EN CUISINE

Bons biscuits de saison

CHRONIQUE / On les cuisine pour la parenté autant que pour le père Noël, on les mange en lisant au coin du feu, après la séance de patin ou en écoutant pour la énième fois « Astérix et Cléopâtre » à Ciné-Cadeau. Au même titre que le sacro-saint sapin, la confection de biscuits de Noël est une incontournable tradition de décembre dans bien des maisons. Pour ajouter à votre carnet d’idées, voici trois classiques pas compliqués qui ont fait leurs preuves.

Biscuits au pain d’épice

Le classique des classiques, une pâte de base qu’on peut évidemment modifier à son gré en jouant avec les épices. Les plus audacieux peuvent même ajouter punch et piquant en osant intégrer un peu de poivre noir à la pâte.

1/3 t. de mélasse verte (ou de fantaisie)
½ t. de cassonade
½ t. de beurre à la température de la pièce (ou de margarine végétale pour une version végétalienne)
Un œuf (ou de substitut de type « egg replacer » pour
une version végétalienne)
2 t. 1/3 de farine blanche non blanchie
½ c. à thé de bicarbonate de soude
2 c. à thé de cannelle
1 c. à thé ½ de gingembre moulu
¼ c. à thé de muscade
Une pincée de cardamome

Préparation

Dans un petit bol, mélanger les ingrédients secs.

Dans un grand bol, au batteur sur socle ou au mélangeur à main, fouetter ensemble la cassonade, la mélasse, le beurre et l’œuf.

Ajouter les ingrédients secs et bien mélanger jusqu’à l’obtention d’une pâte.

Réfrigérer une heure ou deux avant de rouler la pâte sur un plan de travail légèrement fariné.

Découper les biscuits à l’aide d’emporte-pièce.

Répéter le procédé avec les retailles de pâte.

Cuire une dizaine de minutes au four préchauffé à 350 degrés F, sur une plaque recouverte d’un tapis de cuisson en silicone ou d’un papier parchemin.

Laisser refroidir avant de décorer avec un glaçage royal (fait avec un blanc d’œuf, 1 ½ à 2 t. de sucre à glacer, ½ c. à thé de vanille et un peu d’eau, au besoin).  

Pour une version végétalienne du glaçage, mélanger simplement 2 c. à soupe de lait de soya à 2 t. de sucre en poudre.

LE BOURLINGUEUR

J’haïs l’hiver... sauf à Québec

CHRONIQUE / Lorsqu’il se couvre de millions de minuscules flocons, le plafond noir de la nuit s’illumine au ralenti. Quand l’hiver s’impose coquettement dans la nuit, le temps se fige, surtout quand de petites ampoules rappellent que Noël approche.

L’hiver, c’est beau pour les cartes postales. Mais c’est trop froid pour mes vrais pieds et pour mon cœur de Grinch qui boude Noël 11 heures par jour. À part les engelures, l’hiver nous a donné un sport national comme religion, la Guerre des tuques et des excuses pour abuser du chocolat chaud. Peut-être aussi est-il responsable de mes envies de mettre dehors novembre et d’écourter le février malfaisant en m’envolant vers le soleil d’Asie, d’Afrique ou d’Amérique du Sud.

À bien y penser, je ne me suis jamais lancé dans le tourisme hivernal. Quand l’occasion s’est présentée de traverser la Russie à bord du train transsibérien, j’ai enroulé mon enthousiasme sous mon foulard. L’idée de traverser le plus grand pays du monde pendant les mois les plus froids me déplaisait. Déjà que le lac Baïkal, en été, n’est pas reconnu pour être particulièrement chaud.

À part une escapade dans les Alpes pour une courte leçon de ski et une envie toute particulière de ranger le Grinch pour visiter Rovaniemi, en Laponie, où vit le vrai père Noël (oui, bon!), troquer de la neige d’ici pour de la neige ailleurs, c’est non.

Rempli de contradictions, j’ose quand même dire à qui veut l’entendre que le meilleur moment pour visiter le Québec et être dépaysé... c’est l’hiver. La neige, les températures sous zéro, la tire sur la neige, le ski de fond et la raquette, y’a de quoi s’offrir deux ou trois découvertes. Et mine de rien, quand on me prend au mot et qu’on débarque en même temps que le froid, c’est à Québec que j’amène les visiteurs.

La vraie vérité, c’est qu’en matière de paysage hivernal, Québec, c’est difficile à battre. Le fleuve, ses glaces, le vent froid qui nous fouette à coup sûr sur la terrasse Dufferin et le Château Frontenac qui se dresse au-dessus de la mêlée, c’est tout ce qu’il faut pour une belle carte postale.

Étrangement, j’y suis passé dernièrement pour saluer le château, justement, qui me narguait à longueur de jour quand j’apprenais le métier de communicateur dans un bureau juste à côté. Forcément, je passe de soir, comme une tradition depuis le jour où j’ai parcouru la vieille ville pendant des heures, en arrivant à Québec la première fois, tellement impressionné par toute cette beauté. J’avais les mêmes yeux que ces touristes qui viennent vivre le vrai hiver québécois.

Québec sait se draper de belles lumières à l’approche des Fêtes. Bien sûr, bien sûr, il faut se tenir tout en haut de l’escalier Casse-Cou, regarder de haut les ribambelles étincelantes accrochées près des toits en contrebas, et descendre, sans se casser le dos, pour marcher sous les ribambelles. C’est bien trop petit le Petit Champlain, mais c’est là que se trouve le Noël typique qui transforme les grands touristes en enfants éberlués. Trop petit parce qu’on en prendrait plus. Même pour moi, la chorale aux cantiques de Noël, devant l’église Notre-Dame-des-Victoires, semblait sortir tout droit d’un « vieux » film avec Macauley Culkin.

Ils sont venus de Californie, de l’Ontario, d’Autriche, du Mexique et de la Pologne pour me faire un coucou. Ils ont tous poussé le même « wow » à l’intersection des rues du Cul-de-sac et Notre-Dame. De là, la vue sur le château, avec les sapins éclairés, la neige et la bicyclette verrouillée au coin de la rue fait un malheur sur Instagram. La photo que j’y ai croquée attire beaucoup plus l’attention que celles de la Grèce, de la Colombie ou d’Haïti publiées plus tôt cette année. Pas mal.

L’hiver à Québec, c’est encore plus beau avec le Marché de Noël allemand. Celui-là, il n’existait pas quand je vivais dans la ville de Jean-Paul L’Allier. Ses dispositifs anti-camions béliers brisent un peu la magie des Fêtes, même s’ils sont un tantinet rassurants. Les pères Noël arpentant les rues, les kiosques de bois, le vin chaud, la fondue au fromage... L’Europe peut bien aller se rhabiller. On peut d’ailleurs en profiter jusqu’au 23 décembre.

Quétaine? Même les Grinch comme moi trouvent ça mignon. À Madrid, seule ville que j’ai visitée à l’approche du temps de la crèche, le marché de Noël avait constitué un produit d’appel non négligeable. Il paraissait bien pâle par rapport à celui de Québec.

Mon côté touriste ne peut s’empêcher de s’arrêter aux Anciens Canadiens, ce restaurant au toit rouge qui rappelle la maison de ma grand-mère. Le midi, pour les petits prix, j’y trouve tout le folklore québécois que je veux exhiber devant mes visiteurs : pâté à la viande, tourtière du Lac-Saint-Jean, ragoût de boulettes et tarte au sirop d’érable.

Y’a pas à dire, même dans ma tête d’enfant, l’hiver, c’était Québec. Je revois encore une image des chutes Montmorency glacées ou encore de la patinoire de la place d’Youville.

C’est sûr que j’amène mes visiteurs sur la rue Cartier, voir ces lampes géantes qui constituent une idée tellement simple, mais tellement géniale, et dans l’éternelle boutique de Noël du Vieux-Québec.

Je l’avoue, Québec, c’est ma définition de l’hiver. Son carnaval est mythique. Son hôtel de glace aussi. Et en moins de trente minutes, on fait de la raquette au parc de la Jacques-Cartier ou du traîneau à chiens à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier.

Le traîneau à chiens! Ça s’apprend en deux temps trois mouvements, même si j’ai eu toute la difficulté du monde à maintenir ma monture immobilisée tellement les bêtes étaient énervées. La balade en nature, suivie d’un chocolat chaud et d’une visite auprès des chiots, c’est le pendant hivernal du tipi au Canada.

J’haïs l’hiver... sauf quand c’est à Québec.  

Suivez mes aventures au www.jonathancusteau.com

LE BOURLINGUEUR

J’haïs l’hiver... sauf à Québec

CHRONIQUE / Lorsqu’il se couvre de millions de minuscules flocons, le plafond noir de la nuit s’illumine au ralenti. Quand l’hiver s’impose coquettement dans la nuit, le temps se fige, surtout quand de petites ampoules rappellent que Noël approche.

L’hiver, c’est beau pour les cartes postales. Mais c’est trop froid pour mes vrais pieds et pour mon cœur de Grinch qui boude Noël 11 heures par jour. À part les engelures, l’hiver nous a donné un sport national comme religion, la Guerre des tuques et des excuses pour abuser du chocolat chaud. Peut-être aussi est-il responsable de mes envies de mettre dehors novembre et d’écourter le février malfaisant en m’envolant vers le soleil d’Asie, d’Afrique ou d’Amérique du Sud.

À bien y penser, je ne me suis jamais lancé dans le tourisme hivernal. Quand l’occasion s’est présentée de traverser la Russie à bord du train transsibérien, j’ai enroulé mon enthousiasme sous mon foulard. L’idée de traverser le plus grand pays du monde pendant les mois les plus froids me déplaisait. Déjà que le lac Baïkal, en été, n’est pas reconnu pour être particulièrement chaud.

À part une escapade dans les Alpes pour une courte leçon de ski et une envie toute particulière de ranger le Grinch pour visiter Rovaniemi, en Laponie, où vit le vrai père Noël (oui, bon!), troquer de la neige d’ici pour de la neige ailleurs, c’est non.

Rempli de contradictions, j’ose quand même dire à qui veut l’entendre que le meilleur moment pour visiter le Québec et être dépaysé... c’est l’hiver. La neige, les températures sous zéro, la tire sur la neige, le ski de fond et la raquette, y’a de quoi s’offrir deux ou trois découvertes. Et mine de rien, quand on me prend au mot et qu’on débarque en même temps que le froid, c’est à Québec que j’amène les visiteurs.

La vraie vérité, c’est qu’en matière de paysage hivernal, Québec, c’est difficile à battre. Le fleuve, ses glaces, le vent froid qui nous fouette à coup sûr sur la terrasse Dufferin et le Château Frontenac qui se dresse au-dessus de la mêlée, c’est tout ce qu’il faut pour une belle carte postale.

Étrangement, j’y suis passé dernièrement pour saluer le château, justement, qui me narguait à longueur de jour quand j’apprenais le métier de communicateur dans un bureau juste à côté. Forcément, je passe de soir, comme une tradition depuis le jour où j’ai parcouru la vieille ville pendant des heures, en arrivant à Québec la première fois, tellement impressionné par toute cette beauté. J’avais les mêmes yeux que ces touristes qui viennent vivre le vrai hiver québécois.

Québec sait se draper de belles lumières à l’approche des Fêtes. Bien sûr, bien sûr, il faut se tenir tout en haut de l’escalier Casse-Cou, regarder de haut les ribambelles étincelantes accrochées près des toits en contrebas, et descendre, sans se casser le dos, pour marcher sous les ribambelles. C’est bien trop petit le Petit Champlain, mais c’est là que se trouve le Noël typique qui transforme les grands touristes en enfants éberlués. Trop petit parce qu’on en prendrait plus. Même pour moi, la chorale aux cantiques de Noël, devant l’église Notre-Dame-des-Victoires, semblait sortir tout droit d’un « vieux » film avec Macauley Culkin.

Ils sont venus de Californie, de l’Ontario, d’Autriche, du Mexique et de la Pologne pour me faire un coucou. Ils ont tous poussé le même « wow » à l’intersection des rues du Cul-de-sac et Notre-Dame. De là, la vue sur le château, avec les sapins éclairés, la neige et la bicyclette verrouillée au coin de la rue fait un malheur sur Instagram. La photo que j’y ai croquée attire beaucoup plus l’attention que celles de la Grèce, de la Colombie ou d’Haïti publiées plus tôt cette année. Pas mal.

L’hiver à Québec, c’est encore plus beau avec le Marché de Noël allemand. Celui-là, il n’existait pas quand je vivais dans la ville de Jean-Paul L’Allier. Ses dispositifs anti-camions béliers brisent un peu la magie des Fêtes, même s’ils sont un tantinet rassurants. Les pères Noël arpentant les rues, les kiosques de bois, le vin chaud, la fondue au fromage... L’Europe peut bien aller se rhabiller. On peut d’ailleurs en profiter jusqu’au 23 décembre.

Quétaine? Même les Grinch comme moi trouvent ça mignon. À Madrid, seule ville que j’ai visitée à l’approche du temps de la crèche, le marché de Noël avait constitué un produit d’appel non négligeable. Il paraissait bien pâle par rapport à celui de Québec.

Mon côté touriste ne peut s’empêcher de s’arrêter aux Anciens Canadiens, ce restaurant au toit rouge qui rappelle la maison de ma grand-mère. Le midi, pour les petits prix, j’y trouve tout le folklore québécois que je veux exhiber devant mes visiteurs : pâté à la viande, tourtière du Lac-Saint-Jean, ragoût de boulettes et tarte au sirop d’érable.

Y’a pas à dire, même dans ma tête d’enfant, l’hiver, c’était Québec. Je revois encore une image des chutes Montmorency glacées ou encore de la patinoire de la place d’Youville.

C’est sûr que j’amène mes visiteurs sur la rue Cartier, voir ces lampes géantes qui constituent une idée tellement simple, mais tellement géniale, et dans l’éternelle boutique de Noël du Vieux-Québec.

Je l’avoue, Québec, c’est ma définition de l’hiver. Son carnaval est mythique. Son hôtel de glace aussi. Et en moins de trente minutes, on fait de la raquette au parc de la Jacques-Cartier ou du traîneau à chiens à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier.

Le traîneau à chiens! Ça s’apprend en deux temps trois mouvements, même si j’ai eu toute la difficulté du monde à maintenir ma monture immobilisée tellement les bêtes étaient énervées. La balade en nature, suivie d’un chocolat chaud et d’une visite auprès des chiots, c’est le pendant hivernal du tipi au Canada.

J’haïs l’hiver... sauf quand c’est à Québec.  

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EN CUISINE

Bons biscuits de saison

CHRONIQUE / On les cuisine pour la parenté autant que pour le père Noël, on les mange en lisant au coin du feu, après la séance de patin ou en écoutant pour la énième fois « Astérix et Cléopâtre » à Ciné-Cadeau. Au même titre que le sacro-saint sapin, la confection de biscuits de Noël est une incontournable tradition de décembre dans bien des maisons. Pour ajouter à votre carnet d’idées, voici trois classiques pas compliqués qui ont fait leurs preuves.

Biscuits au pain d’épice

Le classique des classiques, une pâte de base qu’on peut évidemment modifier à son gré en jouant avec les épices. Les plus audacieux peuvent même ajouter punch et piquant en osant intégrer un peu de poivre noir à la pâte.

1/3 t. de mélasse verte (ou de fantaisie)
½ t. de cassonade
½ t. de beurre à la température de la pièce (ou de margarine végétale pour une version végétalienne)
Un œuf (ou de substitut de type « egg replacer » pour
une version végétalienne)
2 t. 1/3 de farine blanche non blanchie
½ c. à thé de bicarbonate de soude
2 c. à thé de cannelle
1 c. à thé ½ de gingembre moulu
¼ c. à thé de muscade
Une pincée de cardamome

Préparation

Dans un petit bol, mélanger les ingrédients secs.

Dans un grand bol, au batteur sur socle ou au mélangeur à main, fouetter ensemble la cassonade, la mélasse, le beurre et l’œuf.

Ajouter les ingrédients secs et bien mélanger jusqu’à l’obtention d’une pâte.

Réfrigérer une heure ou deux avant de rouler la pâte sur un plan de travail légèrement fariné.

Découper les biscuits à l’aide d’emporte-pièce.

Répéter le procédé avec les retailles de pâte.

Cuire une dizaine de minutes au four préchauffé à 350 degrés F, sur une plaque recouverte d’un tapis de cuisson en silicone ou d’un papier parchemin.

Laisser refroidir avant de décorer avec un glaçage royal (fait avec un blanc d’œuf, 1 ½ à 2 t. de sucre à glacer, ½ c. à thé de vanille et un peu d’eau, au besoin).  

Pour une version végétalienne du glaçage, mélanger simplement 2 c. à soupe de lait de soya à 2 t. de sucre en poudre.

À LA VÔTRE

Vins pour les repas des fêtes

CHRONIQUE / Plus que quelques dodos avant de se farcir à répétition le copieux repas du temps des Fêtes. Je vous propose d’arroser ce plaisir coupable de bulles, de blancs et de rouges festifs à prix doux, au gré de vos goûts et envies.

Je retiens quatre choses du traditionnel dîner de Noël de mon enfance : les bottes dans le bain, les manteaux sur le lit, — et déformation professionnelle faisant, — les bouteilles en forme de quille par milliers (dont je tairai le nom) et la cruche de St-Georges.

Ah! Comme la neige a neigé! Le festin de Noël est peut-être resté quelque peu figé dans le temps, mais l’offre de boissons s’est bien diversifiée.

Trevenezie 2017, Chardonnay, Soprasasso
14,55 $ • 13 189 009 • 12,5 % • 5,6 g/l

Voilà un chardonnay italien qui pourrait aisément se faire passer pour un Californien à l’aveugle. Un blanc riche, beurré et gras du nord de l’Italie qui appelle fièrement la dinde et sa sauce brune. Une légère suavité et un soupçon de vanille poignent en bouche, le plaçant aux premières loges au service du fromage. Excellent rapport qualité-prix sous les 15 $.

Bière

Cinq bières à déguster pour Noël

Le temps des Fêtes arrive à grand pas. C’est le moment de faire une pause, relaxer et se déboucher une bonne bière. Je vous propose cinq bières à découvrir, à des moments bien précis de la journée.

Nano IPA

Brasserie Oshlag

Bière

Cinq bières à déguster pour Noël

Le temps des Fêtes arrive à grand pas. C’est le moment de faire une pause, relaxer et se déboucher une bonne bière. Je vous propose cinq bières à découvrir, à des moments bien précis de la journée.

Nano IPA

Brasserie Oshlag

Bière

La dégustation à l’aveugle

Un récent sondage Nielsen mené auprès des consommateurs nous apprend que 70% des décisions d’achat de bière se font devant la tablette. Autant dire que la grande majorité d’entre vous ne savez pas quoi acheter au moment de passer la porte de votre détaillant de bière favori.

Dans un petit sondage maison, bien loin d’être scientifique, je me suis amusé à poser la question si la réputation ou l’image de la brasserie influençait ce choix. Cela semble bel et bien le cas pour bon nombre de consommateurs. Certains privilégieront des brasseries de leur région, d’autres des brasseries ayant déjà proposé des produits qui ont plu.

LE BOURLINGUEUR

Quand la Colombie fait de l’ombre à la Floride

CHRONIQUE / Si j’étais de mauvaise foi, je dirais que la Colombie fait de l’ombre à la Floride comme destination hivernale. Les pauvres petits Québécois cherchant à troquer les chaussettes trempées par la neige abondante pour du sable qui leur brûlera le bout des orteils ont trouvé chaussure à leur pied. Tout le monde visite la Colombie ces jours-ci.

Bon, peut-être pas tout le monde. Mais j’ai quand même croisé trois amis par pur hasard sur la plage de Tayrona, au nord, à la fin octobre. Depuis, mon fil Facebook et mon Instagram sont inondés de photos de la Colombie. Au moins une dizaine d’autres connaissances y dévorent le soleil hivernal.

Le prix du billet d’avion y est peut-être pour quelque chose. Cet automne, on pouvait se taper le corridor aérien vers Bogota pour moins de 500 $. Si la patience fait partie de vos qualités, même dans les aéroports les plus ennuyeux du monde, vous pouviez vous en tirer pour presque seulement 400 $ à condition de subir de longues escales. Ça devenait tentant de dire « bye-bye boss! » pour quelques jours.

« C’est pas dangereux, la Colombie? », qu’ils demandent, les gens. Pas à outrance. Pas si on fait preuve de la prudence élémentaire. Pareil comme au Pérou, en Équateur ou au Mexique. Non, vous ne risquez pas à tout moment de vous retrouver coincé entre deux groupes de narcotrafiquants faisant voler une pluie de balles et de grenades. La Colombie, la Bosnie, le Rwanda... L’imaginaire a retenu le danger, mais pas leur transformation... Ces trois pays sont pourtant magnifiques et sécuritaires.

Pourquoi la Colombie? Parce que c’est grand comme ça! Grand comment? Plus grand qu’un éléphant, je dirais. C’est peut-être parce qu’il faut beaucoup d’espace pour planter des palmiers grands de 60 m, pour planter quelques grandes montagnes aussi, et une bonne portion de forêt amazonienne. Il faut être grand pour toucher au Pacifique et à la mer des Caraïbes et se garder un peu d’espace pour faire pousser le café.

C’est tellement grand, la Colombie, que la distance entre les villes principales comme Carthagène, Medellin et Bogota prend des heures à franchir en autobus. Les compagnies aériennes à bas prix, bien que moins écologiques, font des sauts de puce en moins d’une heure. Avianca inclut les bagages, comme EasyFly, mais pas VivaAir.

Bien que les plages soient populaires, on boude à tort certaines grandes villes comme Bogota. La capitale, nichée dans les montagnes, a l’humeur changeante. Il fait frais souvent, si bien que la petite laine mérite à tout le moins d’être déposée dans la valise. Mais quand la chaleur se pointe, les coups de soleil ne mettent pas de temps à s’imposer.

L’ascension de Montserrate, où se trouve une église, présente un défi intéressant. La vue du sommet permet par ailleurs d’apprécier l’étendue de la ville. Les jambes plus fatiguées prendront le téléphérique ou le monorail, mais l’expérience ne sera pas la même.

On dit qu’il faut entre 60 et 90 minutes pour grimper les quelque 1500 marches menant au sommet de la montagne. C’est à peu près le temps que j’ai investi, si on en croit le chronomètre que j’ai maintenu sur pause pour plusieurs centaines de marches. C’est que l’altitude, voyez, ça vous tire un tantinet vers le bas. Prévoyez deux heures.

Le quartier de La Candelaria, la vieille ville, est agréable pour ses graffitis et son aspect colonial. Quelques bons restaurants serviront des plats traditionnels, comme la « bandeja paisa », une assiette de viande hachée, d’avocats, de riz, de fèves et de gras de porc. Ne croyez pas le serveur qui vous dira qu’une portion convient pour une seule personne. C’est énorme. Pareil pour la « parillada », une platée de viandes grillées. L’ajiaco, un bouillon de poulet à la crème avec du maïs sur l’épi, réchauffe par temps froid et remplit l’estomac pour une bonne douzaine d’heures.

Il ne faudrait pas ignorer le Musée de l’or, qui offre des tours guidés gratuits en fin d’après-midi tout en racontant des histoires fascinantes, même pour ceux qui détestent les musées. J’en suis. Idem pour le petit Musée Botero, qui expose les œuvres originales de l’artiste du même nom.

Dans le domaine de la gastronomie, on peut goûter des jus faits à base de fruits dont on ignorait l’existence. On peut aussi se défoncer les tympans et manger beaucoup trop dans un des Andres Carne de Res, forts en originalité. Les prix y sont un peu élevés, comme la musique trop forte, mais les touristes fêtards ont tendance à s’y rassembler. Si c’est votre première visite, des musiciens se déplaceront à votre table et vous proposeront de porter une banderole comme celles des concours de Miss.

Sinon, les autres grandes villes présentent aussi un intérêt. Medellin a été, pour moi, beaucoup plus attirante que Carthagène. Moins jolie au premier coup d’œil, et moins touristique aussi, Medellin est pourtant séduisante. Son métro, ses téléphériques et le rythme de la vie quotidienne m’ont charmé.

À Carthagène, en dehors de la saison touristique, la vieille ville est quand même prise d’assaut par les touristes, donc du même coup par les vendeurs de babioles qui se font compétition comme des hyènes pour un minuscule morceau de viande. Suffit d’en revirer un pour que dix autres s’essaient à vous vendre le même bidule. Je n’ose pas imaginer la haute saison, quand les bateaux de croisière se déversent sur la ville. Haut-le-cœur.

Mine de rien, on fait vite le tour des bâtiments coloniaux animés pour le pur plaisir des étrangers. À l’extérieur des fortifications, le château de San Felipe Barajas vaut le détour pour son importance historique. Il a entre autres empêché les Anglais de prendre Carthagène.

Enfin, plus au sud, à Salento par exemple, on peut s’amuser au tejo, ce « sport » semblable à la pétanque où on lance une pierre dans un bac d’argile dans l’espoir de faire exploser quelques pétards. Peut créer une dépendance!

La Colombie, c’est trop grand pour ne pas vouloir y retourner.
CHRONIQUE-separateurs:      

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LE BOURLINGUEUR

Quand la Colombie fait de l’ombre à la Floride

CHRONIQUE / Si j’étais de mauvaise foi, je dirais que la Colombie fait de l’ombre à la Floride comme destination hivernale. Les pauvres petits Québécois cherchant à troquer les chaussettes trempées par la neige abondante pour du sable qui leur brûlera le bout des orteils ont trouvé chaussure à leur pied. Tout le monde visite la Colombie ces jours-ci.

Bon, peut-être pas tout le monde. Mais j’ai quand même croisé trois amis par pur hasard sur la plage de Tayrona, au nord, à la fin octobre. Depuis, mon fil Facebook et mon Instagram sont inondés de photos de la Colombie. Au moins une dizaine d’autres connaissances y dévorent le soleil hivernal.

Le prix du billet d’avion y est peut-être pour quelque chose. Cet automne, on pouvait se taper le corridor aérien vers Bogota pour moins de 500 $. Si la patience fait partie de vos qualités, même dans les aéroports les plus ennuyeux du monde, vous pouviez vous en tirer pour presque seulement 400 $ à condition de subir de longues escales. Ça devenait tentant de dire « bye-bye boss! » pour quelques jours.

« C’est pas dangereux, la Colombie? », qu’ils demandent, les gens. Pas à outrance. Pas si on fait preuve de la prudence élémentaire. Pareil comme au Pérou, en Équateur ou au Mexique. Non, vous ne risquez pas à tout moment de vous retrouver coincé entre deux groupes de narcotrafiquants faisant voler une pluie de balles et de grenades. La Colombie, la Bosnie, le Rwanda... L’imaginaire a retenu le danger, mais pas leur transformation... Ces trois pays sont pourtant magnifiques et sécuritaires.

Pourquoi la Colombie? Parce que c’est grand comme ça! Grand comment? Plus grand qu’un éléphant, je dirais. C’est peut-être parce qu’il faut beaucoup d’espace pour planter des palmiers grands de 60 m, pour planter quelques grandes montagnes aussi, et une bonne portion de forêt amazonienne. Il faut être grand pour toucher au Pacifique et à la mer des Caraïbes et se garder un peu d’espace pour faire pousser le café.

C’est tellement grand, la Colombie, que la distance entre les villes principales comme Carthagène, Medellin et Bogota prend des heures à franchir en autobus. Les compagnies aériennes à bas prix, bien que moins écologiques, font des sauts de puce en moins d’une heure. Avianca inclut les bagages, comme EasyFly, mais pas VivaAir.

Bien que les plages soient populaires, on boude à tort certaines grandes villes comme Bogota. La capitale, nichée dans les montagnes, a l’humeur changeante. Il fait frais souvent, si bien que la petite laine mérite à tout le moins d’être déposée dans la valise. Mais quand la chaleur se pointe, les coups de soleil ne mettent pas de temps à s’imposer.

L’ascension de Montserrate, où se trouve une église, présente un défi intéressant. La vue du sommet permet par ailleurs d’apprécier l’étendue de la ville. Les jambes plus fatiguées prendront le téléphérique ou le monorail, mais l’expérience ne sera pas la même.

On dit qu’il faut entre 60 et 90 minutes pour grimper les quelque 1500 marches menant au sommet de la montagne. C’est à peu près le temps que j’ai investi, si on en croit le chronomètre que j’ai maintenu sur pause pour plusieurs centaines de marches. C’est que l’altitude, voyez, ça vous tire un tantinet vers le bas. Prévoyez deux heures.

Le quartier de La Candelaria, la vieille ville, est agréable pour ses graffitis et son aspect colonial. Quelques bons restaurants serviront des plats traditionnels, comme la « bandeja paisa », une assiette de viande hachée, d’avocats, de riz, de fèves et de gras de porc. Ne croyez pas le serveur qui vous dira qu’une portion convient pour une seule personne. C’est énorme. Pareil pour la « parillada », une platée de viandes grillées. L’ajiaco, un bouillon de poulet à la crème avec du maïs sur l’épi, réchauffe par temps froid et remplit l’estomac pour une bonne douzaine d’heures.

Il ne faudrait pas ignorer le Musée de l’or, qui offre des tours guidés gratuits en fin d’après-midi tout en racontant des histoires fascinantes, même pour ceux qui détestent les musées. J’en suis. Idem pour le petit Musée Botero, qui expose les œuvres originales de l’artiste du même nom.

Dans le domaine de la gastronomie, on peut goûter des jus faits à base de fruits dont on ignorait l’existence. On peut aussi se défoncer les tympans et manger beaucoup trop dans un des Andres Carne de Res, forts en originalité. Les prix y sont un peu élevés, comme la musique trop forte, mais les touristes fêtards ont tendance à s’y rassembler. Si c’est votre première visite, des musiciens se déplaceront à votre table et vous proposeront de porter une banderole comme celles des concours de Miss.

Sinon, les autres grandes villes présentent aussi un intérêt. Medellin a été, pour moi, beaucoup plus attirante que Carthagène. Moins jolie au premier coup d’œil, et moins touristique aussi, Medellin est pourtant séduisante. Son métro, ses téléphériques et le rythme de la vie quotidienne m’ont charmé.

À Carthagène, en dehors de la saison touristique, la vieille ville est quand même prise d’assaut par les touristes, donc du même coup par les vendeurs de babioles qui se font compétition comme des hyènes pour un minuscule morceau de viande. Suffit d’en revirer un pour que dix autres s’essaient à vous vendre le même bidule. Je n’ose pas imaginer la haute saison, quand les bateaux de croisière se déversent sur la ville. Haut-le-cœur.

Mine de rien, on fait vite le tour des bâtiments coloniaux animés pour le pur plaisir des étrangers. À l’extérieur des fortifications, le château de San Felipe Barajas vaut le détour pour son importance historique. Il a entre autres empêché les Anglais de prendre Carthagène.

Enfin, plus au sud, à Salento par exemple, on peut s’amuser au tejo, ce « sport » semblable à la pétanque où on lance une pierre dans un bac d’argile dans l’espoir de faire exploser quelques pétards. Peut créer une dépendance!

La Colombie, c’est trop grand pour ne pas vouloir y retourner.
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