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Bourlingueur

Dimanche au marché de Chichicastenango

CHRONIQUE / Au bout de la 6e Avenue, où la foule avait été dense d’un bout à l’autre, les bouffées d’air commençaient à venir plus facilement. Pour descendre la rue construite en grosses pierres, perpendiculaire sur la gauche, la 3e Avenue, il fallait manœuvrer entre les vieilles camionnettes remplies à craquer qui menaçaient de s’ébranler à tout moment.

L’espèce de trottoir largement surélevé, en banquette, servait de siège pour une grande quantité de femmes et d’enfants qui attendaient vraisemblablement qu’on les récupère en même temps que leurs emplettes. Entassées les unes sur les autres, les dames en habits traditionnels tenaient qui un grand panier, qui un poulet qui ne bronchait pas.

Et à l’autre intersection, au bout de la 7e Avenue, les voitures s’avançaient doucement à travers les piétons fourmillant de tous les côtés.

Bienvenue à Chichicastenango, une ville de 150 000 habitants de l’ouest du Guatemala qu’on visite principalement le jeudi ou le dimanche pour son marché public. Celui-ci est considéré comme un des plus impressionnants d’Amérique centrale.

Ce jour-là, c’était dimanche. Au fond du marché, au bout de la dernière rue achalandée, à cette intersection où les femmes patientent et les camionnettes se faufilent dans les passages étroits, la population locale vend ses animaux. Planté sur le coin de la rue, j’observe cette valse qui ne ressemble en rien aux marchés touristiques auxquels je suis habitué. 

Un homme va et vient, avec sur le dos un énorme panier circulaire dans lequel sont accroupis une dizaine de poulets. Une espèce de gros filet fait de cordages le recouvre pour éviter que les volatiles s’enfuient. Les bêtes sont déposées à l’arrière d’un camion, dans des paniers qui s’empilent les uns sur les autres.

De l’autre côté de l’intersection, une femme un peu ventrue tire deux poulets, par les pattes, d’un grand sac de jute blanc. Elle leur secoue les plumes un peu, semble se plaindre de leur état de santé avant de les reposer dans les sacs. Elle en trouvera d’autres ailleurs.

Tout près, en plus des poulets, des canards et des oies se partagent un autre panier. Un petit schnauzer attend lui aussi de trouver preneur. 

Un dindon, debout en bordure de rue, retenu par une corde accrochée à une patte, demeure immobile. Il fait fi des trois chatons d’au plus un mois qui s’emmêlent sous son plumage. « Trois dollars pour ce chaton » annonce une femme avant que sa voisine ne lui fasse concurrence en ne demandant que quatre caribous. Un gros dollar pour un chaton alors qu’on exige trois fois plus pour une poule maigrichonne. 

Je suis reparti vers la Plaza, cette place centrale au cœur du marché public, dans une rue où on grillait de la viande et où les tortillas de maïs jaune ou mauve cuisaient sur une plaque chaude. 

En m’approchant de la chapelle del Calvario, une petite église blanche construite au sommet d’une volée de marches, les marchands habitués aux touristes se font plus nombreux. La sollicitation devient bien présente. On tente de nous refiler des ceintures, des vêtements et des produits de l’artisanat.

À la vôtre

Il n’y en aura pas de facile

CHRONIQUE / La vendange 2019 se révèle particulièrement coriace. Les soubresauts de Mère Nature ne cessent de déjouer les plans des vignerons qui doivent continuellement s’adapter. À mettre dans vos verres cette semaine : un châteauneuf-du-pape nature, un côtes du rhône blanc et un rouge d’Afrique du Sud à mini-prix!

Côtes du rhône 2018, Brunel de la Gardine, 19,60 $ • 14014809 • 14 % • 1,3 g/l

Plein air

Sophie Thibault, la photographe

La photographie a été une grande révélation pour Sophie Thibault. S’étant soudainement développée il y a quelques années, la passion qu’elle éprouve pour cette activité a en partie transformé sa vie à l’extérieur du boulot, qui est aujourd’hui davantage axée sur le plein air et les voyages.

Chef d’antenne à TVA, Sophie Thibault occupe un emploi qui demande une grande concentration et une bonne dose de dévouement tous les jours. Elle a toutefois le sentiment d’oublier véritablement son travail quand elle s’empare d’un appareil photo et part à la recherche d’animaux divers pour les immortaliser.

« Dans le métier que je fais, on ne baigne pas dans le positivisme, reconnaît-elle sans difficulté. Je pourrais m’être fait une carapace avec les années, mais non c’est le contraire qui se produit parce que celle que j’ai s’amincit avec le temps. J’ai peut-être le disque dur un peu plein aussi. L’important par contre, c‘est que la photographie me permet de décrocher et de me brancher sur autre chose complètement. »

Sophie Thibault avait déjà suivi un cours de photographie il y a quelques décennies de cela. Cependant, elle n’avait pas eu le coup de foudre pour cette activité à l’époque. « J’avais trouvé ça bien compliqué dans ce temps-là », concède-t-elle.

Il aura fallu que quelqu’un lui offre une caméra en cadeau, en 2012, pour qu’elle redécouvre cette activité, loisir pour les uns et gagne-pain pour les autres. « Cet appareil était numérique. Il était différent de ceux qu’on avait à l’époque. Je considère que le numérique facilite la vie. Ça n’a rien à voir avec le passé. Par exemple, on peut prendre autant de photos qu’on veut et après en éliminer 90 pour cent sans problème. »

Reste toutefois que le numérique n’a pas fait disparaître entièrement les défis techniques que pose la photographie. Sophie Thibault le reconnaît et avoue « s’être délibérément obligée à apprendre la technique », question de pouvoir tirer le maximum de son matériel de photographe.

Des voyages

Confiant avoir été longtemps « casanière », Sophie Thibault sort davantage dans les parcs et espaces verts du Québec depuis qu’elle a commencé à pratiquer la photographie. Elle voyage plus qu’avant également.

« Je ne savais pas qu’il y avait autant de parcs à Montréal. Quant à mes voyages, je les fais de plus en plus en fonction de la photographie. J’ai le goût d’aller à des endroits où je pourrai croquer de belles images », souligne-t-elle.

Ces dernières années, cette psychologue de formation a notamment participé à un safari en Tanzanie, une expérience qu’elle n’est pas près d’oublier. « C’est assez dur à battre comme voyage », lance-t-elle.

Durant son safari, Sophie Thibault a réussi à photographier plusieurs animaux. Elle se montre particulièrement fière de quelques clichés de son cru en noir et blanc sur lesquels apparaissent des éléphants et des zèbres.

Un second voyage l’a particulièrement marquée ces dernières années. En effet, elle reconnaît avoir vécu une expérience extraordinaire au Costa Rica, et ce, malgré que son périple là-bas a été éprouvant sur le plan physique en raison de la chaleur et des défis posés par les lieux visités, notamment.

« Le Costa Rica est un paradis exceptionnel. On était avec un guide très calé et on a appris plein de choses. J’ai en plus réussi à capturer en image un couple de Quetzals resplendissants, des oiseaux assez peureux qui sont plutôt difficiles à dénicher. Ce ne sont pas des photos extraordinaires, mais j’en suis bien contente parce que ce n’est pas simple d’en obtenir des semblables. »

Le bourlingueur

Aix-la-Chapelle et les trois frontières

CHRONIQUE / Passer dans quatre pays la même journée, ça se peut. Surtout en Europe, où les frontières sont tellement proches les unes des autres qu’on les traverse presque sans le remarquer.

C’était prévu que je taquine les frontières ouest de l’Allemagne en louant une voiture qui me conduirait du nord au sud du pays. En partant de Cologne, sachant que je décollerais ensuite de Zurich, j’envisageais la tournée du Luxembourg, un crochet vers l’Alsace et une traversée de la Forêt Noire.

Plein air

De «fête» à «festival» des oiseaux migrateurs

Pour son 17e anniversaire, la Fête des oiseaux migrateurs de Danville fait peau neuve avec le nouveau nom de Festival des oiseaux migrateurs. L’événement qui se tiendra sur trois fins de semaine au lieu d’une promet spectacles, animations et découvertes.

« Habituellement, l’événement avait lieu la fin de semaine de l’Action de grâce. Cette année, il y a un gros changement. L’événement aura lieu la fin de semaine de l’Action de grâce, mais aussi les deux autres fins de semaine qui suivent », révèle Alain Caron, président de la Corporation de l’étang Burbank, en précisant que c’était l’occasion de défier Dame nature pour ainsi permettre à plus de personnes de vivre l’expérience.

Le Technologue

Dans l’univers de l’informatique quantique

CHRONIQUE / Google a publié par erreur une étude démontrant que ses ingénieurs ont peut-être réussi un tour de force en devenant les premiers à atteindre la « suprématie quantique ». L’ordinateur quantique de Google est en mesure d’effectuer une opération complexe en à peine trois minutes et vingt secondes, tandis qu’il en prend plus de 10 000 ans sur le plus puissant des supercalculateurs actuels.

Le seuil de la loi de Moore

Depuis le milieu des années 1960, l’informatique est en constante évolution, propulsée entre autres par l’invention du microprocesseur en 1971. D’ailleurs, l’un des pionniers du transistor et par le fait même du microprocesseur, Gordon Moore, affirme dès 1965 que la puissance des ordinateurs croit exponentiellement de telle manière qu’elle double tous les 18 mois. La prédiction de Moore se limite toutefois au nombre de transistors présents sur une puce et non à la puissance de calcul brut des ordinateurs. Le père de la loi de Moore s’est avéré d’une étonnante précision d’autant plus qu’en 1997, il affirma que la courbe évolutive serait relativement constante jusqu’en 2015, où la physique des transistors atteindrait une certaine limite. L’époque de l’informatique sous l’égide de la loi de Moore est révolue en partie, car la courbe de prolifération des transistors s’atténue depuis 2014, tandis que la puissance de calcul est actuellement en évolution grâce à divers procédés d’optimisation matérielle et logicielle, entre autres via une segmentation des tâches à travers diverses composantes orchestrée par une programmation logicielle plus efficace. Pour l’informatique personnelle, la loi de Moore fut longtemps utilisée en marketing, permettant ainsi de maintenir le cycle de renouvellement des produits relativement court. En créant dans l’imaginaire collectif une apparence d’évolution constante de la technologie, cette programmation plus efficace favorise une obsolescence plus rapide des produits. La quasi-stagnation de la puissance de calcul a peu d’incidence sur l’informatique personnelle, mais pour les ordinateurs centraux et les supercalculateurs, la puissance est le nerf de la guerre.

Sexologie

Quand les mots font mal au lit

COURRIER D'UNE LECTRICE / Bonjour, Je me sens mal. J’ai un blocage et je me demande si je suis normale de penser ainsi. Voilà. Mon conjoint et moi faisions l’amour, nous étions dans l’action du moment et nous avons jouît ensemble. Et c’est une fois terminé, alors qu’il était encore en moi qu’il m’a dit ‘’ne fais pas aussi laite’’ J’ai été vexée. Je me suis enlevée et je lui ai dit qu’il n’avait pas été gentil de me dire ça. À sa défense, il m’a dit qu’il a cru que j’allais mourir ! Je me suis couchée et j’avais beaucoup de peine. Je me suis sentie jugée. Jamais, je n’aurais dit quelque chose du genre. Maintenant, lorsque l’on fait l’amour, je reste souvent sur ma faim. S’il jouit et pas moi, je ne dis jamais rien. J’ai un gros blocage. Je n’arrive plus à avoir du plaisir. Moi qui en avais tant à faire l’amour avec lui. Je suis très froide. On dirait qu’il a éteint la flamme en moi… Que faire ?

CHRONIQUE / Bonjour Madame,

Quelle douche froide que cette remarque bilieuse ! Celle certainement d’être attaquée sur ce que vous avez offert de plus privé en vous : votre intimité sexuelle. Ayoye!

Bières

Les bières noires sortent du placard

CHRONIQUE / Les bières noires, ce sont toutes les bières de couleur noire qui regroupent les styles porter, stout, schwartzbier, black IPA, etc. Une couleur qui n’a pas subi de très grande révolution du goût si on compare les bières contemporaines aux recettes historiques. Mais les temps changent.

Au fil des années, la plus grande révolution du goût a été de brasser des bières blanches ou blondes aux saveurs habituellement recherchées dans les bières de couleur noire. Le « White Stout », cette bière au blé qui offre des notes de café et de torréfaction, est le parfait exemple d’une mini révolution des moeurs organoleptiques parmi nos couleurs de bières. Et c’est tant mieux ! De quoi déstabiliser le consommateur et lui faire remarquer que la couleur est un indicateur, mais certainement pas une caractéristique immuable. 

Depuis peu, les brasseurs s’amusent même à assembler différentes saveurs peu communes avec les bières de couleur noire. On quitte le sacro-saint trio « torrefié-chocolat-café » de bon nombre de bières noires pour offrir une expérience de dégustation plus surprenante. Car c’est justement le but de l’opération : surprendre le palais en utilisant les connaissances communes des consommateurs sur la couleur et les sortir de leur confort. On a commencé avec l’ajout de houblon arômatique dans un stout par exemple, style historiquement reconnu pour ses arômes liés au grain. On en arrive à l’ajout de saveurs peu communes dans une bière de « couleur noire ».

Voici donc deux exemples de bières noires qui n’offrent de traditionnel que leur couleur !

Plein air

Randonner au pays des moutons

CHRONIQUE / Je rêvais des grands espaces vert émeraude de l’Irlande et de ses côtes découpées de bleu. C’est aux côtés d’un groupe de randonneurs que je l’ai arpenté et découvert ses paysages magnifiques, plus variés encore que ce que je m’étais imaginé.

J’ai adoré découvrir le pays de James Joyce de cette façon, sans quoi je n’aurais pas pu voir toute la palette des paysages, des collines verdoyantes jusqu’aux plages de sable blanc. Non, ce n’est pas une blague. Pourtant, on croyait bien que c’en était une lorsque notre guide, Quentin, nous a annoncé que l’on s’arrêterait à une plage, après une randonnée d’une dizaine de kilomètres qui nous a permis de découvrir le fjord de Killary.

Ce n’est pas pour les grands dénivelés que l’on vient en Irlande : les plus hautes montagnes atteignent environ 1000 mètres.

À notre passage, à la fin juillet, la ville de Westport, dans l’ouest de l’Irlande, accueillait des centaines de marcheurs venus gravir le mont Croagh Patrick, nommé ainsi en l’honneur du saint patron des Irlandais. Une légende raconte que l’homme y aurait passé 40 nuits et aurait chassé les bêtes venimeuses, comme les serpents, du sol irlandais.

Le dernier dimanche de juillet, les pèlerins grimpent son sommet, à une hauteur de 765 mètres, pour lui rendre hommage. Nous ne nous rendrons pas jusque-là. Le matin de l’ascension, la pluie tombe dru et un couvert nuageux cache le sommet. Après une petite accalmie, nous commençons l’ascension. Mais la pause est de courte durée, et la pluie part de plus belle. Il faut se rendre à l’évidence : nous allons devoir oublier le sommet, couvert de roches. Celles-ci sont devenues assurément très glissantes. Il faudra s’imaginer la vue que l’on aurait eue sur Clew Bay!

En plus, nous explique Quentin, si un incident survenait, aucun hélicoptère ne serait en mesure de se poser. Heureusement, à la descente, le ciel se dévoile et nous laisse entrevoir la baie de Westport et ses environs. Le pèlerinage fait gonfler annuellement la population de la petite municipalité qui compte un peu plus de 5000 habitants. On raconte que certains parcourent même pieds nus les derniers kilomètres jusqu’au sommet.

Sexologie

L’anxiété de performance

CHRONIQUE / « Je retire une grande partie de mon propre plaisir sexuel dans celui de ma partenaire. Le seul hic, c’est qu’elle n’a pas l’air d’avoir grand fun… »

Le plaisir de l’autre, baromètre ô combien précurseur du bien-être sexuel de plusieurs !

Le technologue

Pour en finir avec le GAFA

CHRONIQUE / À moins que vous étiez sur une autre planète au cours des dernières semaines, vous avez probablement entendu parler en long et en large de la crise majeure qui affecte le secteur des médias écrits, et plus particulièrement Groupe Capitales Médias. Le GAFA est la plupart du temps pointé du doigt pour l’hémorragie actuelle que subissent ces piliers de la démocratie que sont les médias écrits. Qu’est-ce que le GAFA et pourquoi affecte-t-il autant les médias écrits ?

Le GAFA, c’est quoi ?

Tout d’abord, GAFA est l’acronyme qui rassemble les géants américains de l’Internet que sont Google, Apple, Facebook et Amazon, qui ont une mainmise sur l’univers numérique. Parfois, Microsof est ajoutée, d’où l’existence de l’acronyme GAFAM. À eux seuls, ces géants génèrent des revenus colossaux qui leur donnent, du même coup, des moyens encore plus colossaux en matière d’innovation et de fiscalité, car ils sont les champions de l’entourloupe économique. Dans la crise qui secoue actuellement les médias écrits, ce sont plus particulièrement Facebook et Google qui sont pointés du doigt comme responsables de l’exode des revenus publicitaires.

Bières

Sures aux fruits : tradition ou modernité ?

CHRONIQUE / De plus en plus populaires, les bières acidulées avec ajout de fruits inondent les tablettes de votre détaillant spécialisé préféré. Raz-de-marée à peine assumé, de très nombreuses brasseries se sont lancées dans la bière aux fruits non sucrée créant, parfois, des paradoxes intéressants à étudier.

Le 18e Festival Bières et Saveurs de Chambly s’est terminé lundi soir, couronnant la Saison sure houblonnée de Bièrerie Shelton grande gagnante du concours La Grande Brasse devant la Sure camerise des brasseurs de West Shefford. Deux bières acidulées en finale d’un concours de bières jugé par des amateurs sélectionnés parmi le public, dans le cadre d’un concours sur les réseaux sociaux. Deux bières sures, parmi plus d’une vingtaine d’autres bières sures.

Le bourlingueur

Les 300 ans du Liechtenstein

CHRONIQUE / Cinq ans! Cinq ans que je cassais les oreilles d’un ami européen avec mon envie de poser les pieds au Liechtenstein. Cinq ans que j’étais fasciné par ce petit pays enclavé entre l’Autriche et la Suisse. Le hasard faisant bien les choses, j’y passerais par le plus grand des hasards le jour où on soulignerait avec force son 300e anniversaire de création.

Non, mais les coïncidences font parfois bien les choses.

En cuisine

Lunchs alléchants

CHRONIQUE / Confidence : la boîte à lunch m’irrite. Même si les enfants mettent la main à la pâte. Même si j’aime marmitonner collations et bouchées.

En septembre, ce n’est encore pas si mal. Je tolère l’obligation d’avoir au frigo de quoi garnir quotidiennement les six sacs de nylon de la maisonnée. Mon enthousiasme perd des feuilles dès le début de l’automne et se détricote au fil du calendrier scolaire. 

Lorsque le mois de mai arrive, c’est simple : les enfants amorcent le décompte des dodos, je fais de mon côté le calcul des lunchs qu’il reste à planifier d’ici juin.  

S’il fallait que l’école se poursuive jusqu’en juillet, j’hyperventilerais. 

Peut-être que ça a à voir avec le fait que la boîte à lunch est une tâche quotidienne, donc un peu redondante, par définition. 

« C’est surtout que c’est un repas qui impose ses impératifs. On ne peut pas cuisiner au bureau ou à l’école. Il faut avoir réfléchi à tout, en amont », explique Geneviève O’Gleman. 

On en vient souvent à toujours se tourner vers les mêmes raccourcis. Pour nous aider à casser la monotonie du midi, la nutritionniste et auteure propose un nouveau livre tout entier consacré aux fameux lunchs. Le bouquin, son 10e en carrière, lance une nouvelle collection pour laquelle elle a eu carte blanche des Éditions de l’Homme. 

« Je me suis vraiment amusée à conceptualiser cette série. Je me sentais comme une enfant dans un magasin de bonbons. Le défi que je me suis donné, c’est de redessiner le livre de recettes. J’ai eu envie de coller le concept au quotidien des gens. J’ai regroupé mes recettes par thèmes. »

Le bar à sandwich, la « prep » du week-end, la collation aux mille déclinaisons, les bases végés, les vinaigrettes et les plats mijotés sont quelques-uns des thèmes qui sont abordés et organisés en chapitres. Falafels, salades, soupes, quiches, sandwichs variés et autres plats y sont proposés avec plusieurs variantes.

Cycliste du dimanche

En hommage aux bâtisseurs de chemins de fer

CHRONIQUE / Ils ont construit des chemins de fer dans toutes les régions du Québec, à la sueur de leur front. Souvent au péril de leur vie.

Ils ne savaient certainement pas qu’un jour, ces voies ferrées allaient devenir des parcs linéaires où des gens de tous les âges iraient s’y promener pour relaxer et prendre l’air, côtoyer la nature et faire de l’exercice physique.

Que la roue d’acier allait être remplacée par celle du vélo. Que la vapeur de la locomotive allait faire place à l’haleine du cycliste. 

Ces développeurs ne pensaient certainement pas qu’en aménageant avec ingéniosité une route ferroviaire près d’un lac ou d’une montagne, de futurs amateurs de grands espaces allaient découvrir des paysages à couper le souffle un jour. 

C’est en roulant sur l’un de ces tronçons aménagés sur une ancienne voie ferrée que le Cycliste du dimanche a décidé de dédier cette chronique aux bâtisseurs ayant aménagé des voies pour les trains devenues des pistes cyclables.

On a le temps d’avoir ce genre de pensée émotive et nostalgique en roulant sur le sentier baptisé le Corridor aérobique dans les Laurentides. 

Sur 58 kilomètres, cette piste cyclable non asphaltée va de Morin-Heights à Amherst. Elle a été créée à la suite de l’abandon du service ferroviaire par le CN au début des années 1960. Le Corridor aérobique traverse huit municipalités de la MRC des Pays-d’en-Haut à l’est et de la MRC des Laurentides à l’ouest. 

Dans sa description, on signale que son revêtement est fait de pierres concassées compactées et texture sablonneuse. Son niveau de difficulté va « de débutant à intermédiaire ». La pente moyenne est d’environ cinq pour cent. On recommande l’utilisation de vélos de type hybride ou de montagne.

Personnellement, je suis tenté d’apporter un sérieux bémol. On s’entend, ce n’est pas un endroit pour s’initier au vélo sur piste cyclable. Le revêtement est souvent proche de celui d’un sentier de quad. Le Cycliste du dimanche a eu à circuler sur des tronçons de grosse gravelle.

Il ne recommande pas non plus de s’y aventurer avec un vélo hybride. Les cyclistes équipés de vélo de montagne y s’amusent comme des petits fous !

Pour ce qui est du pourcentage de dénivelé, on peut le croire. Un bel exemple : le faux plat entre Morin-Heights et Wentworth-Nord fait 12 kilomètres de long. Toujours plaisant quand on revient sur nos pas. Et assez pour avoir le temps de songer aux travailleurs ayant œuvré à la construction de ce tronçon ferroviaire.

Des lacs bordés de montagnes à gauche, à droite. Je serais curieux de voir le décor lors des couleurs d’automne. 

Le tronçon entre Lac-des-Seize-Îles et le lac Rond vaut le détour. On longe le lac des Pins pour ensuite entrer dans un secteur très boisé à travers une forêt mature dont les arbres ne laissent passer qu’un mince filet de lumière des rayons du soleil. 

Ne vous attendez pas à croiser beaucoup de restaurants ou dépanneurs sur votre route. Cette région plus sauvage des Laurentides est surtout peuplée de chalets, dont plusieurs sont à louer.

Le lien : https://corridoraerobique.ca/

Mon truc du dimanche : Cette fois, je m’adresse à nos élus municipaux et des MRC. De grâce, assurez-vous que l’asphalte soit en bon état quand vous décidez de faire rouler les cyclistes le long d’une route entre deux pistes cyclables. Une crevasse, un nid-de-poule même petit, ça n’a pas le même impact pour un vélo que pour une voiture !

Du lundi au dimanche : J’espère que vous avez aimé cette série de chroniques autant que j’ai eu de plaisir à l’écrire. Mon seul souhait, c’est que le Cycliste du dimanche ait donné le goût à plusieurs d’enfourcher leur vélo pour aller à la découverte de nos plus belles pistes cyclables cet été. Merci de m’avoir lu. 

Vos suggestions et commentaires : cplante@latribune.qc.ca

Twitter : @cplante2

Facebook : facebook.com/claude.plante2

Le bourlingueur

Le clown géant du lac de Constance

CHRONIQUE / Le clown, c’est Rigoletto. Celui-là même de l’opéra de Verdi. Parce que c’était là le spectacle présenté pendant un mois sur la scène flottante du lac de Constance, à Brégence (Bregenz), en Autriche. Émergeant des eaux, au centre de la scène, une tête de bouffon mobile de 14 mètres de hauteur fait écarquiller les yeux bien avant le début du spectacle.

Les yeux du personnage, justement, s’ouvrent et bougent, comme sa bouche, d’où les chanteurs d’opéra interpréteront quelques chansons. De chaque côté du visage géant se trouvent deux énormes mains, capables de mouvements également, dont une tenant en sa paume une montgolfière qui cherche à s’envoler.

Chroniques

Parlez-moi d’abord!

CHRONIQUE / Aux cerveaux, l’êtes-vous ? Je parle de cette possible attirance romantique et/ou sexuelle, que certains qualifieront même d’orientation sexuelle, envers ces personnes étant incontestablement brillantes.

Exit allures précises, traits du douchebag, de la Barbie ou encore de la vedette américaine. Adios compte en banque débordant, avoirs imposants et héritages impressionnants. Arrivederci sens de l’humour douteux, bavardage futile et vantardise oiseuse. Merci même parfois âge, genre ou identité !

Horticulture

Petits bulbes, beaucoup de couleur printanière

Tout le monde connaît la tulipe, vedette des plates-bandes et des festivals, ainsi que les narcisses, les jacinthes et les crocus. Mais il y a beaucoup de petits bulbes qui sont beaucoup moins connus. En voici une sélection…

Anémone grecque (Anemone blanda) 

Ce petit bulbe produit une seule fleur à pétales multiples, rappelant une marguerite. Elle peut être bleue, rose ou blanche, selon le cultivar. Son feuillage très découpé est très décoratif. C’est le bulbe printanier à la floraison la plus longue, soit environ un mois. 10-15cm x 8-10cm. Zone 4.

Corydale bulbeuse (Corydalis solida)

C’est le plus prolifique des bulbes de printemps. Plantez-en 10 et en quatre ans, vous aurez colonie de 400! Le feuillage très découpé gris-vert est coiffé d’un épi d’environ 20 fleurs à long éperon courbé. Les fleurs peuvent être pourpres, roses, rouges ou blanches. 15-20cm x 8-10cm. Zone 4.

Horticulture

Concours Tendances horticoles 2019 (suite)

La semaine dernière, nous avons vu cinq des plantes gagnantes de la 8e édition du concours Tendances horticoles, tenu cet été au Domaine Joly-de Lotbinière. Voici les cinq gagnantes suivantes:

À LIRE : Concours Tendances horticoles 2019, première partie

Gomphrène Ping Pong™ Purple (Gomphrena globosa Ping Pong Purple)

Voici une belle annuelle de 40 à 60cm de hauteur et de 20 à 25cm de diamètre qui se couvre de petites inflorescences pourpres pendant tout l’été. Elles sont composées de nombreuses bractées papyracées à travers lesquelles paraissent les vraies fleurs, minuscules et blanches, que nous remarquons à peine, mais que les papillons et les abeilles adorent. Plantez le gomphrène Ping Pong Purple au soleil dans tout sol bien drainé, même pauvre, en pleine terre ou en pot. Il tolère bien la sécheresse. On peut utiliser les fleurs coupées fraîches ou séchées. Au printemps, cette plante sera offerte sous forme de plants en caissette, mais on peut aussi économiser en la cultivant à partir de semences.

Sur la route avec Philippe

Un petit tour à Québec

CHRONIQUE / La fin de semaine dernière, se tenait le 10e Festibière de Québec, un festival que je fréquente assidûment depuis ses débuts. En dix ans, non seulement le marché de la bière a considérablement changé au Québec, mais le nombre d’initiatives, comme les festivals, foires, salons et autres projets entrant en concurrence avec le Festibière, a plus que doublé.

Sur les routes du Québec (et d’ailleurs) durant tout l’été, j’en profite pour vous parler de l’actualité bière, de rencontres d’artisans ou de découvertes brassicoles. Le fil conducteur de cette chronique ? De la spontanéité et de la bière.

Horticulture

Concours Tendances horticoles 2019

Cet été a eu lieu le huitième concours Tendances horticoles au Domaine Joly-de Lotbinière, un concours qui permet de découvrir plus de 340 variétés de plantes ornementales et potagères tendance. Pas seulement des annuelles, mais aussi des vivaces, des légumes, des fruitiers, des rosiers, des fougères, des arbustes et des arbres. Parmi ces plantes, le grand public choisit les meilleures introductions, car chaque visiteur ajoute la liste de ses cinq plantes préférées dans la boîte de tirage. Les gagnants pour 2019 sont les suivants.

Bégonia ‘Canary Wing’ (Begonia × hybrida ‘Canary Wing’)

Mutation du populaire Dragon Wing Pink (‘Bepagpnk’), ce bégonia innove en présentant des feuilles jaune chartreuse, une couleur qui illumine les emplacements ombragés. Le feuillage met en vedette les fleurs rouge vif qui se succèdent tout l’été. Même si on le vend comme annuelle, vous pouvez rentrer ce bégonia dans la maison à l’automne, le cultiver sur un rebord de fenêtre l’hiver et le retourner au jardin l’été. Avec son port arqué et légèrement retombant, il convient parfaitement pour la culture en pot. Toute terre de jardin convient. Soleil à ombre. Cette plante a aussi gagné un prix Les Exceptionnelles ce printemps. H : 30 à 45 cm. L : 30 à 45 cm.

Cycliste du dimanche

Le long du fleuve

CHRONIQUE / Rouler le long de l’eau, tranquillement, c’est très recherché par nombre de cyclistes.

Rouler le long de l’eau, tranquillement, c’est très recherché par nombre de cyclistes.  

Au Québec, c’est possible à plusieurs endroits. En plus, nous pouvons compter sur le fleuve Saint-Laurent pour nous offrir cette expérience.

Sur la Rive-Sud de Montréal, de Longueuil à Boucherville, la Riveraine circule le long de la voie maritime et donne accès à un impressionnant réseau cyclable, dont le canal Lachine.

Mais le plus invitant pour un Cycliste du dimanche se trouve davantage vers l’est. À partir de Brossard et Saint-Lambert, on roule en côtoyant des géants, à commencer par le nouveau pont Samuel-de-Champlain. Viennent ensuite, de l’autre côté du fleuve, la Ronde et ses monstres, le port de Montréal, le Stade olympique, etc.

Certains tronçons de la piste auraient besoin de réparation. Des fissures se sont formées. D’autres portions sont tout à fait recommandables. Idéales pour les pieds pesants sur le pédalier.

Précisons tout de suite que la Riveraine longe aussi la route 132, très passante de véhicules lourds produisant un vacarme difficile à décrire. Parlant de la 132, la Ville de Longueuil a aménagé des passerelles permettant d’aller d’un côté à l’autre de la voie publique ayant des allures d’autoroute. L’une d’elles, inaugurée en septembre 2018, permet de traverser sans descendre de son vélo grâce à une structure circulaire. Magnifique, mais dispendieuse (14 M$). 

Des fois, on devrait en mettre moins sur les passerelles ultramodernes et stylisées pour en mettre plus sur le revêtement de la piste. Je dis ça en passant…

Le bruit devient moins assourdissant quand la piste s’éloigne de la 132. On entre alors dans le secteur plus paisible de Boucherville, avec ses maisons cossues et historiques. Les arbres matures donnent généreusement leur ombre.

On croisera le quai d’une navette fluviale vers les îles de Boucherville. Chaque jour jusqu’au 9 septembre (sauf le mardi), on peut la prendre pour aller y pédaler. Il faut quand même y mettre le prix : 6,50 $ (pour la navette) et 8,75 $ (pour le droit d’accès de la Sépaq) par adulte.

En juin, la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) a annoncé que trois nouvelles passerelles ont été aménagées (4,6 M$) au parc national des Îles-de-Boucherville. Ces structures permettent un accès au cœur de cet archipel vert. Les passerelles facilitent la circulation, notamment vers le site du camping de l’île Grosbois.

Le parc national des Îles-de-Boucherville forme un réseau de 21 kilomètres de sentiers relativement plats, idéal pour la famille. On y retrouve des haltes de pique-nique et des points de vue sur la région montréalaise.

La Riveraine cède ensuite sa place à La Route verte vers Varennes. C’est la récompense pour le cycliste ayant pédalé toute cette distance. Le sympathique parc de la Commune fait sillonner la piste cyclable de façon à recevoir le vent frais du fleuve. 

Par la suite, le sentier emprunte la 132 jusqu’à Verchères. Très peu pour moi. 

Le lien : https://www.tourisme-monteregie.qc.ca/route/la-riveraine-et-la-montee-du-chemin-de-chambly/

Mon truc du dimanche

Si votre vélo a tendance à faire des crevaisons ou que la chaîne déraille occasionnellement, une bonne idée est de traîner des gants chirurgicaux qui permettent de réparer sans se salir les mains. Le truc, que j’ai expérimenté dans le passé, me vient d’une fidèle lectrice de la chronique. Je lui ai aussi rappelé qu’un bon entretien du vélo est aussi souhaitable pour éviter ce genre de situation. 

Du lundi au dimanche

Une visite sur les sites web de l’organisme Vélo Québec et sur celui de la Route verte. On y retrouve une foule d’informations pour celui voulant rouler au Québec et ailleurs dans le monde. On y retrouve les dernières actualités, des conseils pour des randonnées en sécurité, etc.

Les liens : www.velo.qc.ca/fr/accueil et https://www.routeverte.com/

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Maison

Un champignon plus gros qu’un ballon de basketball

Une résidente de Saint-Antoine-de-Tilly a récemment fait une découverte de taille sur le terrain de sa résidence.

Annie Morin (ex-journaliste émérite du Soleil) a l’habitude de trouver des champignons dans un coin de son lopin de terre, à l’orée d’un sous-bois. Mais jamais un monstre pareil! 

«Les gens connaissent généralement les vesses-de-loup séchées pour en avoir écrasé quand ils étaient enfants. On dirait que les spores font de la fumée. Nous avons chaque année des vesses-de-loup géantes à un endroit bien précis sur notre terrain. [Celle-là] est notre plus grosse à vie», indique-t-elle, avec un brin de fierté à peine dissimulé. 

Avec raison puisque la bête pesait 10 livres! 

Un bon petit repas…

Que faire quand on trouve une telle merveille mycologique chez soi? Certains s’empresseraient de faire traiter leur pelouse. Pas Annie Morin! 

«C’est un champignon qui se mange quand il est cueilli à temps. La chair blanche ressemble à du fromage ricotta, c’est spongieux comme texture. On a fait cuire une partie de notre bétail dans l’huile d’olive avec de l’ail. On l’a aussi transformé en potage. Le goût est délicat, mais très champignon», explique-t-elle.

Comme quoi Dame Nature nourrit les audacieux… 

Recettes

Bouchées de quinoa, fromage et légumes

Préparation : 15 minutes
Cuisson : 38 minutes
Quantité : 4 portions
végé/ sans noix/ sans gluten/ se congèle

INGRÉDIENTS

  1. Quinoa rincé et égoutté: 180 ml (3/4 de tasse)
  2. Assaisonnements italiens: 15 ml (1 c. à soupe)
  3. Havarti râpé: 375 ml (1 1/2 tasse)
  4. Julienne de légumes de type Saladexpress: 500 ml (2 tasses)
  5. 6 œufs battus

PRÉPARATION

Préchauffer le four à 190 °C (375 °F).

Dans une casserole, cuire le quinoa selon les indications de l’emballage. 

Transférer le quinoa dans un bol. Laisser reposer 5 minutes avant de remuer à l’aide d’une fourchette. Laisser tiédir. 

Ajouter les assaisonnements italiens, le fromage, la julienne de légumes et les œufs battus dans le bol. 

Assaisonner de sel et de poivre du moulin. Remuer. 

Huiler les douze alvéoles d’un moule à muffins, puis y répartir la préparation. 

Presser avec le dos d’une cuillère. Cuire au four de 20 à 25 minutes.$ID/[No paragraph style]:

Sauce tomate au basilic 

Dans une casserole, chauffer 15 ml (1 c. à soupe) d’huile d’olive à feu moyen. Cuire 1 oignon haché et 1 gousse d’ail hachée pendant 1 minute. Ajouter 1 boîte de tomates en dés de 540 ml, 60 ml (1/4 de tasse) de ketchup et 10 ml (2 c. à thé) de thym frais haché. Assaisonner de sel et de poivre du moulin. Porter à ébullition, puis laisser mijoter de 8 à 10 minutes à feu doux-moyen. Incorporer 30 ml (2 c. à soupe) de basilic frais émincé.

Le cycliste du dimanche

J’ai roulé sur l’eau !

CHRONIQUE / Qui n’aime pas Burlington? Ce mini-Boston du Vermont se trouve seulement à une quarantaine de minutes de la frontière canado-américaine.

Très vite en arrivant, on se rend compte qu’il s’agit d’une grande ville universitaire à l’échelle humaine qui a tant à offrir! Un trésor caché typiquement Nouvelle-Angleterre à découvrir durant un long week-end par exemple.

Bien plus qu’un aéroport qui nous permet d’éviter le trajet tortueux vers celui de Dorval…

Le Cycliste du dimanche n’a pu s’empêcher d’examiner cette ville sous l’angle de son circuit cyclable. Immédiatement, on vous propose la piste Island Line Trail qui longe le magnifique lac Champlain sur un peu plus de 20 kilomètres.

Faux! Environ le tiers du sentier passe sur le lac!

Oui, vous avez bien lu. Cette piste cyclable nous fait pédaler sur un tronçon d’environ cinq kilomètres bordé d’eau. Le coup d’œil est magnifique sur les monts Adirondacks de l’autre côté du lac. La sensation de rouler sur l’eau est assez unique. Les vagues viennent frapper la base de la piste cyclable. Par temps ensoleillé, le soleil brille comme des diamants sur l’eau.

Pour s’y  rendre, on peut laisser la voiture le long de la piste, à plusieurs endroits offrant des espaces de stationnement. À Burlington même, on peut se rendre au parc Waterfront, le cœur récréotouristique de la ville donnant sur une baie.

Si on part vers le sud, le sentier n’est pas très bien entretenu. Le revêtement a manqué de soin. L’asphalte est fissuré à tous les trois mètres. Pas très agréable quand on vient de gonfler nos pneus.

Elle vous mène dans un secteur industriel où le chemin est mal indiqué. Comme une ancienne voie ferrée qui ne tient pas ses promesses.

Vaut donc mieux partir vers le nord, là où se trouve le tronçon qui fait tant parler de lui. La piste est asphaltée sur plusieurs kilomètres. On croise des parcs, des plages et un camping.

Le fameux tronçon n’est pas asphalté. Même qu’il n’est pas complet. Il manque plusieurs dizaine de mètres de sentier, juste avant d’arriver sur l’une des nombreuses îles du lac Champlain à cette hauteur.

Il faut prendre un petit traversier. Il en coûte 8$ américains par adulte et 5 $ américains par enfant pour moins de dix minutes de navigation. On ne construit pas de pont pour laisser circuler les bateaux et voiliers de Malletts Bay au lac Champlain.

Notez qu’il est possible de prendre d’autres traversiers et de compléter une boucle de plusieurs dizaines de kilomètres en revenant à Burlington.

Une fois la randonnée terminée, on peut se rendre au centre-ville où des boutiques et des restaurants nous attendent. On voudra certainement aller flâner sur Church Street, une rue piétonnière bordée de terrasses et de bars. Le dessert se prend chez Ben & Jerry, légendaire maîtres de la crème glacée et des sorbets ayant vue le jour dans cette ville.

Enfin, on ne voudra pas manquer le coucher de soleil dans les montagnes à l’ouest en allant marcher sur le boardwalk le long du lac.

Le lien : https://www.traillink.com/trail/island-line-rail-trail/

Mon truc du dimanche : Quand je roule en vélo, habituellement je suis en congé ou mieux, en vacances. Donc pas trop de presse. C’est pourquoi je prends le temps de m’arrêter pour boire une gorgée d’eau. Ne pas m’hydrater en roulant. Parlez-en au chroniqueur vélo Yvan Martineau qui s’est blessé en voulant pédaler et boire en même temps.

Du lundi au dimanche: Plusieurs Québécois ont entrepris de traverser le Canada à vélo. Intéressant de les suivre notamment via Facebook. Il y a MamieVélo qui amasse des fonds pour la Fondation des maladies du sein du CHU de Québec. On peut suivre aussi la route de La famille Marois à vélo. Partis de Granby, ils font la route inverse et amassent des dons pour l’Opération Enfant Soleil.

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voyages

Cayo Largo : seul au monde

Se sentir comme Tom Hanks dans le film Seul au monde. Il n’y a peut-être pas beaucoup d’attractions à Cayo Largo, mais sur les plages désertes de l’île cubaine, il y a cette sensation de plus en plus difficile à trouver dans les destinations touristiques.

À Cayo Largo, il n’y a qu’un village. On y trouve une marina, une boutique, un bar, un restaurant, une banque, des bassins pour tortues et... un salon de bowling.

Sinon, il y a des plages et encore des plages. Une vingtaine en fait. Normal que ces quelques centaines de touristes répartis sur l’île de 25 km par 3 km puissent trouver une façon de s’évader seul sur la plage. 

La plus populaire : la plage Sirena. Pour s’y rendre, vaut mieux prendre un bateau. Ce qui limite justement le nombre de personnes sur cette longue plage.

Au quai, un restaurant, un bar et une boutique nous y attendent. Ainsi qu’une plage tellement large qu’elle nous oblige à marcher trois ou quatre minutes en ligne droite dans un sable profond avant d’atteindre la mer turquoise.

Comme sur bien des plages touristiques, il y a ces Cubains qui attendent les vacanciers avec des chaises longues à louer à seulement deux pesos convertibles. Pour les enfants ou les sportifs, quelques buts de soccer, des terrains de volleyball, des kayaks et des catamarans.

Pour les marcheurs : des kilomètres et des kilomètres de plages avec une eau calme et peu profonde, de grandes étoiles de mer et même un trou noir dans lequel il est possible de plonger à partir de la plage.

Ensuite, un peu plus loin, l’une des plus belles au monde : la plage Paraiso. La quatrième selon les utilisateurs de tripadvisor.com. Plus sauvage encore et moins achalandée, même s’il est possible de l’atteindre à partir de la plage Sirena.

Pour les adeptes de naturisme, les extrémités de plage permettent ce genre de pratique. Mais autour des quelques villas et des sept hôtels de l’île, tout le monde se promène en maillot.

Quelques plages d’hôtel ont malheureusement été dévastées par l’érosion et les ouragans lors des dernières années. On pense entre autres à celle de Playa Blanca et de la Villa Iguana. 

Or, il suffit de marcher quelques minutes pour tomber sur une autre plage de rêve. La location de mobylettes ou de véhicules tout-terrain est également fréquente et assez utile et sécuritaire sur cette île.

Ce moyen de transport peu dispendieux permet d’accéder aisément à toutes les plages pour y trouver entre autres les meilleurs sites de plongée en apnée ou sous-marine. 

Question de sortir de la routine, des tours de catamaran, des sorties organisées pour la plongée et des excursions en haute mer pour la pêche peuvent être des solutions parfaites et peu coûteuses.

À Cayo Largo, impossible toutefois d’y trouver de grands hôtels cinq étoiles. Les villas y sont prisées, tout comme les plus petits hôtels un peu vieillots pour la plupart, mais charmants. De nouvelles villas apparaissent peu à peu sous forme de bungalows, mais aucun hôtel d’importance ne semble en construction.

Ce qui assurera cette tranquillité qui constitue la signature de Cayo Largo, l’un des oasis de paix les plus accessibles pour de nombreux Québécois.

Horticulture

Des arbres pour remplacer le frêne

Les nouvelles sont mauvaises, voire catastrophiques : l’agrile du frêne (Agrilus planipennis) est en train de s’étendre à la grandeur de la ville de Québec. Plus de 200 000 frênes (Fraxinus spp.) mourront d’ici cinq à sept ans. Le fléau est encore plus avancé à Montréal et à Gatineau. Sans aucun doute, il engouffrera le Québec au complet d’ici peu. Autrement dit, des millions de frênes vont mourir.

Vous me direz sans doute qu’il y a un traitement possible : le Treeazin, une injection à base de l’insecticide biologique neem. Mais le coût (de 100 $ à 200 $ par arbre chaque année ou aux deux ans an durant toute la vie de l’arbre) fera vite déchanter la plupart des propriétaires. Il vaut mieux accepter le fait que votre frêne sera probablement mort ou mourant d’ici seulement quelques années.

Investir dans l’avenir

Il est déjà temps de penser à planter les remplaçants des frênes qui mourront. Si vous les plantez maintenant, ils auront le temps de grandir et d’atteindre une taille respectable (et une bonne prestance) quand leurs prédécesseurs disparaîtront. Ainsi, le choc sera moindre.

À LIRE : Progression «fulgurante» de l’agrile du frêne à Québec

Ces lieux qu'on aime

Ces lieux qu'on aime : des meules, des gens et des chemins de terre (toujours!)

Y a des matins, c’est un cheddar. Le lendemain c’est un crottin, de la feta ou du fromage frais dans l’huile avec de l’ail grillé, du poivre, du basilic et de la tomate séchée. Chaque fois ou presque, j’ajoute une ricotta fabriquée avec le petit lait, histoire de maximiser le plaisir et la récolte laitière matinale.

Le lait, c’est le cadeau des biquettes. Et les biquettes, c’est le cadeau que ma douce et moi on s’est offert il y a quelques années déjà, histoire d’ajouter à nos ambitions d’autonomie alimentaire et de satisfaire la maniaque de fromage que je suis.

Mea culpa, mais zéro mea culpa.

Le fromage, c’est une des plus belles choses qui soient.

Les artisans fromagers sont des magiciens que je vénère.

Et leurs fromageries sont de véritables paradis, entre autres sur mes terres de retranchement, à califourchon entre le Centre-du-Québec et les Cantons-de-l’Est.

Je vous tape le chemin en vous incitant à choisir le gravier, toujours, parce que c’est plus beau, plus lent et plus souriant. 

Vous pourriez faire le tour en une journée. Mais non, faites pas ça. Savourez, slackez-vous les épaules, donnez du lousse au temps, souriez bêtement. Amenez-vous une glacière aussi.

L’idéal, c’est de partir le vendredi matin, peu importe d’où.

Du Presbytère...

On se rejoint à Sainte-Élizabeth-de-Warwick, bastion de la famille Morin, à quelques kilomètres en retrait de la 116, au Centre-du-Québec.

Deux options. 

D’abord celle où tu cherches un peu de tranquillité, tu commences alors par aller à la fromagerie du Presbytère, idéalement avant 14 h, c’est pas de trouble à trouver en plein cœur du petit village, inquiète-toi pas. 

Au comptoir, les tentations sont nombreuses, tu peux te lâcher lousse, mais le Louis d’Or et le bleu sont des incontournables.

Perso, je te conseille de repartir aussi avec quelques livres de beurre salé maison (malade!), un bout de Taliah, fromage de brebis vieilli qui peut ressusciter toutes les papilles mortes de la terre, et un (ou deux) petit(s) Chèvre à ma manière fabriqué pas très loin, à Warwick, à la fromagerie de l’Atelier, mais dispo assez régulièrement au Presbytère.

Une fois la récolte complétée, le pain et le boire ramassés, tu prends tes clics et tes claques, pis tu files pique-niquer sur ta nappe à carreaux au parc Marie-Victorin de Kingsey Falls ou à l’étang Burbank de Danville, au gré de quelques routes de campagne, bien entendu.

L’option 2, celle où t’as envie d’un bain de foule un peu fou, ferait en sorte que tu vivrais ton vendredi soir drette au Presbytère en amenant ton kit de pique-nique, tes rafraîchissements et tes gens préférés pour te gaver de fromage dans le petit lait, de grains et de toutes les beautés du comptoir avec quelques centaines, voire quelques milliers de personnes. Ben du monde à messe et au Presbytère! Nos hommages à Jean Morin qui déambule habituellement dans la foule, une meule à la main, pour partager sa bonne humeur et son fromage.

À la Nouvelle-France...

La panse bien pleine et le stress courant plus détendu, vous pourriez bien avoir dormi à Danville, village agréable s’il en est, et pris le petit-déj à la Binnerie du carré ou à la Mante du carré (vous aurez deviné qu’il y a un carré) avant de reprendre la route.

Idéalement toujours, prenez les petites routes de terre de Cleveland vers Richmond, traversez la rivière Saint-François par le pont de fer, (y a Les gars d’la saucisse juste après à droite si jamais) puis faites un arrêt au Marché champêtre de Melbourne pour mettre la main sur un fromage de la Ferme écologique coop d’Ulverton, des pâtes fermes de chèvre rares et surprenantes. Saluez Olivier de ma part.

Laissez le GPS ou votre carte routière vous proposer d’autres chemins de terre vers Racine, terre de révolutionnaires écologiques, du Marché Locavore et de la Fromagerie Nouvelle-France, là où le lait de brebis est transformé en plaisir assuré par Marie-Chantal Houde.

Les révolutionnaires et leur joyeuse bande tiennent à Racine un très sympathique marché, le samedi, jusqu’à 13 h, juste à côté de la boutique de fromages. 

Vous y retrouverez quelques fromages de leurs complices du Presbytère, mais aussi leurs produits phares, c’est-à-dire l’excellent Zacharie Cloutier, le yogourt au lait de brebis et le Pionnier concocté conjointement par les vaches de Sainte-Élizabeth-de-Warwick et les brebis de Racine, des petites bêtes qui vont si bien ensemble.

Tellement qu’on les a aussi mises à contribution pour créer un déjà râpé de fondue au fromage, mixte parfait de Zacharie Cloutier et du Louis d’Or de Sainte-Élizabeth. Tu ne le sais pas encore, mais tu veux manger cette fondue-là avec du pain aux noix, des pommes pis des poires, et tu veux aussi t’en servir sur ta pizza maison. La pizz de la mort? Pâte maison, le mixte de fromage, quelques tranches de pommes, des asperges et un pesto de pistaches maison.

Après, tu meurs.

Ou tu reprends la route... 

Jusqu’à l’incontournable Station

Entre les hauteurs de Racine et celles de Compton, tu pourrais décider d’aller passer ton samedi soir à Magog ou du côté de Coaticook pour voir sa Foresta Lumina

Mais tu peux aussi y aller pour Sherbrooke, la Reine des Cantons-de-l’Est, surnommée plus familièrement Sherby par la communauté étudiante.

Si jamais c’est le cas, on vous suggère de zyeuter la programmation des Concerts de la cité, du Granada, du Boq ou de la Petite boîte noire, de choisir parmi les excellents restos qui ont poussé au fil de la dernière décennie et de profiter de la terrasse de La Buvette, bistro zéro déchet sympathique dont le menu bouffe est court, mais délicieux et abordable, et le menu boire très élaboré et varié.

On boira cependant modérément. Parce que dimanche matin, on va faire le train.

Bon, peut-être pas le train, mais une visite à la ferme biologique de la Station, sur réservation notons-le, avant de se grappiller du service, des sourires et des conseils hyper sympathiques, un grilled cheese de feu et de refaire le plein de produits et de fromages pour emporter.

La famille Bolduc — aucun lien de parenté, mais avec un nom pareil, ce sont de bien bonnes gens, on le devine — travaille de concert sur les terres, dans les prés, dans les bâtiments et dans la fromagerie qui s’agrandit, ça se goûte dans le palais en mordant dans un morceau d’Alfred le fermier vieilli à divers degrés (mon dieu que c’est bon!), le Comtomme, le Hatley, la raclette ou peut-être même la rare pâte molle si avez de la chance.

Et un dernier tour dans les Broussailles

L’environnement de la Station et la campagne magnifique autour vous donneront envie de vous y établir, ou à tout le moins de prolonger le plaisir.

Alors faites-le. Restez parmi nous. 

Allez aux petits fruits ou aux pommes dans un des nombreux vergers du coin, perdez-vous encore sur les chemins de terre en partant dans la campagne de Hatley, Kingscroft, Ways Mills, ou encore du côté de Moe’s River et Martinville où, sur le chemin Bulwer, la Ferme les Broussailles ouvre ses portes tous les après-midis afin de vous faire découvrir le paradis des biquettes.

C’est l’endroit idéal pour découvrir la chèvre laitière et des fromages fermiers au lait cru tout simplement savoureux, qui suivent le gré des saisons et de l’alimentation aux champs.

C’est petit, bucolique, discret et sympathique. Julie et Jean-François sont des gens accueillants, et, on va se le dire, les chèvres sont des bêtes tout à fait curieuses et divertissantes. 

Vous pourriez même vous laisser tenter, en adopter quelques-unes et vous lancer dans le caillé à votre tour. Ça nous fera un autre point en commun.

Horticulture

C’est à l’automne qu’on plante l’ail

L’ail (Allium sativum) est le mouton noir des légumes : il fait tout le contraire des autres. Juste le fait qu’il faille le planter à l’automne plutôt qu’au printemps fait de lui un légume assez unique.

On ne peut pas «semer» l’ail, du moins pas dans le sens classique du terme, car il ne produit pas de graines. Oui, au cours de sa domestication il y a quelque 5000 ans en Asie centrale, il a perdu la capacité de produire des fleurs fertiles. Il produit bien une tige florale (si vous ne le cueillez pas pour la cuisine comme «fleur d’ail» auparavant), mais aucune fleur ne se forme. Plutôt, la tête florale se remplit de petits bulbes. En laboratoire, on réussit à provoquer une floraison, ce qui permet l’hybridation, et ainsi obtenir des semences viables, mais cela n’arrive pas au jardin.

Qu’achète-t-on?

Quand vous achetez de l’ail à planter, actuellement offert en jardinerie, vous verrez qu’il ressemble aux mêmes bulbes d’ail qu’on voit au supermarché. Un assez gros bulbe couvert d’une «tunique»: plusieurs couches de peau papyracée blanche, pourprée ou striée. Vous ouvrez la tunique à la main pour extraire les petits bulbes à l’intérieur: les caïeux. Ce sont ces bulbilles que vous allez planter.

N’essayez pas de semer l’ail du supermarché! D’abord, il a souvent été traité pour ne pas germer (et vous, en tant que jardinier, voulez que les caïeux germent!). Mais aussi, l’ail du supermarché est généralement importé de la Chine et est l’ail à cou tendre, une variété de climat subtropical, mal adapté à nos hivers froids. Il vous faut un «ail à cou rigide» : c’est l’ail des régions nordiques. 

Il existe plusieurs cultivars d’ail adaptés à notre climat — ‘Purple Stripe’, ‘Rocambole’, etc. —, mais le plus populaire est ‘Music’. 

Hop, on plante!

Plantez l’ail à l’automne, de la fin d’août à la mi-octobre dans notre région, car il faut normalement lui accorder quatre à six semaines de croissance avant que le sol ne gèle pour l’hiver.

Préparez le sol en désherbant et en y intégrant du compost ou un engrais biologique.

Les gousses se plantent, les pointes vers le haut, au soleil dans un sol bien drainé et à une profondeur d’environ 9 cm de profondeur et à 12 à 15cm d’espacement. Couvrez de terre et arrosez. 

Par la suite, il est toujours bien de couvrir la plantation de 7 à 10cm de bon paillis. Les agriculteurs utilisent souvent de la paille à cette fin, mais les feuilles mortes déchiquetées sont le paillis de prédilection dans les potagers domestiques. Évitez le paillis de cèdre.

Les caïeux se mettront à pousser presque aussitôt que vous les avez mis en terre, mais leur croissance sera souterraine. Ils produisent surtout des racines à l’automne; les feuilles suivront au printemps. Il arrive parfois, si l’automne est très doux, que quelques feuilles commencent à sortir de terre en novembre. Couvrez-les de paillis après que le sol gèle, tout simplement.