Le cycliste du dimanche

J’ai roulé sur l’eau !

CHRONIQUE / Qui n’aime pas Burlington? Ce mini-Boston du Vermont se trouve seulement à une quarantaine de minutes de la frontière canado-américaine.

Très vite en arrivant, on se rend compte qu’il s’agit d’une grande ville universitaire à l’échelle humaine qui a tant à offrir! Un trésor caché typiquement Nouvelle-Angleterre à découvrir durant un long week-end par exemple.

Bien plus qu’un aéroport qui nous permet d’éviter le trajet tortueux vers celui de Dorval…

Le Cycliste du dimanche n’a pu s’empêcher d’examiner cette ville sous l’angle de son circuit cyclable. Immédiatement, on vous propose la piste Island Line Trail qui longe le magnifique lac Champlain sur un peu plus de 20 kilomètres.

Faux! Environ le tiers du sentier passe sur le lac!

Oui, vous avez bien lu. Cette piste cyclable nous fait pédaler sur un tronçon d’environ cinq kilomètres bordé d’eau. Le coup d’œil est magnifique sur les monts Adirondacks de l’autre côté du lac. La sensation de rouler sur l’eau est assez unique. Les vagues viennent frapper la base de la piste cyclable. Par temps ensoleillé, le soleil brille comme des diamants sur l’eau.

Pour s’y  rendre, on peut laisser la voiture le long de la piste, à plusieurs endroits offrant des espaces de stationnement. À Burlington même, on peut se rendre au parc Waterfront, le cœur récréotouristique de la ville donnant sur une baie.

Si on part vers le sud, le sentier n’est pas très bien entretenu. Le revêtement a manqué de soin. L’asphalte est fissuré à tous les trois mètres. Pas très agréable quand on vient de gonfler nos pneus.

Elle vous mène dans un secteur industriel où le chemin est mal indiqué. Comme une ancienne voie ferrée qui ne tient pas ses promesses.

Vaut donc mieux partir vers le nord, là où se trouve le tronçon qui fait tant parler de lui. La piste est asphaltée sur plusieurs kilomètres. On croise des parcs, des plages et un camping.

Le fameux tronçon n’est pas asphalté. Même qu’il n’est pas complet. Il manque plusieurs dizaine de mètres de sentier, juste avant d’arriver sur l’une des nombreuses îles du lac Champlain à cette hauteur.

Il faut prendre un petit traversier. Il en coûte 8$ américains par adulte et 5 $ américains par enfant pour moins de dix minutes de navigation. On ne construit pas de pont pour laisser circuler les bateaux et voiliers de Malletts Bay au lac Champlain.

Notez qu’il est possible de prendre d’autres traversiers et de compléter une boucle de plusieurs dizaines de kilomètres en revenant à Burlington.

Une fois la randonnée terminée, on peut se rendre au centre-ville où des boutiques et des restaurants nous attendent. On voudra certainement aller flâner sur Church Street, une rue piétonnière bordée de terrasses et de bars. Le dessert se prend chez Ben & Jerry, légendaire maîtres de la crème glacée et des sorbets ayant vue le jour dans cette ville.

Enfin, on ne voudra pas manquer le coucher de soleil dans les montagnes à l’ouest en allant marcher sur le boardwalk le long du lac.

Le lien : https://www.traillink.com/trail/island-line-rail-trail/

Mon truc du dimanche : Quand je roule en vélo, habituellement je suis en congé ou mieux, en vacances. Donc pas trop de presse. C’est pourquoi je prends le temps de m’arrêter pour boire une gorgée d’eau. Ne pas m’hydrater en roulant. Parlez-en au chroniqueur vélo Yvan Martineau qui s’est blessé en voulant pédaler et boire en même temps.

Du lundi au dimanche: Plusieurs Québécois ont entrepris de traverser le Canada à vélo. Intéressant de les suivre notamment via Facebook. Il y a MamieVélo qui amasse des fonds pour la Fondation des maladies du sein du CHU de Québec. On peut suivre aussi la route de La famille Marois à vélo. Partis de Granby, ils font la route inverse et amassent des dons pour l’Opération Enfant Soleil.

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voyages

Cayo Largo : seul au monde

Se sentir comme Tom Hanks dans le film Seul au monde. Il n’y a peut-être pas beaucoup d’attractions à Cayo Largo, mais sur les plages désertes de l’île cubaine, il y a cette sensation de plus en plus difficile à trouver dans les destinations touristiques.

À Cayo Largo, il n’y a qu’un village. On y trouve une marina, une boutique, un bar, un restaurant, une banque, des bassins pour tortues et... un salon de bowling.

Sinon, il y a des plages et encore des plages. Une vingtaine en fait. Normal que ces quelques centaines de touristes répartis sur l’île de 25 km par 3 km puissent trouver une façon de s’évader seul sur la plage. 

La plus populaire : la plage Sirena. Pour s’y rendre, vaut mieux prendre un bateau. Ce qui limite justement le nombre de personnes sur cette longue plage.

Au quai, un restaurant, un bar et une boutique nous y attendent. Ainsi qu’une plage tellement large qu’elle nous oblige à marcher trois ou quatre minutes en ligne droite dans un sable profond avant d’atteindre la mer turquoise.

Comme sur bien des plages touristiques, il y a ces Cubains qui attendent les vacanciers avec des chaises longues à louer à seulement deux pesos convertibles. Pour les enfants ou les sportifs, quelques buts de soccer, des terrains de volleyball, des kayaks et des catamarans.

Pour les marcheurs : des kilomètres et des kilomètres de plages avec une eau calme et peu profonde, de grandes étoiles de mer et même un trou noir dans lequel il est possible de plonger à partir de la plage.

Ensuite, un peu plus loin, l’une des plus belles au monde : la plage Paraiso. La quatrième selon les utilisateurs de tripadvisor.com. Plus sauvage encore et moins achalandée, même s’il est possible de l’atteindre à partir de la plage Sirena.

Pour les adeptes de naturisme, les extrémités de plage permettent ce genre de pratique. Mais autour des quelques villas et des sept hôtels de l’île, tout le monde se promène en maillot.

Quelques plages d’hôtel ont malheureusement été dévastées par l’érosion et les ouragans lors des dernières années. On pense entre autres à celle de Playa Blanca et de la Villa Iguana. 

Or, il suffit de marcher quelques minutes pour tomber sur une autre plage de rêve. La location de mobylettes ou de véhicules tout-terrain est également fréquente et assez utile et sécuritaire sur cette île.

Ce moyen de transport peu dispendieux permet d’accéder aisément à toutes les plages pour y trouver entre autres les meilleurs sites de plongée en apnée ou sous-marine. 

Question de sortir de la routine, des tours de catamaran, des sorties organisées pour la plongée et des excursions en haute mer pour la pêche peuvent être des solutions parfaites et peu coûteuses.

À Cayo Largo, impossible toutefois d’y trouver de grands hôtels cinq étoiles. Les villas y sont prisées, tout comme les plus petits hôtels un peu vieillots pour la plupart, mais charmants. De nouvelles villas apparaissent peu à peu sous forme de bungalows, mais aucun hôtel d’importance ne semble en construction.

Ce qui assurera cette tranquillité qui constitue la signature de Cayo Largo, l’un des oasis de paix les plus accessibles pour de nombreux Québécois.

Ces lieux qu'on aime

Ces lieux qu'on aime : des meules, des gens et des chemins de terre (toujours!)

Y a des matins, c’est un cheddar. Le lendemain c’est un crottin, de la feta ou du fromage frais dans l’huile avec de l’ail grillé, du poivre, du basilic et de la tomate séchée. Chaque fois ou presque, j’ajoute une ricotta fabriquée avec le petit lait, histoire de maximiser le plaisir et la récolte laitière matinale.

Le lait, c’est le cadeau des biquettes. Et les biquettes, c’est le cadeau que ma douce et moi on s’est offert il y a quelques années déjà, histoire d’ajouter à nos ambitions d’autonomie alimentaire et de satisfaire la maniaque de fromage que je suis.

Mea culpa, mais zéro mea culpa.

Le fromage, c’est une des plus belles choses qui soient.

Les artisans fromagers sont des magiciens que je vénère.

Et leurs fromageries sont de véritables paradis, entre autres sur mes terres de retranchement, à califourchon entre le Centre-du-Québec et les Cantons-de-l’Est.

Je vous tape le chemin en vous incitant à choisir le gravier, toujours, parce que c’est plus beau, plus lent et plus souriant. 

Vous pourriez faire le tour en une journée. Mais non, faites pas ça. Savourez, slackez-vous les épaules, donnez du lousse au temps, souriez bêtement. Amenez-vous une glacière aussi.

L’idéal, c’est de partir le vendredi matin, peu importe d’où.

Du Presbytère...

On se rejoint à Sainte-Élizabeth-de-Warwick, bastion de la famille Morin, à quelques kilomètres en retrait de la 116, au Centre-du-Québec.

Deux options. 

D’abord celle où tu cherches un peu de tranquillité, tu commences alors par aller à la fromagerie du Presbytère, idéalement avant 14 h, c’est pas de trouble à trouver en plein cœur du petit village, inquiète-toi pas. 

Au comptoir, les tentations sont nombreuses, tu peux te lâcher lousse, mais le Louis d’Or et le bleu sont des incontournables.

Perso, je te conseille de repartir aussi avec quelques livres de beurre salé maison (malade!), un bout de Taliah, fromage de brebis vieilli qui peut ressusciter toutes les papilles mortes de la terre, et un (ou deux) petit(s) Chèvre à ma manière fabriqué pas très loin, à Warwick, à la fromagerie de l’Atelier, mais dispo assez régulièrement au Presbytère.

Une fois la récolte complétée, le pain et le boire ramassés, tu prends tes clics et tes claques, pis tu files pique-niquer sur ta nappe à carreaux au parc Marie-Victorin de Kingsey Falls ou à l’étang Burbank de Danville, au gré de quelques routes de campagne, bien entendu.

L’option 2, celle où t’as envie d’un bain de foule un peu fou, ferait en sorte que tu vivrais ton vendredi soir drette au Presbytère en amenant ton kit de pique-nique, tes rafraîchissements et tes gens préférés pour te gaver de fromage dans le petit lait, de grains et de toutes les beautés du comptoir avec quelques centaines, voire quelques milliers de personnes. Ben du monde à messe et au Presbytère! Nos hommages à Jean Morin qui déambule habituellement dans la foule, une meule à la main, pour partager sa bonne humeur et son fromage.

À la Nouvelle-France...

La panse bien pleine et le stress courant plus détendu, vous pourriez bien avoir dormi à Danville, village agréable s’il en est, et pris le petit-déj à la Binnerie du carré ou à la Mante du carré (vous aurez deviné qu’il y a un carré) avant de reprendre la route.

Idéalement toujours, prenez les petites routes de terre de Cleveland vers Richmond, traversez la rivière Saint-François par le pont de fer, (y a Les gars d’la saucisse juste après à droite si jamais) puis faites un arrêt au Marché champêtre de Melbourne pour mettre la main sur un fromage de la Ferme écologique coop d’Ulverton, des pâtes fermes de chèvre rares et surprenantes. Saluez Olivier de ma part.

Laissez le GPS ou votre carte routière vous proposer d’autres chemins de terre vers Racine, terre de révolutionnaires écologiques, du Marché Locavore et de la Fromagerie Nouvelle-France, là où le lait de brebis est transformé en plaisir assuré par Marie-Chantal Houde.

Les révolutionnaires et leur joyeuse bande tiennent à Racine un très sympathique marché, le samedi, jusqu’à 13 h, juste à côté de la boutique de fromages. 

Vous y retrouverez quelques fromages de leurs complices du Presbytère, mais aussi leurs produits phares, c’est-à-dire l’excellent Zacharie Cloutier, le yogourt au lait de brebis et le Pionnier concocté conjointement par les vaches de Sainte-Élizabeth-de-Warwick et les brebis de Racine, des petites bêtes qui vont si bien ensemble.

Tellement qu’on les a aussi mises à contribution pour créer un déjà râpé de fondue au fromage, mixte parfait de Zacharie Cloutier et du Louis d’Or de Sainte-Élizabeth. Tu ne le sais pas encore, mais tu veux manger cette fondue-là avec du pain aux noix, des pommes pis des poires, et tu veux aussi t’en servir sur ta pizza maison. La pizz de la mort? Pâte maison, le mixte de fromage, quelques tranches de pommes, des asperges et un pesto de pistaches maison.

Après, tu meurs.

Ou tu reprends la route... 

Jusqu’à l’incontournable Station

Entre les hauteurs de Racine et celles de Compton, tu pourrais décider d’aller passer ton samedi soir à Magog ou du côté de Coaticook pour voir sa Foresta Lumina

Mais tu peux aussi y aller pour Sherbrooke, la Reine des Cantons-de-l’Est, surnommée plus familièrement Sherby par la communauté étudiante.

Si jamais c’est le cas, on vous suggère de zyeuter la programmation des Concerts de la cité, du Granada, du Boq ou de la Petite boîte noire, de choisir parmi les excellents restos qui ont poussé au fil de la dernière décennie et de profiter de la terrasse de La Buvette, bistro zéro déchet sympathique dont le menu bouffe est court, mais délicieux et abordable, et le menu boire très élaboré et varié.

On boira cependant modérément. Parce que dimanche matin, on va faire le train.

Bon, peut-être pas le train, mais une visite à la ferme biologique de la Station, sur réservation notons-le, avant de se grappiller du service, des sourires et des conseils hyper sympathiques, un grilled cheese de feu et de refaire le plein de produits et de fromages pour emporter.

La famille Bolduc — aucun lien de parenté, mais avec un nom pareil, ce sont de bien bonnes gens, on le devine — travaille de concert sur les terres, dans les prés, dans les bâtiments et dans la fromagerie qui s’agrandit, ça se goûte dans le palais en mordant dans un morceau d’Alfred le fermier vieilli à divers degrés (mon dieu que c’est bon!), le Comtomme, le Hatley, la raclette ou peut-être même la rare pâte molle si avez de la chance.

Et un dernier tour dans les Broussailles

L’environnement de la Station et la campagne magnifique autour vous donneront envie de vous y établir, ou à tout le moins de prolonger le plaisir.

Alors faites-le. Restez parmi nous. 

Allez aux petits fruits ou aux pommes dans un des nombreux vergers du coin, perdez-vous encore sur les chemins de terre en partant dans la campagne de Hatley, Kingscroft, Ways Mills, ou encore du côté de Moe’s River et Martinville où, sur le chemin Bulwer, la Ferme les Broussailles ouvre ses portes tous les après-midis afin de vous faire découvrir le paradis des biquettes.

C’est l’endroit idéal pour découvrir la chèvre laitière et des fromages fermiers au lait cru tout simplement savoureux, qui suivent le gré des saisons et de l’alimentation aux champs.

C’est petit, bucolique, discret et sympathique. Julie et Jean-François sont des gens accueillants, et, on va se le dire, les chèvres sont des bêtes tout à fait curieuses et divertissantes. 

Vous pourriez même vous laisser tenter, en adopter quelques-unes et vous lancer dans le caillé à votre tour. Ça nous fera un autre point en commun.

Séance d'orthographe

Chronique portant sur «porter»

CHRONIQUE / Très souvent, on entend les gens dire: «Je suis allé porter mon enfant à la garderie.» Selon moi, il s’agit d’une erreur lorsqu’on fait référence à un être humain. On devrait plutôt dire, par exemple: «Je suis allé reconduire mon enfant à la garderie.» Qu’en pensez-vous? (Pierre Germain, Québec)

Voici ce que je répondais à une question semblable le 16 novembre 2007.

De savoir déjà que l’on amène et emmène généralement des personnes et que l’on apporte et emporte des choses donne un bon indice que cette façon de dire ne tourne pas rond.

On peut certes porter quelqu’un, mais cela veut dire qu’on le soutient physiquement. On peut porter un enfant dans ses bras, un champion sur ses épaules, un blessé sur son dos.

Le verbe «reconduire» est aussi employé à mauvais escient dans ce contexte. Reconduire une personne, c’est l’accompagner lorsqu’elle s’en retourne. Il est donc correct de reconduire des enfants chez leurs parents, de reconduire un visiteur à la porte quand il s’en va, de reconduire un prisonnier à sa cellule. Mais on ne peut reconduire son époux chaque matin à son travail.

Il est ainsi préférable d’utiliser des verbes comme «mener», «emmener», «déposer» et «conduire». J’ai déjà abordé la différence entre «amener» et «emmener» dans une précédente chronique (amener ici, emmener là-bas), mais en cas d’incertitude, il est bon de savoir que le verbe «conduire» peut être utilisé peu importe le contexte, même si on conduit le plus souvent quelqu’un loin du lieu de départ.


                                             ***


«À entendre et à lire les gens, les problèmes ont cessé d’exister. Ce serait une excellente nouvelle si on ne les avait pas remplacés par des "problématiques". Du même souffle, les fêtes et festivals n’ont plus de thèmes mais des "thématiques". J’en perds le peu de cheveux qu’il me reste.» (Michel Bouchard, Gatineau)

Voici ma réponse du 27 mars 2009 à une question similaire et qui peut également s’appliquer aux mots «thème» et «thématique».

Nous, journalistes, adorons les problèmes. Sans eux, nous perdrions les trois quarts de nos sujets! Mais à force de nager dans les problèmes et les problématiques, il peut arriver que nous ne fassions plus la distinction.

Je rappelle donc mes collègues à l’ordre: une problématique est un ensemble de problèmes liés à un même sujet. Le réchauffement de la planète est une problématique, car il est source d’une foule de problèmes comme la montée du niveau des eaux, les sécheresses, la disparition de certaines espèces...

Quand il s’agit simplement d’une question théorique ou pratique difficile à résoudre, c’est un simple problème. Qui n’est peut-être pas simple à résoudre. Simple, non?

Dans la même veine, une thématique est un ensemble ou un système organisé de thèmes. Dans le cas des événements festifs, ce sont donc plus souvent des thèmes que des thématiques, 


Perles de la semaine

Suite des perles du bac 2019, cette fois en histoire-géo. 

«Les chrétiens, on les retrouve au Liban, ils sont appelés les macronistes [maronites].»

«Avec l’application de la chariat, les femmes n’ont pas le droit de porter le voil.»

«L’invasion du Koweït par Saddam Hussein, en 1991, eut lieu pendant la guerre de Corée.»

«L’appel du général de Gaulle permit l’augmentation considérable des résistancialistes.»

«Charles de Gaulle fait naître une nouvelle aire.»


Questions ou commentaires? Steve.bergeron@latribune.qc.ca.

Cycliste du dimanche

Et on roule !

CHRONIQUE / Il y a de quoi se prendre pour Villeneuve, Hamilton ou Schumacher !

Ce n’est pas une véritable piste cyclable, mais on roule loin du trafic lourd. Cette semaine, le Cycliste du dimanche vous amène sur l’île Notre-Dame. Plus précisément sur le circuit Gilles-Villeneuve.

Ce n’est pas connu de tous, mais oui on peut rouler sur la piste de course qui accueille les plus grands pilotes de la planète, les participants des épreuves de Formule 1.

La surface asphaltée est parfaite, voitures de course sophistiquées et exigences de la Fédération internationale de l’Automobile (FIA) obligent. Le circuit fait 4,4 kilomètres.

Évidemment, on ne peut y rouler quand le grand cirque de la F1 débarque en ville. 

Hors cet événement, la piste devient multifonctionnelle. Le circuit peut se vanter d’être une installation unique au Québec. Les amateurs de vélo, de paracyclisme, de patins à roues alignées et de course à pied viennent s’y entraîner.

La piste est entourée de jardins, d’une verdure abondante et de plusieurs œuvres d’art. La direction du parc Jean-Drapeau la décrit comme un endroit agréable et relaxant, où il fait bon de se balader. 

Disons que, quand les vraies Formules 1 n’y sont pas, d’autres prennent la place… Comme l’endroit invite à la vitesse, plusieurs cyclistes véloces s’en donnent à cœur joie. C’est l’endroit pour rouler à fond de train. On peut atteindre des vitesses assez élevées. Pour la relaxation, on repassera.

Le Cycliste du dimanche ne la recommande pas aux débutants ou aux petites familles. Il n’est pas rare de se faire dépasser par des bombes sur deux roues roulant à 30 ou 40 kilomètres/heure. 

Située au milieu du fleuve Saint-Laurent, l’installation offre une vue imprenable sur Montréal. En roulant, on voit défiler, entre autres, le majestueux casino et les paddocks des écuries de la F1 nouvellement rénovées. Il y a aussi le « Salut Gilles », écrit sur la ligne de départ en hommage au regretté pilote québécois de Formule 1.

Remarquez qu’en roulant à bonne vitesse, on n’a pas vraiment le temps d’observer le paysage. Vaut mieux bien surveiller ses arrières, car un cycliste chevauchant une bécane valant des fois autant qu’une petite voiture peut survenir à tout moment.

Comment s’y rendre ? Si on vient de la Rive-Sud, on peut se stationner à Saint-Lambert, près de terrains sportifs le long de la rue Riverside. Une piste cyclable passe par là. Il faut se rendre au pont Victoria via une passerelle qui enjambe la route 132, qui a des allures d’autoroute à cette hauteur.

Il faut savoir que le pont Victoria peut aiguiser votre patience. Il sert à laisser passer les bateaux engagés dans la voie maritime du Saint-Laurent. Toute la circulation, des vélos et des automobiles, est alors stoppée. Les navires se déplacent très très très len-te-ment…

Ça donne le temps d’inspecter son vélo ; bonne idée, car on aura besoin d’un deux roues en grande forme pour s’élancer sur la piste de course qui nous attend ! 

Le lien : www.parcjeandrapeau.com/fr/circuit-gilles-villeneuve-montreal/

Mon truc du dimanche : Utiliser l’aspiration à vélo quand on roule en groupe ou en peloton, ce n’est pas seulement pour les coureurs du Tour de France. C’est une technique qui permet d’améliorer son aérodynamisme et de moins se fatiguer. Le Cycliste du dimanche ne le conseille pas au débutant. Ça demande un certain entraînement et des règles sont à suivre. Des vidéos de démonstration sont accessibles sur YouTube.

Du lundi au dimanche : Du 3 au 9 août, c’est le Grand Tour Desjardins dans la région du Saguenay—Lac-Saint-Jean organisé par Vélo Québec. L’une des plus belles régions de la province, un lac immense et des bleuets attendent les cyclistes. Chanceux !

Le lien : http://www.velo.qc.ca.

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Le Bourlingueur

Immersion dans les traditions innues

CHRONIQUE / En fin de journée, à marée basse, quand le vent s’essouffle, les conditions deviennent idéales pour la pêche au homard. Au large de l’île Apinipehekat, sur la Basse-Côte-Nord, les pêcheurs de la communauté innue d’Unamen Shipu pêchent encore de manière traditionnelle.

S’ils utilisaient autrefois des crochets pour hameçonner les crustacés, ils les récoltent désormais à l’épuisette. Le bateau pratiquement immobilisé en zone peu profonde, Stanley asperge les vaguelettes d’huile de maïs. La surface devient alors beaucoup plus claire, assure-t-il, ce qui permet d’apercevoir les bêtes cachées dans les algues ou autres végétaux sous-marins.

Tantôt on aperçoit une pince, tantôt une queue de homard. Si le crustacé paraît suffisamment gros pour être capturé, le pêcheur plonge son épuisette pour placer le filet derrière l’animal. C’est que le homard nage généralement à reculons. Mais attention. S’il sent le danger, il cherchera à se retourner pour partir dans une autre direction.

Un à un, les homards sont donc pris dans les filets. Les plus petits, de même que les femelles, sont remis à l’eau. Quand on aperçoit des œufs, quelle que soit la grosseur du homard, on lui rend sa liberté.

À Unamen Shipu, le homard est donc toujours frais. Et les pêcheurs, si on les laisse palabrer, raconteront des bobards comme tous les pêcheurs du monde. Le « menteur » du village jurait même avoir déjà pris un homard aussi grand que lui.

De retour au camp, sur l’île, une grande marmite est rapidement placée sur le feu pour préparer le souper.

Après notre copieux repas, ce soir-là, l’aîné Joséphis, 81 ans, s’est installé sur une chaise, dans une tente comme les Innus savent en monter en un peu moins de deux heures. Un tapis de sapinage couvrait le sol.

Joséphis a déballé son grand tambour. Vêtu de ses habits traditionnels, il a entonné, en langue innue, des chansons que lui ont inspirées ses rêves. Son Anastasia, 79 ans, s’est levée pour lancer la danse. Parce qu’une fois la prestation du musicien commencée, il est de tradition de danser.

voyage

Oser s’arrêter à Lima

Lima, Pérou – Capitale où plusieurs visiteurs ne font que passer avant de prendre un vol à l’aller ou au retour des Andes, Lima s’avère être un endroit où il est pertinent de s’arrêter un jour ou deux.

Encore plus du 26 juillet au 11 août, alors que s’y déroulent les Jeux panaméricains 2019.

Sans que le dépaysement soit total, le quartier de Myraflores représente un endroit sûr où déposer ses valises le temps de découvrir la ville.

Ce quartier international offre une promenade qui sillonne une falaise menant au Pacifique.

Horticulture

Comment protéger les oiseaux des chats

Beaucoup de jardiniers font tout pour attirer des oiseaux dans leur jardin. Ils installent et maintiennent des mangeoires ou un bain d’oiseau et ils cultivent des plantes pour les attirer et les nourrir. Après tout, il est si sympathique d’entendre le gazouillis des oiseaux et de les voir s’amuser à quelques pas de votre fenêtre! Par contre, il n’est pas logique d’attirer des oiseaux dans votre cour pour laisser votre cher chat les bouffer! Si vous voulez attirer des oiseaux dans votre cour, il faut vous assurer que votre chat ne les tuera pas.

Et ne dites pas que jamais votre minou ne fera du mal à un oiseau. Sachez qu’on estime que les chats domestiques tuent environ 3,7 milliards d’oiseaux annuellement en Amérique du Nord et la prédation par les chats est la cause principale du fait qu’une espèce d’oiseau nord-américain sur trois est en déclin. 

Les chats errant librement à la recherche d’oiseaux ne sont pas un petit problème, mais plutôt un désastre écologique… et peut-être que votre chat fait partie du problème.

Mais c’est la loi de la nature!

D’accord, certaines personnes prétendent que ce n’est que normal que les chats chassent des oiseaux, que c’est la loi de la nature. Et elles ont raison. Mais il ne faut pas oublier que le nombre de chats est anormalement élevé, notamment en milieu urbain et périurbain, par rapport à une situation typique de prédateurs versus proies dans la nature. S’il n’avait qu’environ un chat par km2 comme dans la nature, par rapport à environ 10 à 15 chats par km2 en banlieue et jusqu’à 800 par km2 dans certaines grandes villes, les dégâts seraient bien moindres. 

Rappelez-vous aussi que le chat domestique n’est pas indigène sur notre continent : il a été introduit. Sa prédation n’a alors rien de naturel! 

Que faire?

Si vous êtes propriétaire d’un ou de plusieurs chats, voici ce que vous pouvez faire pour protéger les oiseaux. 

Gardez le chat à l’intérieur ou attachez-les quand il sort. D’ailleurs, les «chats d’intérieur» vivent plus longtemps et en meilleure santé que les chats qu’on laisse sortir librement. 

Si vous vous sentez obligé de le laisser sortir à l’occasion, faites-le au milieu de la journée. Les oiseaux — et notamment les oisillons qui apprennent à voler — sont plus actifs environ une heure après l’aube et une heure avant le crépuscule.

Nourrissez bien les chats qui sortent. Un chat bien nourri chassera quand même, mais un bedon bien rond peut calmer son ardeur. 

Si vous installez une mangeoire d’oiseaux, fixez-la sur un support à au moins 2,5m du sol (plus haut que les chats puissent sauter) et installez un filet pour récupérer les graines, car les graines qui tombent au sol attirent aussi les oiseaux… et les mettent en danger de mort féline.

Mettez-lui une cloche au cou. Fixez-la sur un collier élastique (qui se détache rapidement si le chat reste pris). On arrive ainsi à réduire les prises d’environ 40 %. Posez la cloche quand il sort et l’enlever à la rentrée pour réduire l’accoutumance.

Sur la route avec Philippe

Quelques terrasses à découvrir

CHRONIQUE / Sur les routes du Québec durant tout l’été, j’en profite pour vous parler de l’actualité bière, de rencontres d’artisans ou de découvertes brassicoles. Le fil conducteur de cette chronique ? De la spontanéité et de la bière.

Envie de profiter d’un après-midi ensoleillé, à déguster quelques bières sous un peu d’ombrage ? Quelques terrasses — ou Biergarten — proposent un judicieux choix de bières et un cadre sympathique.

Horticulture

Des feuilles géantes au jardin

En planifiant une plate-bande, on a surtout des fleurs en tête. Mais parfois les feuilles peuvent voler la vedette, surtout les très grandes. Par leur démesure, elles donnent une allure tropicale à l’aménagement, même un effet jurassique! Voici quelques exemples de ces plantes gigantesques qui épateront les visiteurs. Votre terrain est-il tout petit? Tant mieux! Ces plantes paraîtront encore plus immenses, et votre cour encore plus intime.

Hosta géant
Hosta ‘Empress Wu’

Déjà, plusieurs hostas courants ont des feuilles gigantesques, mais ‘Empress Wu’ bat tous les records. Ce géant atteint 1,5 mètre de diamètre, même 2 mètres, avec des feuilles larges de 45cm et longues de 65cm. Autrement dit, un seul plant remplit une plate-bande! Il produit une ombre si dense qu’il étouffe toutes les mauvaises herbes à son pied. Son feuillage est si épais que les limaces n’arrivent pas à le bouffer. Les feuilles sont vertes et joliment rainurées. Ses fleurs, modestes, sont violet pâle. Si vous cherchez plus de couleur, il existe aussi une mutation de cet hosta, ‘Wu-La-La’, à feuillage panaché, une nouveauté 2019 à marge jaune vert. Soleil ou ombre. 90-120cm x 1,5-2m. Zone 3.

Astilboïde
Astilboides tabularis

Ses grandes feuilles rondes sont si larges (jusqu’à 90cm de diamètre) qu’elles pourraient servir de parasol. Vert pâle, elles sont découpées sur le bord, vert pomme et duveteuses. L’épais pétiole qui retient la feuille peut mesurer 1 m de hauteur. La feuille ressemble à une table, d’où l’épithète tabularis. Il fleurit aussi, avec des fleurs mousseuses blanches sur une tige de 1,5m de hauteur. Pour bien réussir, il lui faut un emplacement humide et protégé du vent, de préférence à la mi-ombre, et un sol riche et meuble qui ne s’assèche jamais. 1,2m x 90cm. Zone 3.

voyage

Plusieurs façons de vivre le Machu Picchu [PHOTOS]

AGUAS CALIENTES, Pérou — Il y a autant de façons de vivre sa visite du Machu Picchu que de façons d’y accéder.

En fait, l’une va un peu avec l’autre.

Ce site historique inca, inscrit au patrimoine de l’UNESCO, revêt un côté mythique qui attire des centaines de milliers de personnes au Pérou chaque année.

Mais n’accède pas au site découvert par l’archéologue Hiram Bringham qui veut, parce qu’on le protège d’une détérioration accélérée en limitant le nombre de visiteurs quotidiens.

Il est d’ailleurs conseillé de s’y rendre tôt en journée — le site ouvre à 6 h —, pour éviter la foule de visiteurs qui se suivent à la file avec des guides pour interpréter le site.

L’autobus, qui s’ajoute au prix pour accéder au site, permet de relier Aguas Calientes à l’entrée des visiteurs du Machu Picchu en moins de 30 minutes.

Il est alors possible de visiter le magnifique site sans trop d’effort physique, outre celui de se trouver en altitude à 2453 mètres.

La visite se fait à sens unique et il n’est pas possible de revenir sur ses pas une fois la tournée du site effectuée.

La citadelle a été érigée par la civilisation inca au XVe siècle en hauteur au cœur des Andes. Sa situation géographique et sa difficile accessibilité ont protégé le Machu Picchu pendant plusieurs siècles.

Si l’on peut visiter ce site pour son histoire ou son architecture, il est aussi possible d’y ajouter un côté plus physique et de gravir à pied les escaliers de pierres y menant.

Pour ceux qui veulent rendre leur aventure du pays des Incas encore plus « sportive », l’ascension des escarpements aux deux extrémités du site, le Wayna Picchu qui apparaît sur toutes les photos de la cité ou la montagne Machu Picchu, à l’opposé, sont des options intéressantes.

L’ascension de ces montagnes est limitée à 400 visiteurs par jour.

Si le Wayna Picchu, qui culmine à 2682 mètres est plus abrupt, ce sont 2670 marches qui permettent de franchir les 600 mètres de dénivellation et d’atteindre les 3085 mètres d’altitude de la montagne Machu Picchu.

Un effort physique pour lequel il faut composer avec la rareté d’oxygène en altitude, mais qui en vaut la peine.

Quel point de vue non seulement sur la cité du Machu Picchu, mais aussi sur les méandres du fleuve Urubamba qui mène à la jungle, les sommets enneigés des Andes dont le glacier Salkanty et sur tous les escarpements de ce magnifique environnement.

Accéder à la porte du soleil à 2720 mètres peut aussi donner son lot de sensations fortes. Cet endroit nommé Intipunku par les premières nations des Andes s’avère la porte d’arrivée du chemin des Incas. Encore là, y accéder tôt permet d’admirer toute la beauté de l’endroit lorsque le soleil s’y lève.

Aguas Calientes

L’accès au Machu Picchu se fait à partir d’Aguas Calientes, aussi connu sous le nom du village du Machu Picchu.

C’est à partir de cette ville festive où se trouvent hôtels, restaurants et boutiques de souvenirs traditionnels, dont les célèbres chandails en laine d’alpaga, que l’on accède au site.

La ville piétonnière n’est accessible que par de nombreuses liaisons de train.

Un détour par Santa Teresa permet de découvrir les bains thermaux naturels de Cocalmayo au cœur des montagnes.

Un site de beaucoup supérieur à celui qui se trouve directement à Aguas Calientes.

Le Machu Picchu et son environnement s’avèrent des lieux empreints de mystère et de recueillement qu’il faut inscrire sur sa liste d’incontournables.

Horticulture

Cultiver la vigne en climat froid

CHRONIQUE / Pendant longtemps, on croyait que la culture de la vigne était impossible au Québec. Et effectivement, la vigne européenne (Vitis vinifiera) n’est pas très rustique (zone de rusticité 6 ou 7). Et même quand on la protège, son mûrissement tardif faisait souvent en sorte que le gel arrivait avant que les fruits soient mûrs.

Évidemment, il y a la vigne indigène, soit la vigne des rivages (V. riparia), qui est très rustique (zone 2), mais elle produit de petits fruits au goût peu sucré et ne donne surtout pas un vin de bonne qualité. Mais l’arrivée sur le marché des vignes hybrides plus rustiques, issues de croisements entre la vigne européenne et diverses espèces nord-américaines, change la donne. Il existe maintenant des vignes rustiques jusqu’en zone 2 qui sont de qualité plus que raisonnable et qui donnent des raisins de table et même un vin de bonne qualité. D’où la prolifération des vignobles aux quatre coins de notre province depuis les années 1970. 

De la vigne chez vous

Les jardiniers amateurs semblent toutefois hésiter à adopter la vigne, probablement parce que sa culture paraît si compliquée. Si l’on suit ce que font les vignerons, il est question de conduite en cordon et de tailles sévères et répétées, bien au-delà du traitement simple nécessaire pour produire d’autres fruits (pommes, bleuets, cerises, etc.). Mais cette culture très contrôlée a surtout pour but de faciliter la récolte à la machine. Si vous prévoyez récolter les raisins à la main, rien de cela n’est nécessaire. 

Vous découvrirez que la culture de la vigne est en fait facile si vous la laissez pousser plus ou moins à sa guise comme grimpante ornementale. Il suffit de choisir une variété de vigne adaptée à votre climat et à vos conditions, de la planter au soleil dans un sol bien drainé et modérément riche. Reste à lui offrir un support robuste quelconque sur lequel elle peut grimper : pergola, tonnelle, clôture en mailles de chaîne (de type Frost), arbre, etc. (La plupart des treillis sont trop petits pour une plante aussi massive que la vigne dont les branches peuvent attein­dre 7 mè­tres de long.) La vigne fera le reste. 

Il vous faut être patient aussi. C’est à partir de la troisième année que la production commence véritablement.

Recettes

Roulés asiatiques sur feuilles de laitue

Préparation : 15 minutes
Cuisson : 5 minutes
Quantité : 4 portions
Végé / Sans noix   

INGRÉDIENTS

  1. Vermicelles de riz Haiku: 4 nids
  2. Tofu ferme coupé en dés: 1 bloc de 454 g
  3. Mélange de légumes asiatiques Haiku rincés et égouttés: 1 boîte de 398 ml
  4. Vinaigrette au sésame: 125 ml (1/2 tasse)
  5. Laitue Boston: 12 feuilles

Facultatif :
60 ml (1/4 de tasse) d’oignons verts hachés

PRÉPARATION

Cuire les vermicelles de riz selon les indications de l’emballage. Égoutter.

Dans une grande poêle, chauffer un peu d’huile d’olive à feu moyen. Faire dorer les cubes de tofu de 4 à 5 minutes sur toutes les faces. Ajouter le mélange de légumes et remuer. Cuire de 1 à 2 minutes.

Transférer la préparation aux légumes dans un bol. Ajouter les vermicelles de riz, la vinaigrette et, si désiré, les oignons verts. Remuer.

Répartir la préparation au centre des feuilles de laitue. Replier les côtés des feuilles de laitue, puis rouler.

Trempette au sésame
Mélanger 250 ml (1 tasse) de yogourt grec nature avec 45 ml (3 c. à soupe) de vinaigrette au sésame, 15 ml (1 c. à soupe) de graines de sésame et 15 ml (1 c. à soupe) de coriandre fraîche hachée. Saler et poivrer.

Horticulture

L’hémérocalle, reine d’un jour

Qui aurait pensé que l’hémérocalle ou lis d’un jour (Hemerocallis) deviendrait aussi populaire? Il n’y a pas si longtemps, les jardiniers connaissaient surtout l’hémérocalle fauve (H. fulva), aux fleurs orange, trouvée dans les vieux jardins et même dans les fossés le long des routes de campagne. Mais depuis un siècle, divers hybrideurs ont mis la main à la pâte pour créer de nouvelles variétés et il existe maintenant plus de 80 000 hybrides.

Pas seulement dans les couleurs originales, orange et jaune, mais aussi dans les roses, les pourpres, les rouges, les blancs, les verts et dans toute une gamme de teintes bicolores et tricolores, avec des fleurs simples ou doubles, grosses ou petites, à marge ondulée ou lisse, sur une plante allant de 25 cm à 210 cm de hauteur et fleurissant au début, au milieu ou à la fin de l’été, à l’automne, voire tout l’été, comme pour la très populaire variété ‘Stella d’Oro’.

Ce dimanche 28 juillet, on fête l’hémérocalle au Domaine Joly-de Lotbinière, lors de l’activité L’Hémérocalle, reine d’un jour. Cette journée organisée conjointement par le Domaine et l’Association des amateurs d’hémérocalles du Québec, comprend même une activité unique : une conférence sur l’hybridation offerte par le célèbre hybrideur d’hémérocalles de la Bretagne, Guénolé Savina. En plus de la conférence de 10h30, il y aura des expositions, des dégustations et des kiosques de vente pendant toute la journée, de 10h à 16h30, et aussi un encan-bénéfice à 15h. Et ne manquez pas la remise de prix de la plus belle hémérocalle vers 16h.

Enfin, à 11h30, aura lieu une activité très spéciale. M. Savina a créé un hybride spécialement pour le Domaine, appelé ‘Domaine Joly de Lotbinière’, et en plantera un exemplaire devant le public.

Au-delà de ce programme, n’hésitez pas à visiter les beaux jardins du Domaine Joly-de Lotbinière, qui comprennent, entre autres, presque 250 variétés d’hémérocalle.

Horticulture

Un jardin historique intra-muros

Saviez-vous qu’il existe un jardin de simples — soit de plantes médicinales — à l’intérieur des murs de la ville de Québec, un jardin que vous pouvez d’ailleurs visiter? Il est situé tout près du premier jardin de plantes médicinales du Canada, au Monastère des Augustines.

Les Augustines de la Miséricorde de Jésus désignent un ordre religieux hospitalier originaire de la France. Les trois premières sœurs sont arrivées à Québec en 1639 pour soigner les malades, colons et Amérindiens, de la Nouvelle-France. Après un court séjour près de la maison des Jésuites, à Sillery, elles se sont établies à Québec, au site de l’actuel Monastère des Augustines, où elles fondèrent l’Hôtel-Dieu, le premier hôpital du Nouveau Monde au nord du Mexique, en 1646. 

Dès la fondation de l’hôpital, un jardin de simples dans la cour procurait beaucoup de médicaments, car à l’époque, on se soignait surtout avec les plantes. Il était géré par la sœur la plus expérimentée en soins pharmaceutiques: l’apothicairesse. 

Ce jardin a survécu pendant presque 300 ans. L’évolution de la médecine, avec ses pilules, ses injections et le rôle plus grand donné aux médecins, a fait diminuer l’importance du jardin de simples, et celui des sœurs a fini par disparaître. Mais voilà qu’il est de retour!

Le jardin renaît

Le jardin actuel, le Carré de l’apothicairesse, a vu le jour en 2017 dans une cour qui, pendant une bonne partie du XXe et du début du XXIe siècle, a été une aire de stationnement pour l’hôpital. Ce jardin de simples souligne l’importance des Augustines au début de la Nouvelle-France, ainsi que celle de Louis Hébert, premier apothicaire de la colonie, et de son épouse Marie Rollet.

Avec la collaboration de l’Université Laval et du professeur retraité Alain Asselin, du département de phytologie, on a recréé ce jardin qui comprend 23 plantes que les premières sœurs hospitalières auraient utilisées.

Le technologue

De la Terre à la Lune: le rêve devenu réalité

CHRONIQUE / Le 20 juillet 1969, l’Américain Neil Armstrong est le premier homme à marcher sur la Lune. Une décennie d’efforts incommensurables fut nécessaire afin de réaliser cet exploit. Derrière ce légendaire premier pas se cachent les balbutiements de l’informatique moderne.

Stratégie du rendez-vous en orbite lunaire

Au départ, trois concepts furent étudiés afin d’amener un équipage sur la Lune. Le premier est le vol direct consistant à envoyer un engin spatial directement sur la Lune et le ramener sur Terre avec une seule fusée. Cette méthode simple à première vue nécessite toutefois une fusée d’une puissance telle que l’idée fut rapidement abandonnée.

Séance d'orthographe

Il ne pleuvra plus en tout

CHRONIQUE / Pourquoi 90 pour cent des hommes, au lieu de dire qu’ils sont prêts et inquiets, prononcent: «Je suis [prette] et [inquiette].» Cela me crispe. D’où cela vient-il? (Jeannine Miville-Deschênes, Québec)

Voici ce que je répondais le 30 mai 2014 à un lecteur qui en avait assez d’entendre les gens prononcer le t à la fin du mot «tout» [«toutte»].

Cette particularité de rendre sonore un t final censé être muet n’est pas propre au mot «tout» ni (je vais peut-être vous surprendre) au français québécois. On retrouve, en français de France, des t finaux qui sont audibles là-bas et muets ici. C’est le cas notamment des mots «août» et «but». La différence, c’est que, comme ce sont les Français qui font les dictionnaires, ils se sont organisés pour faire accepter les deux prononciations.

Chez nous, hormis «toutte», peut-être avez-vous déjà entendu des gens dire qu’ils n’ont pas «faitte» leur «litte» après avoir passé une très mauvaise «nuitte» à cause du chant des «criquettes», et qu’ils sont totalement à «boutte» de vos histoires à dormir «deboutte», que ça les rend «inquiettes» et qu’ils vont bientôt vous attraper par le «collette». Cette prononciation, caractéristique du parler populaire, se retrouve même dans certains noms propres, comme Ouellet, Paquet, Talbot, Gaudet, Chabot... Et l’on peut penser que c’est pour cette raison que les orthographes «Ouellette», «Paquette» et «Gaudette» sont apparues.

La théorie la plus plausible, c’est que cette prononciation nous vienne des dialectes vendéens et charentais. Mais selon le site du CIRAL (Centre interdisciplinaire de recherche sur les activités langagières) de l’Université Laval, ce phénomène pourrait être aussi le prolongement d’un processus déjà observé en français standard, le même qui a donné «aoûte» et «bute» en France.

D’après le linguiste Marcel Juneau, à Paris au XVIIe siècle, une mode savante tenta de restituer le t final dans certains mots. Cette mode, qui n’est pas passée dans l’usage, pourrait aussi avoir traversé en Nouvelle-France.

Évidemment, il faut le plus possible bannir ce t sonore dans la langue soutenue, surtout avec «tout», car il peut se créer une confusion avec le féminin.

Il y a juste un mot dans lequel on peut le tolérer : «pantoute». Comme nous sommes déjà dans la langue populaire, on ne s’embarrassera pas de dire «pantout»!

«Pantoute», rappelons-le, est la contraction de «pas en tout».


Perles de la semaine

On poursuit avec les perles du bac 2019, cette fois en philosophie. Certains étudiants sembler penser que «platitude» vient de Platon...

«Un philosophe avait imaginé une caverne avec une grotte à l’intérieur.»

«Épicure inventa l’épicurisme.»

«Le bonheur n’est donc pas le fait de se sentir heureux : il faut réellement être heureux pour se sentir heureux.»

«Prenons l’exemple de la loi pour l’interruption volontaire de grossesse. Grâce à cette loi, les hommes étaient heureux.»

«Les lois sont aussi pour nous rappeler que si on ne respectons pas les règles, nous pourrions atteindre la vie d’autrie par notre irrespect de celle-ci ou même détruire des vies par notre infarction.»


Questions ou commentaires? Steve.bergeron@latribune.qc.ca.

Horticulture

Gardez les plantes en pot en pleine forme

Le jardinage en bac et balconnière n’a jamais été aussi populaire. Que ce soit sur une terrasse, un balcon, une table ou un toit, tout le monde semble avoir son petit jardin de fleurs, de fines herbes ou de légumes. Et pourquoi pas, puisque c’est si facile? Mais encore faut-il entretenir les plantes… et cet entretien changera à mesure que la saison avance.

En effet, les plantes en pot grandissent, bien sûr, et cela, combiné avec leur floraison augmentée et la formation de fruits dans les cas de tomates et d’autres légumes, augmente leurs besoins en eau et en minéraux. Aussi, plus il fait chaud, plus les plantes perdent de l’eau à l’évaporation. Ajouté à cela le fait qu’on plante les végétaux en pot beaucoup plus serrés qu’habituellement afin de créer un plus bel effet, vous comprendrez que leurs besoins en arrosage — et en fertilisation! — vont aller en augmentant à mesure que l’été avance.

Un arrosage accru

Peut-être que, au début de la saison quand les plantes étaient petites, un arrosage par semaine suffisait pour votre jardin en pot. Maintenant qu’elles sont grandes, cela peut être deux fois par semaine, même plus, à moins que dame Nature ne vous aide avec une bonne pluie. Si vous avez choisi de petits pots (jamais une bonne idée!), il peut même être nécessaire d’arroser jusqu’à deux fois par jour! Soyez donc toujours aux aguets : n’attendez pas à ce que les plantes commencent à faner avant de réagir, car cela peut miner leur santé ou même les tuer. 

Pour savoir si vos plantes ont besoin d’eau, enfoncez l’index dans le terreau jusqu’à la deuxième jointure. S’il est sec, arrosez; sinon, essayez encore un ou deux jours plus tard. Tant qu’à arroser, faites-le abondamment, jusqu’à ce que le surplus commence à sortir des trous de drainage, signe que le terreau a absorbé toute l’eau qu’elle peut. Notez que, dans la plupart des municipalités, un tel arrosage manuel est permis en tout temps.

Horticulture

7 trucs pour bien arroser le potager

Voilà, les tomates et les poivrons sont plantés, les carottes et les haricots commencent à pousser, vous récoltez déjà les premiers radis et feuilles de laitue. Votre potager, qu’il soit en pleine terre ou en pot, est sur la bonne voie. Il ne reste presque plus qu’à arroser… et à récolter. Et l’arrosage n’est pas sorcier. Voici comment faire.

1 Gardez le sol un peu humide

Il n’y a rien comme un stress hydrique (manque d’eau) pour faire avorter une récolte ou rendre un légume amer. Les légumes aiment une humidité constante, mais sans excès. Souvent, les jardiniers novices sont tellement enthousiastes qu’ils arrosent tous les jours : beaucoup trop! Mais il ne faut pas négliger les plantes non plus. 

Heureusement que nous avons tous (ou presque) l’outil idéal pour déterminer si le potager a besoin d’arrosage : notre index. Enfoncez-le dans le sol. Si le sol vous paraît humide, n’arrosez pas. Si le sol est sec au toucher, arrosez. Vérifiez au moins tous les deux jours. C’est aussi facile que ça… et on n’a jamais encore inventé un humidimètre aussi efficace que l’index humain! 

2 Arrosez en profondeur

Quand vous arrosez, faites-le toujours abondamment. Un passage rapide avec un arrosoir ne suffit pas. Cela ne fait qu’humidifier le terreau en surface. Il faut arroser longuement, pour que l’eau pénètre en profondeur. Un arrosage profond stimule les plantes à s’enraciner en profondeur et les plantes aux racines profondes résistent mieux au soleil chaud et au vent sec.

Si vous n’êtes pas sûr d’avoir assez arrosé, 30 minutes après avoir terminé, prenez un petit transplantoir et creusez un trou de 20 cm de profondeur. Si la terre n’est pas humide à 15 cm de profondeur, votre arrosage a été trop superficiel. Recommencez!

3 Arrosez tôt le matin, si possible

Le matin, l’air est frais et le sol est frais. Ainsi, il y a moins d’évaporation quand vous arrosez et l’eau ira davantage à la plante. 

Le pire moment pour arroser, c’est par un après-midi de grande chaleur : souvent, jusqu’à 75 % de l’eau s’évapore plutôt que d’atteindre la plante! 

Un arrosage en soirée, quand l’air et le sol commencent à se rafraîchir, paraît logique et, effectivement, moins d’eau est perdue, mais elle risque alors de rester sur le feuillage toute la nuit et des feuilles qui restent mouillées longtemps sont davantage sujettes aux maladies.

Le cycliste du dimanche

L’appel de la Montérégie

CHRONIQUE / Ah, l’appel de la Montérégie! Univers à la géographie invitante pour le cycliste allergique aux pentes longues à remonter et où l’asphalte est reine. Même les routes de campagne sont asphaltées!

Pas étonnant qu’on y a recouvert la quasi-totalité des pistes cyclables.

D’Iberville à Granby en passant par Farnham, La Montérégiade fait la jonction entre les Cantons-de-l’Est et la région de la Montérégie. Cette portion de la Route verte propose 48 kilomètres bien comptés dans un environnement tantôt urbain, tantôt rural. On roule la plupart du temps en pleine nature, à travers bois et champs.  

Entre Granby et Farnham, il ne manquait que quelques kilomètres pour pouvoir dire que le tronçon se faisait sur le bitume. On a complété dans les derniers mois le tronçon de 5,2 kilomètres encore sur le caillou à la hauteur de Saint-Alphonse-de-Granby. Le pavage est lisse à souhait. 

Il est où le bonheur?

Même sensation dans le secteur de la MRC du Haut-Richelieu. Un autre tronçon de 4,6 kilomètres, élargi et pavé à l’automne 2018, a reçu une couche de ce même revêtement tant recherché, entre la rue Croisetière à Saint-Jean-sur-Richelieu et le rang Double à Mont-Saint-Grégoire.

Pour s’y rendre toutefois, à partir de Farnham, il faut affronter une section d’une douzaine de kilomètres qui n’a pas encore reçu le même amour. On vit alors le yin et le yang de la piste cyclable. Espérons qu’on n’a pas tout consacré les fonds à l’asphalte pour délaisser cette portion toujours sans pavage…

Même si le parcours est plat, cette piste cyclable n’est pas « plate » pour autant. 

Surtout quand un parachutiste atterrit près de vous, à quelques dizaines de mètres. C’est que la piste cyclable longe les installations de Parachutisme Nouvel Air, à Farnham. L’entreprise vient de changer de nom pour Parachute Montréal Rive-Sud. Quand le temps est propice à ce genre d’activité, les cyclistes peuvent admirer les prouesses de ces amateurs de sensations fortes et les décollages du gros avion qui les transporte.

Le Bourlingueur

L’infiniment grand des Innus en Basse-Côte-Nord

CHRONIQUE / Trois drapeaux claquent au vent. Dans le silence de l’aube déjà bien claire, l’air du bout du monde souffle en accéléré et siffle en envahissant les grands espaces à perte de vue. Quel que soit le moment du jour ou de la nuit, il laisse rarement tomber les drapeaux du Canada, du Québec, et de Tourisme Winipeukut nature, plantés sur l’île Apinipehekat (qui signifie « le passage étroit de l’est »), dans le golfe du Saint-Laurent.

Le vent et l’infiniment grand nous happent d’emblée sur cette île de la communauté innue d’Unamen Shipu, à l’est de Natashquan et de Kegaska, où s’arrête pour le moment la route 138. On se trouve alors à 400 km au nord-est de Sept-Îles. Sur les cartes, on verra aussi le nom de La Romaine, à ne pas confondre avec le barrage, qui désigne le secteur non autochtone de la communauté.

L’infiniment grand, c’est le lichen qui couvre les îles, la mer qui s’agite en même temps que le vent, les tentes innues dressées un peu à l’abri des éléments, à travers les épinettes, pour les moments de socialisation. C’est l’internet sans fil qui ne se rend pas, comme l’électricité qu’on produit à l’aide d’une génératrice pour la préparation des repas. 

L’infiniment grand, teinté de liberté et de calme, devient pourtant secondaire dans un trop court séjour d’immersion dans la culture innue. Les traditions et le savoir millénaires, de la cuisson du pain dans le sable à la pêche au homard à l’épuisette, touchent une corde sensible. Ils nous rebranchent avec nos racines trop profondément enfouies, avec la richesse des façons de faire des Premières Nations.

Tourisme Winepeukut nature a lancé cette année ce nouveau forfait de quatre jours et trois nuits qui comprend la traversée à bord du Bella-Desgagnés, à partir de Kegaska, l’hébergement en chalet et en tente traditionnelle et huit repas. Surtout, il s’agit d’une immersion incontournable dans la culture innue d’Unamen Shipu, qui, en langue innue, veut dire rivière et peinture, en référence à la peinture rouge qui devait protéger les canots des mauvais esprits. 

Horticulture

La culture des pivoines herbacées

La pivoine herbacée (pivoine vivace) est une grande plante aux fleurs énormes, habituellement dans les teintes de rouge, rose et blanc (plus jaune et violet chez la pivoine Itoh). Elle est de croissance très lente, mais comme la plupart des plantes de croissance lente, elle vit très longtemps : 60 ans et plus, souvent plus d’un siècle. Toute sa croissance se fait au printemps. Si jamais ses feuilles sont endommagées, vous n’en verrez pas d’autres avant l’an prochain.

La floraison a habituellement lieu entre la fin mai et la mi-juillet dans nos régions, mais elle est en retard de plusieurs semaines cette année. Il existe des variétés très hâtives, hâtives, mi-saison, tardives et très tardives. Avec une sélection attentive, il est donc possible d’avoir des pivoines en fleurs pendant presque deux mois.
On peut planter les pivoines vendues en pot à tout moment entre le début du printemps et la fin de l’automne. Toutefois, le meilleur choix est au début de l’automne (fin août et septembre), car c’est à cette saison que la plante se manie le plus facilement et qu’on peut alors obtenir des pivoines à racines nues nettement meilleur marché que les plantes vendues en pot.
Le feuillage de plusieurs pivoines rougit joliment à l’automne. Quand il est fauché par le gel, vous pouvez le couper si vous voulez ou le laisser se décomposer sur place.

Horticulture

La fascinante histoire de la pivoine

Les 22 et 23 juin se tient au Parc Marie-Victorin à Kingsey Falls (près de Drummondville) la dixième exposition annuelle de la Société québécoise de la pivoine, le Grand Bal des pivoines. Pour l’occasion, pourquoi ne pas faire un tour dans l’histoire de cette plante si populaire?

Origines lointaines

La pivoine appartient au genre Paeonia, un genre de 33 espèces surtout originaires de l’Europe et de l’Asie, avec deux espèces «égarées» trouvées en Amérique du Nord (P. brownii est même indigène au Canada, car elle s’étend jusqu’en Colombie-Britannique.) C’est le seul genre de la famille des Paéoniacées. Ainsi, la pivoine n’a aucun proche parent.

Le nom vient de Péon, disciple d’Asclépios, le dieu grec de la médecine. Selon la légende, il trouva une racine capable de réduire la douleur des femmes pendant l’accouchement. Cela rendit Asclépios si furieux qu’il voulut tuer son élève. Le dieu Zeus intervint toutefois et changea Péonia en la plante qu’il avait découverte, la pivoine. 

Depuis la nuit des temps, la pivoine est vue comme une plante médicinale, autant en Europe qu’en Asie. On la considérait presque comme une panacée, capable de guérir les tumeurs, les infections, les problèmes neurologiques, et beaucoup plus encore. 

La pivoine est comestible aussi, surtout ses fleurs. D’ailleurs, on dit que Confucius (551–479 EC) fut un grand amateur de la sauce à la pivoine!

C’est en Chine, pendant la dynastie Tang (7e siècle), qu’on commence non seulement à cueillir les pivoines sauvages, mais à les cultiver. C’est dans l’ancienne capitale de la Chine, Luoyang, que la pivoine fut cultivée pour la première fois. Elle demeure toujours le centre de la culture de la pivoine aujourd’hui, 1500 ans plus tard.

À l’époque, on ne savait rien de l’hybridation, ni même que le pollen servait à féconder les fleurs. Malgré cela, grâce à la culture de différentes variétés côte à côte, des croisements spontanés eurent lieu, donnant des plantes aux fleurs plus attrayantes. On commença alors pour la première fois à voir la pivoine comme plante ornementale. Bientôt, la pivoine devint l’emblème floral de la Chine et le demeura jusqu’à l’arrivée au pouvoir de la République populaire de Chine en 1949.

La pivoine de Chine, l’ancêtre de nos pivoines de jardin, n’arriva en Europe qu’au 18e siècle. On la nomma alors «pivoine blanche» (lactiflora veut dire «à fleurs laiteuses»), car la première variété connue était de cette couleur.

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MAG

Moët Impérial, le magnifique

CHRONIQUE / La cuvée emblématique de la maison champenoise Moët & Chandon célèbre cette année son 150e anniversaire. Un siècle et demi à arroser les fêtes de tout acabit et à enivrer les esprits, voilà qui se célèbre en grand!

Champagne, Impérial, Moët & Chandon

65,75 $ • 453084 • 12 % • 9 g/l

Horticulture

Des fines herbes qui attirent les abeilles

Les fines herbes sont très à la mode ces temps-ci. On peut les cultiver en pleine terre ou en pot, normalement dans un endroit ensoleillé au sol bien drainé, puis récolter leurs tiges, feuilles et fleurs pour la cuisine. Mais plusieurs herbes jouent aussi un deuxième rôle: elles plaisent aux abeilles (et aux papillons aussi!), les attirant souvent de loin. On a donc tout intérêt à incorporer ces herbes au potager, car plusieurs légumes — concombres, courges, melons, poivrons, etc. — ont besoin d’abeilles de leur pollinisation, mais n’ont pas autant le don de les séduire que les herbes.

Voici 10 herbes qui plaisent autant aux abeilles qu’aux humains:

1  Agastache fenouil (Agastache foeniculum) : Une jolie grande vivace aux épis de fleurs bleu violet qui se succèdent pendant tout l’été, au grand plaisir des abeilles. L’agastache fenouil est une des rares fines herbes indigènes au Québec. Elle est aussi l’herbe de l’année 2019! Les fleurs et les feuilles au goût anisé sont utilisées comme assaisonnement ainsi que dans les tisanes, les sirops et les salades. 90-120 m x 45-60 m. Zone 2.

Sur la route avec Philippe

Affinage, marketing et importations

CHRONIQUE / Sur les routes du Québec durant tout l’été, j’en profite pour vous parler de l’actualité bière, de rencontres d’artisans ou de découvertes brassicoles. Le fil conducteur de cette chronique ? De la spontanéité et de la bière.

Péché Mortel Jameson

Depuis quelques années, le célèbre whisky Jameson propose deux produits affinés en fûts ayant contenus de la bière: Le Caskmates Stout Edition et le Caskmates IPA Edition. Les deux fûts proviennent de la brasserie Franciscan Well Brewery située à côté de la distillerie de Midleton, en Irlande. Bien entendu, les fûts utilisés par la brasserie provenaient de la distillerie.

Horticulture

La vivace de l’année 2019

Décidément, la Perennial Plant Association sait comment choisir une plante méritante! Année après année dans sa campagne «vivace de l’année», elle fait la promotion d’une plante réellement exceptionnelle et, surtout, qui a fait ses preuves. En effet, la vivace de l’année n’est jamais une nouveauté: il faut qu’elle soit sur le marché depuis plusieurs années avant d’être ajoutée à la liste des 400 gagnantes potentielles proposées annuellement.

Pour mériter un prix vivace de l’année, la plante doit:

  • Être adaptée à une large gamme de conditions climatiques;
  • Nécessiter peu d’entretien;
  • Offrir une bonne résistance aux parasites et aux maladies;
  • Être largement disponible sur le marché;
  • Offrir plusieurs saisons d’intérêt ornemental.

Cette année, le choix va à la bétoine ‘Hummelo’ (Stachys ‘Hummelo’), une vivace peu connue du grand public, mais à la floraison spectaculaire, lancée dans les années 1990 par l’hybrideur allemand Ernst Pagels. Le nom est en honneur du grand architecte paysager néerlandais, Piet Oudolf, dont le jardin se trouve à Hummelo, aux Pays-Bas. 

C’est une vivace aux nombreuses tiges dressées portant chacune un épi (Stachys vient du grec pour épi) de fleurs rose violacé qui persistent souvent deux mois, de juin à août, parfois même à septembre. Les petites fleurs tubulaires ont deux lèvres à l’extrémité, un trait classique des plantes de la famille des Lamiacées (famille de la menthe). Ses fleurs attirent les abeilles.

Maison

Les Jardins de Métis ouvrent leurs allées

MATANE — Le feuillage vert tendre des arbres annonce l’ouverture des Jardins de Métis. Ce samedi 1er juin 2019, plusieurs activités attendent les visiteurs au cœur du site situé aux portes de la Gaspésie.

Parmi celles-ci, notons la corvée annuelle de nettoyage des berges, à laquelle participe une bonne partie des employés des Jardins. En fin de journée, les efforts des participants de la corvée seront bien récompensés lors de la première activité culinaire de la saison, alors que le nouveau chef exécutif, Frédérick Boucher, va cuisiner des saveurs gaspésiennes avec la collaboration de son équipe.

La journée d’ouverture est aussi l’occasion de présenter quatre nouvelles expositions, dont des tableaux du regretté cinéaste Gilles Carle à la maison écologique ERE 132. Pour l’exposition L’audible langage des fleurs, les murs de la Villa Estevan sont meublés de portraits de fleurs de la photographe T. M. Glass.

L’enseignant en photographie du Cégep de Matane, Yves Arcand, présente son exposition intitulée Antifloral. «C’est une approche avec des éléments moins flamboyants des fleurs, décrit le directeur des Jardins de Métis, Alexander Reford. Il nous fait regarder la fleur un peu autrement.»

La photographe Joan Sullivan qui, selon M. Reford, a complété un parcours complet des parcs éoliens à travers le Canada «pour photographier la beauté paysagère, mais aussi pour parler un peu des changements climatiques», présente Vents du changement.

Infos : jardinsdemetis.com

Maison

Une pointe entre «experts horticoles»…

La jardinerie Hamel — connue jadis sous le nom Centre Jardin Hamel — fait un clin d’œil savoureux à la Société québécoise du cannabis (SQDC), depuis quelques jours.

Un panneau publicitaire au bord de l’autoroute Laurentienne (direction nord, à l’angle de la rue de la Croix-Rouge, à la hauteur du stade des Capitales), propose la pointe suivante : «on fait pousser du bon stock, pis on n’en manque pas!» 

Ce petit mot d’humour fait référence aux difficultés d’approvisionnement qu’a connues la SQDC à ses débuts, qui a forcé la réduction des heures d’ouverture. 

Une idée de pub qui décroche un sourire…

Le technologue

Un petit pas pour l’homme, mais...

CHRONIQUE / Enfant, je rêvais d’être astronaute et j’éprouvais une grande fascination pour les protagonistes au coeur de cette course technologique que fût celle vers la Lune. Mon rêve fut toutefois anéanti lors d’une escapade dans le Gravitron à la foire agricole où j’ai rapidement constaté que ce genre d’émotions fortes ne sont définitivement pas pour moi !

Pour le cinquantième anniversaire des premiers hommes sur la lune, voici la première de deux chroniques sur le sujet.