Karine Tremblay
Flavora : original yogourt local

En cuisine

Flavora : original yogourt local

CHRONIQUE / Ce sont les commentaires sur Facebook qui, les premiers, ont piqué ma curiosité. Des ami.e.s ne tarissaient pas d’éloges à l’endroit de Flavora et de ses yogourts grecs au lait de brebis. Intriguée, j’ai acheté deux petits pots. Et j’ai compris la raison de l’engouement pour cet original produit local.

Joliment onctueux, et offert en cinq saveurs différentes, l’artisanal yogourt a un goût très délicat. C’est d’ailleurs ce qui surprend les papilles. 

« Le lait de brebis est encore méconnu ici. Les gens le confondent avec le lait de chèvre, dont le goût est beaucoup plus prononcé. La plupart s’étonnent de ne trouver aucun arrière-goût semblable dans nos produits », explique Annie Viens, copropriétaire de l’entreprise avec son conjoint, Maxim Paré.

Le couple a résidé quelques années à Montréal avant de revenir s’établir à Compton, où Maxim a d’abord pris la relève de la ferme familiale.  

« Je suis retournée travailler dans mon domaine, la comptabilité, mais on savait depuis longtemps qu’on voulait se lancer en affaires ensemble, parce qu’on est à la fois très complices et très complémentaires, Maxim et moi. C’est un projet qui nous habitait et qui a pris davantage d’importance encore lorsqu’on a fondé une famille », explique Annie.

Les Estriens, parents de deux enfants de six et quatre ans, cherchaient leur filon, le projet qui les emballerait suffisamment pour qu’ils se lancent dans la mêlée entrepreneuriale.   

« On a sorti des idées. Pendant un an, on a réfléchi à notre affaire, on a dessiné nos rêves sur papier. »

Dans leur carnet, il y avait un mouton. Ou plutôt un troupeau de moutons. 

« On remarquait que les brebis laitières avaient la cote en Europe auprès des fromagers. L’idée a fait son chemin petit à petit. » 

Ils ont trouvé une ferme à rénover où il y avait la possibilité de construire une usine laitière dans l’espace garage. 

« On a débuté avec une entreprise vraiment toute petite, en prenant le temps qu’il faut. On a commencé notre plan d’affaires en 2017, mais on a été prêts à faire nos premières ventes en juin 2019 seulement. »

Pendant que le projet prenait forme, le couple a jeté un œil du côté de la fromagerie Nouvelle-France, à Racine, qui confectionne ses meules avec du lait de brebis. 

Jonathan Custeau
Vélo, chalets ou terroir dans les Laurentides

Le bourlingueur

Vélo, chalets ou terroir dans les Laurentides

CHRONIQUE / De toutes les régions touristiques du Québec, les Laurentides sont probablement parmi celles dont le créneau a le moins besoin de présentation. Peut-être parce que c’est le terrain de jeu des Montréalais, peut-être parce que la réputation du parc national du Mont-Tremblant n’est plus à faire, mais les Laurentides évoquent immanquablement la nature et la villégiature.

Avec le temps, personne ne se surprend plus d’entendre qu’un proche part se ressourcer dans un chalet des Laurentides. Parce que c’est bien connu et que ça va de soi. Mais à penser bien connaître une région qui s’est rendue célèbre pour ses paysages et ses possibilités d’évasion, on oublie peut-être de la découvrir vraiment.

Isabelle Pion
Nos parcs nationaux en six coups de cœur

Sortie prendre l'air

Nos parcs nationaux en six coups de cœur

CHRONIQUE / «Tu devrais nous faire un top 5 de tes parcs nationaux préférés», m’a suggéré mon collègue bourlingueur. A priori, j’en ai un peu contre les palmarès. C’est comme se faire demander quel pays on a préféré visiter : la réponse est impossible à donner. Mais l’idée a fait son chemin. La popularité qu’a connue la vente de la carte annuelle «parcs nationaux édition spéciale» (140 000 laissez-passer vendus en trois jours) m’a néanmoins donné le goût de vous partager mon amour des parcs de la province. Dans l’ordre ou dans le désordre, quelques coups de cœur.

1) Le parc du Bic, entre mer, îles et montagnes

Philippe Wouters
Style = Goût

Bière

Style = Goût

CHRONIQUE / Avez-vous remarqué que de très nombreuses nouvelles bières mélangent les noms de style, jusqu’à en oublier leur origine. On ne regarde plus le style d’une bière pour son histoire, mais pour son goût ou ses caractéristiques. C’est devant une bière affichant le nom de « Gose India Pale Lager » que je me suis dit que je devais écrire cette chronique sur une tendance de plus en plus marquante dans le milieu de la bière: les mélanges de style. Petit tour d’horizon.

Tout d’abord, définissons un style, il s’agit principalement d’un savoir-faire, souvent régional ou national qui regroupe une méthode de fabrication, un goût et saveurs particuliers et une histoire. Même les styles contemporains sont accompagnés d’une histoire, mais on s’y intéresse moins.

À tel point qu’aujourd’hui, le goût prime sur la culture bière et il est de plus en plus fréquent de voir des « styles » de bières mélangeant d’autres nom de styles pour définir un profil gustatif, bien avant un contexte historique.

Myriam Bouchard
Le déséquilibre du désir

Sexologie

Le déséquilibre du désir

CHRONIQUE / L’un souhaite tant ; l’autre se montre distant sexuellement parlant. Quand le métronome de la libido n’est pas sur le même tempo, que reste-t-il du couple ? Bien que pouvant sembler extrémiste, ce questionnement est légitime pour ceux qui recherchent cet équilibre sexuel si difficile à établir. Puisqu’il n’y a pas de données quantifiant un appétit sexuel dit « normal » ou « attendu », attardons-nous à cette réalité ô combien constatée et rapportée par tant d’amoureux n’étant pas au même diapason.

« Se forcer »

Étant souvent très conscientes des besoins sexuels de l’autre, certaines personnes font l’amour une, deux ou trois fois par semaine même s’ils n’en ressentent aucunement l’envie. Je constate cette réalité avec étonnement dans ma pratique.

Isabelle Pion
Paul Doucet : le vélo pour découvrir le Québec

Sortie prendre l'air

Paul Doucet : le vélo pour découvrir le Québec

CHRONIQUE / Ils sillonnent le Québec pour chanter, tourner ou partir à l’aventure. Cet été, découvrez les passions et les endroits coups de cœur des personnalités d’ici dans la chronique Sortie prendre l’air.

Le sentiment de liberté totale. C’est l’un des souvenirs que conserve l’acteur Paul Doucet de ses premiers instants à vélo, qui se sont finalement transformés en passion. Un coup de cœur qui l’a amené à parcourir les quatre coins de la province comme porte-parole de la Fondation Charles-Bruneau.

« Dans l’enfance, à partir du moment où on commence à faire du vélo, il y a un sentiment de liberté qui est rattaché à ça, parce que ça te permet de t’éloigner de la maison. J’en ai fait beaucoup adolescent avec quelques chums, dont un ami français qui m’a fait découvrir le Tour de France. Jusqu’à l’âge de 16 ou 17 ans, je ne savais pas que ça existait. C’est quelque chose qui faisait partie de ses origines et qu’il connaissait très bien. Je me suis mis à suivre ça sporadiquement, avec tout l’avènement de Lance Armstrong... évidemment avant sa déchéance. C’était quand même spectaculaire ce qu’il faisait. J’avais toujours caressé ce désir d’avoir un bon vélo de route et de commencer à en faire. Je m’en suis acheté un. Pas longtemps après, j’ai eu une proposition de la Fondation Charles-Bruneau d’aller animer l’arrivée des cyclistes du tour que la fondation organise chaque année. » Il est ainsi devenu, de fil en aiguille, l’un des porte-paroles.

L’acteur qu’on a pu voir dans les récents films québécois Antigone et Les Nôtres devait en être à sa 10e participation au tour CIBC Charles-Bruneau. La 25e édition de l’événement, prévue début juillet, a toutefois été annulée en raison de la pandémie. 

Natalie Richard
Belles bulles d’été

Planète vins

Belles bulles d’été

CHRONIQUE / Je bulle, tu bulles, il bulle… vous riez peut-être, mais le verbe buller existe vraiment et il signifie « rester dans sa bulle ». Ça ressemble au plan de nos vacances d’été qui s’enlignent pour se passer dans notre cour, celle des autres ou sinon, dans des environs rapprochés. C’est une belle occasion pour un road trip d’une journée sur les routes des vins du Québec qui sont pour la plupart bien organisées pour recevoir les visiteurs.

Pour mieux planifier vos aventures, ma collègue Karyne Duplessis Piché (karynevivelevin.com) a eu l’idée géniale de créer une carte des vins et vignobles du Québec selon nos sept principales régions viticoles. Bien sûr, dans les circonstances actuelles, il faut s’assurer de vérifier à l’avance si les vignobles convoités sont en mesure de vous accueillir, car plusieurs sont contraints de faire relâche cette année. 

Alors comme il en est ainsi, bullons mais bullons bien avec quelques-uns des meilleurs effervescents de l’été!

Karine Tremblay
Du bonheur à la petite cuillère

En cuisine

Du bonheur à la petite cuillère

CHRONIQUE / Bonheur d’été qu’on savoure en cornet, dans un bol, sur une tarte et parfois à même le pot, la crème glacée est synonyme d’été, de temps chaud et de vacances. Regard sur la version on ne peut plus classique tout-crème-tout-lait de la Laiterie Coaticook et sur celle, relativement nouvelle et entièrement végétale de SNÖ-Maître glacier. À vos cuillères!

100 % végane, 100 % gourmande

Les alléchants délices en pots de SNÖ sont apparus sur les tablettes des congélos en 2018. L’entreprise fondée par Michael Cantin est basée à Trois-Rivières et née du désir de combler une lacune du marché. 

« Je constatais que l’offre de desserts glacés était imposante, mais qu’au rayon des options végétaliennes sans allergènes, à part les sorbets, c’était un peu le désert », remarque M. Cantin. 

En comptant sur un précieux partenariat avec Natur-a, il a développé une gamme de glaces sans produits laitiers sans gluten, sans noix, sans arachides. « Quand on sait qu’un foyer sur huit compte au moins une personne qui a des allergies alimentaires, ça fait beaucoup de monde qui ne trouvait pas de produit glacé sécuritaire en épicerie. Notre glace contient du soya biologique, parce que c’est la base avec laquelle on a choisi de travailler, mais on a pris soin d’éviter tout autre allergène. Cela dit, on a misé avant tout sur l’accessibilité, on met l’accent sur le côté gourmand de nos produits. On a pris soin de développer une marque qui plairait à tout le monde, végétalien ou pas, allergique ou pas, en offrant des saveurs de desserts glacés qui rallient la majorité », explique M. Cantin.

Cinq parfums se voisinent sur les tablettes des supermarchés : fudge-brownies, framboises-chocolat blanc, caramel, pâte à biscuits et la traditionnelle vanille. 

« On compte environ 400 points de vente. Nos produits sont disponibles partout au Québec, bien sûr, mais aussi en Ontario, à Vancouver et même au Yukon », précise M. Cantin, qui est aussi à la tête de 2.0 Food, entreprise qui accompagne des entreprises québécoises dans la mise en marché de leurs produits. 

C’est d’ailleurs au fil de ses différents contrats qu’il a noué des contacts et vu la possibilité de se lancer lui-même dans la mêlée de la transformation alimentaire. 

« Le premier pas n’a pas été difficile à faire, mais il faut mettre les efforts pour ensuite se tailler une place dans pareille niche occupée par de grands joueurs. Les So Delicious et Daiya appartiennent à de très grosses compagnies. On n’a pas les mêmes moyens qu’elles. On remarque quand même que la pandémie a créé un engouement pour l’achat local et ça a un impact positif pour des entreprises comme la nôtre. »

SNÖ peut aussi compter sur de précieux appuis ici.  

« Nos produits sont confectionnés dans les installations de la Laiterie Chagnon. On suit un rigoureux procédé de nettoyage et nos produits sont testés pour assurer l’absence de traces d’allergènes. On a plusieurs partenariats avec des entreprises québécoises. C’était important pour nous de tisser ces collaborations. Prochainement, par exemple, nous allons lancer une version revampée de notre dessert glacé fudge-brownies grâce à la contribution de Laura Secord, avec qui nous avons réussi à développer une version encore plus chocolatée. »

La conversation bifurque vers les ajouts qui agrémentent les pots signés SNÖ. Au passage, j’apprends que le plus grand défi du maître glacier végane ne résidait pas dans la confection de la glace comme telle. 

« Ça, c’était relativement simple à créer. On est rapidement parvenus à la texture et à la saveur voulues. Le plus complexe, c’était de créer les infusions qui viendraient dynamiser nos produits. Un chocolat blanc végane sans traces de noix ou de gluten, il faut le faire fabriquer sur mesure. Et il faut s’assurer qu’il aura la bonne consistance dans le produit glacé. Même chose pour le caramel, la pâte à biscuits, les brownies. »

D’autres saveurs pourraient éventuellement venir bonifier la gamme. De nouveaux produits aussi. Déjà, la bannière lance cet été deux sandwichs à la crème glacée faits à base d’aquafaba. 

« On a plusieurs idées pour la suite. On aimerait, par exemple, créer des barres glacées style Magnum. On envisage aussi le lancement de délices saisonniers », avance M. Cantin. 

Jonathan Custeau
Poutine et fromage frais au Centre-du-Québec

Le Bourlingueur

Poutine et fromage frais au Centre-du-Québec

CHRONIQUE / La plus jeune des régions touristiques du Québec, le Centre-du-Québec, demeure bien mystérieuse quand on a l’habitude de voyager dans les grandes villes. C’est que Drummondville, Victoriaville et Bécancour sont vues comme des arrêts de courte durée, quelque part dans un trajet entre Montréal et Québec.

Bien entendu qu’on pourra parler du Village québécois d’antan, qui rappellera des souvenirs aux nostalgiques de la série Entre chien et loup, ou du Festival de la poutine, qui fera relâche cette année. Mais pour quelques jours à l’extérieur des grands centres, à distance néanmoins raisonnable de Montréal, Sherbrooke, Trois-Rivières et Québec, pour ne nommer que ceux-là, on peut se payer une véritable chasse au trésor de découvertes, comme se plaît à le dire Céline Rousseau, directrice du marketing à Tourisme Centre-du-Québec. C’est elle qui a accepté de répondre à mes questions pour donner un aperçu des attractions connues et méconnues de sa région. 

Avant de jouer les touristes cet été, assurez-vous de respecter les consignes de la Santé publique et vérifiez que les attractions qui vous intéressent sont ouvertes et disposées à vous accueillir. 

Q Quelles sont les attractions les plus populaires de votre région?

Quand on veut aider les gens à positionner le Centre-du-Québec, on leur parle du Village québécois d’antan et du Festival de la poutine, à Drummondville. Le Village est ouvert toute l’année et s’adapte aux saisons ou aux événements comme l’Halloween. Mais nous avons aussi le parc Marie-Victorin, un jardin botanique de Kingsey Falls, et le Centre de la biodiversité de Bécancour. Il s’agit d’un centre d’interprétation sur la cohabitation de la faune et de la flore près du Saint-Laurent.

La région est aussi connue pour le vélo, entre autres dans le Parc linéaire des Bois-Francs, entre Tingwick et Lyster. C’est le paradis des cyclistes. Dans les plaines du Saint-Laurent, il y a peu de dénivelés. Sinon, dans les contreforts des Appalaches, on sort les mollets pour un défi plus physique. 

Isabelle Pion
Courir en montagne pour décrocher

Sortie prendre l'air

Courir en montagne pour décrocher

CHRONIQUE / Ils sillonnent le Québec pour chanter, tourner ou partir à l’aventure. Cet été, découvrez les passions et les endroits coups de cœur des personnalités d’ici dans la chronique Sortie prendre l’air, qui continuera néanmoins de vous alimenter en suggestions et de braquer son projecteur sur le monde du plein air. Cette semaine, un entretien avec François Tremblay, qui personnifie Arthur L’Aventurier depuis plus de 20 ans.

On sait qu’Arthur L’Aventurier connaît le Québec comme le fond de sa poche. Qu’il a arpenté les parcs nationaux aux quatre coins de la province. Ce qu’on sait peut-être un peu moins, c’est que François Tremblay est un adepte de course en sentiers. C’est comme ça qu’il a souligné ses 50 ans : en courant 50 km.

« La course en sentier, communément appelé en trail, ça fait plusieurs années que je pratique ça. C’est mon sport de prédilection. J’ai fait l’an passé 50 km en trail pour souligner mes 50 ans de vie. J’en fais un autre au début septembre, une course qui s’appelle la Chute du Diable - je me croise les doigts pour que ça fonctionne; ce n’est pas annulé encore. Je me suis aussi inscrit à une course de 50 km parce que ma fête est à la fin septembre : mon but est de faire deux 50 km dans ma cinquantième année. »

« Ce que j’aime, c’est l’immersion en nature. J’ai toujours couru dans le bois. Quand j’étais adolescent à Sherbrooke, j’allais au Collège du Mont-Sainte-Anne et je courais dans les sentiers du mont Bellevue. On était une gang, on faisait du cross-country. Je courais dans les sentiers et on faisait des compétitions entre les collèges. J’aimais beaucoup ça. On y allait le midi, on courait dans la bouette, on revenait, on suspendait notre linge dans le garage de l’école parce qu’on était pensionnaires à la semaine. Le lendemain, on le remettait... et souvent il tenait tout seul », lance-t-il en riant. 

L’artiste aussi adepte de vélo de montagne a perdu cette passion de vue... jusqu’à il y a une dizaine d’années. Le résident de Québec s’est remis à courir sur le sentier linéaire de la rivière Saint-Charles.

Sa première course officielle? La XTrail d’Orford, réalisée il y a quatre ans, lui a donné la piqûre pour de bon. Il en a fait au moins une dizaine depuis.

« J’en ai fait plusieurs depuis ce temps-là : le trail Harricana, la mythique course de la Vallée-Bras-du-Nord... » énumère-t-il entre autres. 

Cette immersion totale lui permet de décrocher. 

« Ce matin, je me suis levé et à 6 h, j’étais dans le bois, je suis parti courir avec le soleil qui se lève. C’est la liberté totale. »

Ses passions ne se limitent pas à la course en sentier : le bois l’appelle. La nature, point, qui semble être inscrite dans la génétique des Tremblay. 

« J’aime beaucoup la pêche aussi. Je vais rejoindre mon frère à Manic-5. Mon père a un vieux chalet là-bas. On découle du père. Il est encore en pleine forme, il a 95 ans et il habite à Windsor (NDLR : où il a grandi). C’est lui qui nous a transmis ça. On a passé notre jeunesse dans le bois. Il avait son chalet à Stoke. On a un chalet familial dans la famille de ma conjointe, dans la région de Portneuf. L’été, on passe pas mal toutes nos vacances au chalet avec les enfants, sur le bord du lac. » 

Cet amour de la nature n’a pas sauté de génération. Ses deux grandes filles sont sportives et actives, et c’est à son aînée, experte en canot, qu’il demande des conseils sur ce sujet. « En famille, on leur a appris à bouger et à être en action. Ça se passe pas mal dehors. »

En tournée depuis 24 ans à travers le Québec, il a développé une connaissance fine du territoire. 

« Quand je vais à Baie-Comeau, il y a une forêt derrière la salle de spectacle, il y a une super trail là, c’est le club de ski de fond. Quand je vais à Havre-Saint-Pierre, je sais où aller courir. Je parle aux techniciens de la salle de spectacle, ils commencent à me connaître. Sitôt arrivé, je n’ai pas mis mon stock dans la loge que j’ai mes runnings et je reviens plein de bouette. C’est un classique. Ce que j’aime, c’est de décrocher de la réalité, d’aller dans la nature qui est ce monde parallèle-là où il n’y a personne. »

Natalie Richard
100 % Québec

Planète vins

100 % Québec

CHRONIQUE / Cette année en particulier, on se doit d’être patriotique dans nos choix gourmands et de combler notre journée de célébration de la Fête du Québec avec un menu locavore, du verre à l’assiette et vice-versa! Profitons-en pour faire des découvertes, essayer de nouveaux produits et se régaler en mettant à l’honneur les produits d’ici! Pour vous inspirer, je vous propose des bulles et de savoureux cocktails à base de vins et de cidres 100 % Québec.  

Coteau Rougemont Bulles Versant 
18,95 $ • 13258297
13 % • 1,3 g/l 

J’adore cet assemblage de vidal, frontenac gris et frontenac blanc issus des meilleurs terroirs de Rougemont. Festif et sans prétention, confectionné de façon simple et juste, ce vin effervescent nous offre des arômes de pomme et de poire avec une finale d’agrumes. Parfait à l’apéro avec des fraises de saison, au brunch avec des œufs mimosa et des poissons fumés et surtout, à essayer absolument avec notre fameuse poutine québécoise!

Karine Tremblay
La fine fleur de l’ail

En cuisine

La fine fleur de l’ail

CHRONIQUE / France Bouthillette et François Tétreault avaient déjà l’idée d’acheter une fermette pour leur retraite. En 2016, les Estriens ont décidé de devancer le projet et de faire le grand saut dans la campagne d’Ulverton.

Un virage à 180 degrés pour le couple qui avait toujours travaillé dans un bureau. Elle en représentation publicitaire (elle était directrice des ventes chez Bell Médias), lui dans l’univers des chiffres et de l’événementiel (il chapeautait le Festival de la chanson de Granby et Orford Musique).

« C’était un gros changement, mais on avait envie de ce nouveau départ. On voulait se lancer dans quelque chose qui nous permettrait de rester en forme, de travailler dans la nature pendant l’été et d’avoir du temps pour voyager le reste de l’année. Et comme on est des épicuriens et que nous aimons bien manger, la voie alimentaire était naturelle », explique France.

Après avoir jonglé avec l’idée de démarrer une aspergeraie, le couple s’est mis à envisager l’ail, un de ses légumes chouchous. 

« On cherchait à lancer une monoculture qu’on aime et qui nous permettrait de cultiver la terre de façon biointensive, comme ce que fait Jean-Martin Fortier. On mangeait biologique depuis plusieurs années, c’était pour nous une évidence que ce genre d’agriculture était en phase avec nos valeurs. De l’ail, on en consomme beaucoup. Je suis allée suivre un cours en production et ça a été le coup de cœur », dit celle qui était, jusqu’à tout récemment, vice-présidente de l’Association des producteurs d’ail du Québec. 

Un été de bénévolat chez un cultivateur de Magog a confirmé l’appel que ressentait France pour le champ et la plante potagère. 

 « J’ai adoré cette saison. Après ça, mon conjoint a aussi suivi le cours, on a trouvé la fermette au cœur des vallons d’Ulverton, on s’est lancé. »

Depuis 2016, trois carrés de jardin accueillent en alternance les 30 000 têtes d’ail que plante le couple chaque automne. Présentement, le spectacle est magnifique, les champs sont joliment garnis de vertes tiges courbées. D’ici la fin du mois de juin, ce sera l’heure de la cueillette de la fleur d’ail. Après, les bulbes prendront de l’ampleur pour une récolte un mois plus tard. Nettoyage et séchage suivront avant la mise en marché de l’ail comme tel. 

Une partie de la fleur d’ail sera transformée en relish, tandis que les bulbes blancs seront vendus au poids. Une portion de la récolte prendra le chemin du four pour être transformée, lentement, en savoureux ail noir.

Jonathan Custeau
Dormir avec les loups ou louer une île en Outaouais

Le Bourlingueur

Dormir avec les loups ou louer une île en Outaouais

CHRONIQUE / J’ai sursauté récemment en entendant quelqu’un clamer très sérieusement qu’il n’y a pas grand-chose à faire en Outaouais. J’aurais voulu rétorquer, mais j’ai réalisé que je connaissais très mal cette région où je me suis arrêté la plupart du temps sur ma route vers la capitale fédérale.

L’explorateur en moi se doutait qu’il ne suffisait que de poser quelques questions aux bonnes personnes pour qu’on me parle en bien de Gatineau, bien sûr, mais aussi des villes et villages qui l’entourent.

France Bélisle, directrice générale de Tourisme Outaouais, n’a pas tardé à me vanter le plein air, la gastronomie et le sport d’aventure de sa région. Elle assouvit ici ma soif de curiosité. Si je me promets d’essayer la nouvelle tyrolienne qui sera inaugurée en 2021, entre le Québec et l’Ontario, j’aurai certainement bien assez à explorer cette année, entre le village de Chelsea et les loups du Parc Oméga. 

Même si le tourisme se déconfine, suivez toujours les consignes de la Santé publique et assurez-vous, avant de vous déplacer, que les lieux qui vous intéressent sont ouverts et prêts à vous accueillir. 

Q Quelles sont les attractions phares de l’Outaouais?

R Le site le plus visité serait sans aucun doute le Musée canadien d’histoire, à Gatineau, qui reçoit 1,2 M de visiteurs chaque année. Toute la galerie du Canada a été refaite en 2017. Nous avons le Casino du Lac-Leamy et le Nordik Spa-Nature, à Chelsea, qui est le plus grand spa en Amérique du Nord. Le parc animalier Oméga, à Montebello, attire pour sa part 300 000 visiteurs chaque année. Nous sommes aussi une destination de plein air urbain, entre autres avec la vallée de l’Outaouais. Nous avons beaucoup de pistes de vélo qui longent les cours d’eau.

Q Vous avez la région au pays où nous trouvons le plus de musées nationaux. Quelles sont les activités intérieures que vous recommandez par temps gris?

R À Ottawa, le Musée des sciences et de la technologie du Canada a été entièrement rénové, comme le Musée canadien de la nature. Tous les musées de la capitale fédérale ont bénéficié d’investissements importants au cours des dernières années pour offrir des expériences contemporaines.

Pour les sportifs, Altitude Gym, à Gatineau, permet de faire de l’escalade intérieure. On y a développé une offre dans une ancienne église avec des parois très grandes et certains murs sont adaptés pour les enfants alors que d’autres conviennent aux grimpeurs plus avancés.

Notre offre de restaurants est aussi très présente, mais méconnue.

Q Justement, faites-nous saliver. Où devrions-nous manger?

R Dans la MRC des Collines-de-l’Outaouais, L’Orée du Bois et le chef Jean-Claude Chartrand offrent des produits du terroir. À Bouchette, L’Huile d’Olive est situé au bord du lac des Trente et Un Milles. On ne peut pas avoir une plus belle vue pour souper et sa cave à vins est exceptionnelle.

Nous avons beaucoup de microbrasseries et en temps normal, nous avons un Festibière l’été et un autre l’hiver. La distillerie Artist in Residence gagne des prix et fait des dégustations.

Il faut aussi découvrir les restaurants du centre-ville de Gatineau et de la rue Principale à Aylmer. 

Q Est-ce que certains produits alimentaires valent le détour?

R L’Outaouais est un territoire de chasse et de pêche. Plusieurs entreprises font de la saucisse de gibier. À la Boucanerie Chelsea, on fume le poisson sur place. C’est le meilleur saumon fumé que tu auras mangé de toute ta vie. On peut aussi pêcher dans le réservoir Baskatong. On trouve 22 pourvoiries sur une pointe de terre qui donne sur le réservoir. La MRC de La Vallée-de-la-Gatineau est une des MRC où on trouve le plus de pourvoiries au Québec. Plusieurs d’entre elles sont orientées vers les familles.

Q En matière de plein air, de nature, que recommandez-vous?

Une des expériences uniques dans La Vallée-de-la-Gatineau, c’est qu’on peut louer son île. Sur le lac des Trente et Un Milles, on compte 136 îles. Tu peux partir avec ton embarcation, tes victuailles et t’installer tout seul sur ton île. C’est une expérience unique. Si tu veux la paix, c’est vraiment là que ça se passe. 

Au parc Oméga, on peut faire un safari canadien. Tu te promènes dans ton véhicule et tu vois des wapitis, des bisons. On y offre de l’hébergement et on peut dormir avec les loups. Il y a aussi des enclos d’ours noirs. 

Beaucoup d’endroits offrent des sentiers, comme le parc régional du Mont Morissette et le parc des Montagnes Noires à Ripon.

Myriam Bouchard
Ressentir un inconfort

Sexologie

Ressentir un inconfort

CHRONIQUE / Malaise ! Cette fréquente sensation d’inconfort que suscite la sexualité est-elle présente chez vous ? Réagissez-vous à la simple idée d’en entendre parler ? Osez-vous aborder ses motifs ? Vous arrive-t-il de vous y intéresser ? Fermez-vous les yeux devant la nudité ? Allez-vous même jusqu’à éviter ses allusions ? En êtes-vous dégoûté ? Voilà un sujet qui laisse rarement indifférent !

Symptômes

Autant l’écoulement nasal appartient au rhume de cerveau, le rire est selon moi le principal symptôme de l’embarras associé à la sexualité. Les petits comme les plus grands passent du sourire niais au ricanement saccadé au son du mot « pénis », par exemple. Imaginez, maintenant la vue du pictogramme ! Blaguer, faire le clown et en offrir plus que le client en demande sont souvent de belles façons de briser ce désagrément.

Natalie Richard
Climat chaud, climat frais

Planète vins

Climat chaud, climat frais

CHRONIQUE / On a tendance à diviser la planète vin entre l’Ancien Monde, c’est-à-dire l’Europe, et le Nouveau Monde qui inclut tous les autres pays du globe. Mais on devrait plutôt partager la terre selon ses climats, car ceux-ci influencent grandement le style du vin qui se retrouve au final dans notre verre.

Chaque cépage a son style et une signature vinicole qui lui sont propres, mais le raisin, comme tout autre fruit, est conditionné par le climat qui le voit grandir. Plus le temps est frais, plus il retiendra l’acidité et plus il fait chaud, plus il sera fruité et sucré. Ultimement, le résultat dépend de plusieurs autres facteurs importants comme le terroir et le type de sol qui ont une incidence sur le goût du vin, tout autant que le style d’élevage que le vigneron choisira de lui donner.

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Pizza sur pain naan à la truite pochée

Recettes

Pizza sur pain naan à la truite pochée

Préparation: 20 minutes
Cuisson: 8 minutes
Quantité: 4 portions

INGRÉDIENTS

  • 30 ml (2 c. à soupe) de beurre
  • 30 ml (2 c. à soupe) de farine
  • 250 ml (1 tasse) de lait 2%
  • 7,5 ml (1/2 c. à soupe) de raifort 
  • 7,5 ml (1/2 c. à soupe) d’aneth frais haché 
  • Sel et poivre au goût 
  • 4 pains naan oignon et romarin
  • 625 ml (2 ½ tasses) de truite pochée coupée en morceaux
  • 15 ml (1 c. à soupe) de câpres 
  • 3 oignons verts émincés 
  • 500 ml (2 tasses) de mozzarella râpée 

PRÉPARATION

1) Préchauffer le four à 190 °C (375 °F). 

2) Dans une casserole, faire fondre le beurre à feu moyen. 

3) Ajouter la farine et cuire 30 secondes en remuant. 

4) Verser le lait et porter à ébullition en fouettant. 

5) Ajouter le raifort et l’aneth. Saler, poivrer et remuer. 

6) Répartir les pains naan sur deux plaques de cuisson tapissées de papier parchemin. 

7) Garnir les pains naan de béchamel au raifort, de truite, de câpres et d’oignons verts. Couvrir de mozzarella. 

8) Cuire au four de 8 à 10 minutes.

PAR PORTION

Calories 643
Protéines 49 g
Matières grasses 32 g
Glucides 38 g
Fibres 2 g
Fer 3 mg
Calcium 556 mg
Sodium 907 mg

Jonathan Custeau
Saguenay-Lac-Saint-Jean, royaume du fjord et du bleuet

Le Bourlingueur

Saguenay-Lac-Saint-Jean, royaume du fjord et du bleuet

CHRONIQUE / Quand on parle du Royaume, au Québec, on pense forcément au Saguenay-Lac-Saint-Jean. On imagine ses bleuets, son fjord grandiose et sa petite maison blanche, qui a héroïquement fait un pied de nez au déluge qui menaçait de l’emporter en 1996.

Je suis de ceux, coupables, qui n’ont pas encore vu La Fabuleuse histoire d’un Royaume, cette fresque historique qui attire quelque 35 000 visiteurs annuellement. Mais il faudra attendre à l’an prochain pour ce bain de culture incontournable, ce qui ne sera certainement pas un frein à une visite vers Saguenay, Alma ou Saint-Félicien, parce qu’il y a fort à faire au grand air, sur l’eau ou en montagne.

Karine Tremblay
L’asperge fait le printemps

En cuisine

L’asperge fait le printemps

CHRONIQUE / Le panneau peint se voit de loin. « Asperges », lit-on.

On tourne sur le chemin en promontoire. Regard en arrière. Au-delà de la route, l’horizon nous avale, immense et magnifique. Les monts de l’Estrie se découpent au loin, derrière vallons, champs et forêts. Ce n’est pas anodin. Cette vue-là, c’est le point de départ de l’aventure maraîchère de Lyne Roberge et Michel Bernier. 

Regard en arrière, mais cette fois, on recule dans le temps jusqu’en 2013. Sur cette même petite route bucolique de Lennoxville, Lyne faisait un tour de machine quand elle a remarqué l’endroit, dans la côte. C’était beau. Apaisant. Et invitant. 

Il n’y avait pas de pancarte « à vendre ». Elle est quand même allée cogner. Au cas où les propriétaires planifiaient un éventuel déménagement. Ce n’était pas nécessairement dans les cartons, mais avoir des acheteurs dans le paysage, ça pousse une réflexion et parfois, ça change des plans assez vite, merci! Une semaine plus tard, Lyne et Michel acquéraient les 50 acres de terrain situés sur le chemin Moulton Hill. 

La Ferme Bernier Roberge Senc. prenait vie et racines. 

Avec cette idée de faire pousser du beau et du bon de manière écoresponsable, le couple a retourné la terre, l’a travaillée et l’a bichonnée avant de planter quelque 44 000 griffes d’asperges. Après ça, il fallait encore attendre trois ans avant la première récolte, pour ne pas épuiser les plants. 

Au bout de ce cycle, la production pouvait enfin démarrer. Et sur les chapeaux de roue! Chaque printemps depuis quatre ans, la récolte dicte le rythme des semaines. C’est que la saison est courte (lorsque la fin du mois de juin se profile, elle achève déjà), mais elle est intense. Premier légume à percer le sol, l’asperge annonce l’arrivée prochaine des beaux jours. La plante liliacée ne connaît pas la patience, elle pousse quotidiennement d’une vingtaine de centimètres. Résultat : la cueillette doit impérativement se faire chaque jour. Sinon, l’asperge monte vite en fleur, tant mieux pour la vue, mais tant pis pour l’assiette. 

« En saison, on n’arrête pas. Les journées commencent très tôt. Petit couteau en main, il faut tailler les têtes d’asperges une à une, en se penchant à la hauteur du sol et en faisant attention de ne pas abîmer le plant. C’est un geste délicat, qui se fait dans des conditions pas toujours faciles parce que la météo, au printemps, est assez variable », raconte Lyne.   

Pour faciliter l’opération cueillette, Michel a conçu une récolteuse qui fonctionne à batterie, donc sans faire de bruit. Une fois les bacs remplis de tiges fraîchement coupées, celles-ci font trempette dans l’eau froide avant de séjourner au frais, d’être classées, mises en fagots et coupées à la base pour égaliser les paquets.

« C’est une culture qui est assez exigeante physiquement. Je n’avais pas imaginé à quel point, même si j’ai suivi une formation au CRIFA (Centre de formation professionnelle) de Coaticook avant de me lancer. En même temps, c’est aussi très valorisant de cultiver un légume aussi bon, qui fait le bonheur de ceux qui l’achètent. Notre approche est très respectueuse de l’environnement. On n’a pas fait les démarches pour la certification biologique, mais on n’emploie aucun pesticide ou produit chimique. On suit beaucoup le rythme de la nature », dit Lyne qui, dans ce qui semble être une autre vie maintenant, travaillait à La Tribune. Son sourire franc a accueilli les visiteurs pendant 27 ans. 

« J’aimais ce contact avec les gens, mais je le retrouve ici aussi, au kiosque, quand les clients viennent acheter leurs asperges », m’explique-t-elle pendant que nous marchons dans le vaste champ cerclé de grillages pour éloigner les chevreuils. 

Le site compte aussi un grand potager et une belle plantation de pruniers ouverte pour l’autocueillette, l’automne venu. Tout au bout du chemin, au loin, les arbres s’élèvent haut. 

« Ça, c’est ce qu’on appelle notre forêt d’Harry Potter. Ça ressemble, hein? »

Ça ressemble, oui. En plus joli. Et avec, au surplus, un petit soupçon de magie : après tout, je ne connais pas beaucoup de légumes qui pointent leur nez vers le ciel et vise le soleil en croissant de 20 centimètres par jour...

Isabelle Pion
Des idées pour s’inspirer

Sortie prendre l'air

Des idées pour s’inspirer

CHRONIQUE / Cet été, c’est ici que ça se passe. Malgré les restrictions que l’on connaît, l’occasion est belle de découvrir notre territoire, de le redécouvrir… ou d’aller voir ce qu’on remettait toujours à plus tard. Voici des idées de lecture qui, en prime, devraient vous inspirer.

Des livres

Chez nous, les livres ont la part belle… surtout les livres d’escapades au Québec et les guides de voyage. Ils peuvent pratiquement reconstituer ma ligne du temps ou en dire un peu plus sur mes envies futures.

C’est tout le temps le même scénario : j’en attrape un et je projette ma prochaine excursion. Le projet se nourrit parfois (trop) longtemps avant de se concrétiser, les détours vers d’autres destinations étant légion. Il mûrit parfois pendant des années. 

Guide pratique pour ses cartes, Le Québec cyclable : guide des voies cyclables au Québec permet aux cyclistes aguerris et à ceux du dimanche d’avoir des idées de circuits dans leur région ou ailleurs au Québec, tout en nous parlant des grands classiques, comme le Parcours des Anses à Québec ou le Petit train du Nord dans les Laurentides.

L’Abitibi-Témiscamingue en vélo? Je n’y aurais peut-être pas pensé spontanément, mais la description des étendues vierges et la présence des 22 000 lacs m’en donnent envie. Il faut dire qu’après un saut rapide dans ses deux parcs nationaux l’été dernier (magnifiques Aiguebelle et Opémican), et à la vue des paysages entre les deux, cette visite a provoqué des envies insoupçonnées d’y revenir. Ce bref survol de l’Abitibi-Témiscamingue m’a paru très convaincant… et, je dois l’admettre, a déboulonné certaines idées préconçues. Je ne m’attendais pas à tant de beauté d’un coup.

Philippe Wouters
La bière acidulée fruitée n’a pas dit son dernier mot

Bière

La bière acidulée fruitée n’a pas dit son dernier mot

CHRONIQUE / Plusieurs brasseries profitent des beaux jours qui s’annoncent pour présenter des bières de fruits acidulées. À contre-courant des styles fruités et sucrés du moment, les bières acidulées n’ont pas dit leur dernier mot.

Faire une bière aux fruits et acidulée demande, à la base, une bière qui offrira des notes d’acidité plus ou moins présentes. Il existe plusieurs méthodes pour acidifier une bière. La plus commune aujourd’hui consiste à ajouter volontairement des bactéries acidifiantes comme les acétobacter ou lactobacilles. Historiquement, les brasseurs laissaient l’air libre faire son travail et sortaient des bières de style Gose, Gueuze, Berliner Weiss et autres. Toutes issues d’une région brassicole en particulier.

Myriam Bouchard
Relations sous emprise

Sexologie

Relations sous emprise

CHRONIQUE / Manipulateur, qui ne l’est pas un peu, des fois, ici et là ?

Je pense aux enfants capables de tout, aux parents stratégiques comme pas un pour en arriver à leurs fins, aux amis aussi perspicaces qu’un éléphant dans un magasin de porcelaine ou aux animaux faisant preuve de mille et une manoeuvres pour obtenir un câlin !

Jonathan Custeau
La Mauricie, de pourvoiries en microbrasseries

Le Bourlingueur

La Mauricie, de pourvoiries en microbrasseries

CHRONIQUE / L’été, on passe difficilement en Mauricie sans tomber sur un de ses événements cultes. Même s’il ne devait célébrer que le sixième opus de sa série hommage, le Cirque du Soleil à l’Amphithéâtre Cogeco de Trois-Rivières s’imposait comme un incontournable. Le Grand Prix de Trois-Rivières et le Festival western de Saint-Tite ont déjà plus de 50 éditions au compteur.

Quand le temps chaud sera installé, ces événements, eux, seront suspendus. La région veillera donc à révéler davantage ses autres atouts, ses petites histoires cachées, ses villages sympathiques. Foi d’Émilie Lavergne, responsable des relations de presse à Tourisme Mauricie, il suffit d’ouvrir les yeux pour trouver de quoi s’occuper dans cette région où, dans l’ancien temps, on se rendait pour visiter le village des Filles de Caleb. Si vous avez manqué tout ce qui a succédé à cet attrait du passé et que vous n’avez pour seul repère que l’imposant pont Laviolette, c’est probablement le temps de retourner dans cette région qui coupe l’autoroute 40 en deux.

Avant de vous lancer, consultez les recommandations de la Santé publique et vérifiez que les lieux que vous souhaitez visiter sont ouverts et disposés à vous accueillir. Sinon, il est encore permis de rêver et de redécouvrir, de façon virtuelle, les régions de notre grand Québec. 


Natalie Richard
Soif de découvertes

Vins

Soif de découvertes

Chronique / Ma grand-mère Alice, qui ne faisait jamais deux fois la même recette, avait l’habitude de dire : le goût, ça se développe! En effet, il ne faut jamais sous-estimer nos papilles gustatives qui, au-delà du plaisir, contribuent à nous faire vivre des expériences qui se transforment parfois en émotions. On n’a pas le même palais toute notre vie, nos goûts s’affinent et évoluent. Au fil du temps, notre librairie personnelle des saveurs se meuble de nouveautés et parfois même de trésors. À vos verres! 

Altolandon Enrosado Manchuela 2018
17,95 $ • 14 154 131 • 12,3 % • 1,2 g/l • Bio  

Voici un des meilleurs vins « orange » que j’ai eu le plaisir de déguster. Un vin naturel à base de grenache gris, cultivé à plus de 1000 mètres d’altitude sur le plateau de Meseta situé dans la région de Castille-La Mancha, à environ deux heures de Valence, en Espagne. Le vin est élevé en amphore avec beaucoup d’attention pour préserver toute la fraîcheur du fruit qui s’exprime sur les agrumes, notamment l’écorce d’orange. Aucun rapport avec le fait que ce soit un vin « orange », un terme utilisé pour les vins blancs issus de macération pelliculaire. C’est-à-dire qu’on presse les raisins et on les laisse macérer avec leur peau, comme un vin rouge, ce qui donne au jus une couleur orangée.

Comment trouver le vélo de ses rêves

Vélo

Comment trouver le vélo de ses rêves

Alors que la saison estivale est sur le point de commencer, plusieurs Québécois aimeraient s’adonner à la pratique du vélo, soit pour s’initier, soit pour simplement changer leur vieille «bécane». Jacques Sennéchael, rédacteur en chef de Vélo Mag, nous conseille sur les questions à se poser avant d’effectuer cet achat.

«De quoi ai-je besoin?»

C’est la première question que tout éventuel acheteur devrait se poser. Avant de mettre les pieds dans un magasin de vélo, un travail d’introspection est préconisé. Quelle pratique du vélo m’intéresse? Le vélo de route, de montagne, de ville, de pistes ou de cyclotourisme? Une fois notre choix effectué, cela réduit instantanément nos options.

M. Sennéchael suggère ensuite d’affiner nos critères afin d’éliminer d’autres options. Par exemple, veut-on encourager un produit fabriqué localement? Quelle esthétique désire-t-on? Et bien sûr, quel est notre budget? Il recommande d’ailleurs de toujours se réserver un montant pour «les à-côtés indispensables», tels que le cadenas, le casque, la mécanique de base et les vêtements appropriés.

«Plus on rajoute de critères, plus les choix de vélos vont se réduire», d’où la technique de l’entonnoir préconisée par M. Sennéchael.

Une fois dans la boutique

Il déconseille l’achat d’un vélo dans les quincailleries. Il suggère plutôt de choisir une boutique de vélo ou un magasin spécialisé dans les activités de plein air. Les vendeurs auront plus d’expertise pour vous conseiller et vous guider. «Ils prendront également le temps d’ajuster la hauteur de la selle et le guidon à votre taille», ajoute M. Sennéchael.

Aussi, n’hésitez pas à demander d’essayer les vélos en «démo» afin d’avoir une idée plus précise. Certains fabricants organisent même des journées «démo» où il est possible d’en louer un pour la journée. «Ça ne coûte rien d’essayer. Ce sont des petits avantages qu’on ne connaît pas forcément, mais qui peuvent nous aider», poursuit-il.

Le prix minimal à débourser pour un (bon) vélo hybride neuf varie entre 500 et 600 $. Malgré son coût élevé, il assure que contrairement à une voiture, un vélo, s’il est bien entretenu, a moins besoin de réparations, donc de frais à débourser par la suite.

Acheter neuf ou usagé?

L’avantage principal de se procurer un vélo usagé est au niveau du prix, confirme M. Sennéchael. Même s’il affirme qu’on trouve d’excellentes occasions de vélos usagés, il recommande de bien vérifier toutes les pièces du vélo en question.

Est-ce que les pneus sont secs? Ce qui signifierait que le vélo a été inutilisé pendant longtemps. Est-ce que les pneus sont usés? Est-ce que la chaîne est rouillée et craque? Est-ce que le passage des vitesses se passe bien? Est-ce que le pédalier est fluide? Quand je tourne les roues, est-ce qu’elles sont droites?

«Parfois, ce sont des vélos que les pièces n’ont pas la même durée de vie qu’un vélo neuf. Mais ça peut être une bonne alternative si on n’est pas attaché au dernier détail à la mode», conclut M. Sennéchael.

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PLUS DE VÉLO SUR NOS PLATEFORMES

L’été sera vélo, et les médias de la Coopérative nationale de l’information indépendante vous en offriront davantage grâce à un nouveau partenariat avec Vélo Mag, qui demeure LA référence chez nous en la matière. Chaque vendredi, dans notre application mobile pour tablette pou téléphone, découvrez des contenus pratiques sur le vélo, des guides techniques, des suggestions santé, sélectionnés pour vous parmi le vaste inventaire préparé par l’équipe du magazine. Un seul objectif : vous en offrir plus. Bonne route!

Myriam Bouchard
Refaire l’amour après une séparation

sexologie

Refaire l’amour après une séparation

CHRONIQUE / On ne montrera certainement pas à un vieux singe comment faire des grimaces... et encore moins à faire l’amour !

Voilà une de vos convictions que vous aviez possiblement avant de vous séparer de votre partenaire des dernières années. Une relation sexuelle avec lui ou elle, n’importe quand, n’importe comment, n’importe où ! Sa nudité, ses préférences, ses volontés, ses exigences, ses attentes et ses limites n’avaient plus aucun secret pour vous. Exit gêne, questionnement, fébrilité et nervosité. Vous étiez en terrain connu, il n’y a peut-être pas si longtemps.

Philippe Wouters
Un retour aux sources [VIDÉO] 

Bière

Un retour aux sources [VIDÉO] 

CHRONIQUE/ « J’ai gouté cette bière et elle manque d’amertume ». Ah bon ? Elle est pourtant très proche du style d’inspiration, lui ai-je répondu. « Je ne regarde jamais le style, je préfère des bières amères... »

Combien de fois ai-je entendu ce genre de commentaires venant de consommateurs qui boivent de la bière artisanale, sans trop savoir ce qu’ils boivent.

Natalie Richard
 La vie en rosé

Vins

 La vie en rosé

CHRONIQUE / L’engouement pour le rosé continue de faire le tour du monde et dans un marché devenu très compétitif, de plus en plus de domaines introduisent un vin rosé dans leur gamme. Même les stars s’y intéressent, en plus de Brad Pitt et Angelina Jolie qui produisent Miraval en Provence depuis plusieurs années, la rock star Jon Bon Jovi élabore Diving Into Hampton Water dans le Languedoc avec Gérard Bertrand, et voilà que Sarah Jessica Parker, Carrie dans Sex in The City, ajoute un rosé de Provence à sa collection Invivo X. 

Mais pour moi, la « star » c’est le vigneron! Je suis de celles qui boivent du rosé à l’année alors imaginez mon bonheur quand les nouvelles cuvées arrivent des quatre coins de la planète. 

Parmi celles que j’ai dégustées lors du dernier arrivage, voici quelques-uns de mes préférés de la saison. Et ils arrivent juste à point, car on a plus que jamais besoin de voir la vie en rosé!  

Jonathan Custeau
L’air conditionné naturel du Bas-Saint-Laurent

Le Bourlingueur

L’air conditionné naturel du Bas-Saint-Laurent

CHRONIQUE / L’eau a ce pouvoir calmant, envoûtant, intrigant. Mine de rien, on cherche la mer pour les vacances d’été, à la plage, ou on se retrouve complètement hypnotisé, sans trop savoir pourquoi, devant la baie de San Francisco. Y’a ça, dans les villes côtières : une envie de se poser, d’enfiler un lainage bien chaud et d’offrir son visage, yeux fermés, au vent qui nous gifle doucement.

On a ça, au Québec, le pouvoir infini de l’eau, de l’air salin de bord de mer, au Bas-Saint-Laurent, par exemple, où mes souvenirs de jeunesse de Rivière-du-Loup se limitent à regarder le soleil se laisser flotter dans le fleuve jusqu’à s’endormir. Je me souviens aussi des phares et des mystères qui les enveloppaient et d’une incursion à l’île Verte, petite, où le temps se traîne les bottes dans les chemins de gravier.

Karine Tremblay
Canada Sauce : l’affaire est ketchup !

En cuisine

Canada Sauce : l’affaire est ketchup !

CHRONIQUE / C’était un petit matin d’août, en 2018. L’aube pointait à peine. Simon-Pierre Murdock avalait son premier café lorsqu’il a vu la nouvelle dans le journal. Heinz fermait son usine en Ontario. Fini, la fabrication du légendaire ketchup au Canada, le géant alimentaire déplaçait ses opérations aux États-Unis pour des motifs essentiellement financiers. Quelque 800 Ontariens perdaient leur emploi dans la foulée.

Le jeune entrepreneur du Saguenay s’est dit que ça n’avait pas de bon sens. 

« Ça m’a fâché de voir ça. Mon père et mon grand-père avant lui se sont investis en affaires dans la région. J’ai grandi en développant cette fibre régionaliste et nationaliste, parce que je pense que chaque territoire, chaque région participe au développement du pays. J’ai fait mes petites recherches pour constater que même French’s, qui est une compagnie canadienne, transformait son ketchup en Ohio à partir de tomates canadiennes avant de ramener le tout ici. »

Au lieu de rester les bras croisés devant ce qu’il trouvait insensé, Simon-Pierre a décidé d’agir. 

« Je me suis dit que j’allais faire un ketchup 100 pour cent canadien, avec une valeur nutritive rehaussée. » 

Le défi était colossal, quand même. De grandes bannières occupaient déjà pas mal le terrain de jeu des condiments en bouteilles. Il fallait avoir une certaine expertise et des infrastructures adaptées pour oser se lancer.

 Ça tombait bien. Simon-Pierre et son associé, Jean Boivin, avaient déjà tout ça. 

« On est en affaires depuis 2008 avec Morilles Québec, une compagnie qui commercialise les champignons sauvages. Ça allait bien, mais en 2016, on a réalisé qu’on avait beaucoup de pertes, des bouts de champignons qui ne trouvaient pas leur place dans nos emballages. Pour mieux gérer nos surplus, on a créé une compagnie, Embouteillage Canada, pour laquelle on a développé une première salsa. On est tombé en amour avec l’univers des sauces. En travaillant avec des fruits et des légumes, on a aiguisé notre expertise en transformation alimentaire. »

Faire un ketchup, c’était dans leurs cordes.