maîtrisée avec de fines bulles. Du « prêt à boire » pour nous tenir en haleine en attendant la sortie de leurs nouveaux produits au printemps 2020!

Sexologie

La double protection, la meilleure des options!

COURRIER DU LECTEUR / Quand un homme éjacule après une pénétration, le sperme est bon combien de temps? Je sais que mon amie et son chum emploient le condom seulement vers la fin de la relation sexuelle malgré qu'il y ait des risques de grossesse. Elle, elle souhaiterait être enceinte, mais lui il n'est pas prêt. Qu'en dites-vous?

Cette question comporte deux volets ô combien pertinente. De prime abord, débutons avec ce sujet du jour qu’est la fertilité masculine. Messieurs les hommes, de par leur appareillage reproducteur, produisent des spermatozoïdes, aussi appelés, dans un langage plus savant, gamètes mâles.

Toute une cohorte ! 

Venant par millions lors de ce feu d’artifice appelé éjaculation, ces derniers assurent la moitié de la recette nécessaire pour faire ce phénomène incroyable ou non, selon la volonté de chacun, que représente la conception.

Le bourlingueur

Artisanat et Petite Italie au lac Atitlan

CHRONIQUE / Le plan de visiter un chaman à San Pablo La Laguna, sur les rives du lac Atitlan, venait d’échouer. Le village guatémaltèque, aussi touristique que le fond de ma botte, est tellement petit qu’il ne possède pas de quai pour accueillir les lanchas, ces navettes reliant les communes par la voie de l’eau.

J’ai marché une partie de la route vers San Juan La Laguna, le village voisin, avant de constater qu’il me faudrait vraisemblablement héler un tuk-tuk. Pour environ un dollar, il mettrait une dizaine de minutes à contourner les cratères creusés dans le bitume avant de me laisser descendre à destination.

Bière

Quelques lagers blondes du moment

CHRONIQUE / Envie de profiter d’une bière de soif, mais qui a du goût ? De plus en plus de brasseries brassent des lagers blondes, douces, à la légère amertume, souvent inspirées des grandes lagers et pilsners du 20e siècle. Je vous en propose quatre, pour le plaisir de vos papilles, mais surtout pour étancher votre soif de découvertes.

Pils Barbe-Rouge, Microbrasserie Trou du Diable

Recettes

Escalopes de veau aux pommes et au brie, purée de panais

Préparation: 15 minutes
Cuisson: 8 minutes
Quantité: 2 portions

INGRÉDIENTS

  • 10 ml (2 c. à thé) d’huile d’olive
  • 2 escalopes de veau
  • 1 pomme coupée en quartiers
  • 7,5 ml (1/2 c. à soupe) de miel
  • 2,5 ml (1/2 c. à thé) de romarin frais haché
  • 125 ml (1/2 tasse) de sauce demi-glace
  • 50 g (3/4 oz) de brie coupé en tranches
  • Sel et poivre au goût
  • Pour la purée de panais
  • 225 g (1/2 lb) de panais pelé et coupé en morceaux
  • 30 ml (2 c. à soupe) de crème à fouetter 15 %


PRÉPARATION

  1. Préchauffer le four à 205 °C (400 °F). 
  2. Dans une casserole, déposer le panais. Couvrir d’eau froide et saler. Porter à ébullition, puis cuire de 8 à 10 minutes, jusqu’à tendreté. Égoutter.
  3. Dans le contenant du mélangeur, déposer les panais et la crème. Réduire en purée. Réserver.
  4. Dans une grande poêle, chauffer l’huile d’olive à feu moyen. Saisir les escalopes 1 minute de chaque côté. Réserver sur une plaque à cuisson tapissée de papier parchemin. 
  5. Dans la même poêle, cuire les quartiers de pomme de 3 à 4 minutes. 
  6. Ajouter le miel et le romarin dans la poêle. Remuer. Poursuivre la cuisson de 1 à 2 minutes, jusqu’à ce que les pommes soient caramélisées. 
  7. Pendant ce temps, verser la sauce demi-glace dans une casserole. Porter à ébullition à feu moyen, puis laisser mijoter à feu doux.
  8. Garnir les escalopes de tran-ches de brie et de pommes caramélisées. Saler et poivrer. Cuire au four de 2 à 3 minutes. 
  9. Servir les escalopes avec la sauce chaude et la purée de panais.