Sexologie

Encore une séparation…

CHRONIQUE / Vous aviez donné une seconde chance à ce couple qui perdurait. Après avoir refait votre vie, cru encore une fois aux rouages de l’amour, donné cette prise deux à Cupidon et tous les autres, vous voilà séparé, encore...

Une fois, ça va, se diront les plus cartésiens, s’appuyant probablement sur un ratio statistique approximatif voulant qu’un couple sur deux en vienne à cette conclusion. Mais quand l’histoire se répète deux fois, voire trois, et pourquoi pas même quatre, « ça fera », se diront les autres. Mettre un terme, à nouveau, à la vie de couple, une réalité à considérer ? Voyons-y.

Plein air

Grand rendez-vous pour les Perséides

C’est le temps de faire des vœux : le spectacle annuel des Perséides bat son plein, et celui-ci sera à son apogée dans la nuit des 12 et 13 août.

À l’ASTROLab et à l’Observatoire populaire du Mont-Mégantic, on a l’esprit à la fête. Les festivités entourant les Perséides ont débuté vendredi et se poursuivent jusqu’au 14 août.

« L’Observatoire populaire, au sommet du mont Mégantic, est déjà complet. Et c’est presque vrai également pour le camping, dans le secteur Franceville du parc national. Les capacités d’accueil sont limitées, mais les gens peuvent venir à la base de la montagne, à l’ASTROLab, sans réservations. C’est le même ciel, évidemment, les Perséides y sont également présentes », indique le directeur scientifique à l’ASTROLab, Sébastien Giguère.

« Les nuits des 12 et 13 août, les Perséides sont à leur maximum, une centaine d’étoiles filantes peut être aperçue à l’heure. Il y en a dans tout le ciel et il faut être perspicace pour les voir toutes! Mais les autres soirs, c’est aussi très bon. Les 10, 11, 14, 15 et 16 août représentent des nuits intéressantes. Le 8, on en voit déjà, tout le mois d’août, c’est un bon mois. Mais durant l’année, on peut également en voir, cela peut tomber à seulement 5 à l’heure! 2018 est une bonne année, car il n’y aura pas de lune pendant les Perséides, ce qui amoindrit la chance d’en voir quand la lune est présente! », avance M. Giguère.

À l’ASTROLab, au pied de la montagne, des animateurs ont préparé des activités avec des télescopes.

Des soirées d’observation sont prévues jusqu’au 14 août. Ces étoiles sont facilement observables même à l’œil nu, si Mère Nature le permet. Sur place, on peut en apprendre davantage sur ce phénomène scientifique, la mythologie qui les entoure depuis la nuit des temps et sur l’astronomie en général.

Une présentation multimédia est également accessible. En cas de mauvais temps, tout l’arsenal audiovisuel et astronomique du site est mis à contribution, de même qu’une causerie spéciale sur la mythologie grecque.

« Les Perséides viennent d’une rivière de poussières laissée dans l’espace par le passage d’une comète. Il faut être patient, s’habiller chaudement pour être confortable, car la nuit, la température peut descendre passablement en altitude. Et être attentif, car souvent on entend quelqu’un dire : « Je n’en ai pas vu! » alors que les autres, c’est le contraire. C’est souvent la personne qui jase le plus avec les autres qui n’en voit pas! » conclut M. Giguère.

De plus en plus populaires, les Perséides

« Chaque année, nous sommes en augmentation d’affluence pour les activités entourant les Perséides, comme pour la plupart des activités d’ailleurs. L’an dernier, nous avons reçu 6 pour cent plus de visiteurs qu’en 2016, où nous avions connu une augmentation de 15 pour cent par rapport à 2015. En 2015, notre virage famille et sa stratégie nous avaient apporté une affluence supplémentaire de 25 pour cent par rapport à 2014. C’est phénoménal d’une année à l’autre », s’exclame Marie-Georges Bélanger, responsable du service à la clientèle au parc national du Mont-Mégantic.

Les activités sont entièrement gratuites pour les enfants de 17 ans et moins. 

D'autres suggestions pour observer la pluie d'étoiles filantes

Si vous êtes à la recherche d’un endroit intime pour observer les Perséides, le camping Kassyoppée de Notre-Dame-des-Bois et le gîte Les Trois Étangs de La Patrie sont d’excellents endroits pour vous. Des experts seront sur place du 10 au 14 août pour expliquer le phénomène aux observateurs. 

Situés dans la Réserve internationale de ciel étoilé du Mont-Mégantic (RICEMM), une des 11 désignées par la Société royale d’astronomie du Canada, ces endroits font partie des lieux les plus sombres en région pour observer les Perséides. 

« Le camping Kassyoppée est assez sauvage, il y a très peu de pollution lumineuse ambiante pour éclaircir le ciel », explique Raymond Fournier, amateur d’astronomie et président fondateur du club CAPRICE. « On devrait être très chanceux cette année, les prévisions météorologiques annoncent du beau temps pour toute la période. »

C’est dans la période du 10 au 14 août que le phénomène est à son apogée. 

« C’est une belle opportunité de passer du temps en famille avant le début de l’année scolaire. L’observation céleste est une activité qui fascine l’être humain depuis ses débuts et la période des Perséides est un excellent moment pour intéresser les enfants à ces phénomènes », dit-il. « Ça émerveille les petits comme les plus grands. »

M. Fournier sera au camping Kassyoppée pour partager ses connaissances avec les observateurs et faire de l’animation. Il va expliquer ce que sont les Perséides, faire de l’observation planétaire en groupe, montrer des vidéoclips de phénomènes célestes avant de laisser place à l’observation toute la nuit durant. 

« À partir de notre site, on est en mesure d’observer quatre planètes, aussi! Ça met les visiteurs en contexte avant de les laisser observer le ciel toute la nuit », explique-t-il. 

« C’est tout un spectacle. Les gens peuvent observer le ciel et voir ce phénomène naturel. Justement, chacun des villages de la Contrée du Massif de Mégantic a sa constellation. Je vais montrer chacune d’elles aux observateurs qui vont être avec nous au camping », poursuit M. Fournier. 

La Patrie

Du côté de La Patrie, l’astrologue amateur avec plus de 38 ans d’expérience Patrice Amyot propose aux gens qui louent une chambre à son gîte les Trois Étangs d’observer le ciel à longueur d’année.

« C’est mon projet de retraite que j’ai commencé il y a deux ans. J’aime pouvoir partager ma passion et mes connaissances avec les visiteurs du gîte. Je vais certainement maximiser l’accent sur les étoiles filantes vu que c’est la période forte, mais on y observe tous les phénomènes célestes tout au long de l’année », raconte M. Amyot. 

En plus de partager ses vastes connaissances sur les composantes présentes dans le ciel par-dessus nos têtes, le passionné d’astrologie fait regarder le ciel profond aux visiteurs à l’aide de son télescope.

Il profite de sa tribune pour sensibiliser les visiteurs aux conséquences de la pollution lumineuse. 

« Avec l’étalement urbain qui ne cesse de progresser, on est en danger de perdre ce qui reste de ciel étoilé dans le monde. Il est important d’agir à petite et grande échelle pour freiner ce phénomène et garder le spectacle naturel mystique qu’est le ciel étoilé, qu’on n’est plus en mesure d’observer dans les grandes villes », conclut l’homme, déterminé à faire profiter les futures générations des plaisirs procurés par l’observation céleste. 

Par ailleurs, le festival « La tête dans les étoiles » invite les astronomes et les amoureux d’étoiles au sommet du mont Hereford, 3e plus haut mont en Estrie, le samedi 18 août. Des astronomes du Club d’astronomie amateur de Sherbrooke sera sur place avec des télescopes. L’événement lancé en 2005 organisera trois montées en autobus à 19 h 20, 20 h et 20 h 40 (dernière montée au pied de la montagne)

En cas de pluie, l’activité est annulée. Téléphonez au 819 849-4443 pour vérification.

À la vôtre

Vigne heureuse, vin heureux

CHRONIQUE / J’aime savoir d’où viennent les vins que je consomme. Ils semblent meilleurs quand ils ont été façonnés par un vigneron qui m’inspire. C’est pourquoi je privilégie des artisans respectueux de la fertilité de leur terre et de ses limites. Mieux encore, qui endossent la responsabilité de toute vie organique touchée par leurs activités, de la terre au verre.

Des hommes et des femmes lucides et consciencieux, motivés par une éthique environnementale. Des amoureux de la nature qui se décentralisent de sorte à laisser les éléments naturels s’exprimer pleinement et librement à travers le prisme de la grappe.

Ceux-là font le sacrifice volontaire de la facilité et de l’abondance en utilisant des matières naturelles pour nourrir et protéger la vigne, marque de considération pour la biodiversité environnante. Ils s’engagent auprès de la vigne comme dans une relation. Prendre le temps de la connaître et de la comprendre afin de répondre à ses besoins réels et la renforcer naturellement, coûte que coûte — à coups de sueurs chaudes et froides. Épanouie et en pleine possession de ses moyens, la vigne devient la meilleure version d’elle-même, dans toute son authenticité. 

C’est ce que s’emploie à réaliser la biodynamie — un mode de culture actuel et adapté, à l’antithèse du modèle dépassé de culture inconséquente et capitaliste (quelle que soit la culture), responsable de l’appauvrissement de nos sols, de nos écosystèmes et de nos santés. Buvez moins, buvez mieux, comme dirait l’autre. Produisez moins, produisez mieux, diraient ceux-là. En effet, la modération a bien meilleur goût, au volant d’une voiture ou d’un tracteur. 

De la même façon, j’essaie autant que possible de reproduire ce schème dans mon alimentation, en me rendant au marché local, à l’épicerie bio en vrac ou au marché de solidarité régionale. Chaque semaine, les paniers de la ferme du Coq à l’Âne de Bury remplissent mon frigo de légumes frais, bios et locaux. Ils inspirent ma cuisine du moment, ouvrant du même coup la voie à des accords heureux et inusités.

Le Bourlingueur

L'amitié qui se fout des frontières

CHRONIQUE / San Francisco m’avait accueilli à la nuit tombante. Son système de train de banlieue m’avait donné un peu de fil à retordre, juste le temps de comprendre comment payer pour mon passage. Ma joie d’arriver à destination était baignée de la noirceur qui enveloppait le secteur du Civic Center.

Les Giants, au baseball, venaient de remporter la Série mondiale pour la première fois. Le défilé, le lendemain, promettait des célébrations grandioses. À l’auberge où j’avais trouvé refuge, on nous proposait de féliciter les Giants le lendemain, sur Market Street, avec les autres touristes atterris là par hasard.

Affalé dans le hall d’entrée en attendant le coup de départ, j’entretenais les conversations banales avec des étrangers. Lui s’est assis là à tout hasard, parce que personne n’avait osé le fauteuil à côté de moi jusque-là. 

- Tu viens d’où?

- L’Autriche (Austria)

- Ha, l’Australie! (Australia) Je rêve d’y aller. De quelle ville?

- Vienne!

- Ha, c’est drôle. Il y a une ville qui s’appelle Vienne en Australie, comme en Autriche?

On modère les jugements, s’il vous plaît. En anglais, la confusion entre Autriche et Australie est fréquente. À Vienne, justement, on vend aux touristes de t-shirts frappés d’un kangourou et de la mention « No kangaroos in Austria », pas de kangourous en Autriche. 

Excellente première impression! 

Malgré les apparences, j’avais bien réussi ma géographie de première année. L’Autrichien, pas complètement découragé, a donc applaudi les champions avec moi sur Market Street, où ceux-ci défilaient en cable cars. Dans la foule extatique composée très largement d’amateurs faisant le travail buissonnier pour ce moment historique, nous apercevions presque uniquement le nom des joueurs inscrits sur le toit des bolides.

Désintéressé du baseball depuis le départ des Expos, je n’apercevais que des patronymes inconnus jusqu’à ce que ne paraisse Guillermo Mota, loin d’être une légende de l’équipe montréalaise. Je l’ai tout de même applaudi fièrement.

Alors que les confettis se dispersaient encore dans le ciel de San Francisco et que j’imaginais tout le travail pour nettoyer une rue couverte de brindilles colorées, quatre d’entre nous se sont échappés vers le quartier chinois pour casser la croûte.

Le restaurant qui n’avait pas l’air d’en être un possédait une petite salle à manger au deuxième étage, auquel on accédait en traversant la cuisine et en grimpant une volée de marches abruptes. 

En haut, on s’asseyait sur des tabourets dépareillés pour manger sur des tables presque au ras du sol. La simplicité à son meilleur. Malgré les quelque six tables, nos plats se sont égarés, ne sont pas arrivés à destination comme prévu. Nous avons ri.

Bière

Mes bonnes adresses en France

Ma chronique de la semaine dernière a soulevé quelques questions de lecteurs. Que découvrir en France ? Avec plus de 1250 brasseries et de très nombreux bars à bières, je vous propose une courte liste d’endroits à fréquenter, partout sur l’Hexagone.

Pendant l’été, Philippe vous propose un carnet de bord au gré des rencontres et des découvertes sur les routes du Québec, mais également d’Europe. « Sur la Route avec Philippe » est une chronique estivale qui donne envie de voyager pour la bière.

À LA VÔTRE

Vins de soif pour se tiédir

Qu’est-ce qu’on boit à 32 °C? Quand le verre suinte autant que le front. Un vin qui coule bien, qui se boit facilement, naturellement. Un vin désaltérant, qui rafraîchit sans avoir à se prendre la tête (ou des pincettes). Des blancs, des rosés et des rouges légers, sans lourdeur — ni riches, ni corsés — qui portent une acidité plus marquée, destinée à étancher la soif des fidèles de la terrasse. Bref, un vin coupe-soif, mais qui ne coupe pas le goût de boire.

Ces cuvées se distinguent par un usage discret ou absent de la barrique puisqu’on privilégie des arômes primaires (fruités, floraux, végétaux, minéraux) plutôt que tertiaires (animal, boisé). Comme les tanins des rouges se font délicats, on pourra les servir frais sans craindre qu’ils ne se durcissent.

Ce ne sont pas des vins simplets. Bien au contraire. En fait, ils s’intègrent si bien dans l’esprit du moment que le contenu de la bouteille disparaît en un battement de cils. Ils accompagnent magnifiquement l’intrigue d’un livre de plage, gardant en appétit jusqu’à la dernière page, jusqu’à la dernière goutte. Autour de la table, ils nourrissent les conversations tel un carburant, augmentant la volubilité des copains et la gaieté ambiante.

Ce ne sont pas des amours d’été. Les vins de soif font certes d’incroyables vins de soleil, mais ils sont aussi faits pour durer. Leur ascension dans les habitudes de consommation pourrait être interprétée comme un retour du balancier. Après des années sous le joug des vins aux taux d’alcool vertigineux, surextraits, confiturés et balourds, le vent tourne vers des vins frais et digestes. Une tendance qui n’est pas étrangère au pivot qu’effectue présentement notre assiette : moins carnée, plus légère, plus saine. 

Puisque la table est mise, autant en profiter pour mentionner que ces vins appellent les salades, les sandwichs, les soupes froides, les épluchettes et les plats végés. Autrement, ils accompagneront comme un gant vos parties de pétanque et autres joutes du sportif du dimanche.

Des vins d’été, quoi!

Coteaux d’aix en provence 2017, AIX, Domaine de la Grande Séouve

(SAQ : 13 465 114 — 20,55 $)

Le Bourlingueur

Avoir peur d’Athènes

À l’heure qu’il est, l’aéroport d’Athènes m’a accueilli pour la deuxième fois. Ma dernière visite, vieille de six ans, date de la période de la crise économique. Le pays, alors en difficultés, était la proie de manifestations. Dans le quartier de Monastiraki, où je logeais, on recommandait la prudence une fois la nuit tombée.

Dans les bulletins de nouvelles, on rapportait que des désespérés, des banquiers entre autres, se jetaient de l’Acropole à défaut d’envisager un futur moins sombre. La plupart des touristes s’aventurant jusqu’au Parthénon, dont moi, ignoraient tout des vies qui s’écourtaient à quelques mètres des ruines anciennes.

Dans les dernières semaines, ce sont les incendies meurtriers qui ont couvert la Grèce de tristesse. Décidément, je n’ai pas le sens du timing. 

Mais ce ne sont ni les crises économiques ni les catastrophes naturelles qui m’inquiètent. Pas plus que de savoir que j’ai échappé de justesse à un (sûrement) spectaculaire vol plané quand les freins de mon tout-terrain ont pris congé dans une côte pentue comme ça à Mykonos. On dit que les routes grecques sont les plus dangereuses d’Europe. J’aurais tendance à penser que ce sont les véhicules qui le sont. Mais tout indique que je ne conduirai pas cette fois-ci.

Ce sont plutôt les souvenirs qui flottent au-dessus de la capitale grecque qui me foutent la trouille. Parce que j’ai beau n’avoir passé que trois jours à Athènes, j’ai eu le temps d’emmagasiner les amitiés et les petits moments magiques impossibles à recréer.

Retourner dans une ville qu’on a appréciée, à laquelle sont rattachées des histoires, c’est dangereux. Dangereux de remplacer des images poussiéreuses qu’on idéalise par de nouvelles moins inspirantes. J’avais à tort la même crainte avec Tokyo, qui a changé tellement vite en six ans. J’y ai surtout souri de retrouver des points de repère que j’avais oubliés. Sauf qu’Athènes est différente.

Sur les ailes d’Egypt Air, en survolant les îles des Cyclades, je me rappelle avoir renoncé à l’anxiété. Sans plan, sans direction, j’arrivais à Athènes le temps d’une escale de quelques jours vers la Lituanie. Beaucoup moins cher que le vol direct, ce trajet me permettait de traquer Zeus sans l’avoir planifié.

Ma réservation de dernière minute ne me laissait que peu de choix pour un hébergement. Dans Monastiraki, l’hôtel Pella Inn offrait encore quelques lits en dortoir. La chambre comptant six lits laissait à peine suffisamment d’espace pour circuler. L’air conditionné coulait sur le sac à dos que je venais de déposer contre le mur. La douche, dans le couloir, éclaboussait les murs et le plafond à défaut de couler en jet vers le plancher... 

Ça ferait le travail pour un gars sans plan, bien résolu à se poser. 

En grimpant deux volées de marches, on atteignait la terrasse, sur le toit, où la vue sur un Parthénon illuminé n’a pas d’autre égale. Dans la nuit grecque, où la chaleur ne tombe jamais vraiment, j’ai longtemps regardé le vieux temple qui ne tombe pas lui non plus.

Vins

Le Tour de France dans son verre

CHRONIQUE / Dans la frénésie de la Coupe du monde de soccer, disons que le Tour de France est un peu passé sous le radar. Si vous avez perdu le fil vous aussi, pas de souci, il n’est pas trop tard pour un dernier sprint. Voici un résumé en quatre vins de cette 105e édition (ou la belle excuse pour s’envoyer quelques bonnes bouteilles sans raison apparente!).

VALLÉE DE LA LOIRE
Menetou-salon 2015, Clos du Pressoir, Joseph Mellot
(SAQ : 12 571 599 — 26,10 $)
Début juillet, le peloton quitte le Val de Loire — cette région qui fait rêver pour ses châteaux et ses charmants blancs de chenin et de sauvignon blanc. Cependant, on pense trop peu souvent à la Loire pour ses rouges, et encore moins pour ses pinot noir. Et pourtant! À quelques coups de pédales, au sud de sancerre, Catherine Mellot révèle le pinot de très belle façon sur les sols calcaires de l’appellation menetou-salon. Dans le verre, de fines notes minérales, de kirsch et de fleurs se présentent joliment au nez. De la souplesse, des tanins fondus et une finale qui s’accroche longuement aux papilles.

Le Bourlingueur

La banique au coin du feu

CHRONIQUE / Tout le monde affichait le plus grand sérieux du monde, son bâton à la main, bien penché au-dessus du feu. Personne ne voulait risquer de flamber son petit bout de banique qui cuisait lentement au-dessus du feu de camp.

Jonathan Whiteduck, alias Johnny, né d’un père algonquin et d’une mère américaine, félicitait les campeurs de fortune quand le petit bout de pâte était prêt à craquer sous leurs dents. Passant un pot de sirop d’érable tout ce qu’il y a de plus local, il nous offrait un petit délice éphémère, mais tout simple à reproduire.

C’était sans compter les maïs frais, eux aussi cuits sur une grille directement au-dessus des flammes.

Le feu, il l’avait allumé en moins de deux dans un espace découvert du site Amishk, un village touristique amérindien de deux kilomètres carrés situé dans le parc régional de Montcalm, à proximité de Saint-Calixte. Le jeune homme, mi-vingtaine, débrouillard comme dix, capable de trapper, chanter, cuisiner, nous y ramènerait en soirée pour nous initier à la musique et à la danse traditionnelles.

Bien repus d’une soupe au bouillon de lièvre, d’un cipaille et d’un gâteau à la crème et thé des bois, enveloppés par la noirceur, nous avons repris notre place autour du feu. Les étincelles mêlées à la fumée cherchaient à rejoindre un ciel dont la noirceur n’était troublée que par la lune et les étoiles. À travers les crépitements, on percevait le chant d’un ouaouaron, mugissant comme un bœuf, qui n’entendait pas à dormir. 

Dans un bol, Johnny a mélangé quatre plantes différentes qu’il a fait brûler pour entamer la purification. Chacun leur tour, les invités ont couvert leurs cheveux de la fumée purificatrice, puis ont entraîné les volutes vers leurs yeux, leur bouche, leurs oreilles et leur cœur.

Une fois le processus terminé, plus fort que le ouaouaron, Johnny s’est mis à chanter, gorge déployée, en tapant la peau bien tendue d’un tambour traditionnel. Sa voix se répercutait dans l’écho de la forêt et du lac créé par une famille de castors. On a beau ne rien comprendre à l’algonquin, ça touche une corde sensible.

Pour la nuit, j’ai testé pour la toute première fois le tipi traditionnel. En dehors des canicules, un trou permet d’entretenir un feu au milieu de la tente. Dans mon sac de couchage, sur un matelas posé sur un lit de sapin qui chasse les mouches (et de la mouche, il y en a dans le coin), j’étais loin d’avoir besoin d’une flamme supplémentaire. À part un sol un tantinet dénivelé, en vérité, la nuit en tipi, c’est la grande classe.

Pour les autres, il y avait les tentes prospecteurs avec de grands lits. Mais pas de branches de sapin.

Chez Amishk, bien qu’on ne soit pas plongé dans une réelle réserve amérindienne, tous les guides et animateurs sont issus des Premières Nations. On est aussi forcé de reprendre contact avec la nature. Déjà, du stationnement, on s’enfonce profondément dans la forêt en véhicule tout-terrain. Du pavillon d’accueil, où un canot d’écorce de bouleau est accroché, on accède facilement au lac où, justement, on peut tester ses talents de pagayeur sur le lac.

Ledit lac, qui est en fait une partie de la forêt qui a été inondée, doit sa taille au barrage des castors. Les troncs d’arbre y sont légion, mais le paysage n’en est que plus magnifique. Les plus patients peuvent aussi tenter d’y pêcher.

Sexologie

Sous un drap d’étoiles

CHRONIQUE / C’est l’été ! Parce qu’il fait beau, parce qu’il fait chaud, parce que c’est confortable, êtes-vous de ceux qui congédient la chambre pour faire place à l’exotisme ? Je parle, bien entendu, des joies de faire l’amour ici, là, dehors, dans cet environnement gravitant bien au-delà de cette pièce trop souvent redondante. Patios, piscines, parcs, terrains vagues, zones portuaires, cabanes de baseball, stationnements désertés ; le sexe dans ces endroits hors normes, le pratiquez-vous ? L’occasion faisant le larron, tel que l’indique le dicton. S’épivarder sexuellement, une bonne idée ? Pourquoi pas !

Pour tous et toutes
Le sexe au-delà de quatre murs est souvent associé à ce jeune couple fougueux, nouvellement formé et contraint de s’écarter, faute de ne pouvoir contenir cette envie pressante de copuler. Mais de « vieux couples » adeptes du sexe en plein air, ça existe.