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Sexologie

Blocage et baisse de libido

CHRONIQUE / Salut Mimi! J’ai une mini question pour toi. J’ai une baisse de libido assez frappante. J’ai aussi un blocage avec mon chéri. Je ne vais jamais vers lui. Et je ne prends plus plaisir aux préliminaires. Existe-t-il des pistes pour m’aider à débloquer ? Ça fait 15 ans que je suis avec. Je l’aime toujours, mais il manque peut-être de variété dans nos ébats ? Je ne sais pas. Je suis comme gênée, ce que je trouve vraiment ridicule. Je ne voudrais que me coller. Par contre, un coup commencé, j’adore ça. Il me satisfait durant l’acte bien que je ne sois plus capable de m’évader. Quand j’étais jeune, la sexualité était très taboue dans ma famille. Pas question de parler de ça et de prononcer les mots s’y rattachant. Je ne sais pas si c’est relié. J’aimerais être bien avec le sexe. Mon chum est parfait. Il patiente, mais je le comprends d’être un peu tanné d’être repoussé, en quelque sorte. Merci.

CHRONIQUE / Salutation à vous madame et chère lectrice de ma chronique,

En cuisine

Du réconfort en miches

CHRONIQUE / Je ne compte plus le nombre de tartelettes portugaises que j’ai vues passer sur les réseaux sociaux le week-end dernier après l’invitation à cuisiner lancée par le Dr Horacio Arruda. Mais si j’en crois les tablettes à sec de farine chez plusieurs épiciers, ce sont des photos de pain qui vont prochainement inonder mon fil Facebook.

Je ne sais pas expliquer cette ruée vers les farineux kilos ensachés.  

J’imagine que Ricardo a de nouveau partagé sa recette de miche sans pétrissage. 

Ou bien c’est qu’en ces temps d’incertitude et de grands bouleversements, on se tourne tous vers ce qui nous apporte un certain apaisement. 

Le pain est après tout un symbole fort de réconfort. Aliment millénaire, confectionné dans toutes les sociétés, il nous accompagne au quotidien bon an, mal an, été comme hiver. 

Et vous serez sans doute d’accord avec moi, le parfum des pâtons qui cuisent au four est un délicieux remontant qui adoucit n’importe quel confinement. 

L’enveloppante odeur serait même capable de nous fouetter l’altruisme, ont avancé certains chercheurs français il y a quelques années, après avoir observé les variations du comportement humain avec ou sans l’odeur des petits pains chauds.

L’anecdote m’avait fait sourire. Le pain qui rend meilleur? J’aime croire que c’est vrai. Je ne prends pas de risque, je cuis au moins quatre miches par semaine. Pour les bienfaits que le geste m’apporte, surtout. J’ignore si les arômes de la boulangerie impactent à ce point notre psyché, mais je sais que faire son propre pain génère une satisfaction rare. Peut-être parce qu’à partir de presque rien, la magie opère. Une bonne farine, de l’eau, de la levure, un peu de sel, c’est tout ce qu’il faut pour que l’art et la chimie alimentaire se rencontrent. 

La pâte qu’on assemble, qu’on malaxe, qu’on laisse reposer au chaud avant de la bouler et de l’enfourner, c’est un peu comme une méditation… dont on partage ensuite la précieuse mie. 

Parce que le pain maison, c’est aussi ça. L’idée du partage, du geste nourricier. Une croûte qu’on casse et qu’on se répartit autour d’une même table. Un aliment qui rassemble. 

Qu’on soit plusieurs à façonner couronnes et baguettes en ce moment, chacun dans notre cocon, ce n’est probablement pas si anodin, au fond. 

Le bourlingueur

Réapprendre la prudence

CHRONIQUE / «On ne pourra pas ramener tout le monde! » Les mots du ministre des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne, ne sont pas ceux qu’on souhaite entendre ou lire quand on est coincé à l’étranger. Mais quand il rapporte que son ministère a reçu plus de 10 000 appels et 14 000 courriels en 48 heures pour rapatrier des Canadiens répondant à l’appel de rentrer au pays, on peut comprendre qu’on ne nolise pas des avions sur cinq continents en criant ciseau.

Le spécialiste des communications et de la gestion de crise Marc D. David, de l’Université de Sherbrooke, l’a dit : le premier ministre Justin Trudeau donne l’impression de réagir plus qu’il n’agit depuis le début de la pandémie de la COVID-19. Une question de perceptions, certes, qui jette de l’ombre sur tout le travail qui se fait en coulisse pour gérer autant ce qui se produit sur notre territoire qu’à l’étranger.

En cuisine

Débrouillardise alimentaire 101

Depuis une semaine maintenant, on le dit et le répète partout, en majuscules et en caractères gras : restez chez vous. La distanciation sociale imposée a des impacts sur tous les aspects du quotidien et, bien sûr, jusque sur nos tables. Parce que ce retrait de la vie courante veut aussi dire, pour la majorité d’entre nous, davantage de cuisine maison. Et souvent davantage de temps pour popoter en famille. De ça, on ne se plaindra pas. Les autorités ont insisté, il n’y a aucune pénurie d’aliments à l’horizon. Pas de panique, donc. Pas besoin d’acheter quatre caisses de riz et 28 boîtes de tomates. Il y en aura encore demain. Et l’idéal, la moindre des choses, le geste sensé et sensible, ce serait d’en laisser sur les étagères pour votre voisin. Avec l’idée d’utiliser au mieux les denrées qu’on a déjà chez soi, et pour réduire au maximum nos allers-retours au supermarché, petit guide sommaire de cuisine au temps de la COVID-19.

Truc No 1 : Substituer sans hésiter

Votre recette contient un ingrédient que vous n’avez pas? Ne courez pas à l’épicerie. Il suffit très souvent de substituer celui-ci par un autre. Avec une grande fille allergique aux œufs, aux noisettes et, auparavant, aux produits laitiers, on a, à la maison, développé des habiletés de ninja pour remplacer les ingrédients par d’autres dans les recettes courantes. Et c’est, ma foi, fort pratique. Voici quelques trucs qui peuvent toujours servir. Avec ou sans allergies. 

Pour remplacer...

Des œufs

Vous êtes en train de faire votre recette de muffins préférés et vous constatez qu’il n’y a plus d’œuf dans le frigo... Zéro problème. Mélangez 1 c. à soupe de graines de lin moulues avec trois cuillères à soupe d’eau pour obtenir l’équivalent d’un œuf. Laissez reposer quelques minutes, le temps que le tout soit un peu gélatineux. Vous pouvez faire exactement la même chose avec des graines de chia. Ce substitut est idéal dans les muffins, les pains, les gâteaux un peu plus denses ou les biscuits à l’avoine ou aux grains entiers. Ça fonctionne bien pour les recettes qui demandent un ou deux œufs. Plus que ça, c’est un peu plus complexe de parvenir à la texture souhaitée. D’autres substituts possibles pour remplacer un œuf en boulangerie/pâtisserie : 1/2 banane réduite en purée ou 3 c. à soupe de compote de pommes ou 1/4 de t. de tofu mou passé au robot culinaire.

Du lait

Dans les recettes de desserts, on peut souvent opter pour de l’eau, du jus, du lait de coco ou du lait végétal. Dans un gâteau aux carottes, par exemple, du jus d’orange ou du jus d’ananas fera des merveilles. Si vous bricolez plutôt une recette salée, une purée de légumes ou une sauce par exemple, un bouillon sera tout indiqué. Du lait végétal et non sucré aussi, si vous en avez.  

De la crème

Si vous avez des cajous non salées à la maison, c’est l’idéal. Vous les faites tremper une heure ou deux dans l’eau, vous rincez et vous passez le tout au mélangeur avec une plus ou moins grande quantité d’eau fraîche, selon la consistance de crème que vous souhaitez. Vous pouvez même en faire un lait très crémeux en ajoutant davantage d’eau. C’est aussi bon dans le café que dans les gratins, les sauces, les potages, les pâtes.

Planète vins

Le vin en solo

CHRONIQUE / Bien que le vin soit avant tout destiné au partage, en ces temps de confinement, on peut quand même en profiter. Certaines cuvées sont encore meilleures le lendemain alors il ne faut pas hésiter à ouvrir une bouteille et prendre le temps de la déguster pendant quelques jours. Le vin peut nous révéler sa poésie même en solo ou en solo pour deux. Ne laissons pas l’isolement faire place à la désolation, gâtons-nous!

On sait que le vin est vivant, donc sensible à la lumière et aux écarts de température. Idéalement, on le conserve au cellier ou dans un endroit frais qui affiche une température constante, à l’abri des rayons de soleil. Quand une bouteille est déjà ouverte, il est important de la refermer hermétiquement et de la conserver au frigo et non sur le comptoir, comme plusieurs le font avec les vins rouges. C’est simplement pour éviter les facteurs qui peuvent altérer le goût du vin. On pense notamment à l’oxydation et certaines bactéries qui n’auront pas l’occasion d’apparaître si la bouteille reste au frais à 5 °C, la température moyenne du frigo. Le temps de conservation varie selon les vins, certains blancs peuvent bien rester une semaine sans se détériorer et les vins rouges en moyenne 3-4 jours. On n’a qu’à sortir la bouteille quelques minutes avant le service pour assurer une bonne température.  

SEXOLOGIE

Juste une p’tite vite?

CHRONIQUE / La petite vite, une relation sexuelle nécessairement faite pour tout le monde ? Au mode rapido-presto, expéditive, efficace, voire pressée, louable de se questionner à savoir si elle honore réellement vos critères de satisfaction. Mesdames, messieurs, êtes-vous adeptes de cette dernière ?

Qui a deux minutes ?

Sans tambour ni trompette, tantôt pratiquée dans la voiture ou la garde-robe, entre deux rendez-vous ou juste avant le retour à la maison, avec l’inconnu ou la douce moitié, son appréciation semble parfois douteuse.

Opinions

Protégeons les voyageurs

CHRONIQUE / Temps de fou pour les bourlingueurs. Voyager en période de pandémie, non merci! S’il n’est pas annulé, mon vol pour La Nouvelle-Orléans, qui devait décoller dimanche, partira sans moi. Même sans la fermeture des frontières, je ne m’y serais pas risqué.

J’avais hésité entre le sud des États-Unis, l’Irlande, Seattle et une croisière. Au fur et à mesure que la COVID-19 progressait, on déconseillait les croisières, identifiait des foyers d’infection à Seattle et en Irlande. Je me félicitais bien naïvement d’avoir choisi un état moins touché. Mais j’ai surveillé les conseils du gouvernement canadien et j’ai compris que nous étions tous dans le même bateau, que bientôt, notre seule façon de voyager serait la recette de tartelette portugaise ou de tacos mexicains qu’on cuisinerait en solo un bon samedi soir. 

La situation a évolué en moins de temps qu’il n’en faut pour faire et défaire nos bagages. Pendant un temps, les directives du gouvernement du Canada avaient peine à suivre, si bien qu’on déconseillait aux voyageurs de partir, même si le niveau de risque pour certains pays demeurait bas selon les conseils aux voyageurs du site voyage.gc.ca. Normal, probablement, devant une situation jamais vue jusqu’à maintenant. 

Si la priorité demeure de rapatrier nos concitoyens coincés aux quatre coins du monde, il faudra assurément, dans les prochaines semaines, des consignes claires pour protéger les voyageurs qui voient leurs déplacements annulés. 

L’auberge de jeunesse que j’avais réservée en Nouvelle-Orléans m’avait d’abord refusé un remboursement, prétextant que l’établissement était toujours ouvert et que mes craintes de voyager ne constituaient pas une raison valable pour annuler mon séjour. Justin Trudeau a fermé les frontières. Donald Trump a déclaré l’état d’urgence. L’établissement s’est ravisé, a compris que ce n’était pas qu’un caprice. 

Les compagnies aériennes tardent à emboîter le pas. Elles offrent des crédits. Dans le même sens, en période de crise, alors que les appareils sont de plus en plus cloués au sol, faire osciller les prix d’un billet entre 8000 et 10 000 $, comme nous l’avons constaté la semaine dernière, est plus que déplorable. Éthiquement, les compagnies aériennes qui ont tenté de profiter du virus ont raté complètement la cible. D’autres, comme Sunwing, ont plutôt décidé d’offrir leurs sièges vides gratuitement pour rapatrier les Canadiens. Bravo!

L’Office des transports du Canada a par ailleurs établi des exemptions temporaires pour certaines dispositions du Règlement sur la protection des passagers aériens. Mais est-ce que les Canadiens sont bien protégés? Peuvent-ils exiger un remboursement pour un billet qu’ils ne pourront pas utiliser?

Le site volenretard.ca a choisi, lui, d’être proactif et d’offrir gratuitement des consultations, vendredi dernier, pour orienter les touristes qui en perdent (avec raison) leur latin. Jacob Charbonneau, président et directeur général de l’entreprise, constate que les Canadiens sont moins bien protégés que les Européens. 

« Ce n’est pas simple, parce que la majorité des compagnies aériennes offrent présentement un crédit plutôt qu’un remboursement. Sauf qu’on ne sait pas combien de temps la crise durera et si la santé financière des compagnies nous permettra d’utiliser ces crédits plus tard. C’est l’Office des transports du Canada qui devrait donner la directive. En Europe, c’est clair : les compagnies ne peuvent pas donner un crédit. Les gouvernements là-bas ont réagi très rapidement. »

Le gouvernement canadien se doit d’imiter l’Europe. Parce que les passagers forcés de rester chez eux ne sont pas tous des voyageurs compulsifs comme moi. Ceux qui partaient pour célébrer un événement spécial, qui utilisaient leurs seules vacances pour s’offrir un périple à l’étranger ou qui avaient économisé pendant des années pour réaliser un rêve n’en auront probablement rien à cirer d’un crédit qu’ils n’utiliseront pas. Dans certains cas, l’occasion de partir est passée et ne reviendra tout simplement jamais. 

Ici, tout s’organise au cas par cas. Appeler la compagnie aérienne? On ne prendra pas votre appel si vous n’êtes pas déjà coincé à l’étranger. C’est du moins ce qu’on répondait au Service à la clientèle d’Air Transat vendredi. Mais si la consigne du remboursement était claire, peut-être que les lignes seraient moins engorgées.

« C’est vrai qu’il y aura un impact financier pour les compagnies aériennes, mais elles recevront sans doute une aide économique du gouvernement », croit M. Charbonneau. « Le fardeau ne devrait pas être laissé au passager ou à la compagnie aérienne », ajoute-t-il. 

Vrai. Voilà pourquoi les règles devraient être claires.

Ceux ayant acheté leur billet avec une agence québécoise reconnue pourront probablement bénéficier du Fonds d’indemnisation des clients des agents de voyage, un fonds de 140 M$ pour venir en aide aux passagers aux prises avec des situations inattendues.

Pour les autres, comme moi, le flou persiste. Selon Jacob Charbonneau, le remboursement sera plus facile si c’est la compagnie aérienne qui annule le vol. « Si votre vol est bientôt, attendez de voir si la compagnie annulera. Si on accepte un crédit, certaines assurances ne voudront peut-être pas rembourser. Mais si le crédit n’est pas consommé, je pense qu’il y a moyen de récupérer son argent, même si ce sera compliqué. »

Si le voyage a été payé avec une carte de crédit, il est possible de demander une rétrofacturation, soit un remboursement pour un produit qui n’a pas été consommé.

Le président de volenretard.ca recommande néanmoins d’appeler la ligne aérienne en premier. « Si votre voyage n’est pas dans les 72 prochaines heures, vous ne réussirez pas. » Quoi qu’il arrive, suggère-t-il, prenez des notes : l’heure de l’appel, le nom du préposé, ce qu’on vous a dit.

D’autres ressources, comme Air Passengers Rights, estiment qu’il est de votre droit de réclamer un remboursement et énumèrent sur leur site les arguments qui peuvent être évoqués avec la compagnie aérienne. 

Quoi qu’il en soit, le débat sur la Charte des passagers aériens était déjà lancé l’an dernier, alors qu’on notait une protection plus limitée pour les Canadiens que les Européens. Notre charte à nous ne nous protège pas si les vols sont retardés en raison de la météo ou de certains problèmes mécaniques. Comme l’écrivait Stéphanie Grammond dans La Presse du 14 décembre 2019, la charte est compliquée et tellement complexe que les transporteurs peuvent facilement se défiler. 

Planète vins

Douceur, plaisir et réconfort

CHRONIQUE / Toucher le nirvana avec l’accord parfait est probablement une des meilleures expériences sensorielles au monde mais en cette période incertaine et avouons-le un peu « surréaliste », le meilleur accord est celui qui rime avec douceur, plaisir et réconfort. Restons positifs et profitons de ce moment de répit involontaire pour passer du temps de qualité en famille, revisiter nos vraies valeurs et se faire plaisir en cuisinant de bons petits plats ou en commandant un vrai festin de notre resto préféré. Et surtout, buvons ce qu’on aime!

Réconfort…

Le chardonnay est l’un des cépages les plus polyvalents de la planète vin. S’adaptant à son terroir et au climat qui le voit s’épanouir, il peut tout autant s’exprimer dans une vivacité minérale et saline, sur des notes de pommes vertes et d’agrumes, qui nous envoûte par des saveurs veloutées de fruits blancs et de beurre, dépendant de la façon dont il a été vinifié et élevé, en cuve inox ou en barrique. Qu’il nous donne de sa fougue ou de sa rondeur, il est toujours réconfortant.

Plein air

Randonnée au Pérou : trouver son air dans le canyon de Colca

CHRONIQUE / Je me souviendrai longtemps de l’odeur du grand air du Pérou. Ou plutôt du grand, mais très pauvre air du Pérou. Déjà, en descendant de l’avion à Arequipa au petit matin, on s’étonne de l’aridité et de la fraîcheur de cette brise qui entre dans nos poumons à 2335 m d’altitude. Mais, si l’on constate rapidement que l’atmosphère de la blanca ciudad (ville blanche) invite à l’aventure, il faut attendre de voir ce qui se cache de l’autre côté des montagnes et volcans qui la bordent pour réellement se laisser couper le souffle.

Et pour moi, il l’a été dans tous les sens du terme. 

Après deux jours passés à s’acclimater, à siester et à s’essouffler pour les moindres escaliers, nous quittons Arequipa en pleine nuit à bord d’un petit autobus en direction du canyon de Colca, où un trek de deux jours nous attend. Dans nos sacs : quelques vêtements adaptés à l’instable mercure de la région, de l’eau à profusion et une impressionnante sélection de médicaments contre l’altitude ou toute forme possible de problème gastrique. Comme beaucoup de ses compétitrices, l’agence que nous a recommandée notre auberge de jeunesse s’occupe de tous les repas : l’art de s’enlever un grand poids.  

Accompagnés de notre guide et d’un petit groupe de touristes à bord, nous sillonnons la route — cœurs sensibles, s’abstenir — qui nous sépare de Cruz del Condor, le plus célèbre point d’observation de cette gigantesque crevasse. Alors que le soleil ravive tranquillement le désert après une difficile nuit glaciale, cet arrêt marque un incontournable, ne serait-ce que le temps d’observer quelques vautours plonger dans le vide et de s’émerveiller devant ce trou de 3400 m de profon-deur. 

Commence alors le véritable périple : atteindre son fond, et le remonter. Prenant départ non loin de la ville de Cabanaconde, le sentier ne se compare à rien de ce que j’ai pu expérimenter auparavant. Le chemin rocailleux nécessite un grand contrôle de chacun de ses pas, et s’étend en zigzags jusqu’à ce qu’on peut deviner être un mince pont traversant un ruisseau, tout en bas. Un vrai cocktail de vertige, de fébrilité et d’envoûtement, on the rocks. Et que dire des imposants cactus et des intrigantes plantes grasses qui bordent cet irréaliste sentier; de quoi susciter admiration et envie chez n’importe quel horticulteur amateur. 

Sous un soleil maintenant devenu plus que généreux, nous descendons les 1000 m de dénivelé de cette spectaculaire paroi du canyon près de quatre heures durant. Un valeureux chien de berger errant, qui semble être un habitué des lieux, s’est épris de notre groupe au sommet et veillera sur nous jusqu’à la fin du périple. 

Une fois tous les randonneurs rassemblés de l’autre côté du pont, nous longeons la rivière jusqu’à un tout petit village (San Juan de Chucchu) fait de bois et de briques de terre cuite, où un dîner typiquement péruvien nous attend. Le paysage est déjà somptueusement différent. En remarquant les figues, les grappes de poivre rose, les avocats et les pommes grenade qui ornent la végétation de ce microclimat, on saisit ce qui motive les communautés de la vallée à vivre si recluses et à parcourir chaque jour l’équivalent d’une expédition de touristes intermédiaire pour gagner leur pain. 

S’acclimater

Il m’a fallu descendre un canyon entier avant de comprendre que mon corps ne s’est pas encore acclimaté, même après trois jours en altitude. Misère. Si près d’une rivière et enveloppés d’une telle chaleur, on n’aurait pu s’imaginer se trouver toujours à 2300 m du niveau de la mer. Or, chacun des pas d’ascension que j’entreprends sur ce sol à peine vallonneux me donne l’impression d’être en plein marathon. 

On pourra dire que j’ai fait durer le plaisir. Je profite des courtes séances de découvertes horticoles pour reprendre mon souffle, et je répète le même manège pendant les trois heures restantes : m’arrêter, respirer 50 fois en une minute, envier la capacité cardiaque du chien, retrouver espoir et enthousiasme, repartir.  

Mais tout le mal est déjà presque oublié lorsque le village de Sangalle, communément appelé « l’Oasis » pour d’irréfutables raisons, commence finalement à poindre à l’horizon. Après avoir traversé un pont suspendu qui surplombe la rivière Colca, nous atteignons ce joli et luxuriant havre parsemé de petits hôtels. Tout y est pour s’arrêter le temps d’une nuit : même quelques piscines creusées. Ai-je réellement dit « trek »? 

Sexologie

Infidélité virtuelle

COURRIER D'UNE LECTRICE / Bonjour Myriam, Je viens de découvrir complètement par hasard que mon partenaire est accro au cybersexe. S’il s’en tenait à regarder des films pornos de temps en temps, je ne serais pas offusquée. Il a droit à son jardin secret et je respecte le fait qu’il a besoin de se masturber de temps à autre puisque nos relations sexuelles se limitent à une fois par semaine. Je me sens trahie parce qu’il se livre très souvent à des séances érotiques avec des vraies personnes à l’aide d’une caméra. Je considère qu’un homme qui pratique presque tous les soirs en cachette la cyber sexualité (avec une caméra) est un homme infidèle. Qu’en pensez-vous ?

CHRONIQUE / Bonjour madame. Un constat double que cette découverte. Celui de reconnaître que votre chéri semble consommer en grande quantité de matériel sexuellement explicite, mais qu’au-delà de ça, il franchit une autre ligne. Celle de se servir de l’écran pour avoir des contacts virtuels à caractère sexuel avec de vraies de vraies personnes. Tout un dossier.

Dépendance au sexe

Vous le qualifiez d’accro, mais l’est-il vraiment ? La dépendance au sexe, tout comme au jeu, à toutes substances ou à je ne sais trop, impose un diagnostic précis d’un corps médical, psychologique ou sexologique.

En cuisine

Juliette Brun: les brownies du bonheur

CHRONIQUE / Précision : la lecture de cette chronique pourrait provoquer une irrépressible envie de cuisiner des douceurs chocolatées. Nous préférons vous en avertir. 

Mardi après-midi, à l’heure du thé ou du chocolat chaud, ça dépend de notre allégeance. J’appelle Juliette Brun sur son portable, elle me parle depuis l’une des animées succursales de Juliette & Chocolat. La Montréalaise a le rire franc, la parole vive et la bonne humeur contagieuse. Dans la façon chaleureuse qu’elle a de répondre, je reconnais tout de suite le ton ludique de l’appétissant livre qu’elle vient de lancer. Avec une entreprise florissante qui compte neuf succursales, la mère de cinq enfants de 3 à 13 ans ne manquait certainement pas de défis ni d’occupations. Elle a quand même trouvé le temps de boucler l’écriture d’un premier bouquin gourmand tout entier consacré aux brownies avec son conjoint et complice Lionel May.  

« On parlait de faire un livre depuis des années. Tellement que c’était devenu une sorte de running gag dans l’équipe de Juliette & Chocolat. On avait plusieurs idées sur la table. Les brownies, c’était l’une d’elles. Comme on avait accumulé plusieurs recettes au fil des ans, et puisque le brownie est notre plus grand vendeur chez Juliette & Chocolat, on a eu envie de se lancer. Il y a aussi que des brownies, on en fait beaucoup à la maison. C’est une activité de famille, ça fait partie de notre vie. C’est un projet qu’on pouvait faire ensemble, avec les enfants, et cette perspective nous plaisait beaucoup. »

Combinaison parfaite entre le sucré, le moelleux, le fudgy et le chocolat, le brownie avait cet autre avantage de ne pas être « prétentieux ». 

« C’est de la pâtisserie relativement simple à faire chez soi, elle n’est pas trop intimidante pour ceux qui n’ont pas beaucoup d’expérience culinaire, mais elle comble le bec sucré de tout le monde. » 

Bourlingueur

Despacito et l’art de San Juan

CHRONIQUE / San Juan, la capitale de Porto Rico, s’est trouvé un penchant pour la séduction. Un gros penchant. Elle savait déjà faire craquer les gourmands, avec sa cuisine riche et ses cocktails, mais elle a appris à s’offrir autant pour les yeux que pour le ventre.

C’est que San Juan a l’âme d’une artiste. Elle sait agencer les couleurs de ses bâtiments, dans la vieille ville, mais se laisse aussi aller dans l’art de rue sous toutes ses formes, sans oublier ses musées, qui présentent toutefois un intérêt variable.

Dans Santurce, deux des principaux musées s’offrent une lutte inégale. Le Musée d’art contemporain, ayant pignon sur rue dans une ancienne école de l’avenue Ponce de Leon, n’a d’intéressante que l’architecture du bâtiment. Ou presque.

L’édifice néoclassique, avec ses colonnes entourant une cour intérieure, contraste avec le beige des employés du musée, qui, ce jour-là, s’emmerdaient profondément. Pas de visiteurs, donc pas de sourires. Ils se traînaient les pieds, l’ennui comme deux lourds boulets les empêchant de faire de grandes enjambées. Mais pour dire vrai, à part deux œuvres magistrales aux accents féministes, les installations ne valaient pas vraiment le coût d’entrée.

Tout le contraire du Musée d’art de Porto Rico, plus sobre dans le nom, mais ô combien plus intéressant dans son ensemble. L’édifice, un ancien hôpital, a la façade barbouillée de jolies fresques. On nous vante, oui, le jardin botanique des sculptures, qui tombe un peu à plat dès qu’on a la moindre attente. Mais les expositions permanentes, elles, qui rendent entre autres hommage à des artistes portoricains, notamment José Campeche et Francisco Oller, sont assez variées.

Gros coup de cœur, dans les expositions permanentes, pour l’œuvre Jusqu’à ce que la mort nous sépare (Hasta que la muerte nos separe) d’Anaida Hernandez, qui symbolise la diversité portoricaine en plus de résumer, en une centaine de petits tableaux, l’essence de la pluralité observable dans le musée. On passe aussi du classique au kitsch, dans une pièce rappelant un salon de barbier bourré d’objets issus de l’imaginaire des migrants, jusqu’à la modernité, comme ce portrait de Jésus pixelisé auquel un symbole propre à Instagram, un cœur, a été ajouté. 

Parce qu’il fait presque toujours soleil à Porto Rico, l’art visuel se transporte par ailleurs dans la rue, dans le secteur de Miramar, toujours dans le quartier de Santurce. Si on a la plante des pieds endurcie, on peut marcher des musées aux murales, même si l’ambiance un peu plus malfamée des rues de Miramar donne envie de camoufler le portefeuille dans nos caleçons.

J’exagère! 

Mais je n’ai croisé aucun touriste lors de ma promenade ce jour-là. Les individus qui surgissaient des ruelles à l’occasion avaient le don de me faire sursauter. Et d’autres touristes m’ont avoué leur malaise à s’aventurer dans ce secteur pourtant reconnu pour ses fresques murales. Certaines d’entre elles sont particulièrement réalistes même si elles font trois ou quatre étages de haut. Il faut même penser à avoir des yeux tout le tour de la tête pour ne rien manquer. Même si le secteur aux murales est petit, les plus belles œuvres sont parfois cachées derrière nous.

En sortant du quadrilatère, on croisera le parc de la Hoare, une jolie place gazonnée où on arrive difficilement à se poser, les bancs étant occupés par des sans-abri ensommeillés. 

Pour peu qu’on ait vraiment envie de suer sa vie, on peut continuer la promenade (longtemps) pour aboutir à ce qui m’est apparu comme la plage la plus intéressante près de la vieille ville, la plage La Ocho, presque dissimulée derrière un stade.

En poursuivant le long de la mer, un peu plus loin dans la vieille ville, après les murales qui longent la rue Norzagaray, on aboutira au quartier La Perla, fortement déconseillé une fois la nuit tombée. Mais quand on dit que San Juan a reconnu l’importance de l’art pour se relever les manches et revitaliser ses quartiers, on le constate dans La Perla, où le vidéoclip de la chanson Despacito a été tourné. 

Planète vin

Éloge du riesling

CHRONIQUE / Si le mot riesling évoque encore pour vous des souvenirs désagréables de vins allemands de masse, médiocres et trop sucrés, il est temps de faire progresser et triper vos papilles en découvrant la grande diversité aromatique que ce cépage noble peut offrir.

Mais avant de faire l’éloge du riesling, j’aimerais faire les louanges de ma très talentueuse collègue Caroline Chagnon qui a signé de plume de fée cette chronique pendant toutes ces années et que je félicite de sa passion et de sa détermination à naviguer vers de nouvelles expériences. Quant à moi, après avoir parcouru la planète pour écrire Routes des Vins dans le Monde - 50 itinéraires de rêve, publié cet automne aux Guides Ulysse, je termine mon niveau Diploma en sommellerie (WSET4) et c’est avec ferveur que je reprends le flambeau pour vous partager mes découvertes et mes expériences de sommelière aventurière.

Qui dit riesling dit nuances 

Le riesling est en tête de liste des cépages blancs parmi les plus fins et les plus complexes de la planète vin avec en plus la caractéristique d’avoir un grand potentiel de vieillissement. Outre la complexité des notes aromatiques que peut présenter un riesling qui a de l’âge, le cépage s’affiche déjà en jeunesse avec une signature olfactive unique qui va des fleurs blanches au rayon de miel et à une variété d’expressions minérales souvent teintées de notes pétrolées. En bouche, on trouve une acidité vive qui rappelle celle de la lime ou du citron Meyer, se déclinant sur les fruits à noyau comme l’abricot et la pêche blanche, voire même jusqu’à l’exotisme de l’ananas, selon les styles.  

Si on imagine parfaitement notre verre de riesling avec une raclette ou une fondue au fromage, il accompagne merveilleusement les huîtres et le saumon fumé en entrée, tout autant que les poissons, les sushis et la choucroute, un accord alsacien classique. Si vous avez envie de faire différent, essayez un coq au vin au riesling, un plat du terroir que l’on sert accompagné de nouilles spätzle. 

Origine et encépagement

Si 40 % des vignes proviennent de leur berceau d’origine en Allemagne, le riesling est aussi le cépage roi de l’Alsace et il s’épanouit de façon admirable dans les vignobles autrichiens et en haute altitude sur les sols d’ardoise de l’Alto Adige en Italie. On en trouve aussi en Europe de l’est et dans plusieurs pays du Nouveau Monde, incluant l’Australie et les États-Unis, notamment dans l’État de Washington où le Château Ste. Michelle collabore depuis plusieurs années avec le réputé Ernst Loosen de la Moselle en Allemagne pour leur gamme Eroica. Plus près de chez nous, le riesling a été le premier vinifera planté dans les Finger Lakes, dans l’État de New York et ensuite dans la région du Niagara en Ontario, en 1974.  

Pour faire naître l’amour du riesling!

Amusez-vous à comparer un riesling d’Alsace avec deux rieslings allemands de régions différentes, et un riesling du Niagara. On trouve plusieurs niveaux de sucrosité dans les rieslings, ceux présentés ici sont secs ou trocken (en allemand), Quälitatswein est une certification de qualité.

Axel Pauly Tres Naris Riesling Mosel 2017 

22,40 $ • 14147601 • 11,5 % • 7,8 g/l • Trocken • Quälitatswein 

Bières

La bière de mars, tradition peu ancrée au Québec

CHRONIQUE / Chaque printemps est attendu avec impatience, la nature se réveille, les animaux d’élevage retrouvent leurs pâturages et les brasseurs redeviennent fermiers… La bière, c’était aussi un moyen d’entretenir un métier pendant les longs mois d’hiver. Mais le printemps, c’est surtout signe de bière de printemps.

Le Nord de la France a toujours été reconnu pour son univers brassicole et ses brasseries familiales. Dans les années 80-90, lorsque la bière était beaucoup moins populaire et tendance qu’aujourd’hui, se tenaient fièrement plusieurs brasseries de taille modeste qui ont tenu la culture bière de France à bout de bras. Une volonté qui se doit d’être reconnue aujourd’hui.

Maison

Calendrier horticole du 7 mars 2020

La tomate, du semis à la récolte
Le mardi 10 mars 2020 (19h30 à 21h), la Société d’horticulture de Sainte-Foy proposera la conférence «La tomate, du semis à la récolte» donnée par l’agronome et auteure Lili Michaud. On y apprendra à faire des semis, les différences entre les plants, l’arrosage et la prévention des maladies. La présentation aura lieu à la sacristie de la Visitation, au 801, route de l’Église, à Québec. Prix : gratuit pour les membres, 8 $ pour les non-membres. Info : Nicole Caron au 581 981-4441, nicky101.2008@outlook.fr ou shsf.ca ou facebook.com/societe.horticulture.ste.foy

Les plantes indigènes
Le mardi 10 mars 2020 (19h), la Société d’horticulture et d’écologie de Montmagny proposera une conférence sur la façon d’aménager ses plates-bandes avec des plantes indigènes, donnée par le chroniqueur horticole Larry Hodgson. Coût : gratuit pour les membres et les étudiants, 8 $ pour les non-membres. Adresse : à la salle du conseil municipal au 143, rue Saint-Jean-Baptiste Est, à Montmagny. Info : 418 248-9322

Le jardinage «éconologique»
Le mercredi 11 mars 2020 (19h30), la Société d’horticulture et d’écologie de Saint-Nicolas présentera la conférence «Jardinage éconologique : économique et écologique» par l’agronome et auteure Lili Michaud. L’activité aura lieu à l’hôtel Comfort Inn & Suites situé au 1394, route des Rivières, à Lévis. Prix : gratuit pour les membres, 7 $ pour les non-membres, 5 $ pour les membres d’autres sociétés d’horticulture. Info : 418 831-2641

Le bouturage pour les boîtes à fleurs
Le dimanche 15 mars 2020 (10h), la Société éducative Roger-Van den Hende présentera la conférence «Le bouturage pour accroître les plantes en vue de la confection des boîtes à fleurs» donnée par Jean Brisson. On y étudiera les boîtes à fleurs, le jar­dinage en pots, les espèces appropriées, les techniques, le choix des pots et la fertilisation. Présentation à la jardinerie Floralies Jouvence (2020, avenue Jules-Verne, à Québec). Prix : gratuit pour les membres, 2 $ pour les non-membres, 1 $ pour les membres d’autres sociétés horticoles. Réservation jusqu’à 9h45 le jour même : Jean Denis Brisson à societeeducativervdh@gmail.com ou 418 908-1096

Les orchidées de la Colombie
Le mardi 17 mars 2020 (19h30), les Orchidophiles de Québec proposeront une conférence sur les orchidées de la Colombie donnée par Viateur Boutot. La rencontre aura lieu au Montmartre canadien (1669, chemin Saint-Louis, à Québec). Entrée et stationnement gratuit à l’arrière. Coût : gratuit pour les membres, 5 $ pour les non-membres. Info : orchidophilesdequebec.ca

Les jardins d’eau
Le dimanche 22 mars 2020 (10h), la Société éducative Roger-Van den Hende présentera la conférence «Les règles d’or pour l’aménagement d’un jardin d’eau» donnée par Michel Bédard. Au programme : la conception, la réalisa­tion et l’entretien, en plus d’une dizaine de règles d’or à respecter. Présentation à la jardinerie Floralies Jouvence (2020, avenue Jules-Verne, à Québec). Prix : gratuit pour les membres, 2 $ pour les non-membres, 1 $ pour les membres d’une autre société horticole. Réservation jusqu’à 9h45 le jour même : Jean Denis Brisson à societeeducativervdh@gmail.com ou 418 908-1096

Les plantes couvre-sol
Le mardi 24 mars 2020 (19h30 à 21h), la Société d’horticulture de Sainte-Foy présentera la conférence «Les plantes couvre-sol» donnée par Rock Giguère, spécialiste horticole et auteur. La présentation aura lieu à la sacristie de la Visitation, au 801, route de l’Église, à Québec. Prix : gratuit pour les membres, 8 $ pour les non-membres. Info : Nicole Caron au 581 981-4441, nicky101.2008@outlook.fr ou shsf.ca ou facebook.com/societe.horticulture.ste.foy

La passion des hostas
Le mardi 31 mars 2020 (19h30 à 21h), la Société d’horticulture de Sainte-Foy présentera la conférence «Notre passion pour les hostas» donnée par Daniel Lemieux, copropriétaire des Vivaces du Merle Bleu. On y dévoilera des renseignements sur les hostas, les tendances et les nouvelles caractéristiques développées par les hybrideurs et sélectionneurs. La présentation aura lieu à la sacristie de la Visitation, au 801, route de l’Église, à Québec. Prix : gratuit pour les membres, 8 $ pour les non-membres. Info : Nicole Caron au 581 981-4441, nicky101.2008@outlook.fr ou shsf.ca ou facebook.com/societe.horticulture.ste.foy

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Sexologie

Laissez tomber les étiquettes

CHRONIQUE / Bonjour Myriam,En parcourant vos chroniques, je comprends que tous les goûts sont dans la nature en matière de sexualité. Néanmoins, j’ai l’impression de manquer de virilité. Concrètement, cela se traduit par un comportement passif qui n’est pas toujours au goût de mon épouse. Ainsi, je prends peu d’initiative quand il est question de pénétration, je préfère qu’elle me chevauche que l’inverse. En outre, j’ai souvent l’envie d’être pénétré durant le coït, ce qui laisse mon épouse interrogative sur mon orientation sexuelle. Qu’en pensez-vous ? Pouvez-vous m’éclairer ? Cordialement.

Bonjour à vous,

La perception du manque de virilité, un mal que vous n’êtes pas le seul à vivre, Monsieur Cordial. Des hommes ne se valorisant pas sexuellement parlant, j’en ai vu un et un autre. La confiance en soi en tant qu’individu sexuellement actif, un fondement à développer, le saviez-vous ? Facile nécessairement ? Aucunement !

Le bourlingueur

Christophe Colomb et la forêt

CHRONIQUE / Leçon de voyageur : ne pas trop se documenter avant un voyage peut être une arme à double tranchant. D’un côté de la lame, la liberté, la flexibilité, le sentiment de tout découvrir au fur et à mesure. De l’autre, du côté coupant, la possibilité de s’égarer, de perdre du temps, de suivre une fausse piste.

À Porto Rico, quand on se fie à des documents vieux d’à peine trois ans pour fabriquer un itinéraire approximatif, c’est du côté affilé qu’on tombe. C’est un peu comme réserver une chambre d’hôtel et constater en arrivant que la photo date de la décennie précédente. Sur l’île américaine, l’élément perturbateur s’appelle Maria.

Bières

Smoothie Sour, un style vitaminé

CHRONIQUE / Les très nombreuses variantes d’IPA inventées ces dernières années ont mis le houblon à l’honneur. On ne compte plus les IPA aromatiques aux notes de fruits tropicaux ou d’agrumes. Depuis quelques années, on semble se pencher vers une autre tendance : l’ajout de jus de fruits dans la bière lui donnant un petit côté acidulé. Et c’est pour le mieux, même si ma première Smoothie IPA m’avait laissé perplexe. Il faut dire qu’on me vantait le goût caractéristique de la bière avec l’ajout de fruits — soit en jus ou en purée —, mais je me suis retrouvé devant un jus de fruits pétillant, alcoolisé, au corps particulier et à l’amertume étrange... Ma rencontre avec ma première Smoothie IPA n’a pas été des plus concluantes.

Tirant son inspiration de la Milkshake IPA, une IPA avec ajout de lactose et de pectine de fruits, la Smoothie IPA n’y va pas par quatre chemins : on ajoute une bonne dose de fruits dans le brassin et on compense l’amertume avec une belle quantité de sucre, raffiné ou naturel.

Sexologie

La porno et la vraie vie

CHRONIQUE / Pornographie, est-ce la vraie vie ? Ce questionnement est louable puisqu’il y en a qui semblent penser que oui ! À bon escient, n’ayant pourtant qu’une visée récréative, ce divertissement pour adulte apporte certes son lot de confusion. Tel le tout dernier James Bond bourré d’invraisemblances indéniables, eh bien sachez qu’il en va de même pour les films Rodéo sur Juliette, Cyrano de Vergerac ou Le Tour du monde en 80 trous. Pour s’y retrouver, voici quelques distinctions à ne pas négliger.

Excitation sexuelle

Bien que visiblement omniprésente au moindre effleurant de l’orteil pour Branda l’expressive, rien n’est tel pour la gent féminine, mais aussi masculine. L’excitation étant la prémisse initiale à la réponse sexuelle suggérée par Master et Johnson, soyez au fait qu’elle tarde souvent à venir pour le commun des mortels. De ce fait, difficile de se mettre dans le bain et de se voir disposé aux restes.

En cuisine

Pour une relâche qui a du goût

CHRONIQUE / Mars à nos portes annonce un moment de répit pour les écoliers de la province. L’attendue semaine de relâche suppose du temps en famille, des activités extérieures pour goûter les derniers (on l’espère!) soubresauts de l’hiver et des moments de farniente à ne presque rien faire. Ensemble. En vrac, voici quelques idées gourmandes pour agrémenter le traditionnel congé. Des trucs simples qui se préparent bien avec la marmaille et qui savent contenter les papilles des petites comme des grandes fourchettes.

POUR COMBLER LE GARGANTUESQUE APPÉTIT QUI SUIT L’APRÈS-SKI (OU LA RAQUETTE, LE PATIN, LA GLISSADE, ALOUETTE!)

CHIC FONDUE

Convivial souper par excellence après une journée passée en plein air, la fondue au fromage fait le bonheur de tous. On peut la traficoter soi-même à partir de fromages québécois savamment choisis, ou bien on peut opter pour un raccourci et se gâter en essayant l’une des nombreuses préparations toutes prêtes proposées par différentes fromageries de la province qui ont mis en marché leur interprétation du classique suisse. Le truc de mon amie So pour terminer le fromagé souper sur une savoureuse note sucrée : plonger une datte Medjool dans le caquelon. 

Vous avez opté pour une diète végétalienne? C’est possible de bricoler une fondue savoyarde au fauxmage à base de cajous, parfois de carottes cuites, de levure alimentaire et d’un savant amalgame d’épices choisies. Avec du vin et du kirsch, ça va de soi. Les propositions de recettes ne manquent pas, il suffit d’interroger Google pour trouver celle qui vous inspire. 

Le bourlingueur

Une école pour apprendre à voyager

CHRONIQUE / J’ai toujours cru que le voyage s’apprenait sur le tas, à force d’expérience, sans préparation aucune. On saute, on retient son souffle, on se ferme les yeux, et voilà, on apprend à nager. Pas besoin d’école, si ce n’est que l’école de la vie. On se trompe, on fait quelques bourdes en Europe et en Asie, sans personne pour nous dénoncer, et on s’améliore pour la prochaine fois.

Oui mais… C’était avant que Vaolo, une jeune pousse propulsée par la Fondation Village Monde, ne lance l’Académie des explorateurs. Vaolo, c’est une plateforme qui vise à devenir la référence du voyage d’expérience hors des sentiers battus. Ces fameux sentiers battus, qu’on déteste parfois sans savoir pourquoi, ont tendance à étouffer sous le poids du surtourisme.

À la vôtre

La Sicile et ses cépages autochtones

CHRONIQUE / La Sicile est assurément la région viticole italienne qui reçoit le plus d’attention ces dernières années. La récente revalorisation des cépages autochtones et la fascination pour les vins de volcans y sont certainement pour quelque chose.

Il y a belle lurette que la Sicile n’est plus l’île du vin en vrac et du vin fortifié marsala. Si les vins issus des sols volcaniques de l’Etna l’ont plus que jamais mis au goût du jour, son potentiel et sa diversité atteignent des sommets grâce à des terroirs exceptionnels et à des raisins locaux comme le nero d’avola, le frappato, le nerello mascalese, le carricante et le grillo.

Certains vignobles ont choisi de préserver ces cépages et de les cultiver — héritage et témoins d’une longue tradition de viticulture sicilienne. Des variétés qui sont, qui plus est, profondément adaptées à leur terroir, puisqu’elles ont su perdurer à travers les siècles au contexte climatique et topographique unique de la région.

Des vignerons comme Gulfi, Arianna Occhipinti ou COS, s’inscrivant à contre-courant des vins chauds et costauds que nous a souvent servi la région, démontrent une facette digeste et rafraîchissante de la Sicile. D’autant plus que la mise en valeur de ces cépages qui font la richesse et la singularité de l’île, se fait à travers des pratiques hautement respectueuses de la nature.

Figure importante de la région, le Domaine Gulfi est passé maître dans la vinification du cépage nero d’avola. Il en tire des cuvées élégantes, profondes et empreintes de fraîcheur. Certifié bio depuis 2004, le vignoble est dirigé selon une philosophie basée sur la conservation et le respect de la nature. À ce propos, Matteo Catania, propriétaire de la maison, attire l’attention sur le fait « qu’ils ne sont jamais devenus bio ». Depuis la création du domaine dans les années 1990, la prémisse a toujours été de maintenir l’équilibre naturelle, et l’acquisition de la certification n’a rien changé à leur façon de travailler. Dans le même état d’esprit, le domaine a fait le choix de ne pas irriguer ses vignes.

Situé sur la DOCG cerasuolo di vittoria, Gulfi élabore une cuvée de ladite appellation dont il reste encore quelques bouteilles en SAQ. Je vous en avais vanté les mérites de cette cuvée composée à parts égales de nero d’avola et de frappato en novembre dernier. Du beau vin de soif! 

Sortie prendre l'hiver

Dernière chance hivernale

Envie de profiter des derniers soubresauts de l’hiver? Quelques nouveautés ont fait leur apparition au parc national du Mont-Mégantic.

Les amoureux de ski nordique peuvent essayer le tout nouveau tracé, qui donne maintenant accès directement à l’observatoire… et tous les points de vue exceptionnels qui viennent avec lui. « On a refait le tracé, on a déplacé l’arrivée. Avant on n’allait pas au sommet, alors qu’on a de beaux points de vue. On arrive à l’observatoire et ensuite on redescend. Les points de vue sont vraiment exceptionnels », explique la directrice du parc, Nathaël Bergeron. Il s’agit d’un parcours pour experts, principalement en raison de la durée et du dénivelé. « Ça donne accès à toute l’épaule du mont Mégantic. » Avant, le sentier faisait plutôt le tour de la montagne. Le sentier de 22,5 km est le seul parcours de ski nordique du parc. 

Si l’envie vous prend de découvrir le sentier pendant la relâche, les conditions sont très belles, assure Mme Bergeron. 

Le mont Mégantic est reconnu pour ses conditions exceptionnelles de neige. D’ailleurs, selon les conditions météo, il peut arriver que la saison hivernale s’étire jusqu’en avril. « On a parfois des gens qui arrivent en espadrilles en avril ou en mai et il y a encore de la neige au sommet. »

Autre nouveauté, cette fois à découvrir tout au long de l’année : le tout nouveau refuge du mont Saint-Joseph, ouvert l’automne dernier. Le refuge est un conteneur reconverti, qui sert de relais pendant le jour et devient accessible uniquement à ses locataires à 16 h. Le conteneur lumineux remplace l’ancien refuge, qui connaissait aussi une belle popularité. 

« Il est tellement hot! » lance, pleine de fierté, la directrice. Il est ouvert à l’année. On l’a inauguré cet automne. Il fonctionne super bien. Son taux de fréquentation est de 100 % d’ici la fin avril. Les gens le trouvent magnifique », lance Mme Bergeron, en soulignant la vue exceptionnelle des lieux. 

Avis aux intéressés : si vous souhaitez allez y séjourner, réservez à l’avance. « C’est notre meilleur refuge en termes de fréquentation en raison de sa localisation… »

Le parc du Mont-Mégantic caresse deux importants projets : l’aménagement d’une descente en luge et l’aménagement d’un refuge de 16 places. Le parcours de luge verra le jour sur la route existante qui mène au sommet du mont Mégantic. 

Le refuge, lui, comptera 16 places. Le parc prévoit convertir la résidence des astronomes pour aménager le nouveau refuge. « Les activités de recherche n’arrêteront pas, précise Mme Bergeron. Ce bâtiment-là est un peu trop grand pour leurs besoins et ça permet de l’utiliser. » Le bâtiment comptera six chambres doubles et un dortoir. Pour ces deux projets, l’échéancier visé est toujours de 2022. 

Vous pouvez aussi profiter de la relâche pour découvrir deux nouveaux sentiers hivernaux au parc de la Gorge de Coaticook. Les sentiers de la montagne et de la promenade totalisent 6,5 km, et se marchent sans raquettes ni crampons. Les raquetteurs, eux, ont le choix entre 21 km de sentiers. Le sentier de la promenade, multifonctionnel, est aussi ouvert aux vélos à pneus surdimensionnés, et parfait pour ceux et celles qui souhaitent s’initier à ce sport.

Suggestions ou commentaires? isabelle.pion@latribune.qc.ca

Sexologie

Fantasmer sur un autre gars

CHRONIQUE / Je ne sais pas trop si tu peux m’aider, mais j’essaie quand même. En gros, depuis quelque temps, je n’ai pas vraiment envie de faire l’amour avec mon chum. Par contre, je me masturbe assez souvent. Je ne sais pas trop pourquoi je n’ai plus envie de lui, ça n’avait jamais fait ça avant. Aussi, il y a environ trois mois, ma meilleure amie m’a présenté son frère avec qui j’ai passé la soirée et j’ai réalisé avoir vraiment beaucoup d’affinités avec lui. Je me souviens avoir pensé que si je n’avais pas déjà un chum, ce gars-là serait vraiment dans mes cordes. Depuis ce soir-là, je pense assez souvent à lui. Je le croise parfois quand je vais voir ma meilleure amie bien que je n’ai jamais repassé de temps avec lui (...). Bref, ce qui me pousse à t’écrire est le fait qu’à deux ou trois reprises cette semaine, j’ai rêvé que je trompais mon chum avec ce gars sans même m’en soucier. Ça me trouble beaucoup. Tu penses que ça veut dire quoi ? Merci de ton aide.

Bonjour à vous Madame Rêve. Commençons du début. Se masturber, rien de si étonnant pour le commun des mortels même en couple. Comblant un besoin davantage personnel que relationnel, plus d’un se sert de ces petites caresses pour se détendre, s’endormir, se désennuyer, diminuer une dose de stress, se divertir, s’occuper, alouette. Pas de souci jusqu’ici.

En cuisine

Doux vinaigre [VIDÉO]

CHRONIQUE / Produit en Estrie et vendu depuis quelques mois dans la région, le vinaigre Mc Duff est unique au Québec, voire en Amérique du Nord.

C’est que le nectar, élaboré selon un procédé traditionnel allemand, est fait à base de panela, c’est-à-dire la vraie de vraie cassonade péruvienne. 

« On trouve au Québec des vinaigres de cidre de pommes et des vinaigres de vin, par exemple, mais des vinaigres conçus avec du sucre comme matière première, il n’y en a pas d’autres que le nôtre », explique François-Olivier Mc Duff, président et directeur général de Raspberry Scientific, l’entreprise qui chapeaute la Vinaigrerie biologique Mc Duff. 

Dans l’ingénieux système qu’il a élaboré pendant sa maîtrise en génie chimique à l’Université de Sherbrooke, l’alcool de sucre fermente et se promène dans différentes stations d’affinage avant d’être transformé en précieux jus acide, prêt pour l’embouteillage. Le voyage dure une soixantaine de jours et s’effectue sous la précieuse supervision de J.A.R.V.I.S. (comme l’intelligence artificielle dans Iron Man, oui). Le système informatisé veille au grain et contrôle chaque étape de la production. 

« Le contrôleur industriel, qui est en fait un ordinateur, permet de monitorer 10 fois à la seconde une quarantaine de paramètres physiochimiques. Ça permet d’obtenir un produit artisanal de qualité optimale, exactement comme on veut qu’il soit, sans la supervision humaine habituellement nécessaire. Parce que la méthode ancestrale requiert beaucoup de manutention. Il faut remplir le fermenteur, s’assurer que tout suit bien son cours. C’est long, fastidieux et exigeant. Notre façon de faire automatisée permet de gagner un temps précieux », commente M. Mc Duff. 

J.A.R.V.I.S. sonde même le PH du vinaigre, qu’il retourne dans le fermenteur s’il ne le juge pas encore au point. C’est dire comment la machine est sophistiquée. 

« Avec les installations qu’on a actuellement, on confectionne deux litres de vinaigre par jour, mais on quintuplera bientôt notre production pour arriver à une moyenne d’une dizaine de litres quotidiennement », souligne M. Mc Duff.

Le procédé tout en lenteur sera le même, mais la capacité du système sera bonifiée.  

La jeune compagnie commercialise pour l’instant deux types de vinaigre : l’original et le doux. Chacun a un goût caractéristique. 

« L’original est le vinaigre brut qui sort de notre machinerie. Il a des arômes fumés, c’est un passe-partout qui s’emploie comme un vinaigre de cidre ou un vinaigre blanc. Notre vinaigre doux a une palette aromatique qui ressemble davantage au vinaigre balsamique. Il est plus rond en bouche, plus fruité. On l’obtient en ajoutant de la panela à notre vinaigre original. »

Au départ, ce vinaigre plus soyeux aux notes de caramel et de miel était le seul que pensait vendre l’entreprise. 

« Des chefs de la région ont goûté à nos produits et nous ont demandé pourquoi on ne distribuait pas aussi l’original. Pour eux, c’était évident qu’il fallait que les deux soient disponibles », souligne l’entrepreneur. 

C’était deux semaines et demie avant le lancement du produit. L’équipe s’est retroussé les manches et a réussi à mettre le duo de bouteilles en marché.  

« Le vinaigre est un révélateur de saveurs. Il fait ressortir les fines herbes dans les vinaigrettes, par exemple, on peut l’utiliser pour déglacer une poêle, on peut le glisser dans une sauce, c’est un aliment très polyvalent et nos deux variétés se complètent bien. » 

La panela qu’utilise la Vinaigrerie biologique Mc Duff provient du Pérou. Biologique et équitable, elle est importée par la coop La Siembra, basée à Ottawa.

 « La cassonade qu’on retrouve dans les supermarchés, c’est en fait du sucre blanc auquel on a ajouté de la mélasse. La panela est obtenue lorsqu’on fait bouillir la sève de canne à sucre, un peu comme avec la sève du sirop d’érable. Elle a un goût très typé, très riche. On la fait macérer avec de l’eau filtrée pour obtenir l’alcool qui sert à fabriquer notre vinaigre », précise M. Mc Duff. 

Parce qu’il n’est ni filtré ni pasteurisé, le savoureux vinaigre est riche en précieux probiotiques. « C’est un vinaigre sur

mère, donc un vinaigre vivant, très frais, très actif biologiquement. 

On le fermente sur bois de hêtre étant donné que la cellulose du bois est compatible avec celle des bonnes bactéries qui se retrouvent dans le vinaigre. »

Le bourlingueur

Gastronomie portoricaine

CHRONIQUE / Je parle l’espagnol comme un cheval enrhumé. Je tousse des blocs de mots sans avoir la certitude d’être compris. Mais j’ai l’habitude de reconnaître l’essentiel des propos d’une conversation. Surtout quand il est question de nourriture.

Instinct de survie, vraisemblablement, c’est par le ventre que j’apprends une nouvelle langue. D’abord bonjour et merci, et ensuite poulet, patate et fruit de la passion. Dans l’ordre, bien sûr.

Le technologue

Crypto AG: Quand la CIA contrôlait les communications cryptées

CHRONIQUE / Le 11 février dernier, le Washington Post révélait que pendant plus d’un demi-siècle, de nombreux États ont utilisé des machines servant à crypter leurs communications provenant d’une entreprise suisse dont les intérêts n’étaient secrètement détenus par nul autre que la CIA. Nous pouvons tracer un parallèle entre cette histoire et le déploiement de la technologie 5G où les États-Unis suspectent les équipementiers chinois.

Crypto AG en bref

L’entreprise Crypto AG, dont le siège social est situé en Suisse, fut pendant pendant plusieurs décennies la référence mondiale en matière de cryptographie. Au début de la guerre froide, le gouvernement américain est le principal client de Crypto AG, bénéficiant alors de l’exclusivité absolue sur les machines les plus performantes laissant ainsi aux autres clients des machines obsolètes étant facilement déchiffrables par les ordinateurs de l’époque. Vers la fin des années 1960, les machines de chiffrement mécanique sont remplacées par des équipements électroniques dont la conception est assurée secrètement par la NSA. À la même époque, la France et l’Allemagne de l’Ouest tentent de faire l’acquisition de Crypto AG auprès de son fondateur Boris Hagelin, alors âgé de près de 80 ans. Ce dernier déclinant l’offre de la France décide de vendre son entreprise à la CIA qui fait alors un partenariat avec l’Allemagne de l’Ouest, pôle stratégique de l’espionnage en cette période faste de la guerre froide. Pendant plus de 20 ans, le stratagème consiste à offrir des machines sécurisées destinées à des alliés tandis que des machines truquées sont vendues aux autres clients. Les machines n’étaient pas reliées ou n’espionnaient pas directement leurs utilisateurs, mais des failles dans les algorithmes de cryptage permettaient d’obtenir rapidement les clés de décryptage. Pendant les années 80, les machines Crypto sont utilisées dans environ 40 % des canaux de communication diplomatiques rendant, par le fait même, l’opération financièrement très rentable.

Maison

Calendrier horticole du 15 février 2020

> Fête des semences à Saint-Apollinaire
La Société d’horticulture de Saint-Apollinaire présentera la 17e Fête des semences le dimanche 16 février, de 10h à 16h, à la salle communautaire de Saint-Apollinaire (83, rue Boucher). Au menu : 14 semenciers artisanaux, exposants, conférences, ateliers de semis pour enfants, ateliers de semis intérieurs pour adultes, sandwichs de la Boucanerie Del Tonio, etc. Prix : gratuit. Info : Isaac Veilleux au 819 345-7751, ihenr@hotmail.com, amelanchier.com ainsi que @fetedessemences sur Facebook

Sexologie

Parlons le langage de l’amour

CHRONIQUE / Le langage de l’amour, le parlez-vous ? Celui que supposément tous les amoureux subsistant aux aléas du quotidien jasent entre eux ? Celui où riment bonne entente, bienveillance, volonté et amabilité ? Celui qui se comprend universellement, sans ambivalence ou sous-entendu ? Celui que l’autre sait décoder sans animosité ?

Puisqu’au-delà des mots, communiquer son amour pour l’autre représente aussi une option, l’écoute se voit aussi de mise. Pour se faire, il faut minimalement se comprendre.

En cuisine

Je craque pour toi mon coco de cane [VIDÉO]

CHRONIQUE / Puisque c’est la fin de semaine où à peu près tout le monde célèbre la Saint-Valentin, je vous amène à la rencontre d’un couple d’exception qui, avec cœur, passion et détermination, a fait éclore une entreprise avicole vraiment pas banale.

C’est la jolie boîte hexagonale qui a d’abord attiré mon attention, au hasard d’un reportage au CVA Estrie. Son contenu était intrigant. Des œufs de cane, ça ne court habituellement pas les comptoirs d’épicerie, non? Normal, ai-je appris. À la canne blanche est la toute première entreprise au Québec à en faire la commercialisation. C’est une particularité de la petite ferme agricole de Stukely Sud. Mais ce n’est vraiment pas la moindre, ai-je encore appris. 

C’est que Daniel Bonin et Maryse Sauvé, les inspirants propriétaires qui ont mis le projet sur pied en 2018, sont tous deux non-voyants. 

« Tu peux écrire aveugles. C’est le bon mot, celui qu’on utilise », me disent Daniel et Maryse d’entrée de jeu, lorsque je les rencontre au cœur des installations qu’ils ont eux-mêmes bâties. En maniant le marteau et l’égoïne, oui.  

« Je fais de la plomberie, je suis capable de passer les fils électriques, j’ai moi-même posé le bardeau sur toute la maison, avec des échafauds », souligne Daniel. 

Autour de nous, ça cancane fort. Au sens littéral : 350 graciles volailles nous entourent.  

Le pas assuré, main dans la main, le couple se promène d’un enclos à l’autre en me racontant à quoi ressemble son quotidien agricole.